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Le déploiement de la vaccination contre la COVID-19 dans les pays en développement joue un rôle critique pour protéger des vies, mais aussi développer le capital humain et doper la reprise économique. La crise actuelle aggrave les inégalités partout dans le monde, et sans accès aux vaccins, l’écart va se creuser davantage.

Ces thèmes ont été au cœur d’un événement qui a débuté avec les témoignages de jeunes du monde entier, qui ont partagé leur point de vue sur les conséquences de la pandémie et leur espoir d’un relèvement rapide, synonyme de retour en classe et de retrouvailles en famille et entre amis.

La vaccination anti-COVID est un enjeu mondial, a ensuite expliqué David Malpass, en mettant en lumière les mesures nécessaires pour accélérer la production des sérums et assurer une distribution sûre et efficace des doses dans les pays en développement. Il n’y aura pas de reprise durable et inclusive sans la collaboration de toutes les parties prenantes, a souligné le président du Groupe de la Banque mondiale. Afficher la suite

Suivre la conversation sur Twitter : #Vaccines4All

Quelle semaine riche en débats ! Des dirigeants gouvernementaux et du secteur privé, des représentants d’organisations internationales et de la société civile, des jeunes et des experts de terrain ont échangé leurs points de vue sur les enjeux de la reprise économique, de la dette, du climat et des vaccins. Pendant la diffusion des événements, des experts de la Banque mondiale ont relevé le défi de répondre à vos (très nombreuses) questions dans quatre langues : anglais, arabe, espagnol et français. Ces tchats ou espaces de discussion vous ont séduits plus que jamais ! Nous sommes ravis de constater votre intérêt pour les thèmes abordés. Nous espérons que ces échanges vous auront permis de vous faire une idée plus précise des actions menées par le Groupe de la Banque mondiale en vue d'aider les pays à se tourner vers une reprise résiliente après la COVID-19.  

Si vous n'avez pas pu suivre tous nos événements en direct, n'oubliez pas que les enregistrements sont disponibles en replay sur la plateforme Banque mondiale Live. Pensez à vous inscrire si vous souhaitez être tenu informé de nos événements à venir. Pour être sûr de rien manquer, vous pouvez aussi nous suivre sur les réseaux sociaux : nous sommes présents sur FacebookTwitterLinkedIn et YouTube. Merci de nous avoir suivis pendant cette édition virtuelle des Réunions de printemps et, en attendant de nous retrouver pour de nouveaux événements, nous vous disons à bientôt !

Article : En conclusion des Réunions de printemps

Changer de trajectoire pour le climat : les transitions écologiques qui s’imposent pour le bien des populations et de la planète

Chacun a droit à des conditions de vie durables, sur une planète en bonne santé. Les six dernières années ont pourtant été les plus chaudes jamais enregistrées. Feux de forêt d’une ampleur sans précédent, sécheresses, inondations et ouragans ont causé un lourd bilan en vies humaines et des dégâts matériels aux habitations, aux hôpitaux, aux entreprises. Comme si cela ne suffisait pas, la COVID-19 s’est abattue sur le monde entier, avec ses graves conséquences sanitaires et économiques et ses millions de pauvres supplémentaires.

Comment changer de trajectoire ? 

Au moment où les pays renouvellent leurs engagements à la suite de l’accord de Paris et à quelques mois de la prochaine conférence sur le climat, qui se tiendra à Glasgow au mois de novembre 2021, la limitation du réchauffement planétaire à moins de 2°C va nécessiter une action mondiale coordonnée d’une envergure et d’une urgence inédites. 

« La science s’impose à nous avec plus de force, de puissance, d'ampleur et de rapidité. Et elle nous dit qu’il ne nous reste plus beaucoup de temps », a mis en garde l’envoyé spécial du président des États-Unis pour le climat John Kerry lors d’une webconférence organisée le 8 avril dans le cadre des Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du FMI.

Engager la décarbonation de secteurs clés 

Avec pour thème Transitions écologiques : des systèmes en mutation pour le bien des populations et de la planète, l'événement entendait mettre en lumière la nécessité de décarboner des secteurs de l'économie qui produisent plus de 90 % des émissions de gaz à effet de serre, à savoir l’énergie, les transports et les systèmes alimentaires.

Les ministres, dirigeants d'entreprise et représentants de la jeunesse et de la société civile qui ont pris part à la discussion se sont attachés à répondre à cette question : quelles solutions et priorités dans la perspective de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP26) ?  

Des solutions qui sont particulièrement urgentes dans les pays en développement, là où le manque d’investissements est le plus criant et où les populations sont touchées de manière disproportionnée par la crise climatique.  

