Transitions écologiques : pour le bien des populations et de la planète

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Transitions écologiques : pour le bien des populations et de la planète

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Changer de trajectoire pour le climat : les transitions écologiques qui s’imposent pour le bien des populations et de la planète

(Voir l'enregistrement de l'événement en anglais avec sous-titres en français)

Chacun a droit à des conditions de vie durables, sur une planète en bonne santé. Les six dernières années ont pourtant été les plus chaudes jamais enregistrées. Feux de forêt d’une ampleur sans précédent, sécheresses, inondations et ouragans ont causé un lourd bilan en vies humaines et des dégâts matériels aux habitations, aux hôpitaux, aux entreprises. Comme si cela ne suffisait pas, la COVID-19 s’est abattue sur le monde entier, avec ses graves conséquences sanitaires et économiques et ses millions de pauvres supplémentaires. Afficher la suite

Comment changer de trajectoire ? 

Au moment où les pays renouvellent leurs engagements à la suite de l’accord de Paris et à quelques mois de la prochaine conférence sur le climat, qui se tiendra à Glasgow au mois de novembre 2021, la limitation du réchauffement planétaire à moins de 2°C va nécessiter une action mondiale coordonnée d’une envergure et d’une urgence inédites. 

« La science s’impose à nous avec plus de force, de puissance, d'ampleur et de rapidité. Et elle nous dit qu’il ne nous reste plus beaucoup de temps », a mis en garde l’envoyé spécial du président des États-Unis pour le climat John Kerry lors d’une webconférence organisée le 8 avril dans le cadre des Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du FMI

Engager la décarbonation de secteurs clés 

Avec pour thème Transitions écologiques : des systèmes en mutation pour le bien des populations et de la planète, l'événement entendait mettre en lumière la nécessité de décarboner des secteurs de l'économie qui produisent plus de 90 % des émissions de gaz à effet de serre, à savoir l’énergie, les transports et les systèmes alimentaires.   

Les ministres, dirigeants d'entreprise et représentants de la jeunesse et de la société civile qui ont pris part à la discussion se sont attachés à répondre à cette question : quelles solutions et priorités dans la perspective de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP26) ?  

Des solutions qui sont particulièrement urgentes dans les pays en développement, là où le manque d’investissements est le plus criant et où les populations sont touchées de manière disproportionnée par la crise climatique.  

« Pour produire le plus d’impact possible, le [Groupe de la Banque mondiale] va donner la priorité à des transitions dans des systèmes clés, employer son pouvoir de mobilisation pour soutenir une transition juste vers la sortie du charbon [...] et s'aligner sur les principes et les objectifs de l’accord de Paris », a indiqué le président du Groupe de la Banque mondiale David Malpass

Le Groupe de la Banque mondiale, qui est déjà la première source de financement multilatérale pour les investissements climatiques dans les pays en développement, a annoncé qu’il allait porter à 35 % la part de ses financements pour le climat dans le cadre d’un nouveau Plan d'action sur le changement climatique.

Des trajectoires de reprise vertes et inclusives 

Dans le contexte de la pandémie, aider les pays à se préparer et à investir dans un développement résilient et sobre en carbone participe de et à une relance verte et inclusive. 

« Le changement climatique va nous obliger à renforcer la résilience de nos chaînes d’approvisionnement alimentaire, de nos infrastructures, de nos modes de transport, ce qui nécessitera des investissements », a témoigné la présidente et directrice générale de Macquarie Group, Shemara Wikramanayake

Le Pakistan s'est par exemple fixé pour objectifs de porter à 60 % la part des énergies propres dans son mix énergétique et à 30 % la proportion de véhicules électriques d’ici 2030. « Nous engageons le Pakistan vers un avenir énergétique durable », a expliqué le conseiller du Premier ministre pour le changement climatique Malik Amin Aslam.  

L’Égypte s'emploie pour sa part à intégrer les enjeux du changement climatique, réduire les subventions aux combustibles fossiles, développer les transports en commun et lutter contre la pollution atmosphérique : « 50 % de nos projets dans les trois prochaines années seront des projets verts, c’est-à-dire qu’ils tiendront compte de l’impact climatique », a précisé la ministre de l’Environnement Yasmine Fouad

Le Costa Rica, quant à lui, investit dans l’amélioration des transports, en s'efforçant de développer les infrastructures non motorisées afin d’encourager la marche et le vélo, tout en verdissant et en électrifiant les transports publics. « Les Costariciens sont particulièrement attachés à la nature. L'étape d'après, c'était de s’attaquer au problème des villes », a souligné l’épouse du chef de l’État, Claudia Dobles Camargo.   

Aujourd’hui, après le choc causé par la pandémie, beaucoup de pays sont soumis à une forte pression budgétaire.  

La ministre indonésienne des Finances, Sri Mulyani Indrawati, a exposé ces difficultés : « En tant que ministre des Finances, la question est d’abord de savoir comment façonner la transition et sortir du statu quo pour réduire fortement les émissions de CO2 du pays et ensuite comment façonner la reprise de l’économie tout en renforçant les engagements envers l’accord sur le changement climatique. » 

Selon Lucy Heintz, associée et gestionnaire de fonds d’investissement pour l'énergie chez Actis, le secteur privé peut jouer un rôle essentiel dans les processus de transition décarbonée. « La pandémie a porté un coup dur aux finances publiques et à la croissance. La bonne nouvelle, c'est que le secteur privé est enclin à investir et à jouer sa part, et que nous disposons de tous les instruments nécessaires aux investissements dans la transition énergétique. »  

L’innovation fait partie de ces outils. « Grâce aux avancées technologiques — batteries, solaire, intelligence artificielle —, il est désormais possible de mettre fin à la pauvreté énergétique dans la prochaine décennie », a affirmé le président de la Fondation Rockefeller Rajiv Shah

« L'accès à l’énergie doit être partie intégrante des enjeux de transition énergétique », a insisté Damilola Ogunbiyi, directrice générale de l’organisation SEforALL (« Énergie durable pour tous »). 

Il en va de même pour l’accès universel à l'assainissement. « Nous cherchons à déterminer comment offrir des solutions d’assainissement inclusives à l’échelle de la ville », a expliqué Brian Arbogast, directeur Eau, Assainissement et Hygiène à la Fondation Bill et Melinda Gates. « Par inclusif nous entendons le fait que même les communautés urbaines les plus pauvres doivent pouvoir bénéficier de services de grande qualité. » 

Alors que quatre milliards d’habitants dans le monde vivent dans des régions souvent en situation de stress hydrique, l'exploitation plus durable des terres est une priorité pour renforcer la sécurité alimentaire et préserver les ressources naturelles.  

« Nous n’avons plus que neuf années devant nous pour réaliser des changements systémiques et faire en sorte que l'alimentation et la production alimentaire ne soient pas une partie du problème, mais bien une partie de la solution », a averti Kitty van der Heijden, directrice générale de la Coopération internationale au ministère néerlandais des Affaires étrangères. 

« Sans une action coordonnée, les pertes agricoles et environnementales en Asie centrale vont encore s'alourdir sous l'effet des facteurs de stress liés au climat », a alerté Sulton Rakhimzoda, le président du Comité exécutif du Fonds international pour le sauvetage de la mer d’Aral (FISMA). « Pour y remédier, il est indispensable d’améliorer la gestion des ressources en eau à l’échelon national et régional. » 

« Nous disposons désormais des données scientifiques qui prouvent qu’il est possible de produire des aliments sains, selon des pratiques durables, tout en étant abordables et accessibles. Et de nourrir ainsi tous les habitants de la planète », a assuré la fondatrice et présidente exécutive de EAT Gunhild Stordalen

Alors que les dérèglements du climat et les pertes de biodiversité mettent en péril la capacité des écosystèmes à subvenir aux besoins d’une vie saine et d’une alimentation nutritive, la nature s’imposera comme un thème brûlant de la conversation mondiale en 2021. 

« La COP26 est un rendez-vous crucial pour mettre la nature au centre de notre combat contre le changement climatique », a déclaré le prince William dans un message vidéo. « Les décisions prises par les dirigeants réunis à Glasgow auront des répercussions durables sur les générations futures. Alors, faisons en sorte que ce soit les bonnes. » Afficher moins
 

Transcription


  • 0:03 [MUSIQUE]
  • 0:08 3ème jour des Réunions de printemps 2021.
  • 0:11 Nous sommes en direct
  • 0:14 depuis le siège du Groupe de la Banque mondiale
  • 0:16 à Washington.
  • 0:18 Je suis Srimathi Sridhar.
  • 0:21 Dans quelques minutes, l'événement va commencer, [SRIMATHI SRIDHAR ; Groupe de la Banque mondiale]
  • 0:24 Transitions écologiques pour les populations et la planète.
  • 0:27 Mais avant cela, jetons un œil
  • 0:29 au programme du jour
  • 0:31 et voyons comment vous pouvez participer.
  • 0:35 Les Réunions du FMI et du Groupe de la Banque mondiale
  • 0:42 sont à nouveau virtuelles.
  • 0:43 Si nos bâtiments sont relativement vides
  • 0:45 par rapport aux années précédentes,
  • 0:47 en vous connectant où que vous soyez,
  • 0:49 vous pourrez participer plus que jamais.
  • 0:52 Depuis des semaines, nous enregistrons
  • 0:55 des conversations passionnantes
  • 0:56 avec certains des plus grands experts mondiaux
  • 0:58 sur les questions de développement les plus urgentes de notre époque.
  • 1:02 Pour ces Réunions de printemps,
  • 1:04 nous sommes fiers de vous présenter quatre événements
  • 1:05 qui se dérouleront sur quatre jours
  • 1:07 et couvriront quatre thèmes importants.
  • 1:10 La reprise économique, les dettes, le climat et les vaccins.
  • 1:14 Les principaux panels sont enregistrés, mais
  • 1:16 nos experts sont en ligne,
  • 1:18 en direct, en ce moment
  • 1:20 pour répondre à vos questions et partager vos commentaires.
  • 1:23 Bonjour, je suis Nejma Cheikh.
  • 1:25 Lors de chaque événement,
  • 1:27 mes collègues et moi répondrons à vos questions
  • 1:28 en anglais, en français, en espagnol et en arabe
  • 1:30 en direct, dans le chat sur live.banquemondiale.org.
  • 1:33 Et n'oubliez pas,
  • 1:35 de répondre à notre sondage.
  • 1:36 Une nouvelle question est posée chaque jour.
  • 1:38 Et après chaque événement,
  • 1:39 nous serons de retour ici en direct
  • 1:40 de notre siège à Washington.
  • 1:43 Sur ce plateau où la distanciation sociale est de mise,
  • 1:45 nous soumettrons quelques-unes des questions
  • 1:47 les plus populaires posées en ligne
  • 1:49 aux dirigeants et experts
  • 1:50 du Groupe de la Banque mondiale.
  • 1:52 Qu'attendez-vous ?
  • 1:53 Retrouvez tous les détails et partagez votre avis,
  • 1:56 sur live.banquemondiale.org.
  • 2:00 Pour donner votre avis
  • 2:02 sur l'événement d'aujourd'hui, utilisez #GreenRecoveryWBG.
  • 2:04 Je serai de retour ici dans environ une heure et demie
  • 2:07 pour une discussion en direct [BIENTÔT : Transistions écologiques pour les populations et la planète]
  • 2:08 avec Mari Pangestu de la Banque mondiale, [BIENTÔT : Transistions écologiques pour les populations et la planète]
  • 2:10 et Stephanie von Friedeburg [BIENTÔT : Transistions écologiques pour les populations et la planète]
  • 2:10 et Stephanie von Friedeburg
  • 2:11 de la Société financière internationale.
  • 2:13 Nous répondrons aux questions les plus fréquentes
  • 2:16 et je dévoilerai les résultats du sondage d'aujourd'hui
  • 2:18 et bien plus encore.
  • 2:19 J'espère que vous resterez
  • 2:20 pour vous joindre à moi.
  • 2:21 Passons au programme du jour :
  • 2:24 les transtions écologiques
  • 2:26 pour les personnes et la planète,
  • 2:28 animé par Salina Abraham.
  • 2:33 Réunions de printemps 2021
  • 2:35 Groupe de la Banque mondiale, Fonds monétaire international
  • 2:37 Technologie verte
  • 2:40 Sécurité alimentaire
  • 2:44 Villes intelligentes
  • 2:47 Transports écologiques
  • 2:50 Transitions écologiques pour les personnes et la planète.
  • 2:59 Bienvenue à tous et merci de vous joindre à nous.
  • 3:02 Aujourd'hui, nous verrons comment transformer
  • 3:04 notre volonté de lutte contre le changement climatique
  • 3:06 en résultats concrets.
  • 3:07 Le changement climatique n'a pas ralenti en 2020.
  • 3:10 En termes de records, cette année est à égalité
  • 3:12 avec l'année la plus chaude de tous les temps.
  • 3:14 Les records du nombre
  • 3:15 de feux de fôret et d'ouragans dans l'Atlantique
  • 3:16 ont été battus.
  • 3:19 Une épidémie de criquets pèlerins
  • 3:22 qui a frappé l'Afrique, le Moyen-Orient
  • 3:24 et certaines parties de l'Asie du Sud
  • 3:25 et a eu de graves conséquences sur la sécurité alimentaire
  • 3:28 et les moyens de subsistance.
  • 3:30 Nous savons qu'il est nécessaire
  • 3:32 de lutter contre le changement climatique partout,
  • 3:34 mais c'est d'autant plus urgent dans les pays en développement
  • 3:37 où le déficit d'investissement est plus important
  • 3:39 et où les gens sont les plus touchés
  • 3:41 par la crise climatique.
  • 3:43 Je m'appelle Salina Abraham,
  • 3:45 et au cours de la prochaine heure
  • 3:46 nous serons rejoints par des invités prestigieux
  • 3:49 dont l'envoyé spécial pour le climat
  • 3:51 des États-Unis, John Kerry,
  • 3:53 Le prince William, le duc de Cambridge,
  • 3:55 ainsi que des ministres, des PDG, des jeunes leaders
  • 3:59 et des représentants de la société civile.
  • 4:01 Ils nous expliqueront en quoi consiste,
  • 4:03 selon eux, un avenir vert, inclusif et résilient
  • 4:06 et comment faire pour y parvenir.
  • 4:10 [BIENTÔT]
  • 4:13 Relever le défi climatique
  • 4:16 John Kerry, envoyé spécial des États-Unis sur le climat
  • 4:17 Sri Mulyani Indrawati, ministre des Finances, Indonésie
  • 4:18 Shemara Wikramanayake,
  • 4:19 directrice générale et PDG, Groupe Macquarie
  • 4:20 David Malpass, président, Groupe de la Banque mondiale
  • 4:21 Protéger les environnements naturels
  • 4:23 Prince William, duc de Cambridge
  • 4:28 Transformer des systèmes énergétiques
  • 4:32 Malik Amin Aslam,
  • 4:33 Ministre du changement climatique, Pakistan
  • 4:34 Damilola Ogunbiyi, PDG, Énergie durable pour tous
  • 4:35 Lucy Heintz,
  • 4:36 Associée et gestionnaire de fonds d'investissement pour l'énergie, Actis
  • 4:38 Transformer les villes et les transports
  • 4:43 Dr. Yasmine Fouad, ministre de l'environnement, Égypte
  • 4:45 Brian Arbogast, directeur Eau, Assainissement
  • 4:45 et Hygiène, Fondation Bill & Melinda Gates
  • 4:47 Claudia Dobles Camargo,
  • 4:47 Première dame, République du Costa Rica
  • 4:48 Agnes Kalibata, Envoyée spéciale des Nations unies,
  • 4:49 sommet sur les systèmes alimentaires de 2021
  • 4:50 Sulton Rakhimzoda, Président, Comité exécutif,
  • 4:51 Fonds international pour la sauvegarde de la mer d'Aral
  • 4:52 Gunhild Stordalen, Fondateur de Eat
  • 4:53 L'avenir des systèmes alimentaires
  • 4:54 En prévision de LA COP26
  • 4:55 Alok Sharma, président, COP26 du Royaume-Uni
  • 5:00 Intervention spéciale
  • 5:01 Ahmed Badr, Poète, auteur et entrepreneur social
  • 5:07 Quels invités remarquables.
  • 5:10 Avant de nous lancer dans notre première discussion,
  • 5:12 je vous rappelle qu'il existe de nombreuses façons
  • 5:15 de participer à cet événement.
  • 5:16 L'événement est diffusé en anglais, français, espagnol et arabe
  • 5:20 sur World Bank Live et sur nos réseaux sociaux.
  • 5:24 World Bank Live est également l'endroit
  • 5:26 où vous trouverez nos experts,
  • 5:27 prêts à répondre à vos questions en direct dans le chat.
  • 5:30 Et vous pourrez aussi voter pour vos questions préférées.
  • 5:32 Nous en soumettrons certaines
  • 5:34 à deux des meilleurs experts de la Banque
  • 5:36 juste après cet événement.
  • 5:38 N'oubliez pas, vous pouvez partager vos commentaires
  • 5:40 à tout moment
  • 5:41 avec le hashtag #GreenRecoveryWBG.
  • 5:45 Maintenant, pour commencer,
  • 5:47 le président du Groupe de a Banque mondiale, David Malpass,
  • 5:50 est rejoint par des invités prestigieux
  • 5:52 pour discuter de certains des grands problèmes
  • 5:54 auxquels les pays sont confrontés
  • 5:55 dans leur lutte contre le changement climatique.
  • 5:57 Réunions de printemps 2021
  • 5:59 Bienvenue à tous à cette rencontre.
  • 6:01 C'est un plaisir d'être ici aujourd'hui
  • 6:02 avec le secrétaire John Kerry,
  • 6:04 Son Excellence, Sri Mulyani Indrawati
  • 6:08 et Shemara Wikramanayake
  • 6:11 pour parler de l'un des problèmes
  • 6:13 les plus décisifs de notre époque :
  • 6:15 le changement climatique.
  • 6:16 Le changement climatique est une priorité absolue
  • 6:18 et il est primordial pour le Groupe de la Banque mondiale
  • 6:21 d'atteindre ses objectifs,
  • 6:22 réduire la pauvreté et stimuler la prospérité partagée.
  • 6:25 L'année dernière, ma première année en tant que président
  • 6:27 du Groupe de la Banque mondiale,
  • 6:28 nous avons réalisé le plus gros investissement climatique
  • 6:31 jamais réalisé avec 21,4 milliards de dollars.
  • 6:34 Nous sommes sur la bonne voie pour des réussites
  • 6:36 encore plus grandes cette année.
  • 6:37 En collaboration avec notre conseil,
  • 6:39 nous finalisons un nouveau plan d'action
  • 6:41 sur le changement climatique.
  • 6:43 Grâce à ce plan, nous souhaitons accélérer les efforts
  • 6:45 du Groupe de la Banque mondiale
  • 6:47 sur les émissions de gaz à effet de serre
  • 6:50 et les résultats de l'adaptation
  • 6:52 en augmentant le financement climatique,
  • 6:54 en améliorant et en élargissant les diagnostics
  • 6:57 pour privilégier les actions liées au climat,
  • 7:00 et en se concentrant sur les résultats climatiques
  • 7:03 pour obtenir des retombées positives.
  • 7:05 La banque accordera la priorité
  • 7:07 aux transitions dans les systèmes clés.
  • 7:08 Elle utilisera son pouvoir de rassemblement
  • 7:11 pour soutenir une transition juste de décarbonisation.
  • 7:14 Le Groupe de la Banque mondiale s'alignera
  • 7:16 sur les principes et objectifs de l'Accord de Paris.
  • 7:20 Je suis donc ravi d'être ici aujourd'hui
  • 7:22 avec ce remarquable panel.
  • 7:24 Entrons dans le vif du sujet.
  • 7:26 J'ai hâte d'entendre vos avis
  • 7:29 sur des actions précises
  • 7:30 que nous pouvons entreprendre ensemble
  • 7:33 pour avoir la meilleure incidence sur la réduction
  • 7:35 et l'adaptation des gaz à effet de serre.
  • 7:38 Sur ce, permettez-moi de céder la parole
  • 7:40 au secrétaire John Kerry.
  • 7:42 Merci d'être ici aujourd'hui
  • 7:44 pour lancer notre événement sur le climat.
  • 7:47 C'est une année cruciale pour le climat
  • 7:50 à l'approche du Sommet à Glasgow
  • 7:53 et nous devons avoir des résultats.
  • 7:56 Alors je me demande, pourriez-vous nous parler
  • 7:58 des ambitions des États-Unis en matière de climat
  • 8:01 et des points précis.
  • 8:02 Quelles sont les prochaines étapes ?
  • 8:04 Dans quels domaines importants faut-il avancer ?
  • 8:06 Merci, secrétaire Kerry.
  • 8:08 Merci, David, c'est un privilège d'être ici avec vous tous
  • 8:11 et je suis ravi d'être avec mes collègues panélistes.
  • 8:13 C'est un combat crucial pour nous tous. [JOHN KERRY . ENVOYÉ SPÉCIAL DES ÉTATS-UNIS POUR LE CLIMAT]
  • 8:16 Je sais que ça semble un peu prétentieux
  • 8:18 pour certaines personnes,
  • 8:19 mais les preuves, la science s'impose à nous
  • 8:22 avec plus de force, de puissance, d'ampleur et de rapidité.
  • 8:26 Et elle nous dit qu’il ne nous reste plus beaucoup de temps.
  • 8:29 Ce sont les scientifiques qui le disent,
  • 8:31 pas les politiques, pas les idéologues, la science !
  • 8:37 La science nous a rappelle que nous avons quitté Paris en 2015
  • 8:42 avec un accord, que nous devions travailler ensemble
  • 8:45 pour maintenir l'augmentation de la température de la Terre
  • 8:48 bien en dessous des 2°C.
  • 8:50 Par ambition,
  • 8:52 nous avons fixé l'objectif à 1,5 °C.
  • 8:56 À ce jour,
  • 8:56 presque aucun pays de la planète n'a atteint l'objectif.
  • 9:02 Si on faisait tout ce à quoi on s'était engagé à Paris
  • 9:06 la température de la Terre augmenterait quand même
  • 9:08 d'environ 3,7 °C ou plus.
  • 9:11 Selon certains scientifiques,
  • 9:13 on serait plutôt dans les 4°C, 4,1, 4,5...
  • 9:15 Absolument catastrophique,
  • 9:17 et pas la peine d'argumenter sur les chiffres,
  • 9:20 car ils sont tous catastrophiques.
  • 9:22 Alors que faisons-nous ?
  • 9:24 Nous allons à Glasgow,
  • 9:26 qui est notre dernière chance
  • 9:28 d'avoir une action concrète et sérieuse.
  • 9:30 Il ne faut pas seulement dire que la menace est existentielle
  • 9:33 il faut agir en conséquence.
  • 9:34 C'est-à-dire que tous les nations,
  • 9:36 en particulier les pays développés,
  • 9:40 les 20 nations responsables
  • 9:44 de 81 % de toutes les émissions de la planète,
  • 9:47 ces nations doivent intensifier leurs efforts de réduction
  • 9:52 de 2020 à 2030
  • 9:54 qui nous maintiennent dans la limite des 1,5 °C.
  • 9:59 Puis, elles doivent être capable de définir un plan stratégique
  • 10:02 pour atteindre les objectifs de 2050,
  • 10:04 soit le net zéro d'ici 2050.
  • 10:07 Il est de notre responsabilité à tous d'adopter les CDN,
  • 10:11 de réduire nos émissions
  • 10:14 à un niveau qui nous permettra de garder l'espoir
  • 10:18 pour la grande majorité des nations du monde
  • 10:22 qui ne contribuent pas à ces émissions massives
  • 10:25 et qui en seront, pour nombre d'entre eux,
  • 10:27 les plus grandes victimes.
  • 10:29 Il est donc primordial que nous relevions nos ambitions
  • 10:31 et que Glasgow soit la prochaine étape
  • 10:34 où nous définissions, par ce que nous voulons faire,
  • 10:37 mais ce que nous devons vraiment faire
  • 10:39 pour atteindre nos objectifs.
  • 10:42 Merci, Sri Mulyani, parlez-nous de l'Indonésie.
  • 10:46 Quelles sont priorités absolues de l'Indonésie
  • 10:48 en matière de climat
  • 10:50 et comment ces objectifs peuvent-ils être atteints ?
  • 10:53 Eh bien, merci beaucoup, David.
  • 10:56 Je suis ravie d'être avec vous tous aujourd'hui.
  • 11:00 Je pense que lorsque nous discutons du climat, [•SRI MULYANI INDRAWATI ; MINISTRE DES FINANCES, INDONÉSIE]
  • 11:02 notre point de départ est indéniablement l'Accord de Paris.
  • 11:08 C'est-à-dire que les pays
  • 11:09 qui ont pris un engagement national
  • 11:13 de réduire les émissions de CO2.
  • 11:15 Je pense que nous sommes tous d'accord,
  • 11:17 c'est vrai pour de nombreux pays,
  • 11:19 pour dire qu'il y aura une coopération au niveau mondial.
  • 11:23 Chaque pays a pris son propre engagement.
  • 11:25 Pour l'Indonésie, notre objectif est une réduction de
  • 11:28 de 29 % par nos propres efforts et ressources
  • 11:30 et de 42 % avec le soutien de l'effort mondial,
  • 11:34 surtout des pays avancés.
  • 11:37 La COVID nous affecte considérablement, David.
  • 11:42 D'abord, même si nous essayons d'investir
  • 11:47 dans les infrastructures qui peuvent faire pencher la balance
  • 11:51 vers plus ou moins d'émissions de carbone,
  • 11:55 il y aura toujours des contraintes.
  • 11:58 Tout d'abord,
  • 11:59 nous essayons maintenant de stimuler la demande.
  • 12:02 Et parfois, pour stimuler la demande
  • 12:03 que ce soit pour la consommation, les investissements,
  • 12:06 il faut faire des compromis sur les émissions de CO2.
  • 12:09 La transformation ne peut
  • 12:11 absolument pas être immédiate
  • 12:13 car elle nécessite beaucoup de ressources
  • 12:16 et que de nombreux pays,
  • 12:17 désormais confrontés à la COVID,
  • 12:20 font face à des contraintes budgétaires.
  • 12:24 Il faut définir ses priorités.
  • 12:26 Et la COVID prend vraiment d'énormes ressources.
  • 12:29 En tant que ministre des Finances,
  • 12:31 je peux vraiment témoigner
  • 12:32 les ressources nécessaires sont énormes.
  • 12:35 Les ressources sont énormes,
  • 12:37 mais un niveau d'incertitude également.
  • 12:40 Nous ne savons vraiment pas quand cela va se terminer.
  • 12:42 Il faut donc vraiment définir ses priorités.
  • 12:45 Nous avons perdu au moins deux ans à cause de la COVID
  • 12:49 et des ressources qui ont dû être attribuées à la COVID
  • 12:54 sans compter les conséquences sociales et économiques.
  • 12:57 Revenons au changement climatique.
  • 12:58 Pour qu'un pays respecte ses engagements
  • 13:02 conformément à l'accord,
  • 13:06 bien sûr, comme je l'ai dit plus tôt,
  • 13:08 le CDN est un point de départ.
  • 13:11 Et comme l'a si bien dit secrétaire Kerry,
  • 13:13 cela ne sera pas suffisant.
  • 13:15 Par rapport aux CDN, ce que j'observe
  • 13:20 en tant que ministre des Finances, David,
  • 13:22 c'est qu'il sera difficile de faire la transition
  • 13:26 entre ce status quo et une réduction effective
  • 13:30 des émissions de CO2 sur le plan national
  • 13:36 tout en assurant la reprise de l'économie
  • 13:39 alors que nous nous efforçons de respecter les engagements
  • 13:42 pris sur le plan climatique.
  • 13:46 Tout d'abord, il y a la question énergétique
  • 13:50 Avec la COVID, David,
  • 13:52 la consommation énergétique a drastiquement diminué,
  • 13:55 surtout pour les commerces et les industries.
  • 13:57 La consommation des ménages a légèrement augmenté,
  • 14:00 parce que tout le monde travaille depuis son domicile,
  • 14:03 mais la consommation a globalement diminué.
  • 14:06 Pour un pays comme l'Indonésie,
  • 14:09 qui a déjà une capacité excédentaire,
  • 14:12 dont une partie est due au charbon,
  • 14:15 si on veut ajouter des capacités
  • 14:17 en termes d'énergies renouvelables,
  • 14:19 il faut veiller à réduire l'énergie
  • 14:20 provenant du charbon, par exemple,
  • 14:22 tant que la consommation est faible.
  • 14:27 Il s'agit donc d'une triple difficulté pour nous.
  • 14:31 De plus, si essaie de relancer l'économie
  • 14:34 avec des mécanismes de réajustement,
  • 14:36 cela risque, au contraire,
  • 14:39 d'aller à l'encontre de vos attentes,
  • 14:40 surtout au niveau de la demande.
  • 14:42 Il faut donc faire des choix de politiques
  • 14:47 qui ont des conséquences
  • 14:51 qui doivent être examinés avec précision.
  • 14:56 J'ai déjà mentionné, le secrétaire Kerry également,
  • 15:00 la plupart des accords d'achat
  • 15:02 d'électricité sont signés à long terme.
  • 15:05 On ne peut pas s'en retirer du jour au lendemain,
  • 15:08 Il y aurait des conséquences juridiques.
  • 15:11 C'est quelque chose qui doit être
  • 15:13 étudié en détails
  • 15:15 lorsqu'il est question de s'engager à l'échelle mondiale.
  • 15:19 Alors, évidemment,
  • 15:20 il faut faire preuve de détermination,
  • 15:24 mais elle doit être traduite en actions
  • 15:26 qui influenceront le choix de nos politiques,
  • 15:30 nos ressources et auront même parfois des conséquences juridiques
  • 15:33 pour de nombreux pays.
  • 15:34 Merci.
  • 15:35 Très intéressant.
  • 15:36 Et Shemara, vous dirigez une société
  • 15:39 de services financiers diversifiés.
  • 15:42 Quelle est votre perspective sur l'ambition climatique ?
  • 15:45 Quelle incidence peut-elle avoir sur votre secteur ?
  • 15:46 Qu'est-ce que cela signifie pour votre entreprise?
  • 15:49 Tout d'abord, c'est pour moi c'est un énorme privilège
  • 15:51 [SHEMARA WIKRAMANAYAKE ; Présidente-directrice générale, Macquarie Group de faire partie de ce panel d'expert sur ce sujet majeur.