« Pour produire le plus d’impact possible, le [Groupe de la Banque mondiale] va donner la priorité à des transitions dans des systèmes clés, employer son pouvoir de mobilisation pour soutenir une transition juste vers la sortie du charbon [...] et s'aligner sur les principes et les objectifs de l’accord de Paris », a indiqué le président du Groupe de la Banque mondiale David Malpass

Le Groupe de la Banque mondiale, qui est déjà la première source de financement multilatérale pour les investissements climatiques dans les pays en développement, a annoncé qu’il allait porter à 35 % la part de ses financements pour le climat dans le cadre d’un nouveau Plan d'action sur le changement climatique.

Des trajectoires de reprise vertes et inclusives 

Dans le contexte de la pandémie, aider les pays à se préparer et à investir dans un développement résilient et sobre en carbone participe de et à une relance verte et inclusive. 

« Le changement climatique va nous obliger à renforcer la résilience de nos chaînes d’approvisionnement alimentaire, de nos infrastructures, de nos modes de transport, ce qui nécessitera des investissements », a témoigné la présidente et directrice générale de Macquarie Group, Shemara Wikramanayake. 

Le Pakistan s'est par exemple fixé pour objectifs de porter à 60 % la part des énergies propres dans son mix énergétique et à 30 % la proportion de véhicules électriques d’ici 2030. « Nous engageons le Pakistan vers un avenir énergétique durable », a expliqué le conseiller du Premier ministre pour le changement climatique Malik Amin Aslam.  

L’Égypte s'emploie pour sa part à intégrer les enjeux du changement climatique, réduire les subventions aux combustibles fossiles, développer les transports en commun et lutter contre la pollution atmosphérique : « 50 % de nos projets dans les trois prochaines années seront des projets verts, c’est-à-dire qu’ils tiendront compte de l’impact climatique », a précisé la ministre de l’Environnement Yasmine Fouad

Le Costa Rica, quant à lui, investit dans l’amélioration des transports, en s'efforçant de développer les infrastructures non motorisées afin d’encourager la marche et le vélo, tout en verdissant et en électrifiant les transports publics. « Les Costariciens sont particulièrement attachés à la nature. L'étape d'après, c'était de s’attaquer au problème des villes », a souligné l’épouse du chef de l’État, Claudia Dobles Camargo.   

Aujourd’hui, après le choc causé par la pandémie, beaucoup de pays sont soumis à une forte pression budgétaire.  

La ministre indonésienne des Finances, Sri Mulyani Indrawati, a exposé ces difficultés : « En tant que ministre des Finances, la question est d’abord de savoir comment façonner la transition et sortir du statu quo pour réduire fortement les émissions de CO2 du pays et ensuite comment façonner la reprise de l’économie tout en renforçant les engagements envers l’accord sur le changement climatique. » 

Selon Lucy Heintz, associée et gestionnaire de fonds d’investissement pour l'énergie chez Actis, le secteur privé peut jouer un rôle essentiel dans les processus de transition décarbonée. « La pandémie a porté un coup dur aux finances publiques et à la croissance. La bonne nouvelle, c'est que le secteur privé est enclin à investir et à jouer sa part, et que nous disposons de tous les instruments nécessaires aux investissements dans la transition énergétique. »  

L’innovation fait partie de ces outils. « Grâce aux avancées technologiques — batteries, solaire, intelligence artificielle —, il est désormais possible de mettre fin à la pauvreté énergétique dans la prochaine décennie », a affirmé le président de la Fondation Rockefeller Rajiv Shah. 

« L'accès à l’énergie doit être partie intégrante des enjeux de transition énergétique », a insisté Damilola Ogunbiyi, directrice générale de l’organisation SEforALL (« Énergie durable pour tous »). 

Il en va de même pour l’accès universel à l'assainissement. « Nous cherchons à déterminer comment offrir des solutions d’assainissement inclusives à l’échelle de la ville », a expliqué Brian Arbogast, directeur Eau, Assainissement et Hygiène à la Fondation Bill et Melinda Gates. « Par inclusif nous entendons le fait que même les communautés urbaines les plus pauvres doivent pouvoir bénéficier de services de grande qualité. » 

Alors que quatre milliards d’habitants dans le monde vivent dans des régions souvent en situation de stress hydrique, l'exploitation plus durable des terres est une priorité pour renforcer la sécurité alimentaire et préserver les ressources naturelles.  

« Nous n’avons plus que neuf années devant nous pour réaliser des changements systémiques et faire en sorte que l'alimentation et la production alimentaire ne soient pas une partie du problème, mais bien une partie de la solution », a averti Kitty van der Heijden, directrice générale de la Coopération internationale au ministère néerlandais des Affaires étrangères. 