  • 15:55 Pour Macquarie,
  • 15:56 je commencerais par notre déclaration d'objectif
  • 15:58 qui est essentiellement permettre aux gens d'innover
  • 16:01 et d'investir pour un avenir meilleur.
  • 16:03 Et relever ce défi climatique
  • 16:05 est important pour parvenir
  • 16:07 à cet avenir meilleur pour nous.
  • 16:09 Mais pour y parvenir,
  • 16:11 d'encourager, non seulement nos employés,
  • 16:14 mais aussi nos partenaires,
  • 16:15 nos clients, nos communautés,
  • 16:17 les gouvernements et les agences de régulation
  • 16:19 afin de trouver des solutions innovantes
  • 16:21 avec les grands fonds d'investissements
  • 16:24 pour relever ces défis.
  • 16:27 Et il y a trois domaines principaux
  • 16:29 dans lesquels nous essayons d'agir
  • 16:31 pour résoudre les problèmes
  • 16:33 qui ont été soulevés jusqu'à présent
  • 16:35 en apportant des investissements,
  • 16:36 notamment pour les pays émergents.
  • 16:38 Le premier concerne les solutions d'atténuation,
  • 16:42 qui sont au coeur de tous les domaines,
  • 16:44 que ce soit l'énergie, les transports,
  • 16:47 les bâtiments, l'agriculture, etc.
  • 16:50 Et je suis heureuse que nous parlions
  • 16:53 plus en détail à ce sujet.
  • 16:55 Le second, c'est de renforcer la résilience
  • 16:57 des infrastructures existantes,
  • 16:58 parce que nous parlions des événements météorologiques
  • 17:00 que nous avons ici en Australie actuellement,
  • 17:02 mais le changement climatique est à nos portes.
  • 17:05 Nous devrons rendre
  • 17:06 notre filière agroalimentaire,
  • 17:08 notre infrastructure transports, etc.,
  • 17:10 plus résilients,
  • 17:11 ce qui nécessitera des investissements.
  • 17:13 Et la troisième chose, c'est d'aider nos clients
  • 17:16 et aussi les communautés avec lesquelles nous travaillons
  • 17:19 à effectuer cette transition
  • 17:21 quand ils sont dans des secteurs à fortes émissions
  • 17:23 et de la faire de façon réfléchie,
  • 17:25 afin de tenir compte des l'ensemble
  • 17:28 des questions économiques qui sont examinées,
  • 17:31 Les répercussions sur les emplois, le risque de panne électrique,
  • 17:34 le risque de flambée des prix de l'électricité,
  • 17:36 alors que nous effectuons cette transition
  • 17:38 pour relever les défis climatiques.
  • 17:40 Cette transition devra se faire
  • 17:42 de manière équilibrée et progressive.
  • 17:45 En ce qui concerne la société,
  • 17:48 nous faisons partie des plus grands gestionnaires d'infrastructures au monde
  • 17:51 et récemment,
  • 17:53 nous avons été l'un des premiers
  • 17:56 à nous engager au net zéro à l'horizon 2040.
  • 17:59 Cet engagement a stimulé d'autres dans notre industrie
  • 18:02 qui travaillent comme intermédiaires, à l'échelle mondiale,
  • 18:04 entre le capital et les solutions d'investissement,
  • 18:07 pour donner un élan à ce domaine.
  • 18:10 Merci, c'est très instructif.
  • 18:13 Je me demande si nous pouvons terminer
  • 18:14 avec vous, secrétaire Kerry.
  • 18:15 Quelle est l'ampleur du problème
  • 18:17 auquel nous sommes confrontés
  • 18:18 et comment progresser sur les marchés,
  • 18:21 par des partenariats public-privé ?
  • 18:23 C'est un défi comme nous n'en avons jamais rencontré.
  • 18:28 Mais nous avons l'opportunité
  • 18:31 de participer au plus grand marché
  • 18:33 que le monde ait jamais connu :
  • 18:35 4,5 à 5 milliards d'utilisateurs aujourd'hui,
  • 18:38 un marché de plusieurs dizaines de billions de dollars,
  • 18:42 Et ça passera à 9 milliards d'utilisateurs
  • 18:45 dans les 30 prochaines années,
  • 18:47 d'énormes sommes seront investies
  • 18:52 et finalement fabriquées sur le marché
  • 18:56 par ceux qui investissent dans cet avenir.
  • 18:59 C'est en train de se produire, cela se voit déjà.
  • 19:02 Il me semble que plus de 500 milliards
  • 19:04 qui ont été investis l'an dernier.
  • 19:06 Selon les chiffres de l'emploi aux États-Unis,
  • 19:09 trois catégories d'emplois
  • 19:12 vont connaitre une croissance de plus de 50 % cette année
  • 19:16 La première, à 62%, ce sont les techniciens d'éoliennes,
  • 19:20 La seconde, la profession d'infirmier,
  • 19:24 on sait à quoi c'est dû,
  • 19:26 et la troisième, ce sont les installateurs de panneaux solaires,
  • 19:30 C'est en train de se produire
  • 19:31 le marché change déjà,
  • 19:33 c'est pourquoi je pense,
  • 19:37 que ça ne devrait pas être si difficile
  • 19:38 de créer ce nouvel instrument financier.
  • 19:41 Je ne suis pas ingénieur financier,
  • 19:44 mais, nous avions entre 13 et 17 billions de dollars
  • 19:49 investis à des taux négatifs
  • 19:51 ces dernières années, il faut être sérieux !
  • 19:53 Des taux d'intérêts négatifs.
  • 19:54 Ces sommes sont parquées quelque part, inutilement,
  • 19:57 alors qu'elles auraient pu être investies,
  • 19:59 être utiles,
  • 20:01 qui aurait pu vous rapporter
  • 20:02 un retour sur investissement correct.
  • 20:04 Nous devons donc être concrets et sérieux à ce sujet.
  • 20:08 C'est le défi de notre génération
  • 20:11 et des générations futures.
  • 20:14 Ils nous ont appelés à rendre des comptes,
  • 20:17 ils demandent pourquoi les adultes ne résolvent pas le problème.
  • 20:20 Je pense donc que le défi est évident.
  • 20:22 Les opportunités sont toutes aussi évidentes.
  • 20:25 Ce qu'il nous reste à faire,
  • 20:26 c'est faire preuve de créativité
  • 20:28 et d'énergie, sur les plans personnels comme nationaux,
  • 20:32 pour respecter nos engagements.
  • 20:35 Je pense que ce sera vraiment palpitant,
  • 20:40 car ça améliorera la qualité de vie :
  • 20:43 un air plus propre, une eau plus propre, plus d'emplois,
  • 20:46 une plus grande indépendance énergétique,
  • 20:49 une plus grande sécurité entre les nations
  • 20:51 et je pense que ce sera une bon début
  • 20:54 pour le monde post-COVID.
  • 20:56 Fabuleux, merci à tous les trois.
  • 21:00 La Banque mondiale est au cœur de bon nombre de ces problèmes.
  • 21:02 Nous voulons travailler avec vous
  • 21:05 pour progresser et avancer,
  • 21:08 déterminer nos priorités et nos actions.
  • 21:12 Encore une fois, merci beaucoup d'être venus aujourd'hui.
  • 21:16 Réunions de printemps 2021
  • 21:20 Je suis Samir à Suva, aux Fidji,
  • 21:22 et vous regardez les réunions de printemps
  • 21:24 du FMI et du Groupe de la Banque mondiale.
  • 21:26 Merci à David et à ses invités.
  • 21:29 Quelques conseils importants sur comment
  • 21:31 rendre l'action climatique concrète.
  • 21:34 Et la conversation ne s'est pas arrêtée là.
  • 21:36 Vous pouvez regarder la discussion complète
  • 21:38 à l'adresse ci-dessous.
  • 21:40 Il est donc évident que 2021 est l'année du climat et de la nature.
  • 21:45 Soutenir les communautés
  • 21:46 pour protéger leur environnement naturel
  • 21:48 pour les générations futures
  • 21:49 est une priorité pour le prince William,
  • 21:51 le duc de Cambridge.
  • 21:53 Nous lui avons demandé de partager son avis et de nous expliquer
  • 21:55 pourquoi la nature devrait être une priorité pour tous.
  • 22:01 Bonjour à tous, c'est un honneur de me joindre à vous
  • 22:04 pour ces réunions de printemps
  • 22:05 afin de parler du lien indéfectible entre la nature
  • 22:08 et le changement climatique.
  • 22:10 Protéger et restaurer la nature est primordial
  • 22:13 au succès de la COP26 à Glasgow plus tard cette année.
  • 22:16 Et pour un avenir meilleur, plus vert et plus prospère
  • 22:20 que nous souhaitons tous voir.
  • 22:22 Nous ne pouvons pas assurer une reprise durable du coronavirus,
  • 22:25 éradiquer la pauvreté dans le monde,
  • 22:27 atteindre l'objectif de zéro émission
  • 22:29 ou s'adapter au changement climatique
  • 22:31 sans investir dans la nature.
  • 22:34 Les faits sont là.
  • 22:36 La nature se dégrade à une vitesse alarmante.
  • 22:40 Et à court terme,
  • 22:41 ce sont les communautés les plus vulnérables
  • 22:43 qui seront les plus touchées.
  • 22:46 Un milliard de personnes dépendent
  • 22:48 des réserves de poissons, en déclin,
  • 22:49 comme principale source de protéines.
  • 22:52 Et les moyens de subsistance
  • 22:53 d'un autre milliard de personnes
  • 22:54 dépendent des forêts que nous abattons.
  • 22:58 Les aider devrait être une raison suffisante d'agir.
  • 23:02 Mais, le fait est que nous dépendons tous
  • 23:04 des ressources naturelles que nous épuisons.
  • 23:09 Et pourtant, la nature fait également partie de la solution.
  • 23:12 C'est pourquoi trouver des moyens à la fois de protéger
  • 23:14 et de restaurer la nature
  • 23:15 et de corriger notre climat
  • 23:17 font partie intégrante des objectifs du prix Earthshot
  • 23:19 que j'ai lancé l'année dernière.
  • 23:22 Nous devons investir dans la nature par le reboisement,
  • 23:26 une agriculture durable et l'assainissement des océans.
  • 23:31 C'est de cette manière que nous pourrons
  • 23:34 lutter contre le changement climatique
  • 23:35 de façon rentable et efficace.
  • 23:38 Investir permet d'éliminer le carbone de l'atmosphère,
  • 23:40 d'aide à construire des communautés plus résilientes,
  • 23:43 de s'attaquer à la perte de la diversité biologique
  • 23:45 et de protèger les moyens de subsistance des populations.
  • 23:48 C'est primordial, si nous voulons que nos enfants et petits-enfants
  • 23:52 puissent vivre durablement sur notre précieuse planète.
  • 23:56 Pourtant, investir dans la nature
  • 23:57 demeure une infime partie des efforts mondiaux
  • 23:59 et représente une fraction de l'argent
  • 24:01 qui est consacré à la lutte contre le changement climatique.
  • 24:05 Chacun de vous, ici à la Banque mondiale
  • 24:07 et dans chacune des banques multilatérales de développement,
  • 24:10 a un rôle décisif à jouer,
  • 24:13 en soutenant une reprise verte, inclusive
  • 24:15 et résiliente après la pandémie,
  • 24:19 en valorisant la nature
  • 24:20 et en la mettant au cœur de votre travail,
  • 24:23 en investissant dans un avenir
  • 24:26 où la nature peut prospérer.
  • 24:30 La COP26 est une étape cruciale
  • 24:31 pour placer la nature sur le devant de la scène
  • 24:34 de notre lutte contre le changement climatique.
  • 24:37 Les décisions que les dirigeants prendront à Glasgow
  • 24:39 feront écho pendant des générations encore.
  • 24:43 Alors faisons-le.
  • 24:46 Réunions de printemps 2021
  • 24:49 Un grand merci au prince William
  • 24:52 pour nous avoir envoyé ce message spécial.
  • 24:54 Nous avons beaucoup d'autres excellents orateurs à venir,
  • 24:56 mais voici une nouvelle chance de participer,
  • 24:59 en allant répondre à notre sondage.
  • 25:02 Vous venez d'entendre certaines des idées
  • 25:05 pour une reprise durable.
  • 25:06 Donc d'ici 2050, pensez-vous que le développement
  • 25:10 écologique, résilient et inclusif sera :
  • 25:13 A, atteint, B, en cours, mais pas achevé,
  • 25:17 ou C, encore un objectif lointain?
  • 25:20 La question est donc d'ici 2050,
  • 25:22 pensez-vous que le développement
  • 25:24 écologique, résilient et inclusif sera :
  • 25:26 A, atteint, B, en cours mais pas achevé,
  • 25:30 ou C, encore un objectif lointain?
  • 25:33 Vous pouvez répondre sur live.worldbank.org,
  • 25:37 et nous dévoilerons les résultats du sondage
  • 25:39 à la fin de ce programme
  • 25:40 en direct du siège du Groupe de la Banque mondiale
  • 25:43 à Washington, DC.
  • 25:45 Alors, à quoi ressemble un avenir vert,
  • 25:48 résilient et inclusif?
  • 25:50 L'énergie, les villes et les transports,
  • 25:53 l'alimentation et l'utilisation des sols
  • 25:54 sont les principaux systèmes économiques
  • 25:56 qui permettront de limiter les dégâts
  • 25:59 du changement climatique.
  • 26:01 Ce sont les secteurs dans lesquels les pays
  • 26:03 pourront suffisamment réduire leurs émissions
  • 26:04 pour limiter les dégâts du changement climatique.
  • 26:07 Et ce sont les secteurs
  • 26:08 où nous avons besoin des changements
  • 26:10 les plus notables et les plus rapides.
  • 26:12 Que pourraient signifier ces transformations?
  • 26:15 Regardez.
  • 26:17 Réunions de printemps 2021
  • 26:20 Imaginez un monde où des fermes gérées durablement
  • 26:23 fournissent des aliments riches en nutriments
  • 26:26 et abritent des animaux en bonne santé,
  • 26:29 où chaque village et ville
  • 26:31 est alimenté par une énergie propre,
  • 26:34 où les villes propres et vertes sont sûres et abordables,
  • 26:38 et où les systèmes de transport en commun sont non polluants.
  • 26:42 Heureusement, un tel monde n'est pas loin.
  • 26:48 Dans la plupart des pays, l'énergie solaire
  • 26:50 et les éoliennes terrestres
  • 26:51 sont désormais les moyens les moins couteux
  • 26:53 de produire de l'électricité.
  • 26:57 L'agriculture climato-intelligente
  • 26:59 redonne vie aux terres dégradées.
  • 27:02 La mobilité électrique permet aux gens de se déplacer.
  • 27:09 Mais nous devons aller plus loin
  • 27:10 pour lutter contre l'urgence climatique.
  • 27:12 Et l'après pandémie est une opportunité unique
  • 27:16 de mettre l'humain au cœur d'une transition verte
  • 27:21 dans l'alimentation et l'utilisation des sols,
  • 27:23 les villes et les infrastructures urbaines,
  • 27:26 le transport, l'énergie et la production industrielle.
  • 27:30 Nous pourrons développer des systèmes à faible
  • 27:33 émission de carbone pour l'électricité et les transports,
  • 27:36 améliorer notre façon de chauffer et de rafraichir
  • 27:38 les bâtiments et réduire notre empreinte carbone.
  • 27:42 Rééquilibrer les écosystèmes et restaurer la nature.
  • 27:46 Les transitions écologiques
  • 27:48 offrent aussi la possibilité d'une croissance durable,
  • 27:51 la création de millions de nouveaux emplois
  • 27:53 et bâtir une économie dynamique pour le 21e siècle.
  • 27:58 Nous élevons donc nos ambitions
  • 28:00 et fixons de nouveaux objectifs.
  • 28:03 35 % du financement
  • 28:05 du Groupe de la Banque mondiale
  • 28:06 servira à aider les pays
  • 28:08 à lutter contre le changement climatique.
  • 28:11 Et nous travaillons pour être pleinement alignés
  • 28:13 avec les principes et objectifs de l'Accord de Paris,
  • 28:17 en plaçant l'humain d'abord.
  • 28:20 Ensemble, nous pouvons créer un avenir vert,
  • 28:24 résilient et inclusif pour tous.
  • 28:30 WWW.WORLDBANK.ORG/CLIMATECHANGE #CLIMATEACTIONWBG
  • 28:31 Ce film a été réalisé à partir d'anciennes images.
  • 28:33 Aucun vol n'a été effectué.
  • 28:34 Plongeons directement dans notre première transition écologique :
  • 28:38 l'énergie propre.
  • 28:40 L'énergie est essentielle au développement,
  • 28:43 mais aujourd'hui près de 800 millions de personnes
  • 28:45 vivent sans électricité
  • 28:47 et des centaines de millions d'autres ont
  • 28:49 un accès insuffisant ou peu fiable à l'électricité.
  • 28:52 Près de trois milliards de personnes cuisinent
  • 28:54 ou chauffent leur maison
  • 28:56 avec des carburants polluants, qui nuisent à notre santé.
  • 28:59 L'énergie constitue environ trois quarts
  • 29:01 d'émissions mondiales brutes de gaz à effet de serre,
  • 29:04 nous devons donc réussir cette transition.
  • 29:07 Pour dresser un portrait du paysage énergétique mondial,
  • 29:10 nous avons demandé à Raj Shah, e PDG de la Fondation Rockfeller,
  • 29:13 de partager ses réflexions
  • 29:15 un accès à l'énergie abordable, fiable,
  • 29:19 durable et moderne pour tous
  • 29:22 Réunions de printemps 2021
  • 29:25 Bonjour.
  • 29:26 Nous sommes au milieu d'une pandémie mondiale.
  • 29:29 Une pandémie qui a causé énormément de décès
  • 29:32 et qui a des conséquences désastreuses sur la pauvreté,
  • 29:34 la faim dans le monde, la santé et l'égalité des genres.
  • 29:38 Cette pandémie vient gâcher des décennies de progrès
  • 29:41 et mine le travail que la Banque mondiale,
  • 29:43 l'IFC et tant d'autres ont accompli
  • 29:46 pour tenter d'éradiquer la pauvreté.
  • 29:50 Ensemble, nous devons veiller
  • 29:53 à ce que le rétablissement de cette pandémie
  • 29:56 soit inclusif pour tous.
  • 29:59 Et ensemble, nous y arriverons.
  • 30:01 La Fondation Rockefeller apportera sa contribution.
  • 30:04 Nous nous engageons à investir un milliard de dollars
  • 30:06 pour soutenir les transitions énergétiques
  • 30:08 et apporter de nouvelles technologies d'électrification
  • 30:11 renouvelables à tous ceux qui en ont besoin.
  • 30:14 Les avancées technologiques, les batteries,
  • 30:17 le solaire, l'intelligence artificielle,
  • 30:19 permettent désormais de mettre fin à la précarité
  • 30:22 énergétique au cours de la prochaine décennie.
  • 30:25 Cela permettra à un milliard de personnes
  • 30:27 de participer à une reprise inclusive et juste.
  • 30:31 Je suis ravi que nous fassions ce travail
  • 30:33 avec la Banque mondiale et l'IFC
  • 30:36 et avec tant d'autres partenaires,
  • 30:38 publics et privés à travers le monde.
  • 30:41 Je suis confiant qu'en travaillant ensemble,
  • 30:44 cette reprise sera une chance
  • 30:46 d'assouvir nos ambitions les plus fortes
  • 30:48 en matière de justice, d'équité et d'inclusion.
  • 30:53 Merci.
  • 30:55 Une belle perspective de Raj Shah.
  • 30:57 Gardant cette vision à l'esprit,
  • 30:58 voyons comment le Groupe de la Banque mondiale
  • 31:01 soutient les pays en transition énergétique.
  • 31:04 À quoi ressemble la transition énergétique ?
  • 31:06 De nouvelles politiques ont mené à
  • 31:08 une dépendance moindre des carburants fossiles
  • 31:11 et une croissance des énergies renouvelables.
  • 31:13 Le parc solaire Benban,
  • 31:17 génère une puissance de 2000 MW,
  • 31:19 emploie 4000 personnes,
  • 31:22 élimine 2 millions de tonnes de CO2,
  • 31:24 soit l'équivalent de retirer 400 000 voitures
  • 31:27 de la route chaque année.
  • 31:30 Voici à quoi ressemble la transition énergétique.
  • 31:36 Réunions de printemps 2021
  • 31:39 Pour nous parler aujourd'hui
  • 31:41 de la transformation des systèmes énergétiques,
  • 31:44 je suis rejointe par le ministre Malik Amin Aslam,
  • 31:47 conseiller du Premier ministre du Pakistan
  • 31:50 et responsable du changement climatique,
  • 31:53 Damilola Ogunbiyi, la PDG de Sustainable Energy for All,
  • 31:57 ainsi que la représentante spéciale du Secrétaire général
  • 32:00 des Nations Unies.
  • 32:01 Et enfin Lucy Heintz, qui est associée
  • 32:04 gestionnaire de fonds d’investissement pour l'énergie pour Actis
  • 32:06 Monsieur le ministre Aslam,
  • 32:07 ma première question s'adresse à vous.
  • 32:09 Nous aimerions savoir ce que fait concrètement le Pakistan
  • 32:13 pour faire une transition vers un mix énergétique plus propre.
  • 32:15 Merci beaucoup et merci de m'avoir invité
  • 32:17 à participer à ce panel.
  • 32:19 Le Pakistan est un pays qui contribue peu
  • 32:22 au changement climatique,
  • 32:24 moins de 1 % des émissions mondiales,
  • 32:26 et nous sommes 35e en termes d'émissions par habitant
  • 32:30 Cependant, nous voulons faire partie de la solution
  • 32:33 et ne pas faire partie du problème.
  • 32:35 Ce que nous avons fait,
  • 32:37 c'est que nous avons radicalement changé la direction
  • 32:40 de notre production d'énergie
  • 32:42 depuis notre arrivée au gouvernement.
  • 32:46 Jusqu'à présent, le développement du Pakistan
  • 32:49 était basé sur le pétrole
  • 32:50 et sur l'importation du charbon.
  • 32:52 Lorsque notre gouvernement est arrivé,
  • 32:54 nous avons radicalement changé ça
  • 32:56 et nous avons annoncé l'objectif à long terme
  • 32:58 de transférer 60 % de notre énergie vers une énergie propre,
  • 33:03 qui est une énergie renouvelable,
  • 33:05 qui comprend l'énergie hydraulique,
  • 33:07 solaire et écologique à l'horizon 2030.
  • 33:09 Et conformément à cet engagement,
  • 33:12 ce ne sont pas des paroles en l'air,
  • 33:14 nous sommes passés à l'action.
  • 33:15 Nous avons donc mis de côté deux projets
  • 33:17 d'une valeur de 4 600 mégawatts de charbon importé
  • 33:19 qui devaient se terminer à la clôture financière.
  • 33:23 Nous avons mis ces projets en suspens
  • 33:26 et nous les avons transformés en projets hydroélectriques,
  • 33:29 de 3 700 mégawatts.
  • 33:31 Nous nous dirigeons également
  • 33:34 vers une transition dans notre secteur des transports,
  • 33:36 qui est l'autre grand contributeur
  • 33:38 aux émissions de gaz à effet de serre au Pakistan.
  • 33:40 Nous avons dressé un cadre d'action
  • 33:43 ainsi qu'un objectif
  • 33:44 pour passer aux véhicules électriques,
  • 33:47 soit 30% de véhicules électriques d'ici 2030.
  • 33:50 Ces deux projets nous amènent
  • 33:54 vers un avenir énergétique propre pour le Pakistan
  • 33:56 ce qui sera certainement très important
  • 33:59 à mesure que nous avancerons
  • 34:01 et qui contribuera à l'effort mondial
  • 34:03 d'atténuation du climat
  • 34:05 et à l'élimination des gaz à effet de serre de l'atmosphère.
  • 34:10 Comme je l'ai dit, ce ne sont pas des paroles en l'air.
  • 34:12 Nous avons montré notre engagement sur le terrain
  • 34:14 et nous allons dans la bonne direction.
  • 34:16 Notre seul gros problème lors de cette transition,
  • 34:18 c'est que nous sommes bloqués par d'anciens projets
  • 34:23 qui remontent à environ 30 ans,
  • 34:26 et dont il n'est pas possible d'en sortir
  • 34:29 sans obtenir une aide financière du réseau mondial.
  • 34:34 Nous sommes à la recherche des instruments financiers
  • 34:36 qui nous aideront à en sortir.
  • 34:38 Comme je l'ai dit,
  • 34:39 nous avons pris nos engagements,
  • 34:41 nous avons obtenus des résultats
  • 34:43 mais nous avons besoin d'aide financièrement
  • 34:45 pour nous libérer des projets de charbon
  • 34:47 à long terme,
  • 34:49 que le Pakistan a contracté
  • 34:51 sous le gouvernement précédent.
  • 34:52 Merci.
  • 34:54 Merci d'avoir partager ces engagements audacieux.
  • 34:56 Permettez-moi de passer à Damilola Ogunbiyi,
  • 34:59 PDG et représentante spéciale
  • 35:01 du Secrétaire général des Nations Unies
  • 35:03 pour l'énergie durable pour tous.
  • 35:05 Vous avez annoncé que 2021 était l'année
  • 35:07 de l'action énergétique.
  • 35:09 Malgré les politiques existantes, 620 millions de personnes
  • 35:12 n'auront toujours pas accès à l'électricité en 2030.
  • 35:15 Et nous voyons malheureusement déjà
  • 35:18 que la pandémie annule certains des progrès réalisés
  • 35:20 au cours de la dernière décennie.
  • 35:22 Nous aimerions savoir quelles sont les actions prioritaires
  • 35:25 pour les gouvernements cette année.
  • 35:27 Merci pour la question et merci de m'avoir invitée.
  • 35:29 Je pense qu'il est important de replacer le contexte.
  • 35:32 Actuellement, il y a environ 789 millions de personnes
  • 35:35 qui n'ont pas du tout accès à l'électricité
  • 35:37 et environ 2,8 milliards
  • 35:39 qui n'ont pas accès à un moyen de cuisson propre.
  • 35:41 Ce sont les populations d'Afrique, d'Europe
  • 35:45 et de Chine.
  • 35:46 Voilà donc l'ampleur du problème.
  • 35:48 En termes de gouvernements, oui,
  • 35:49 les gouvernements devraient se concentrer sur les politiques
  • 35:52 qui permettent la production d'énergies renouvelables et durables
  • 35:55 et réfléchir à comment faciliter
  • 35:57 le commerce et alléger les réglementations
  • 35:58 Mais l'un des facteurs primordiaux,
  • 36:00 c'est ce que le ministre du Pakistan a dit,
  • 36:02 Rien ne peut se faire sans financement.
  • 36:04 Le montant du financement consacré à l'accès à l'énergie
  • 36:08 et à l'accès universel
  • 36:11 représente à peine 20 % de ce qui serait nécessaire
  • 36:14 pour atteindre nos objectifs de 2030.
  • 36:16 Et c'est pourquoi nous appelons cette année, l'année de l'énergie.
  • 36:18 C'est l'année où nous avons besoin de nouveaux engagements,
  • 36:21 d'un rassemblement mondial.
  • 36:24 Nous voyons tous comment, à l'échelle mondiale,
  • 36:26 lorsque nous nous unissons
  • 36:28 le travail incroyable que nous pouvons réaliser;
  • 36:30 Le vaccin de la COVID en est un parfait exemple.
  • 36:33 Notre action doit ressembler à celle des vaccins contre la COVID-19
  • 36:36 pour venir en aide à de nombreux pays en développement
  • 36:38 parce que ce n'est pas qu'ils ne veulent pas faire la transition
  • 36:41 ou qu'ils ne veulent pas faire ce qu'il faut,
  • 36:42 mais que pour faire cette transition,
  • 36:45 il faut beaucoup de financement
  • 36:47 et l'accès à l'énergie doit faire partie
  • 36:49 de la transition énergétique.
  • 36:52 Pour la première fois en 40 ans, en septembre,
  • 36:55 l'Assemblée générale des Nations Unies
  • 36:57 tiendra un dialogue de haut niveau sur l'énergie,
  • 37:00 auquel le Pakistan participera.
  • 37:02 Lucy a également accepté de faire partie de l'événement.
  • 37:07 Et le but est d'élever les ambitions
  • 37:09 et devenir des champions mondiaux de l'énergie durable,
  • 37:13 mais aussi unir le climat et les personnes.
  • 37:15 Nous devons tracer la voie
  • 37:17 vers l'industrialisation et la numérisation propres
  • 37:19 des pays en développement.
  • 37:23 Voici nos objectifs pour l'avenir.
  • 37:26 C'est pourquoi cette année en particulier est si primordiale.
  • 37:30 J'adore cet appel audacieux à l'action.
  • 37:32 Et nous savons que le secteur privé
  • 37:34 jouera un rôle de plus en plus grand
  • 37:36 dans le changement climatique et la durabilité.
  • 37:39 Ma prochaine question s'adresse donc à Lucy Heintz.
  • 37:42 Lucy, les entreprises et les investisseurs
  • 37:44 opérant sur les marchés émergents
  • 37:46 font face à des difficultés assez spécifiques.
  • 37:48 Comment peut-on y remédier
  • 37:49 afin d'élargir les opportunités et
  • 37:52 financer la croissance des énergies renouvelables ?
  • 37:54 Merci, et merci également de m'avoir invité
  • 37:56 à participer à ce panel.
  • 37:57 Actis a mené plus de 25 projets en Afrique
  • 38:00 au cours des 20 dernières années,
  • 38:02 et plus de 80 projets d'énergie renouvelable dans le monde.
  • 38:06 Nous avons investi dans des sociétés de distribution
  • 38:09 et des entreprises de stockage et, à l'heure actuelle,
  • 38:12 Nous générons 1,4 gigawatts d'énergie éolienne
  • 38:15 et solaire sur 11 projets en Afrique.
  • 38:17 Comme vous le dites,
  • 38:18 la pandémie n'a pas seulement mis en évidence les inégalités
  • 38:20 en termes d'accès à l'énergie, mais aussi de connectivité.
  • 38:23 Bien sûr, ça a gravement affecté les positions budgétaires
  • 38:26 et la trajectoire de croissance des gouvernements.
  • 38:28 La bonne nouvelle, c'est que le secteur privé
  • 38:30 souhaite investir et contribuer.
  • 38:33 Et en fait, tous les outils nécessaires pour cet investissement
  • 38:35 dans la transition énergétique sont disponibles.
  • 38:37 Et je voudrais faire trois suggestions
  • 38:39 sur ce qui a vraiment de l'importance.
  • 38:41 La première est un plan de transition clair,
  • 38:43 en termes de technologies,
  • 38:45 qui se concentre sur l'ensemble de la chaîne de valeur
  • 38:47 et pas seulement sur la production éolienne et solaire.
  • 38:49 Une question que vous pourriez vous poser,
  • 38:51 c'est quel est le rôle du gaz
  • 38:53 alors que les pays font la transition du charbon,
  • 38:55 comme le ministre l'a expliqué,
  • 38:57 ou partent d'aucune énergie à une énergie universelle abordable
  • 38:59 le plus rapidement possible ?
  • 39:01 Un investissement est nécessaire pour la transmission,
  • 39:04 le réseau, le stockage et la distribution
  • 39:06 afin que cette énergie propre puisse atteindre les gens,
  • 39:09 comme l'a souligné Damilola.
  • 39:11 Et aussi quelles sont les moyens de décarbonisation
  • 39:14 en alignement avec l'accord de Paris qui sont envisagéées
  • 39:16 et qui peuvent créer un cadre adapté
  • 39:18 pour l'investissement dans l'économie en transition?
  • 39:21 Le deuxième point.
  • 39:22 Des cadres réglementaires clairs sont vraiment importants.
  • 39:25 Comme l'a dit Damilola,
  • 39:26 une approche programmatique de l'accès.
  • 39:28 Et les exemples que vous voyez au Brésil,
  • 39:31 en Afrique du Sud et en Inde témoignent déjà
  • 39:33 que les cadres et les achats à grande échelle
  • 39:35 fournissent des résultats
  • 39:37 et peuvent stimuler les investissements
  • 39:38 et réduire les tarifs et assurer la livraison des projets,
  • 39:40 non seulement à l'échelle des services publics,
  • 39:43 mais également dans de nombreux réseaux.
  • 39:45 Merci.
  • 39:47 Donc, dans votre deuxième point,
  • 39:48 vous avez parlé de l'alignement avec l'accord de Paris.
  • 39:49 Alors je veux rester avec vous et vous demander de nous expliquer
  • 39:52 le rôle que les entreprises et les investisseurs
  • 39:54 peuvent jouer afin d'aider les pays
  • 39:55 à respecter leurs engagements
  • 39:57 dans le cadre de l'Accord de Paris en amont de la COP26 ?
  • 39:59 Et comment peuvent-ils accompagner
  • 40:01 la transition énergétique mondiale ?
  • 40:04 Encore une fois, trois suggestions ici.
  • 40:06 Je pense qu'un point important,
  • 40:07 ce serait de nous concentrer en tant qu'investisseurs
  • 40:09 sur la voie de transition énergétique
  • 40:12 et la décarbonisation.
  • 40:14 Pas seulement en termes d'atténuation,
  • 40:16 mais aussi en termes d'adaptation et de résilience.
  • 40:20 Il est important que nous réfléchissions au zéro net.
  • 40:22 Le zéro net, c'est actuellement
  • 40:24 "on s'engage maintenant, mais on verre ça plus tard",
  • 40:28 c'est très confus.
  • 40:29 C'est vraiment important que nous travaillions tous ensemble
  • 40:31 pour créer des normes et des directives
  • 40:33 fassions particulièrement attention à l'influence réciproque
  • 40:36 du purisme et du pragmatisme.
  • 40:40 Et je pense pour revenir sur ce point,
  • 40:41 qu'investir dans la chaîne de valeur est vraiment important
  • 40:44 parce que la décarbonisation, comme l'a décrit le ministre,
  • 40:46 ne se résume pas à investir dans le vert
  • 40:49 c'est investir dans les nuances progressives
  • 40:51 que chaque pays prend du brun foncé,
  • 40:53 au vert clair, au vert pur.
  • 40:56 Et tous ces éléments sont des tremplins importants
  • 40:58 sur la trajectoire.
  • 40:59 Le troisième point que je souhaite souligner concerne
  • 41:02 l'investissement dans la croissance inclusive,
  • 41:04 tout en répondant aux besoins
  • 41:06 des plus vulnérables pendant la pandémie.
  • 41:09 Et je voudrais vous donner un exemple,
  • 41:12 qui est notre parc éolien de Taibe au Sénégal,
  • 41:13 que nous avons présenté en ligne en 2020 pendant la pandémie.
  • 41:17 Nous avons utilisé les caisses d'emballage des éoliennes,
  • 41:20 en travaillant avec les fournisseurs et les sous-traitants,
  • 41:22 et nous en avons fait des bureaux pour l'école locale
  • 41:25 afin que les enfants puissent aller à l'école
  • 41:28 et respecter la distanciation sociale.
  • 41:29 Je pense que c'est un exemple dont, j'espère,
  • 41:31 vous vous souviendrez,
  • 41:32 en termes de croissance inclusive.
  • 41:35 Merci.
  • 41:36 J'adore ça.
  • 41:37 Merci beaucoup d'avoir partagé cet élément de créativité
  • 41:40 qui doit s'inviter dans l'innovation
  • 41:41 et la suite de nos actions.
  • 41:43 J'aimerais revenir au niveau national.
  • 41:45 Alors, ministre Aslam,
  • 41:46 compte tenu du contexte de la COP26
  • 41:48 et d'une plus grande ambition cette année,
  • 41:51 pouvez-vous nous dire quelles sont les autres initiatives
  • 41:53 prises par le Pakistan
  • 41:54 pour faire face à la crise climatique?
  • 41:56 Oui, je viens de parler
  • 41:58 du cadre de transition énergétique que nous avons
  • 42:01 qui nous mener vers des technologies respectueuses du climat dans le futur.
  • 42:05 En même temps, l'autre projet sur lequel nous travaillons
  • 42:08 est fondé sur des solutions naturelles.
  • 42:11 Et nous avons deux initiatives principales sur ce plan.
  • 42:15 La première est une entreprise très ambitieuse
  • 42:17 de reboiser le Pakistan,
  • 42:19 accroître la restauration de nos forêts
  • 42:21 d'un million d'hectares au cours des cinq prochaines années
  • 42:24 Nous sommes déjà bien avancés dans cette campagne,
  • 42:27 qui comprend la forêt alpine,
  • 42:29 les forêts de broussailles, ainsi que les mangroves.
  • 42:31 Nous plantons 100 000 acres de nouvelle forêt de mangroves sur notre littoral.
  • 42:38 Parallèlement à cette massive campagne de plantation
  • 42:40 nous avons ce qu'on appelle
  • 42:42 l'Initiative des aires protégées.
  • 42:44 Il s'agit donc d'une extension
  • 42:45 de la couverture des aires protégées au Pakistan,
  • 42:48 à la fois marines et terrestres.
  • 42:50 Encore une fois,
  • 42:52 il s'agit d'une reconstruction réglementée,
  • 42:55 et ce qui est unique dans ces deux initiatives,
  • 42:57 c'est la création d'emplois.
  • 43:00 Elles créent une nouvelle économie
  • 43:02 qui crée ensuite des emplois pour la population.
  • 43:05 Elles faisaient partie du "stimulus vert"
  • 43:07 que nous avons mis de côté avec la COVID,
  • 43:09 qui reposait sur la protection de la nature
  • 43:11 ainsi que sur la création d'emplois verts.
  • 43:14 Alors ce que Lucy a dit à propos de la croissance inclusive,
  • 43:16 c'est exactement la partie
  • 43:17 sur laquelle nous nous concentrons
  • 43:19 pour que les gens deviennent les acteurs
  • 43:22 d'un avenir propre et respectueux du climat
  • 43:24 qui est fondé sur une énergie propre,
  • 43:26 ainsi que des émissions nettes nulles.
  • 43:28 Merci beaucoup.
  • 43:29 Et enfin, je veux revenir à Damilola.
  • 43:32 Même si nous avons la COP26 à l'horizon,
  • 43:34 nous avons aussi la pandémie
  • 43:36 qui continue à ravager les personnes et les économies,
  • 43:40 mettant en évidence les inégalités massives qui persistent
  • 43:43 lorsqu'il s'agit d'un accès à une énergie abordable et propre.
  • 43:46 Alors, comment la communauté mondiale
  • 43:47 peut-elle aider les pays
  • 43:49 qui sont le plus dans le besoin
  • 43:50 pour que personne ne soit réellement laissé pour compte?
  • 43:53 Je pense qu'un élément important
  • 43:55 que Lucy et le ministre ont abordés,
  • 43:57 c'est ce à quoi ressemble réellement la transition énergétique
  • 43:59 pour les pays en développement?
  • 44:01 Il n'y a pas eu assez d'études réalisées et de données collectées
  • 44:03 pour nous indiquer
  • 44:05 la voie à utiliser au Nigéria.
  • 44:07 Combien de temps va durer
  • 44:09 cette période transitoire, en sachant
  • 44:10 que les pays en développement sont encore en cours d'industrialisation
  • 44:13 en cours de numérisation,
  • 44:15 qu'ils ont besoin d'éradiquer la pauvreté de leur population.
  • 44:17 Il y a un an, 150 millions de personnes
  • 44:22 sont retombées dans l'extrême pauvreté.
  • 44:24 L'énergie est donc le maillon fort.
  • 44:25 Nous devons insister sur le fait qu'une énergie abordable et durable
  • 44:28 et qu'une énergie plus propre est indispensable
  • 44:30 non seulement en termes d'électrification,
  • 44:32 mais aussi pour une cuisson propre
  • 44:34 qui est souvent oubliée.
  • 44:35 Selon moi, en amont de la COP,
  • 44:38 nous devons réfléchir, et tout le monde ici le dit,
  • 44:41 au financement de nos projets.
  • 44:44 Comment s'assurer
  • 44:44 que les plans de transition énergétique nationaux
  • 44:47 prévoient les bonnes politiques à instaurer ?
  • 44:50 Et une fois que ces politiques ont été instaurées,
  • 44:53 il faut analyser la nature
  • 44:54 et les ressources à disposition
  • 44:58 et s'en servir pour répondre aux besoins énergétiques
  • 45:01 au lieu d'attendre la solution parfaite
  • 45:03 comme nous le faisons actuellement.
  • 45:05 Nous savons que nous devons faire mieux.
  • 45:07 Nous savons qu'en investissant
  • 45:08 dans une énergie plus propre,
  • 45:10 en termes de PIB, chaque dollar investi
  • 45:12 rapporte 0,093 dollar, c'est donc des bons calculs.
  • 45:16 Nous savons que les pays ont besoin d'emplois
  • 45:18 Nous savons que les énergies renouvelables génèrent
  • 45:21 3,5 fois plus d'emplois que certaines énergies fossiles.
  • 45:23 Il faut examiner du point de vue économique
  • 45:26 et se demander comment aider la reprise de ces pays.
  • 45:29 In faut tirer des leçons de cette pandémie,
  • 45:32 car elle nous a montré
  • 45:34 les inégalités qui existent.
  • 45:36 Elle nous a montré qu'en Afrique
  • 45:38 pour la distribution du vaccin contre la COVID,
  • 45:41 il n'y a que 25% des centres médicaux
  • 45:44 qui disposent réellement d'électricité.
  • 45:47 Ça ne sera pas aussi facile dans les pays en développement,
  • 45:51 surtout en Afrique et en Asie.
  • 45:53 C'est la preuve que nous devons revoir nos fondations.
  • 45:56 Mais si cela est réalisé à grande échelle,
  • 45:58 ça peut être commercialement viable
  • 46:01 et peut changer la façon
  • 46:02 dont nous donnons accès à l'énergie
  • 46:05 aux pays en développement.
  • 46:06 C'est ce qui me passionne vraiment.
  • 46:08 Comment la technologie, les finances,
  • 46:10 les données et les politiques vont nous permettre
  • 46:13 d'atteindre réellement l'objectif numéro sept
  • 46:15 de développement durable.
  • 46:17 Merci beaucoup à tous nos panélistes
  • 46:19 d'avoir partager vos réflexions sur la transition énergétique.
  • 46:23 Réunions de printemps 2021
  • 46:26 Bonjour, je suis Sarah Reladi à Nendaz, en Suisse,
  • 46:29 et vous regardez les réunions de printemps
  • 46:31 du FMI et du Groupe de la Banque mondiale.
  • 46:35 Je vous rappelle que nos experts répondent à vos questions
  • 46:38 en anglais, arabe, espagnol et français dès maintenant
  • 46:42 sur notre chat en direct sur live.worldbank.org.
  • 46:46 C'est également là que vous pouvez
  • 46:47 approfondir certains de ces questions.
  • 46:49 Nous avons compilé une liste de rapports,
  • 46:51 de blogs et de mémoires,
  • 46:53 afin que vous puissiez en apprendre plus
  • 46:54 sur les sujets abordés aujourd'hui.