« Sans une action coordonnée, les pertes agricoles et environnementales en Asie centrale vont encore s'alourdir sous l'effet des facteurs de stress liés au climat », a alerté Sulton Rakhimzoda, le président du Comité exécutif du Fonds international pour le sauvetage de la mer d’Aral (FISMA). « Pour y remédier, il est indispensable d’améliorer la gestion des ressources en eau à l’échelon national et régional. » 

« Nous disposons désormais des données scientifiques qui prouvent qu’il est possible de produire des aliments sains, selon des pratiques durables, tout en étant abordables et accessibles. Et de nourrir ainsi tous les habitants de la planète », a assuré la fondatrice et présidente exécutive de EAT Gunhild Stordalen. 

Alors que les dérèglements du climat et les pertes de biodiversité mettent en péril la capacité des écosystèmes à subvenir aux besoins d’une vie saine et d’une alimentation nutritive, la nature s’imposera comme un thème brûlant de la conversation mondiale en 2021. 

« La COP26 est un rendez-vous crucial pour mettre la nature au centre de notre combat contre le changement climatique », a déclaré le prince William dans un message vidéo. « Les décisions prises par les dirigeants réunis à Glasgow auront des répercussions durables sur les générations futures. Alors, faisons en sorte que ce soit les bonnes. » Afficher moins

La réduction de la dette peut poser les bases d’une économie sans exclus pour la prochaine génération

Le 7 avril, la Banque mondiale a réuni plusieurs experts de premier plan afin de dessiner les contours d’une nouvelle architecture financière internationale pour la dette. Le panel s’est penché sur les enseignements des efforts de restructuration menés par le passé, sur le rôle du secteur privé et sur la nécessité d’une transparence accrue en matière de dette. 

La dette publique n’est pas que l’affaire des gouvernements. Elle a des répercussions sur la vie des gens ordinaires, a souligné Zainab Haruna (Nigéria) en lançant la discussion. Dans un échange avec le président du Groupe de la Banque mondiale David Malpass, la ministre des Finances angolaise Vera Daves a expliqué comment les répercussions économiques de la COVID-19 ont entraîné une détérioration des niveaux de recettes et d’endettement de son pays. Or, comme l’ont souligné Kevin Watkins, directeur général de Save the Children, et K.Y. Amoako, président du Centre africain pour la transformation économique (ACET), des niveaux d'endettement non soutenables freinent les progrès des pays en accaparant des ressources qui pourraient être investies dans des secteurs comme la santé et l'éducation. La directrice générale de Citi Julie Monaco et l'économiste en chef de la Banque mondiale Carmen Reinhart sont revenues sur les crises de la dette des années 1980 et 1990, en en tirant des leçons pour aujourd’hui. 

L'allègement des niveaux de dette insoutenables appelle des solutions diverses et un engagement fort pour aider les pays à se concentrer en priorité sur le développement d’une économie plus verte, résiliente et inclusive. Vous pouvez dès maintenant voir ou revoir cet événement en replay. Faites-nous part de votre avis en nous adressant vos commentaires ou en utilisant le hashtag #Debt4Dev sur Twitter.  

Il est fondamental, au moment de reconstruire les économies après le choc de la COVID-19, que les pays envisagent cette reprise comme une occasion unique de poser les bases d’un avenir plus vert, résilient et inclusif. Cet impératif était au cœur d’un événement qui a donné le coup d’envoi, mardi 6 avril, des Réunions de printemps 2021.

Le président du Groupe de la Banque mondiale, David Malpass, a évoqué les grands défis de notre monde : la COVID et le changement climatique, mais aussi l’aggravation de la pauvreté et des inégalités et la montée des fragilités et des violences. À ses côtés, la secrétaire au Trésor des États-Unis a encouragé les économies développées à continuer de soutenir une reprise mondiale. Janet Yellen a insisté sur la nécessité d'aider les pays en développement à atteindre leurs objectifs climatiques conjointement avec leurs objectifs de développement, en soulignant l’importance des financements verts. La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, qui prenait également part à la conversation, a mis l'accent sur la menace grandissante que font peser les risques climatiques sur la stabilité macroéconomique et financière mondiale.

La discussion a ensuite porté sur les thèmes de la durabilité, de l’innovation et de l’inclusion, avec un large éventail d'intervenants : ministres représentant le Cambodge et l'Égypte, jeunes, chefs d’entreprise et membres de la société civile. Les femmes doivent être au centre des efforts de reprise, a exhorté Melinda Gates, tandis que l'événement s'achevait en musique avec la chanteuse nominée aux Grammys Somi et son titre « Changing Inspiration ».