  • 46:56 Vous n'avez qu'à descendre
  • 46:57 jusqu'à la section Ressources sur la même page.
  • 47:00 Maintenant, une événement clé à venir
  • 47:03 dans le courant de l'année est la COP26.
  • 47:05 C'est la prochaine conférence annuelle des Nations Unies
  • 47:07 sur les changements climatiques
  • 47:09 reportée l'année dernière à cause de la COVID,
  • 47:11 où les pays, les entreprises et la société civile
  • 47:14 devront envoyer un fort message d'ambition climatique.
  • 47:18 Nous avons interrogé certains des principaux acteurs
  • 47:20 de l'action climatique à travers le monde
  • 47:22 afin qu'ils partagent leurs réflexions
  • 47:24 sur les grandes priorités de la COP26.
  • 47:26 Voici ce que l'un d'eux avait à dire.
  • 47:29 L'action climatique est primordiale à la survie de l'humanité.
  • 47:34 [NORBERT BARTHLE, Secrétaire d'État parlementaire, BMZ, Allemagne] Le monde doit devenir climatiquement neutre
  • 47:37 d'ici le milieu de ce siècle.
  • 47:40 Tel est l'objectif de l'Allemagne
  • 47:43 car nous aidons nos partenaires depuis plusieurs années
  • 47:47 à décarboniser leurs secteurs énergétiques
  • 47:50 conformément à l'Accord de Paris.
  • 47:54 Ensemble, nous voulons garantir à tous un approvisionnement
  • 47:57 énergétique neutre pour le climat et basé sur les besoins.
  • 48:03 La COVID-19 a rendu cette tâche mondiale
  • 48:06 encore plus urgente.
  • 48:09 Les conséquences de la pandémie
  • 48:11 menacent d'annuler les progrès déjà réalisés.
  • 48:16 Nous avons besoin d'un nouveau paradigme:
  • 48:18 se rétablir en allant de l'avant.
  • 48:21 Cela signifie une reprise économique
  • 48:23 basée sur des investissements écologiques et sociaux
  • 48:27 dans l'esprit des ODD et de l'Accord de Paris.
  • 48:33 Afin d'accompagner la transition énergétique
  • 48:35 de nos pays partenaires,
  • 48:38 la Banque mondiale doit augmenter massivement
  • 48:41 la refonte de son système de financement.
  • 48:44 En retour, l'Allemagne sera prête
  • 48:47 à renforcer sa coopération
  • 48:50 avec la Banque mondiale
  • 48:51 dans le cadre de l'Initiative de relance verte
  • 48:55 comme sur le terrain.
  • 48:57 Merci.
  • 48:58 La décarbonisation et l'adaptation
  • 49:01 sont une préoccupation majeure pour les villes.
  • 49:03 Les villes, qui abritent plus de quatre milliards d'habitants,
  • 49:06 auront un rôle décisif à jouer
  • 49:08 dans la manière dont les communautés et les pays
  • 49:10 aborderont le changement climatique.
  • 49:12 Transformer les systèmes urbains
  • 49:14 nécessite une série d'actions :
  • 49:15 le développement de meilleurs systèmes de transport
  • 49:18 la luttr contre les inégalités d'accès aux terres,
  • 49:21 au logement et aux services.
  • 49:23 Et pour améliorer la résilience.
  • 49:26 Nous avons demandé à Yvonne Aki-Sawyerr, maire de Freetown,
  • 49:29 la capitale de la Sierra Leone,
  • 49:31 de partager sa vision d'une ville inclusive, saine,
  • 49:33 résiliente et durable.
  • 49:36 Réunions de printemps 2021
  • 49:39 Bonjour, je suis Yvonne Aki-Sawyerr à Freetown, Sierra Leone
  • 49:43 et vous regardez les réunions de printemps
  • 49:45 du FMI et du Groupe de la Banque mondiale.
  • 49:47 L'avenir des villes
  • 49:49 est façonné par le changement climatique.
  • 49:52 Nous devons adopter, nous devons nous adapter
  • 49:55 et nous devons atténuer.
  • 49:57 Du point de vue de l'adaptation,
  • 50:00 La planification urbaine doit désormais garantir
  • 50:02 la protection des plus vulnérables,
  • 50:04 qui sont à risque d'inondations
  • 50:06 et d'autres effets directs du changement climatique.
  • 50:09 Sur le plan de l'atténuation,
  • 50:11 les villes peuvent agir
  • 50:13 en construisant des infrastructures écologiques
  • 50:16 et en investissant dans la plantation d'arbres
  • 50:18 afin de créer de nouveaux puits de carbone.
  • 50:20 Mais nous pouvons aussi oeuvrer
  • 50:22 à la réduction les émissions de gaz à effet de serre
  • 50:25 en instaurant des moyens de transports propres,
  • 50:28 comme le tramway.
  • 50:29 L'action individuelle et collective des villes
  • 50:32 pour lutter contre le changement climatique
  • 50:35 est un exemple à suivre dans la lutte
  • 50:37 contre le changement climatique pour les communautés
  • 50:39 et pour les gouvernements partout dans le monde.
  • 50:42 Le Groupe de la Banque mondiale travaille avec Freetown
  • 50:44 et d'autres villes du monde entier
  • 50:46 pour aider à construire un avenir plus durable.
  • 50:49 Jetons un coup d'œil à certains de leurs projets.
  • 50:52 À quoi ressemblent les villes durables ?
  • 50:59 Quito construit son premier métro
  • 51:02 alimenté par électricité.
  • 51:05 Il couvrira 22 kilomètres en 34 minutes,
  • 51:08 transportera 400 000 personnes chaque jour.
  • 51:10 les rapprochera des emplois, de l'éducation
  • 51:12 et des soins de santé,
  • 51:14 réduira la pollution
  • 51:17 et deviendra la pierre angulaire de la ville
  • 51:20 Voici à quoi ressemblent les villes durables.
  • 51:27 Pour partager leurs idées
  • 51:28 sur la transformation des villes et des transports,
  • 51:31 Je suis accompagnée de Claudia Dobles Camargo,
  • 51:33 Première dame de la République du Costa Rica,
  • 51:36 Dr Yasmine Fouad, Ministre de l'environnement de l'Égypte,
  • 51:40 et Bryan Arbogast, directeur Eau,
  • 51:41 Assainissement et Hygiène
  • 51:43 à la Fondation Bill et Melinda Gates.
  • 51:45 Merci beaucoup à tous de vous joindre à nous.
  • 51:48 Ministre Fouad, pouvez-vous partager avec nous
  • 51:50 comment l'Égypte intègre les considérations climatiques
  • 51:52 dans les secteurs clés
  • 51:54 qui sont le moteur de l'économie du pays ?
  • 51:56 Merci beaucoup.
  • 51:57 C'est un plaisir de participer avec vous à ce panel,
  • 52:01 avec son Excellence le Ministre
  • 52:02 et son Excellence la Première dame du Costa Rica.
  • 52:06 [DR. YASMINE FOUAD ; MINISTRE DE L'ENVIRONNEMENT, ÉGYPTE] L'Égypte est passée par un très long processus d'intégration
  • 52:08 du changement climatique
  • 52:11 avec la lutte contre la pollution atmosphérique.
  • 52:14 Tout d'abord, la pollution de l'air
  • 52:16 et les répercussions économiques de la pollution de l'air,
  • 52:18 le coût et comment il affecte le PIB
  • 52:21 étaient nos principaux arguments
  • 52:23 présentés aux parties prenantes
  • 52:27 concernées rassemblées autour de la table,
  • 52:29 Principalement les secteurs de développement
  • 52:31 responsables de la majorité ces émissions.
  • 52:34 Certaines interventions ont eu un effet positif en Égypte,
  • 52:38 comme la ligne de métro,
  • 52:39 la réduction de la subvention carburant
  • 52:43 qui a été mise en place en 2017.
  • 52:45 Tout cela a contribué d'une manière ou d'une autre
  • 52:48 à la réduction la pollution de l'air.
  • 52:50 Pour le changement climatique,
  • 52:51 nous avons traversé un processus très long
  • 52:53 nous avons commencé par la mise en place
  • 52:56 d'un Conseil national pour le changement climatique,
  • 53:00 dirigé par le ministère de l'Environnement,
  • 53:03 après l'Accord de Paris
  • 53:06 par le Premier ministre.
  • 53:10 Nous avons lancé un projet pilote visant à étudier
  • 53:14 le lien entre la science et les politiques
  • 53:15 en développant notre propre
  • 53:17 cartographie d'adaptation et des vulnérabilités,
  • 53:21 où tous nos grands projets de changement de paradigme
  • 53:25 et de transformation
  • 53:27 seraiten inclus, et qui prévoirait la façon dont ces endroits,
  • 53:32 en particulier les nouvelles villes urbaines,
  • 53:35 seront affectés par le changement climatique.
  • 53:38 Troisièmement, nous travaillons main dans la main
  • 53:41 avec d'autres entités gouvernementales
  • 53:43 à la promotion de projets pilotes fructueux
  • 53:46 tels que les projets d'énergie renouvelable dans la ville.
  • 53:50 Benban est l'un d'entre eux.
  • 53:52 Nous avons un autre projet sur le gaz naturel
  • 53:54 et les conséquences du brûlage à l'air libre des déchets,
  • 53:59 en particulier dans les zones rurales.
  • 54:01 Un autre porte sur le transport durable et la transition au gaz naturel
  • 54:04 et aux véhicules électriques.
  • 54:06 Nous avons donc tellement d'exemples
  • 54:09 de petite, moyenne et grande envergure.
  • 54:14 Enfin, nous travaillons avec les jeunes
  • 54:17 au sein des universités
  • 54:19 sur des projets portants
  • 54:21 sur le changement climatique.
  • 54:23 Nous insérons la question du changement climatique
  • 54:25 de manière transversale
  • 54:26 dans les différents ministères, les finances
  • 54:30 et la planification.
  • 54:31 Ces deux ministères étaient les plus importants à nos yeux
  • 54:34 car le ministère de la Planification
  • 54:36 s'est joint à nous pour annoncer
  • 54:38 notre premier critère de durabilité environnementale :
  • 54:41 50 % de nos projets dans les trois prochaines années
  • 54:46 seront écologiques
  • 54:47 et tiendront compte des effets climatiques
  • 54:50 Deuxièmement, le ministère des Finances
  • 54:53 a annoncé la création d'obligations écologiques gouvernementales
  • 54:57 en Afrique et au Moyen-Orient
  • 54:59 axés sur les projets
  • 55:01 d'atténuation du changement climatique,
  • 55:03 notamment dans les secteurs de l'atténuation
  • 55:05 et des transports.
  • 55:06 Merci beaucoup.
  • 55:08 Merci d'avoir partager l'approche holistique
  • 55:10 que vous adoptez.
  • 55:11 Et Madame la Première Dame,
  • 55:13 pour rester sur le thème
  • 55:14 d'une approche économique
  • 55:16 Le Costa Rica prévoit de décarboniser son économie
  • 55:19 d'ici 2050.
  • 55:20 Comment le transport et la mobilité
  • 55:21 sont-ils pris en compte dans ce plan
  • 55:23 et comment répondre au besoin de mieux se reconstruire
  • 55:26 après la pandémie ?
  • 55:27 Ouais, merci pour l'invitation.
  • 55:29 Et c'est un honneur d'être ici avec mes co-panélistes.
  • 55:33 Lorsque le Costa Rica a lancé
  • 55:35 le plan national de décarbonisation en février 2019,
  • 55:39 ce n'est pas seulement notre carte d'action climatique
  • 55:43 mais c'est plutôt une stratégie de développement
  • 55:47 social-économique global.
  • 55:49 Nous nous attaquons
  • 55:51 à notre ADN costaricain,
  • 55:54 en ce sens où nous, Costaricains,
  • 55:56 sommes très sensibles à la nature,
  • 55:59 cela fait partie de notre histoire.
  • 56:01 C'est plan de développement socio-économique très ambitieux pour 2050 :
  • 56:08 avoir des émissions nettes nulles au Costa Rica.
  • 56:13 Pour vous donner un exemple
  • 56:15 en matière de transports,
  • 56:17 le Costa Rica a, je pense que c'est un trésor pour nous,
  • 56:22 fondé sa production d'électricité sur
  • 56:28 un modèle presque 100 % renouvelable.
  • 56:32 Notre électricité est donc déjà propre.
  • 56:36 Mais néanmoins, et ironiquement, d'un autre côté,
  • 56:40 quand on regarde notre production énergétique,
  • 56:44 elle est principalement fondée
  • 56:46 sur les combustibles fossiles.
  • 56:47 En y regardant de plus près,
  • 56:50 on se rend compte que c'est principalement dû
  • 56:53 au secteur des transports.
  • 56:56 Le secteur en est partiellement responsable,
  • 56:58 mais notre secteur des transports est le principal fautif.
  • 57:01 Nous sommes d'accord pour dire que c'est là qu'il nous faut investir.
  • 57:06 Nous voulons nous concentrer sur trois domaines principaux.
  • 57:09 Le premier, comment
  • 57:11 créer un système de transport intégré
  • 57:17 qui pourrait améliorer la qualité de vie
  • 57:19 de la plupart des Costaricains
  • 57:21 qui dépendent encore des transports en commun
  • 57:24 pour se déplacer.
  • 57:25 Deuxièmement, comment travailler
  • 57:28 avec les administrations locales,
  • 57:31 et ce à plusieurs niveaux,
  • 57:34 créer des infrastructures non motorisées à la mobilité?
  • 57:39 Faire du vélo, marcher, c'est élémentaire,
  • 57:43 mais nous ne nous y sommes pas intéresser
  • 57:45 depuis plusieurs décennies.
  • 57:47 Et comment intégrer cette infrastructure,
  • 57:49 qui est plus démocratique, qui est moins cher,
  • 57:53 à l'infrastructure motorisée
  • 57:55 pour créer un système intermodal?
  • 57:58 Et le troisième axe principal sur lequel nous travaillons
  • 58:02 en termes de transport et de mobilité
  • 58:04 est la transition énergétique sur le plan maritime :
  • 58:08 passer d'une flotte qui fonctionne aux énergies fossiles
  • 58:13 à une flotte propre, principalement électrique,
  • 58:15 qui fonctionne aux énergies renouvelables.
  • 58:17 Voilà donc les principaux domaines
  • 58:19 sur lesquels nous avons concentré nos efforts.
  • 58:22 Et jusqu'à présent, je dois dire
  • 58:24 que malgré la crise sanitaire
  • 58:29 nous avons fait d'énormes progrès.
  • 58:32 Je pense que ça a été très bien accueilli
  • 58:36 dans notre société.
  • 58:37 Je pense, encore une fois, que les Costaricains
  • 58:41 sont déjà sensibles à la nature.
  • 58:45 S'attaquer aux objectifs urbains est
  • 58:48 la suite logique.
  • 58:54 Merci beaucoup d'avoir partagé avec nous
  • 58:56 les projets et les réussites du Costa Rica.
  • 58:59 Changeons de sujet et passons
  • 59:01 à l'adaptation et à la résilience
  • 59:03 dans les villes et les transports.
  • 59:05 Brian, pouvez-vous nous en dire un peu plus
  • 59:07 sur le rôle de l'eau et de l'assainissement
  • 59:10 pour rendre les villes plus résilientes au climat
  • 59:12 et les rendre plus durables?
  • 59:14 Merci, Salina.
  • 59:16 Vous savez, je pense que la plupart des gens,
  • 59:17 lorsqu'ils pensent au changement climatique,
  • 59:19 pensent assez vite à l'eau,
  • 59:21 [BRIAN ARBOGAST ; DIRECTEUR DE EAU, ASSAINISSEMENT ET hYGIENE] et c'est parce que les chocs climatiques
  • 59:23 sont particulièrement visibles, [BRIAN ARBOGAST ; DIRECTEUR DE EAU, ASSAINISSEMENT ET hYGIENE]
  • 59:24 sont particulièrement visibles,
  • 59:25 les sécheresses, les inondations,
  • 59:27 les grosses tempêtes, les ouragans.
  • 59:30 Mais malheureusement, on pense beaucoup moins
  • 59:32 à l'assainissement.
  • 59:34 C'est dommage car les investissements
  • 59:36 dans des systèmes d'assainissement résilients,
  • 59:40 peuvent offrir un rendement économique très élevé,
  • 59:43 mais aussi un rendement social.
  • 59:45 Par exemple, dans les communautés où
  • 59:48 les pénuries d'eau sont croissantes,
  • 59:51 construire des systèmes de réseau traditionnels,
  • 59:54 de grandes planches d'égouts et des stations d'épuration
  • 59:58 qui nécessitent de grandes quantités d'eau et d'électricité,
  • 0:01 pour être maintenues en activité,
  • 0:04 je crains que 10 ans plus tard,
  • 0:07 cela ne soit pas un bon investissement.
  • 0:10 Heureusement, nos partenaires,
  • 0:12 y compris bien sûr la Banque mondiale,
  • 0:14 prouvent que les approches d'assainissement sans égouts
  • 0:16 peuvent être tout aussi efficaces
  • 0:18 pour offrir des services de qualité
  • 0:21 aux ménages.
  • 0:23 Nous cherchons à savoir ce qui est nécessaire
  • 0:28 pour fournir un assainissement inclusif
  • 0:31 à l'ensemble de la ville
  • 0:33 Par inclusif, on entend
  • 0:34 s'assurer que même les communautés
  • 0:36 les plus pauvres d'une ville
  • 0:37 reçoivent des services de qualité.
  • 0:40 Certaines villes vont être confrontées à un surplus d'eau
  • 0:43 d'autres villes à un manque d'eau.
  • 0:48 Un surplus d'eau peut également
  • 0:50 poser problème pour le système d'égouts.
  • 0:52 Les usines de traitement ont tendance à être situées
  • 0:55 juste à côté des océans et des rivières.
  • 0:57 Et toutes les stations de pompage sont également situées
  • 0:59 dans les zones inférieurs des villes.
  • 1:01 Ce type infrastructure est donc
  • 1:03 particulièrement vulnérable aux inondations,
  • 1:05 qu'elles soient dues
  • 1:06 à l'élévation du niveau de la mer,
  • 1:08 à des tempêtes plus fréquentes, à des fortes précipitations
  • 1:11 ou à une combinaison des trois.
  • 1:14 Les inondations causent des problèmes d'assainissement
  • 1:16 à tous les niveaux.
  • 1:17 C'est également problématique pour les latrines à fosse
  • 1:20 traditionnelles et les fosses septiques.
  • 1:21 Quand elles sont inondées,
  • 1:22 les agents pathogènes qu'elles renferment
  • 1:24 peuvent contaminer toute la communauté.
  • 1:26 C'est ce qui conduit à de nombreuses épidémies
  • 1:29 comme le choléra.
  • 1:30 Nous avons donc vraiment besoin d'innovations
  • 1:31 et de nouvelles solutions
  • 1:33 qui peuvent être plus résilientes même face aux inondations.
  • 1:36 Nous réfléchissons à améliorer pendant la reconstruction
  • 1:40 après la pandémie.
  • 1:41 J'espère que les décideurs et les urbanistes
  • 1:44 verront vraiment les aspects positifs
  • 1:46 de ces types de solutions résilientes.
  • 1:50 Merci beaucoup.
  • 1:51 Et en restant sur ce le thème de l'adaptation,
  • 1:54 madame la ministre Fouad,
  • 1:55 pouvez-vous nous en dire plus
  • 1:57 sur l'Adaptation Action Coalition ?
  • 1:59 Tant le rôle que l'Égypte entend y jouer,
  • 2:02 ainsi que le rôle que la coalition
  • 2:04 jouera en Afrique
  • 2:05 pour promouvoir les mesures d'adaptation.
  • 2:07 Merci beaucoup pour cette question.
  • 2:09 En fait, nous avons lancé ce processus
  • 2:12 de Coalition-Adaptation il y a deux ans.
  • 2:15 L'idée c'est que, de même que nous souhaitons élever les ambitions
  • 2:18 et fixer plus d'objectifs de matérialisation
  • 2:20 pour l'atténuation,
  • 2:22 nous avons les mêmes souhaits pour l'adaptation
  • 2:25 et la résilience,
  • 2:26 notamment concernant les moyens de mise en œuvre
  • 2:30 et la lutte contre les effets néfastes du changement climatique
  • 2:33 sur les communautés très vulnérables
  • 2:35 qui seront les plus affectées par les effets climatiques.
  • 2:39 À cet égard, le Royaume-Uni et l'Égypte ont lancé
  • 2:43 la Coalition pour l'adaptation et la résilience
  • 2:46 et nous étions vraiment heureux de voir
  • 2:50 plus de 120 pays, organisations
  • 2:54 et BMD rejoindre cette coalition,
  • 2:58 ce qui signifie un plus grand élan politique
  • 3:01 grâce à ce processus.
  • 3:03 Nous réunissons notre conseil et
  • 3:06 nos partenaires qui ont manifesté leur intérêt
  • 3:11 à rejoindre cette coalition
  • 3:12 pour concrétiser ce processus.
  • 3:16 L'idée de cette coalition est d'accélérer l'action
  • 3:20 vers une société qui s'adapte mieux,
  • 3:24 vers une communauté plus résiliente.
  • 3:28 Il est également impératif de mentionner que l'Égypte
  • 3:34 en dirigeant le Comité des chefs d'État africains
  • 3:37 pour le changement climatique,
  • 3:39 il y a cinq ans, lorsque notre président était à la tête
  • 3:43 du Comité des chefs d'État africains,
  • 3:45 a lancé les initiatives d'adaptation en Afrique.
  • 3:48 Nous voyons cela comme une chance unique
  • 3:51 de montrer que les pays africains
  • 3:54 travaillent ensemble, d'une même voix,
  • 3:59 au nom de l'Afrique.
  • 4:02 Il faut un élan supplémentaire et plus de travail
  • 4:07 pour donner vie à l'initiative d'adaptation en Afrique
  • 4:10 et ne plus simplement réinventer la roue.
  • 4:12 Je crois que ce dont on a le plus besoin en ce moment
  • 4:16 c'est un objectif global d'adaptation,
  • 4:20 pour travailler sur davantage de réformes politiques
  • 4:23 et de blocs d'investissement
  • 4:25 pour montrer la valeur ajoutée de l'adaptation,
  • 4:28 en particulier pour le secteur privé
  • 4:30 parce que ce n'est pas aussi clair
  • 4:32 que ça l'est pour l'atténuation.
  • 4:34 Et troisièmement, sensibiliser davantage
  • 4:37 sur les possibilités d'adaptation de la communauté locale
  • 4:42 qui peuvent être mises en œuvre.
  • 4:43 Et le mot clé pour cela,
  • 4:45 c'est de regarder l'approche écosystémique
  • 4:48 parce que cela ne vise pas seulement
  • 4:50 le changement climatique,
  • 4:52 mais c'est au coeur même
  • 4:55 de la durabilité,
  • 4:56 c'est-à-dire la biodiversité et la planète.
  • 4:58 Merci beaucoup.
  • 5:00 Merci beaucoup à tous les panélistes.
  • 5:02 J'ai vraiment apprécié mieux comprendre le potentiel énorme
  • 5:06 de cette seconde transformation avec vous.
  • 5:07 Merci.
  • 5:10 Réunions de printemps 2021
  • 5:13 Wah gwaan! Je suis Charmine Wright de Kingston, Jamaïque
  • 5:16 et vous regardez les réunions de printemps
  • 5:18 du FMI et du Groupe de la Banque mondiale.
  • 5:22 Si vous venez de nous rejoindre, bienvenue.
  • 5:24 Je suis Salina Abraham
  • 5:26 et nous discutons de trois transformations
  • 5:28 qui peuvent améliorer la santé des personnes
  • 5:31 et de la planète.
  • 5:31 Je vous rappelle que vous pouvez donner votre avis
  • 5:34 à tout moment
  • 5:35 en utilisant le hashtag #GreenRecoveryWBG.
  • 5:38 Nous vous invitons également à répondre à notre sondage.
  • 5:42 La question est la suivante :
  • 5:44 D'ici 2050, pensez-vous que le développement inclusif,
  • 5:46 résilient et écologique
  • 5:48 sera A, atteint, B, en cours mais pas terminé
  • 5:53 ou C, encore un objectif lointain ?
  • 5:57 Vous pouvez répondre sur World Bank Live et rejoindre Sri Sridhar
  • 6:01 pour les résultats de ce sondage juste après l'événement.
  • 6:04 Elle posera également certaines de vos questions
  • 6:06 à Mari Pangestu,
  • 6:07 Directrice générale de la politique de développement
  • 6:09 et des partenariats à la Banque mondiale,
  • 6:11 et à la vice-présidente et directrice des opérations de l'IFC,
  • 6:15 Stephanie Von Friedeburg.
  • 6:17 Alors n'hésitez pas à poser vos questions
  • 6:18 en utilisant le chat en direct.
  • 6:19 Nos experts y répondront également
  • 6:22 tout au long de l'événement et par la suite.
  • 6:25 L'amélioration des systèmes agricoles et alimentaires
  • 6:27 pourrait générer de meilleurs revenus
  • 6:29 et aider à sortir beaucoup de personnes de la pauvreté.
  • 6:32 Mais les pratiques agricoles d'aujourd'hui
  • 6:34 ne sont pas durables
  • 6:35 et contribuent à des émissions élevées
  • 6:37 et à la destruction de nos forêts,
  • 6:39 de nos sols, de notre eau et de la biodiversité.
  • 6:42 L'agriculture est également profondément vulnérable
  • 6:45 au changement climatique.
  • 6:46 La hausse des températures
  • 6:47 ou les changements de conditions météorologiques
  • 6:49 vont avoir des répercussions énormes sur la sécurité alimentaire.
  • 6:52 Nous avons demandé à Kitty Van Der Heijden,
  • 6:54 directrice générale de la coopération internationale
  • 6:57 au ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas,
  • 7:00 comment transformer
  • 7:02 les systèmes d'alimentation et les modes d'exploitation des sols
  • 7:04 Réunions de printemps 2021
  • 7:07 Mesdames et messieurs, nous ne sommes pas sur la bonne voie
  • 7:09 pour atteindre soit les ODD,
  • 7:10 les objectifs climatiques de Paris.
  • 7:12 Le monde est confronté à des crises en cascade
  • 7:15 qui incluent désormais la COVID
  • 7:16 et une multitude de conflits.
  • 7:18 Nous allons devoir nous efforcer, pendant les années à venir
  • 7:20 à réaliser des changements systémiques de l'énergie,
  • 7:22 de la gestion de l'eau,
  • 7:23 de l'utilisation des terres et l'agriculture.
  • 7:25 2021 nous offre encore cette chance
  • 7:27 avec une série de sommets mondiaux.
  • 7:30 Observons les systèmes alimentaires,
  • 7:32 reconnaissons que l'accès à une alimentation suffisante
  • 7:35 saine et nutritive
  • 7:36 est un droit pour tous, indépendemment
  • 7:39 de votre lieu de vie et de vos revenus.
  • 7:41 Nous avons fait d'énormes progrès
  • 7:44 au cours des 50 dernières années.
  • 7:46 Mais malheureusement, l'histoire ne s'arrête pas là.
  • 7:49 L'agriculture contribue également
  • 7:51 à la forte dégradation de la biodiversité et de la santé des sols
  • 7:54 et est un contributeur majeur
  • 7:56 aux émissions de gaz à effet de serre.
  • 7:58 Nous avons encore près de 700 millions de personnes
  • 8:01 qui se couchent le ventre vide,
  • 8:02 et pourtant, en même temps, nous sommes confrontés
  • 8:05 à une épidémie d'obésité sans précédent.
  • 8:07 Évidemment le changement climatique
  • 8:10 et la COVID aggravent ces tendances.
  • 8:12 Et pourtant, nous n'avons que neuf ans
  • 8:14 pour atteindre ces ODD.
  • 8:16 Neuf ans pour parvenir à un changement systémique afin
  • 8:19 de garantir que la production alimentaire et la nourriture
  • 8:22 ne sont plus un problème, mais bien une solution.
  • 8:25 Pendant ces années, il nous faudra investir davantage
  • 8:28 dans des systèmes alimentaires écologiques, résilients et
  • 8:31 inclusifs qui auront des conséquences bien meilleures sur la santé.
  • 8:34 Nous avons besoin d'une approche intégrée
  • 8:37 rassemblant agriculture, alimentation, nature
  • 8:40 et action climatique.
  • 8:41 Pour ce faire, il faut que l'ensemble
  • 8:43 des acteurs soit impliqués
  • 8:45 évidemment, y compris le secteur privé.
  • 8:47 Maintenant, j'attends de la Banque mondiale
  • 8:50 et de l'IFC qu'ils relèvent ce défi,
  • 8:51 qu'ils amènent leurs connaissances,
  • 8:54 leur financement et leur pouvoir de rassemblement.
  • 8:57 J'invite la banque à utiliser ces actifs
  • 8:59 pour former des partenariats internationaux
  • 9:01 visant à un changement plus systémique.
  • 9:03 Parce que s'ils ne le font pas, qui le fera ?
  • 9:07 Et si nous ne le faisons pas maintenant, alors quand ?
  • 9:11 Merci.
  • 9:12 La transformation de l'agriculture soit s'attaquer
  • 9:15 à la fois à l'atténuation et à l'adaptation.
  • 9:17 Voyons comment l'agriculture climato-intelligente
  • 9:20 peut améliorer les moyens de subsistance.
  • 9:22 Quel est l'avenir des systèmes alimentaires?
  • 9:29 En Ouganda, la modélisation du climat
  • 9:31 a identifié le meilleur endroit où cultiver du café.
  • 9:33 Ajouter de l'ombre peut changer le micro climat.
  • 9:39 La réduction des températures de 2 à 5°C
  • 9:44 améliore la qualité des cultures
  • 9:46 et génère de meilleurs revenus pour les agriculteurs
  • 9:49 et un avenir prospère.
  • 9:52 Voici à quoi ressemble l'avenir des systèmes alimentaires.
  • 9:59 Pour discuter de l'avenir des systèmes alimentaires,
  • 10:02 je suis ravie d'accueillir aujourd'hui le troisième
  • 10:05 et dernier panel de notre événement.
  • 10:06 Dr. Agnes Kalibata, envoyée spéciale des Nations Unies
  • 10:10 pour le sommet sur les système alimentaire 2021.
  • 10:12 Sulton Rakhimzoda est le président du comité exécutif
  • 10:16 du Fonds international pour la sauvegarde de la mer d'Aral.
  • 10:19 Et le Dr Gunhild Stordalen est le fondateur de EAT,
  • 10:22 qui se concentre sur le lien entre les problèmes de climat,
  • 10:25 de santé et de durabilité.
  • 10:26 Merci tout le monde.
  • 10:28 Mme Kalibata, en tant que fille d'agriculteur
  • 10:30 et ancienne ministre de l'Agriculture de votre pays,
  • 10:33 le Rwanda,
  • 10:34 vous connaissez le vécu des petits exploitants agricoles.
  • 10:38 Quelles sont leurs principales préoccupations aujourd'hui ?
  • 10:40 Merci pour cette question et merci de m'avoir invitée.
  • 10:44 Les petits agriculteurs sont des entreprises.
  • 10:47 Ils ont besoin de moyens de subsistance
  • 10:49 comme chacun d'entre nous qui travaillons
  • 10:52 dans une entreprise ou une autre.
  • 10:54 Alors parfois on oublie
  • 10:55 qu'ils doivent envoyer leurs enfants à l'école,
  • 10:57 gagner de l'argent
  • 10:59 et qu'ils ont besoin d'une certaine sécurité financière
  • 11:01 pour leurs familles.
  • 11:02 Les principaux facteurs qui les concernent
  • 11:04 interfèrent avec leur capacité
  • 11:06 à gagner leur vie grâce à l'agriculture.
  • 11:08 Tout d'abord, et c'est primordial dans la région
  • 11:11 où je vis,
  • 11:13 le changement climatique.
  • 11:15 L'Afrique commençait à se remettre
  • 11:17 de tout ce qu'elle a traversé,
  • 11:20 les défaillances d'exploitation,
  • 11:23 les défaillances du secteur agricole.
  • 11:25 Nous commençons à voir d'énormes progrès.
  • 11:28 Aujourd'hui, avec le changement climatique,
  • 11:30 les agriculteurs ne savent pas quand il pleuvra.
  • 11:32 Quand il pleut,
  • 11:33 ils ne savent pas combien de temps ça durera,
  • 11:36 ou si la pluie emportera tout sur son passage.
  • 11:38 Je me souviens d'une situation
  • 11:39 où je faisais affaire avec une compagnie d'assurance
  • 11:41 et ils m'ont dit:
  • 11:42 "Eh bien, ces agriculteurs ne peuvent pas être remboursés
  • 11:44 parce qu'ils n'ont pas fait ce qu'ils étaient censés faire."
  • 11:46 Et j'ai dit: "Qu'est-ce qu'ils étaient censés faire?"
  • 11:49 "Ils étaient censés planter
  • 11:50 parce qu'il a plu à nouveau après."
  • 11:51 Alors j'ai dit: "Après combien d'échecs?"
  • 11:54 "Trois." Alors après trois échecs,
  • 11:55 les agriculteurs ont-ils des semences?
  • 11:58 Le changement climatique est donc la menace numéro un
  • 12:01 des agriculteurs.
  • 12:04 Sans le changement climatique,
  • 12:06 ou en l'absence de changement climatique, quand tout va bien,
  • 12:09 les marchés doivent être en place et accessibles.
  • 12:13 Les agriculteurs ne recherchent
  • 12:15 d'autres formes de soutien.
  • 12:17 Comme je l'ai dit, ce sont des entreprises.
  • 12:19 Ils veulent pouvoir produire et vendre leurs produits.
  • 12:22 Ils veulent pouvoir avoir un environnement équitable
  • 12:24 où ils peuvent participer.
  • 12:25 Encore une fois, pour beaucoup de ces petits exploitants
  • 12:29 les marchés et bien d'autres éléments nécessaires
  • 12:32 au bon fonctionnement des marchés,
  • 12:34 pour qu'ils puissent prendre part aux marchés,
  • 12:36 ne fonctionnent pas.
  • 12:37 Les problèmes qui touchent
  • 12:38 les petits exploitants agricoles
  • 12:40 ne peuvent pas être résolus à leur niveau.
  • 12:43 Ils doivent être résolus à un niveau supérieur.
  • 12:45 C'est pourquoi nous investissons dans la facilité de faire
  • 12:47 des affaires afin que les entreprises puissent survivre.
  • 12:49 Et la Banque mondiale,
  • 12:51 agit beaucoup en ce sens.
  • 12:53 C'est pourquoi nous investissons dans le renforcement
  • 12:55 des capacités des gouvernements,
  • 12:56 afin qu'ils puissent être en mesure de livrer les systèmes
  • 12:58 et les écosystèmes qui soutiennent les agriculteurs.
  • 13:01 Donc, ce qui préoccupe les agriculteurs,
  • 13:03 c'est la capacité à accéder aux services
  • 13:05 qui feront croître leurs entreprises.
  • 13:07 Tout comme vous et moi,
  • 13:09 Nous vivrons grâce aux services pour
  • 13:10 absolument tout, pour évoluer.
  • 13:13 Les agriculteurs veulent que cet environnement commercial
  • 13:15 fonctionne également.
  • 13:16 Voici les trois facteurs primoridaux
  • 13:17 pour en faire des entreprises viables,
  • 13:20 comme elles devraient l'être.
  • 13:22 Merci.
  • 13:23 Merci beaucoup.
  • 13:24 Merci d'avoir mis ces principales préoccupations en avant.
  • 13:27 Et j'espère que nous y reviendrons
  • 13:28 au cours de cette discussion.
  • 13:30 Et maintenant, je veux passer à M. Sulton Rakhimzoda.
  • 13:33 M. Rakhimzoda, l'Asie centrale en tant que sous-région
  • 13:36 a subi d'énormes conséquences climatiques
  • 13:38 en raison de problèmes environnementaux
  • 13:42 dans le bassin de la mer d'Aral.
  • 13:43 Quels sont, selon vous, les plus grandes difficultés climatiques
  • 13:46 que rencontrent les pays d'Asie centrale à l'heure actuelle ?
  • 13:48 Et comment des organisations comme la vôtre
  • 13:51 aident-elles ces pays à trouver
  • 13:52 un équilibre entre la sécurité alimentaire et hydrique future,
  • 13:56 une demande énergétique croissante
  • 13:57 et des objectifs environnementaux?
  • 13:59 Merci, merci pour cette présentation et votre question.
  • 14:02 L'Asie centrale est très concernée
  • 14:04 par les effets du changement climatique.
  • 14:06 La température de la région a augmenté
  • 14:07 de 0,5°C ces 50 dernières années.
  • 14:13 Nous connaissons de plus en plus de sécheresses, des inondations
  • 14:16 et d'autres catastrophes liées à l'eau,
  • 14:18 qui sont un véritable fardeau pour les pays de la région
  • 14:21 et qui entravent leurs efforts
  • 14:23 pour parvenir à un développement durable.
  • 14:25 La plus grande difficulté demeure la sécurité de l'eau.
  • 14:29 Dans les années 1960,
  • 14:30 la disponibilité en eau par habitant dans la région
  • 14:33 était de 84 000 m3 par habitant.
  • 14:37 Aujourd'hui, elle est d'environ 2 000 m3.
  • 14:40 Avec les tendances actuelles,
  • 14:42 elle descendra à 1 000 m3 par habitant en 2040,
  • 14:46 et l'eau sera considérée comme rare dans la région.
  • 14:48 Cela affectera potentiellement l'équilibre
  • 14:51 eau-alimentation-énergie dans la région.
  • 14:53 Comment relever ce défi ?
  • 14:56 Surveillance, gestion et utilisation plus efficaces
  • 14:59 des ressources en eau.
  • 15:00 Comment y parvenir?
  • 15:01 Grâce à des efforts coordonnés et collaboratifs
  • 15:04 et une meilleure coopération ainsi qu'une augmentation
  • 15:07 du financement et des investissements
  • 15:10 pour le renforcement des capacités
  • 15:12 et les infrastructures hydrauliques
  • 15:14 y compris la capacité de stockage polyvalente
  • 15:17 pour relever les difficultés de production énergétique en hiver
  • 15:21 et d'irrigation en été,
  • 15:23 qui est devenue plus évidente maintenant.
  • 15:25 L'IFSAS fournit une plateforme politique et technique
  • 15:29 aux pays d'Asie centrale
  • 15:31 pour qu'ils puissent discuter de ces questions et trouver un moyen
  • 15:34 pour avancer en coopération.
  • 15:36 Dans cette optique, l'IFSAS travaille également
  • 15:39 sur l'attraction de fonds et d'investissements
  • 15:41 pour aider les pays de la région à affronter ces difficultés.
  • 15:45 Par exemple, grâce aux projets de la Banque mondiale,
  • 15:48 nous améliorons le système de surveillance de l'eau
  • 15:51 et modernisons les systèmes hydrométriques
  • 15:54 dans la région de l'Asie centrale
  • 15:56 et nous renforçons le dialogue entre les pays et les secteurs
  • 16:00 en impliquant également les parlementaires
  • 16:03 dans ce processus.
  • 16:04 Et nous sommes très reconnaissants à la Banque mondiale
  • 16:06 pour ce type de soutien.
  • 16:08 Merci.
  • 16:09 Et je veux ajouter,
  • 16:10 les systèmes alimentaires ne se croisent pas seulement
  • 16:11 avec les demandes en eau, en énergie et en environnement
  • 16:15 mais ils s'entrecroisent aussi avec la santé et la nutrition.
  • 16:18 Docteure Stordalen, vous êtes à la fois médecin
  • 16:21 et défenderesse du développement durable.
  • 16:23 Vous avez beaucoup parlé du lien entre la santé des populations
  • 16:26 et la santé de notre planète.
  • 16:28 Comment voyez-vous le chevauchement
  • 16:30 entre ces deux domaines
  • 16:32 et que pouvons-nous faire
  • 16:33 pour concilier nutrition et durabilité?
  • 16:35 Merci et c'est formidable d'être ici.
  • 16:38 Donc sur une planète épuisable
  • 16:40 avec près de 8 milliards d'habitants
  • 16:43 qui passera à 10 milliards d'ici le milieu du siècle,
  • 16:47 nous savons que nous ne pouvons avoir
  • 16:51 une population en bonne santé
  • 16:52 sans une planète en bonne santé.
  • 16:54 Et la nourriture est vraiment au croisement des deux,
  • 16:59 plus que tout autre sujet, je dirais.
  • 17:02 Premièrement, la production et la consommation alimentaire
  • 17:05 sont désormais le principal moteur
  • 17:07 de la destruction environnementale mondiale.
  • 17:10 Et d'un autre côté, l'alimentation tuent maintenant
  • 17:13 près de 11 millions de personnes chaque année
  • 17:16 ce qui est plus que l'alcool, le tabac, les drogues
  • 17:19 et les rapports sexuels non protégés combinés.
  • 17:22 Le seul moyen de vraiment concilier nutrition et durabilité,
  • 17:29 c'est de transformer nos systèmes alimentaires,
  • 17:31 C'est-à-dire, faire évoluer notre production
  • 17:34 et nos moyens de production
  • 17:36 arrêter de gaspiller et de passer à une alimentation saine
  • 17:39 et beaucoup plus riche en plantes.
  • 17:42 Merci d'avoir brossé le tableau
  • 17:43 de ce futur système alimentaire
  • 17:45 sur les aspects des choix et de l'égalité.
  • 17:47 Alors M. Rakhimzoda,
  • 17:50 quelle est votre vision
  • 17:51 pour une utilisation plus efficace
  • 17:53 et plus résiliente au climat des ressources en terres
  • 17:55 et en eau dans la région d'Asie centrale,
  • 17:57 afin de pouvoir améliorer à la fois la productivité agricole
  • 18:00 et la durabilité écologique ?
  • 18:03 Merci pour cette question.
  • 18:05 L'agriculture est très importante pour notre région,
  • 18:08 pour l'Asie centrale.
  • 18:09 Non seulement en raison des aspects économiques,
  • 18:11 mais aussi à cause de sa valeur sociale.
  • 18:13 Elle génère environ 25 % du PIB régional
  • 18:16 et contribue à la sécurité alimentaire.
  • 18:19 Elle emploie également environ 60 % de la population rurale.
  • 18:23 Et on s'attend à ce que les facteurs de stress climatiques
  • 18:25 accentuent encore les pertes agricoles et environnementales
  • 18:30 si des actions coordonnées ne sont pas prises.
  • 18:33 Améliorer la gestion des ressources en eau
  • 18:35 aux niveaux national et régional,
  • 18:36 c'est primordial pour relever ce défi.
  • 18:39 La première réforme
  • 18:40 sera d'améliorer les fondements juridiques
  • 18:43 et les arrangements institutionnels
  • 18:45 afin d'accroître l'efficacité
  • 18:48 et l'efficience dans l'exécution de son mandat
  • 18:51 ainsi que d'explorer l'expansion d'un mandat diversifié
  • 18:55 pour s'attaquer plus largement
  • 18:57 au problème de l'interdépendance régionale à l'eau,
  • 18:59 aux problèmes alimentaires, énergétiques,
  • 19:02 environnementaux et de résilience climatique.
  • 19:04 L'utilisation plus efficace et résiliente au climat
  • 19:07 des ressources en terres et en eau
  • 19:09 pour améliorer la productivité agricole,
  • 19:12 la durabilité environnementale et la production d'énergie
  • 19:16 sera définitivement au cœur de la réforme.
  • 19:18 Et la première réforme, comme toute autre réforme,
  • 19:24 est un processus long et compliqué
  • 19:28 qui nécessitera beaucoup de ressources,
  • 19:31 ressources en temps, ressources financières,
  • 19:34 ressources techniques,
  • 19:35 et même des ressources humaines.
  • 19:37 Nous espérons que grâce aux efforts coordonnés
  • 19:39 des gouvernements de la région de l'Asie centrale
  • 19:41 et par le soutien de nos partenaires internationaux,
  • 19:45 nous pourrons mettre en œuvre cette réforme avec succès.
  • 19:49 Merci.
  • 19:50 Merci beaucoup.
  • 19:52 Et enfin, je voudrais revenir sur la question de la justice
  • 19:55 mentionnée par Mme Kalibata.
  • 19:56 Alors, Dr Stordalen, comment pouvons-nous créer
  • 19:59 des régimes alimentaires durables et nutritifs
  • 20:01 plus abordable et accessible
  • 20:03 aux consommateurs à faible revenu du monde entier?
  • 20:05 Merci.
  • 20:06 Je veux dire, c'est une grande question
  • 20:08 et l'un des plus grands défis
  • 20:10 auxquels nous sommes confrontés,
  • 20:12 mais une chose que je veux énoncer aussi fermement
  • 20:17 que possible c'est ceci:
  • 20:19 Rien ne justifie intrinsèquement qu’un aliment sain
  • 20:23 coûte plus cher qu’un aliment qui ne l’est pas.
  • 20:26 Prenons l'exemple de quelques carottes fraîches
  • 20:29 contre un cornet de frites.
  • 20:31 Et nous devons nous rappeler que le prix au consommateur
  • 20:34 est le reflet de l'économie politique actuelle de l'alimentation,
  • 20:40 y compris les politiques actuellement en place,
  • 20:42 y compris les subventions à certains produits,
  • 20:45 mais pas à d'autres.
  • 20:47 L'absence de réglementation appropriée sur le marché
  • 20:50 les pratiques des grands acteurs
  • 20:53 de la chaîne de valeur alimentaire, etc. etc.
  • 20:55 Agnès a déjà mentionné les coûts cachés massifs
  • 21:00 du système alimentaire
  • 21:01 et nous devons commencer à internaliser ces coûts
  • 21:05 et la véritable comptabilité analytique,
  • 21:06 c'est quelque chose dont nous devons commencer à parler.
  • 21:08 Nous devons également prendre conscience
  • 21:11 que les risques liés à la part d'investissement,
  • 21:15 par exemple, l'élevage industriel,
  • 21:17 est aussi mauvais que les centrales électriques au charbon
  • 21:20 pour la planète.
  • 21:22 Et je dirais que c'est aussi risqué pour les investisseurs.
  • 21:26 Un autre facteur très important, c'est que jusqu'à présent,
  • 21:30 la nourriture appartiennait en grande partie
  • 21:33 aux ministères de l'agriculture
  • 21:35 tandis que les ministères de la santé, par exemple,
  • 21:37 ont été confrontés aux problèmes de santé,
  • 21:41 mais ils n'ont pas vraiment abordé sa cause principale,
  • 21:44 qui est la nourriture.
  • 21:45 Et les ministres de l'environnement n'ont, je dirais,
  • 21:48 pas pris les mesures nécessaires la plupart du temps
  • 21:51 quand il s'agissait de ces questions.
  • 21:53 Il en va de même pour les ministères des finances,
  • 21:55 malgré les énormes gains économiques et fiscaux
  • 21:58 qui pourraient être réalisés
  • 22:00 si nous mettons en place des politiques
  • 22:02 et des mesures d'incitations adaptées à l'alimentation.
  • 22:05 Mais la bonne nouvelle,
  • 22:08 c'est que nous pouvons changer tout cela.
  • 22:10 La science a montré
  • 22:12 qu'il était possible de produire
  • 22:14 des aliments sains, de manière durable
  • 22:16 à la fois abordables et accessibles.
  • 22:19 Et c'est possible dans le monde entier,
  • 22:22 parce que les politiques peuvent changer
  • 22:25 et avec les politiques,
  • 22:26 il en sera de même pour les marchés
  • 22:27 tels que nous les connaissons aujourd'hui,
  • 22:29 et parce que nous remarquons enfin
  • 22:32 une bien plus grande attention portée sur l'alimentation
  • 22:35 dans les différents secteurs
  • 22:37 dans de nombreux pays du monde.
  • 22:39 Selon moi,
  • 22:41 le Sommet des Nations Unies
  • 22:44 sur les systèmes alimentaires que dirigera Agnès
  • 22:46 dans le courant de l'année
  • 22:48 est une chance énorme pour nous tous
  • 22:51 d'aider à générer et à mettre en place
  • 22:54 des solutions réelles et révolutionnaires
  • 22:56 qui peuvent être transformatrices
  • 22:59 si elles sont mises en œuvre.
  • 23:01 Et aussi pour prendre des engagements fermes
  • 23:04 et agir en fonction.
  • 23:05 Bien sûr, nous aurons besoin de coalition,
  • 23:08 des coalitions multipartites,
  • 23:10 qui transformeront ces solutions en réalité.
  • 23:13 C'est là, je suppose que vous tous,
  • 23:16 dans cette salle virtuelle entrez en jeu
  • 23:18 et je vous le dis,
  • 23:19 et je suis sûr qu'Agnès est d'accord là-dessus,
  • 23:21 nous avons besoin de vous tous, alors rejoignez-nous.
  • 23:23 Et un dernier point, si vous me le permettez.
  • 23:26 Je pense que nous devons mettre dans nos cœurs
  • 23:31 et nos esprits
  • 23:32 que la nourriture qui détruit la santé et la planète
  • 23:37 devraient être abolis en 2021.
  • 23:38 C'est totalement inacceptable.
  • 23:40 Les gens ont droit à de la nourriture et les gens
  • 23:44 ont le droit d'être protégés des dangers.
  • 23:47 Nous devons maintenant joindre les deux
  • 23:51 et publier une maxime puissante pour un avenir sûr
  • 23:56 pour toute l'humanité sur la planète terre,
  • 23:59 qui est le droit humain à une alimentation saine et durable.
  • 24:04 Merci.
  • 24:05 Merci beaucoup de nous donner l'inspiration, les conseils,
  • 24:09 et l'espoir que cette transition est possible
  • 24:11 et à notre portée.
  • 24:12 Merci à nos panélistes d'avoir contribués à cette session.
  • 24:16 Réunions de printemps 2021
  • 24:18 Revenons à cette conférence des Nations Unies sur le climat
  • 24:21 à la fin de cette année, la COP26.
  • 24:24 Nous allons maintenant entendre deux autres
  • 24:26 champions du climat, nous parler de leurs priorités.
  • 24:29 Le financement climatique
  • 24:30 est primordial cette année [DOMINIQUE SOURIS ; CO-FONDATRICE ET DIRECTRICE GENERALE, YOUTH CLIMATE LAB, OTTAWA, CANADA]
  • 24:32 parce que nous ne sommes pas sur la bonne voie
  • 24:33 pour reconstruire en mieux
  • 24:34 et atteindre nos objectifs climatiques.
  • 24:35 L'année dernière, 14,6 billions de dollars
  • 24:38 de dépenses ont été annoncées
  • 24:40 par les plus grandes économies du monde,
  • 24:42 mais seulement 2,5 % ont été attribuées à l'écologie.
  • 24:45 C'est insuffisant, mais cela constitue aussi un abandon des jeunes
  • 24:48 surtout dans les communautés déjà rendues vulnérables.
  • 24:51 Les jeunes sont confrontés à des niveaux sans précédent
  • 24:53 de chômage et à l'aggravation des effets climatiques.
  • 24:56 Le financement climatique peut bien sûr corriger ça.
  • 24:59 Le moment est venu d'investir dans la jeunesse
  • 25:02 car des investissements bien placés dans leurs solutions,
  • 25:05 dans l'éducation, le renforcement des compétences
  • 25:07 et la création d'emplois écologiques
  • 25:08 peut transformer les communautés
  • 25:10 et reconstruire les économies
  • 25:11 vers un futur net zéro plus juste.
  • 25:15 L'adaptation est essentielle pour réussir cette année,
  • 25:18 car, comme nous l'avons vu avec la pandémie actuelle [JOYCE NAJM MENDEZ ; ÉTUDIANTE EN DURABILITÉ ET PLANIFICATION ADAPTATIVE]
  • 25:21 L'interaction entre l'homme et la faune doit changer,
  • 25:24 la protection des forêts doit changer
  • 25:26 afin de parvenir à une véritable reprise transformatrice.
  • 25:29 Nous avons également vu
  • 25:31 que nous atteignons plusieurs limites planétaires.
  • 25:33 Le changement climatique est donc notre réalité
  • 25:36 et l'adaptation au climat nous offre une opportunité
  • 25:39 de renforcer l'intelligence collective au niveau local,
  • 25:43 de la perspective globale à la réalité locale.
  • 25:47 Comme nous l'avons fait à la frontière du Brésil,
  • 25:49 du Paraguay et de l'Argentine.
  • 25:51 Un projet de résilience axé sur la nature.
  • 25:53 Nous avons créé la loi forestière municipale
  • 25:56 ou la loi forestière atlantique
  • 25:58 afin d'intégrer notre région au niveau national,
  • 26:02 permettant des investissements
  • 26:04 et des fonds nationaux et internationaux
  • 26:07 pour la protection de la biodiversité.
  • 26:12 Nous voyons qu'ils ont créé
  • 26:14 une société plus résiliente.
  • 26:17 Je suis Said Hakimi, à Rabat, Maroc,
  • 26:20 et vous regardez les réunions de printemps 2021
  • 26:22 du FMI et du Groupe de la Banque mondiale.
  • 26:24 Pour notre dernier sujet de conversation, continuons avec la COP26.
  • 26:28 avec le président de la conférence de cette année
  • 26:30 Avant de l'écouter,
  • 26:32 je vous rappelle que vous pouvez
  • 26:33 partager vos réflexions sur cet événement
  • 26:35 avec le hashtag #GreenRecoveryWBG.
  • 26:38 Nos experts répondent également à vos questions dans le chat
  • 26:41 dès maintenant sur live.worldbank.org.
  • 26:45 Pendant que vous y êtes,
  • 26:46 vous pouvez également voter pour votre question préférée.
  • 26:48 Nous poserons certaines des plus populaires
  • 26:51 à Mari Pangestu, directrice générale de la politique
  • 26:53 et des partenariats de la Banque mondiale
  • 26:55 et à Stephanie von Friedeburg,
  • 26:57 vice-présidente et directrice des opérations à l'IFC,
  • 27:00 juste ici après cet événement.
  • 27:03 Alors que la Conférence des Nations Unies
  • 27:04 sur le climat de cette année
  • 27:05 qui devrait avoir lieu à Glasgow, en Écosse, en novembre 2021,
  • 27:11 nous avons demandé au président de la COP26, Alok Sharma,
  • 27:14 ce qui ferait de cette conférence, une réussite.
  • 27:20 Ministres, gouverneurs, amis,
  • 27:21 c'est un plaisir d'être avec vous aujourd'hui
  • 27:24 et merci au Président Malpass pour son aimable invitation.
  • 27:28 Depuis environ 75 ans,
  • 27:29 la Banque mondiale soutient des pays du monde entier
  • 27:33 pour sortir de la crise,
  • 27:35 pour mettre fin à l'extrême pauvreté,
  • 27:38 accroître et partager la prospérité
  • 27:40 et se développer durablement.
  • 27:43 Aujourd'hui, il est absolument évident
  • 27:47 que la lutte contre la crise climatique
  • 27:49 est primordiale pour atteindre ces objectifs.
  • 27:53 Les océans se réchauffent, les tempêtes s'intensifient
  • 27:56 et pourtant nous sommes loin d'atteindre
  • 27:59 les objectifs de l'Accord de Paris.
  • 28:01 Et à moins d'agir maintenant,
  • 28:03 le coût humain, économique et environnemental
  • 28:06 éclipsera tout ce que l'humanité a vu auparavant.
  • 28:10 Nous savons que les économies vertes
  • 28:13 sont d'énormes opportunités
  • 28:15 pour la croissance et le développement,
  • 28:17 que ce soit grâce à une énergie propre et bon marché,
  • 28:19 la résilience des infrastructures,
  • 28:21 voire la création d'emplois.
  • 28:22 Les études démontrent que les énergies renouvelables
  • 28:25 peuvent créer plus d'emplois que les combustibles fossiles.
  • 28:28 Nous devons donc agir maintenant et saisir ces opportunités
  • 28:32 et mettre le monde sur la bonne voie
  • 28:34 pour faire de l'Accord de Paris une réalité.
  • 28:36 Créer un monde propre et résilient,
  • 28:39 un monde durable et prospère,
  • 28:42 ce sont mes objectifs en tant que président de la COP26.
  • 28:46 Agir dans les trois domaines
  • 28:47 dont vous avez discuté aujourd'hui
  • 28:48 et sur la nature, plus largement, est essentielle,
  • 28:51 c'est pourquoi un objectif clé
  • 28:52 de la présidence britannique de la COP26
  • 28:54 est de construire une collaboration internationale
  • 28:56 en particulier autour de l'énergie propre,
  • 28:59 des transports propres et de la nature
  • 29:02 et obtenir des financements
  • 29:03 pour l'action climatique en est un autre.
  • 29:06 Particulièrement pour les pays en développement.
  • 29:08 C'est pourquoi en mars,
  • 29:09 j'ai réuni des ministres et des institutions
  • 29:12 y compris, bien sûr, la Banque mondiale,
  • 29:14 pour rechercher des solutions en matière de financement.
  • 29:17 En tant que leader au sein de la communauté internationale,
  • 29:19 le rôle de la Banque est absolument crucial,
  • 29:23 et je salue son engagement à consacrer un tiers de ses prêts
  • 29:25 à l'action climatique.
  • 29:27 J'applaudis sa décision de consacrer la moitié
  • 29:30 de son financement climatique à l'adaptation.
  • 29:32 Mais en cette année critique,
  • 29:34 l'année de la COP26
  • 29:35 et d'un nouveau plan d'action sur le changement climatique,
  • 29:38 j'exhorte la Banque mondiale à aller plus loin :
  • 29:41 accroître le soutien aux pays
  • 29:43 pour s'éloigner des combustibles fossiles
  • 29:45 et créer un plan clair visant à éliminer progressivement
  • 29:48 le soutien de la banque à leur égard.
  • 29:50 Avec d'autres banques mondiales de développement
  • 29:52 signer une déclaration commune sur la nature à la COP26.
  • 29:56 Tous les gouvernements doivent développer
  • 29:58 des plans d'adaptation ambitieux
  • 29:59 et fixer des objectifs de réduction des émissions,
  • 30:01 puis les assortir de contributions déterminées,
  • 30:03 et les placer au cœur
  • 30:04 des stratégies nationales d'investissement.
  • 30:08 Et les banques mondiales doivent les soutenir.
  • 30:11 Enfin, j'exhorte les pays
  • 30:12 à planifier des rétablissements résilients verts,
  • 30:15 et encore une fois que la Banque les soutienne.
  • 30:17 C'est absolument vital.
  • 30:20 Des institutions du monde entier,
  • 30:21 tant publiques que privées,
  • 30:22 se tournent vers la Banque mondiale pour les guider.
  • 30:25 Et les décisions que nous prenons aujourd'hui
  • 30:27 alors que nous réparons les terribles dommages économiques
  • 30:29 infligés par la COVID-19,
  • 30:31 décideront de la forme des économies mondiales
  • 30:34 pour les décennies à venir.
  • 30:36 Alors nous devons agir maintenant
  • 30:38 et saisir les opportunités offertes
  • 30:40 de renouvellements verts.
  • 30:42 Nous réduirons la pauvreté, augmenterons la prospérité,
  • 30:44 et promouvrons le développement durable,
  • 30:48 en préservant notre précieuse planète
  • 30:50 pour les générations futures.
  • 30:52 Merci.
  • 30:55 Un grand merci à Alok Sharma pour ce regard vers l'avenir.
  • 30:58 Et si vous souhaitez en savoir plus sur les travaux
  • 31:02 à l'approche de la COP26,
  • 31:04 nous avons rassemblé quelques rapports et dossiers clés,
  • 31:06 que vous trouverez dans la section des ressources
  • 31:09 sur le site de Banque mondiale Live.
  • 31:11 Pour conclure aujourd'hui,
  • 31:13 je suis ravie de partager une performance spéciale
  • 31:15 du jeune auteur, entrepreneur social t poète, Ahmed Badr.
  • 31:20 Il est également l'un des jeunes leaders de l'ONU
  • 31:22 pour les objectifs de développement durable,
  • 31:24 et mon cher ami.
  • 31:26 Nous avons chargé Ahmed d'écrire un poème
  • 31:28 qui capture ce dont nous avons discuté aujourd'hui,
  • 31:30 qui aiderait à donner vie à ces transitions.
  • 31:33 Voici ce qu'Ahmed avait à dire.
  • 31:35 Réunions de printemps 2021
  • 31:38 Transformation, un changement profond ou dramatique.
  • 31:42 Transition, le processus de passage d'un état à un autre.
  • 31:48 Le jeune poète aborde la crise climatique.
  • 31:51 La crise climatique ne lui répond pas.
  • 31:54 Le jeune poète sait que les chiffres
  • 31:55 ne sont pas en notre faveur.
  • 31:57 Le jeune poète sait que les chiffres
  • 31:59 sont les traductions les plus difficiles.
  • 32:01 Traduire, connaître un début et une fin,
  • 32:05 et pour articuler l'espace entre les deux,
  • 32:08 le jeune poète tente de traduire la crise climatique,
  • 32:11 la crise climatique refuse de se traduire et ainsi de suite.
  • 32:16 Le jeune poète redéfinit la traduction,
  • 32:19 pour témoigner d'un début
  • 32:21 et prendre des mesures pour contrôler la fin.
  • 32:24 Le jeune poète aborde la crise climatique.
  • 32:27 La crise climatique regarde en arrière.
  • 32:30 Le jeune poète commence.
  • 32:31 Nous connaissons les chiffres,
  • 32:33 mais nous devons connaître les histoires.
  • 32:34 Nous connaissons les termes,
  • 32:35 mais nous devons reconnaître le poids de leurs conséquences.
  • 32:39 Énergie, transports, villes et systèmes alimentaires.
  • 32:42 Vert, durable, inclusif.
  • 32:45 Mais qu'est-ce que cela signifie vraiment?
  • 32:47 Quel poids cela a-t-il et qui peut le porter?
  • 32:50 Qui dirige et qui suit?
  • 32:52 Qui définit le début et qui définit la fin?
  • 32:56 Les réponses ne sont pas derrière les chiffres...
  • 32:59 mais devant eux.
  • 33:01 Regarder un agriculteur dans les yeux
  • 33:03 et ne pas voir une victime, mais un partenaire solide.
  • 33:06 Se demander à quoi ressemble une ville
  • 33:08 lorsqu'elle est conçue pour tous ses habitants,
  • 33:12 pas seulement pour les plus puissants?
  • 33:14 Pour exiger un monde de collaborateurs
  • 33:17 loin des pièges des aidants et des aidés,
  • 33:21 le centre et la marge.
  • 33:23 Jeunes poètes ou autre.
  • 33:25 Les définitions marquent la voie à suivre.
  • 33:28 Transformation, un changement profond ou dramatique.
  • 33:31 Transition, le processus de passage d'un état à un autre.
  • 33:35 La traduction, le processus de changement profond
  • 33:39 ou dramatique d'un monde à un autre.
  • 33:45 Traductions par Ahmed Badr.
  • 33:47 Avec l'inspiration et les contributions
  • 33:48 de Louis Mabulo, Seble Samuel et Axell Sutton.
  • 33:49 Un immense merci à Ahmed
  • 33:52 pour cette fabuleuse note finale.
  • 33:53 Si vous voulez revoir cette performance incroyable
  • 33:56 ou écoutez les discussions d'aujourd'hui,
  • 33:59 vous pouvez tout revoir sur World Bank Live.
  • 34:02 Merci d'avoir regardé.
  • 34:03 Nous espérons que vous avez appris quelque chose de nouveau
  • 34:05 et que ça vous aura donné envie
  • 34:06 de participer à la conversation.
  • 34:08 Vous pouvez partager vos commentaires à ce sujet
  • 34:10 et sur tous les autres événements
  • 34:11 de ces réunions de printemps
  • 34:13 à l'aide du hashtag #ResilientRecovery.
  • 34:16 Nous avons encore plus à venir,
  • 34:17 y compris les résultats de ce sondage.
  • 34:19 Alors maintenant, il est temps de passer à Sri Sridhar
  • 34:22 qui est en direct au siège du Groupe de la Banque mondiale
  • 34:25 à Washington, DC.
  • 34:27 Réunions de printemps 2021
  • 34:37 Bienvenue à Washington, DC.
  • 34:39 Nous sommes en direct
  • 34:40 du siège du Groupe de la Banque mondiale.
  • 34:41 Je suis Srimathi Sridhar,
  • 34:42 et dans la prochaine heure nous allons révéler les résultats
  • 34:45 du sondage d'aujourd'hui,
  • 34:45 entendre des jeunes au Nigéria et en Indonésie,
  • 34:48 et écouter les dirigeants de nos pays en Argentine
  • 34:50 et en Turquie
  • 34:51 sur le travail que ces pays font
  • 34:53 pour relever leurs défis climatiques.
  • 34:54 Mais d'abord je suis ravie d'être rejoint par Mari Pangestu,
  • 34:57 Directrice générale de la Banque mondiale
  • 34:59 pour les politiques de développement et les partenariats
  • 35:01 et Stephanie von Friedeburg,
  • 35:02 la vice-président et directrice des opéations
  • 35:04 de la Société financière internationale.
  • 35:06 Mari, Stephanie,
  • 35:07 je suis ravie que vous soyez avec nous aujourd'hui.
  • 35:09 C'est super d'être ici, Sri. je suis ravie que vous soyez avec nous aujourd'hui.
  • 35:09 C'est super d'être ici, Sri.
  • 35:10 Ces derniers jours,
  • 35:11 nous avons examiné le rôle que la reprise économique
  • 35:14 et la dette ont joué
  • 35:15 pour aider les pays à se remettre de la pandémie.
  • 35:17 Aujourd'hui, l'accent est mis sur le climat.
  • 35:19 Commençons donc par notre première question.
  • 35:21 Elle nous est parvenue sur vidéo par Daniela
  • 35:24 chez elle en Colombie et Mari, elle est pour vous.
  • 35:26 Alors, allons voir.
  • 35:28 Le président du Groupe de la Banque mondial a fait une grande annonce
  • 35:30 la semaine dernière concernant le climat.
  • 35:32 Pouvez-vous nous en dire plus
  • 35:34 et comment la banque aidera-t-elle les pays à agir
  • 35:37 sur le climat?
  • 35:40 Alors Daniela parle du nouveau plan d'action
  • 35:42 sur le changement climatique
  • 35:43 que le président du Groupe de la Banque mondiale,
  • 35:45 David Malpass, a annoncé la semaine dernière.
  • 35:46 Alors Mari, dis-nous en plus sur ce plan
  • 35:48 et comment aidera-t-il les pays à agir sur le climat?
  • 35:51 Oui, merci pour cette question.
  • 35:53 Permettez-moi de vous mettre légèrement en contexte
  • 35:55 sur pourquoi nous lançons notre nouveau plan d'action
  • 35:56 sur le changement climatique.
  • 36:00 Le contexte, c'est que le monde est confronté
  • 36:02 à une double crise.
  • 36:03 La COVID et la crise du changement climatique.
  • 36:06 C'est donc l'occasion d'aborder les deux
  • 36:09 de manière intégrée.
  • 36:10 Le climat et le développement.
  • 36:12 Comme nous l'avons entendu ce matin par John Kerry,
  • 36:16 il est urgent d'agir.
  • 36:17 C'est le contexte que nous avons maintenant.
  • 36:21 Un nouveau plan d'action climatique
  • 36:22 pour les cinq prochaines années.
  • 36:24 Et David a donné un indice, un aperçu.
  • 36:28 Permettez-moi de partager quatre faits saillants
  • 36:31 de notre nouveau plan d'action pour le climat.
  • 36:32 Tout d'abord, vous devez commencer par les pays
  • 36:35 car pour arriver à l'Accord de Paris,
  • 36:37 il faut que les pays agissent
  • 36:39 et faire en sorte que leurs CDN
  • 36:42 soient alignés sur l'Accord de Paris.
  • 36:44 Nous intensifions donc notre travail
  • 36:46 pour aider les pays dans leurs diagnostics climatiques
  • 36:49 et les aligner avec leurs CDN
  • 36:53 et leurs stratégies de développement à long terme
  • 36:55 et sobres en carbone.
  • 36:57 Cela conduira à de meilleurs résultats
  • 36:59 ou à un meilleur alignement avec Paris.
  • 37:01 Et dans cinq systèmes clés.
  • 37:04 Je sais que nous avons eu des discussions sur les systèmes,
  • 37:06 qui sont liés à l'énergie, à l'agriculture
  • 37:08 et à l'utilisation des terres,
  • 37:10 le transport, l'urbanisme, ainsi que la fabrication
  • 37:13 car ils contribuent à 90%
  • 37:14 des émissions de gaz à effet de serre.
  • 37:17 Et dans ce cadre,
  • 37:19 nous nous concentrons sur une transition sans charbon.
  • 37:22 Deuxièmement, en tant qu'institution, nous sommes également
  • 37:25 pleinement déterminés à être alignés avec Paris.
  • 37:27 La Banque mondiale s'est donc engagée à être pleinement
  • 37:30 alignée sur Paris d'ici le 1er juillet 2023,
  • 37:33 et la MIGA et l'IFC le seront d'ici le 1er juillet 2025.
  • 37:38 Troisièmement, pour y parvenir, nous devons accroître
  • 37:40 notre ambition en matière de financement climatique.
  • 37:43 Nous avons donc augmenté,
  • 37:45 la moyenne des cinq dernières années
  • 37:47 était de 26 % pour le financement climatique.
  • 37:49 Nous augmentons maintenant à 35 %
  • 37:52 notre financement pour le climat.
  • 37:55 Et pas seulement pour les co-bénéfices climatiques,
  • 37:57 mais aussi nous devons nous concentrer sur l'impact et les résultats.
  • 38:00 Et enfin, quoi que nous ayons l'ambition la plus élevée,
  • 38:04 ça ne suffira pas
  • 38:05 pour atteindre l'échelle et l'urgence nécessaires.
  • 38:09 Nous allons donc utiliser notre pouvoir de rassemblement
  • 38:12 ainsi que notre rôle de catalyseur
  • 38:14 pour mobiliser des financements auprès du secteur financier
  • 38:18 ainsi que d'autres sources, en particulier le secteur privé.
  • 38:22 C'est un excellent moment pour faire partie
  • 38:24 de la conversation sur le climat,
  • 38:25 Stephanie permettez-moi maintenant de vous céder la parole,
  • 38:27 pour avoir la perspective du secteur privé.
  • 38:29 Quels ont été certains des signes d'action prometteurs
  • 38:32 qu'ils ont fait?
  • 38:33 Et comment l'IFC collabore-t-elle avec ses partenaires
  • 38:35 pour faire avancer les choses?
  • 38:37 Sri, je commencerais en fait par dire que
  • 38:39 je crois sincèrement que nous ne sortirons pas
  • 38:42 de cette crise sans le secteur privé.
  • 38:43 Nous avons besoin de l'engagement du secteur privé.
  • 38:46 Et si nous voulons vraiment reconstruire mieux,
  • 38:49 créer un monde plus équitable et plus vert,
  • 38:52 nous avons besoin du secteur privé
  • 38:53 parce que nous avons besoin de leurs capitaux.
  • 38:55 Nous avons besoin de leur capacité
  • 38:57 à apporter les meilleures solutions dans leur catégorie
  • 38:58 et nous avons besoin de leur innovation.
  • 39:01 Il n'y a tout simplement pas assez d'espace budgétaire
  • 39:03 dans nos pays d'opération
  • 39:05 pour créer les emplois
  • 39:06 et la croissance économique nécessaires,
  • 39:08 surtout pour aider les plus pauvres
  • 39:10 et les personnes qui ont subi un préjudice disproportionné.
  • 39:13 Donc, comme Mari vient de le dire,
  • 39:15 l'IFC et la banque ont pris un grand engagement
  • 39:18 dans le cadre de notre plan d'action sur le climat.
  • 39:19 Et nous augmenterons nos investissements climatiques à 35 %
  • 39:22 de notre programme d'investissement
  • 39:24 au cours du plan d'action sur le climat, en moyenne.
  • 39:28 Et nous allons essayer d'aligner tous nos investissements
  • 39:30 sur l'Accord de Paris.
  • 39:31 Et pourquoi faisons-nous cela ?
  • 39:33 Nous faisons ça parce que nous croyons vraiment
  • 39:35 que nous devons être le fer de lance de l'engagement
  • 39:37 du secteur privé dans des domaines comme l'urbanisation,
  • 39:40 car plus d'un milliard de personnes
  • 39:42 vivent dans des établissements informels,
  • 39:44 dans la production et la distribution alimentaires,
  • 39:47 car 9 % de la population souffre de la faim,
  • 39:49 et dans l'énergie,
  • 39:51 car il y a encore 800 millions de personnes
  • 39:53 qui n'ont pas accès à l'électricité.
  • 39:56 Mais l'une des choses que nous savons de l'IFC,
  • 39:58 c'est que nous ne pouvons pas y arriver seuls.
  • 40:00 Nous devons nous associer.
  • 40:02 Et pour ces gens qui me connaissent bien
  • 40:04 sachez que je pense que le partenariat
  • 40:05 avec des entreprises technologiques
  • 40:06 va être l'une des façons de le faire.
  • 40:09 Donc en 2020, en pleine crise,
  • 40:12 17 milliards de dollars ont été investis
  • 40:14 dans des projets de technologie climatique.
  • 40:17 Et ce n'est plus seulement dans l'énergie renouvelable.
  • 40:19 C'est le stockage sur batterie,
  • 40:21 ce sont les sciences des matériaux.
  • 40:22 Pensez au ciment à faible teneur en carbone.
  • 40:24 C'est la mobilité électrique, c'est l'hydrogène vert,
  • 40:28 et tout est vraiment motivé par trois facteurs clés.
  • 40:31 Le premier étant l'engagement du gouvernement
  • 40:34 à être neutre en carbone.
  • 40:35 Mais suivant, les 1500 plus grandes entreprises du monde
  • 40:39 qui ont dit: "nous voulons aussi être neutres en carbone."
  • 40:42 Et enfin, je pense qu'il y a un consensus croissant
  • 40:45 dans la communauté mondiale
  • 40:46 que nous devons reconstruire avec plus de résilience.
  • 40:49 Alors, comment tout cela est-il réuni pour l'IFC?
  • 40:52 Je veux vous donner un exemple.
  • 40:54 Nous savons que dans le monde 30 % de la nourriture produite
  • 40:58 qui va de la ferme au consommateur est perdue.
  • 41:01 Et jusqu'à 45 % des produits.
  • 41:04 Ça représente 8 % des émissions de GES dans le monde.
  • 41:08 Et pour nourrir le monde,
  • 41:09 nous utilisons 30 % de la production d'énergie mondiale
  • 41:11 et 70 % de l'eau douce.
  • 41:14 Alors, comment aborder ce problème?
  • 41:16 Nous avons investi l'année dernière
  • 41:18 dans une société appelée Appeal.
  • 41:19 C'est une entreprise technologique de la Silicon Valley.
  • 41:21 Ils ont développé un enrobage végétal, entièrement naturel,
  • 41:25 que vous mettez sur les fruits et légumes
  • 41:27 qui prolonge la durée de conservation sans réfrigération.
  • 41:30 Donc, si nous réussissons cet investissement,
  • 41:32 nous aidons vraiment les marchés émergents.
  • 41:34 Nous réduisons la pourriture alimentaire sur le terrain,
  • 41:37 nous augmentons la nutrition au niveau des pays.
  • 41:40 Nous réduisons les émissions de gaz à effet de serre.
  • 41:42 Nous brisons les chaînes de distribution banalisées
  • 41:45 et potentiellement, nous aidons les petits agriculteurs
  • 41:48 à atteindre les marchés d'exportation.
  • 41:49 C'est donc le genre de partenariat que nous devons faire.
  • 41:52 Et j'espère vraiment, au cours des deux prochaines années,
  • 41:54 que nous aurons 50 ou 60 investissements comme ça de plus.
  • 41:57 Wow, c'est un enrobage végétal fascinant, c'est génial.
  • 42:00 Mari, parlant du plan d'action sur le changement climatique,
  • 42:03 la banque s'est engagée à 50 % de ses prêts climat
  • 42:06 au soutien de l'adaptation
  • 42:08 au cours des cinq prochaines années.
  • 42:09 Maintenant, la prochaine question vient de Shanti à Mumbai
  • 42:13 et elle demande:
  • 42:14 "Que signifie renforcer la résilience aux chocs futurs
  • 42:17 et comment les communautés les plus vulnérables
  • 42:20 peuvent-elles faire cela?"
  • 42:21 Oui, merci pour cette question.
  • 42:23 Je pense que souvent,
  • 42:25 nous nous concentrons uniquement sur l'atténuation,
  • 42:27 alors que l'adaptation et la résilience
  • 42:29 sont essentielles,
  • 42:29 en particulier pour les pays les plus pauvres
  • 42:32 et les plus vulnérables,
  • 42:33 qui ne contribuent en réalité qu'à 4 %
  • 42:35 des émissions de gaz à effet de serre,
  • 42:37 mais pourtant, ils sont les plus touchés
  • 42:39 par le changement climatique.
  • 42:40 Donc nos évaluations montrent
  • 42:43 que les pays les plus durement touchés sont les plus pauvres
  • 42:48 et les plus vulnérables.
  • 42:49 Et puis dans les pays en voie de développement,
  • 42:52 les communautés les plus pauvres et vulnérables
  • 42:54 sont les plus durement touchées,
  • 42:55 en particulier avec les catastrophes naturelles
  • 42:58 liées aux risques climatiques.
  • 43:00 Je pense que 1,5 milliard de personnes vivent
  • 43:02 dans des zones sujettes aux inondations, par exemple
  • 43:05 et ils sont les moins capables de résister à ces chocs
  • 43:09 parce qu'ils n'ont pas de système de soutien social
  • 43:12 ou des économies pour pouvoir résister à ces chocs.
  • 43:16 Il est donc primordial pour nous d'élever notre ambition
  • 43:20 pour se concentrer et prioriser l'adaptation et la résilience.
  • 43:23 C'est pourquoi nous avons dit qu'au moins 50 % de notre financement
  • 43:30 sera consacré à l'adaptation et à la résilience.
  • 43:34 En plus de cela dans le cadre du programme IDA,
  • 43:36 nous fournissons des ressources concessionnelles
  • 43:39 pour nous assurer que les pays les plus pauvres
  • 43:42 prioriseront l'adaptation et la résilience
  • 43:44 dans leurs programmes.
  • 43:46 Il est également priorisé dans la reconstitution d'IDA20.
  • 43:50 Ça, c'est pour le financement.
  • 43:52 Mais en plus du financement, nous devons aussi nous assurer
  • 43:55 que nos investissements seront vraiment résilients.
  • 43:58 Nos projets et nos investissements
  • 44:00 vont être la résilience au climat
  • 44:02 et aider les communautés à être plus résilientes aux chocs.
  • 44:06 Nous avons donc développé ce système
  • 44:09 de notation de la résilience,
  • 44:11 qui, nous l'espérons, pourra aider nos projets
  • 44:14 et aider les gouvernements
  • 44:15 à évaluer si leurs investissements vont être résilients
  • 44:21 et aussi travailler avec les communautés
  • 44:23 pour les aider à devenir plus résilientes
  • 44:25 et être mieux préparées pour les chocs.
  • 44:28 Et enfin, je pense qu'il y a aussi le rôle du secteur privé.
  • 44:33 Comme Stephanie l'a souligné,
  • 44:35 le secteur privé est un partenaire essentiel.
  • 44:38 Et pour eux de pouvoir également saisir le risque
  • 44:42 lié à l'adaptation et à la résilience
  • 44:45 sera également très important
  • 44:47 dans les projets d'investissement.
  • 44:48 Absolument, et Stephanie,
  • 44:50 en s'appuyant sur l'argument de Mari
  • 44:51 concernant le rôle du secteur privé,
  • 44:53 que pensez-vous qu'il doit se passer
  • 44:54 pour obtenir des capitaux privés pour soutenir l'adaptation
  • 44:57 et comment un endroit comme l'IFC
  • 44:59 peut-il contribuer à faire avancer ce projet?
  • 45:02 Sri, c'est une question difficile.
  • 45:04 Je pense que pour aller au fond des choses,
  • 45:06 nous devons peut-être approfondir un peu.
  • 45:08 Alors permettez-moi de commencer
  • 45:09 par où nous en sommes aujourd'hui.
  • 45:10 En 2018, environ 30 milliards de dollars
  • 45:13 ont été investis dans l'adaptation au changement climatique.
  • 45:16 1,6 % de ce montant, soit 500 millions de dollars,
  • 45:19 provenait du secteur privé.
  • 45:20 Alors, comment augmenter ce nombre ?
  • 45:23 Je pense que vous commencez à quatre endroits différents.
  • 45:25 Vous commencez par la réforme de la politique
  • 45:27 et de la réglementation.
  • 45:28 Nous devons donc renforcer la résilience climatique
  • 45:31 dans le zonage, dans les codes du bâtiment,
  • 45:34 dans les infrastructures.
  • 45:35 Si nous pouvons le faire,
  • 45:36 cela créera des opportunités d'investissement
  • 45:38 pour l'IFC et pour d'autres acteurs du secteur privé.
  • 45:41 Je pense aussi que si nous y parvenons,
  • 45:43 les pays pourront intégrer cela naturellement dans leurs CDN.
  • 45:46 Il n'y a pas si longtemps dans notre activité en amont,
  • 45:48 l'IFC a lancé un projet
  • 45:50 pour commencer à travailler avec les gouvernements
  • 45:52 sur la politique et la réglementation dans ce domaine,
  • 45:54 mais nous aurons besoin de l'aide de la Banque mondiale.
  • 45:56 C'est vraiment un partenariat public-privé
  • 45:59 et ce sera essentiel.
  • 46:00 Deuxièmement, je pense que nous devons examiner
  • 46:02 les définitions et les normes.
  • 46:03 En 2016, nous avons commencé à travailler
  • 46:05 avec des définitions.
  • 46:07 Ce travail a ensuite été repris par la banque.
  • 46:08 Et Mari a fait référence au système de notation
  • 46:11 de la résilience, ce qui est un excellent début.
  • 46:13 Je pense que le travail que nous faisons tous sur les
  • 46:15 obligations climatiques contribue à établir des normes,
  • 46:17 mais il y a tellement plus à faire dans ce domaine.
  • 46:20 Surtout si nous voulons que les pays, encore une fois,
  • 46:23 intègrent cela dans leurs CDN.
  • 46:24 Troisièmement, nous devons trouver un moyen de réduire
  • 46:27 les risques des projets d'adaptation
  • 46:29 de la même manière que nous avons des projets d'atténuation,
  • 46:32 en utilisant un financement mixte.
  • 46:34 Un bon exemple de ceci, c'est le Scaling Solar Program
  • 46:37 où nous avons aidé la Zambie
  • 46:39 à vraiment changer son mix énergétique
  • 46:41 en introduisant le solaire de manière très systématique.
  • 46:45 Mais pour bien faire les choses, nous avons besoin
  • 46:46 de centaines de ces types de plates-formes.
  • 46:47 Nous avons besoin d'une échelle éolienne,
  • 46:49 nous avons besoin d'une échelle solaire flottante,
  • 46:51 tout ce à quoi nous pouvons penser.
  • 46:53 Puis quatrièmement, enfin, et peut-être le plus important,
  • 46:56 nous devons regarder au niveau du projet.
  • 46:58 Nous avons donc besoin d'investisseurs
  • 47:00 qui réfléchissent à la résilience climatique
  • 47:02 dans chaque investissement qu'ils font
  • 47:04 pour s'assurer que leurs actifs ne sous-performent pas
  • 47:06 et que nous ne nous retrouvons pas avec des actifs bloqués.
  • 47:09 Récemment, nous avons commencé à examiner nos projets
  • 47:12 pour les risques climatiques physiques.
  • 47:14 Et puis nous utilisons ces informations
  • 47:16 pour aider nos sponsors à réfléchir
  • 47:18 comment doivent-ils adapter leur programme d'investissement
  • 47:20 à ce risque?
  • 47:21 Alors un bon exemple que je vous donnerais,
  • 47:23 c'est que nous avons investi dans un projet forestier
  • 47:25 en Amérique latine.
  • 47:26 Et nous sommes allés voir les sponsors,
  • 47:28 nous avons fait un examen des risques physiques.
  • 47:30 Et nous avons découvert,
  • 47:31 qu'ils avaient un risque d'incendie,
  • 47:32 un risque de parasites
  • 47:34 et un risque de maladie.
  • 47:35 Nous les avons donc aidés à concevoir
  • 47:37 un programme de mentorat et de suivi.
  • 47:39 Nous les avons aidés à créer un système
  • 47:41 contre les incendies,
  • 47:42 afin qu'ils puissent effectivement protéger leurs forêts.
  • 47:44 Et grâce à cela, ils ont pu souscrire une assurance
  • 47:47 pour couvrir les risques climatiques associés.
  • 47:49 Nous avons besoin de plus, beaucoup plus de choses comme ça.
  • 47:51 Alors je suppose que je dirais, en conclusion,
  • 47:53 que nous devons adopter une politique
  • 47:54 et une réglementation adéquates.
  • 47:55 Nous devons obtenir l'ensemble de normes,
  • 47:57 puis nous devons les intégrer dans les CDN.
  • 48:00 Puis nous devons encourager les entreprises du secteur privé
  • 48:03 à penser vraiment à la résilience
  • 48:05 et à investir pour la résilience
  • 48:06 afin d'obtenir les meilleurs résultats au niveau des pays.
  • 48:09 Cela joue donc vraiment un rôle clé ici.
  • 48:11 Merci beaucoup, Stephanie.
  • 48:13 Et pour notre dernière question ici, Mari,
  • 48:15 je veux vous céder la parole, parlons d'agriculture.
  • 48:17 Nous avons reçu une question d'Akatwijuka en Ouganda.
  • 48:21 Et la question se lit comme suit:
  • 48:23 "L'agriculture est nécessaire
  • 48:24 pour un avenir durable,
  • 48:25 mais cela conduit à la déforestation,
  • 48:27 aux feux de broussailles et à l'assèchement des marais.
  • 48:30 Que peut-on faire pour rendre l'agriculture plus durable ?"
  • 48:34 C'est une très bonne question.
  • 48:36 Tout simplement parce que le besoin de nourriture
  • 48:38 va augmenter compte tenu de la croissance démographique
  • 48:41 et car le changement climatique
  • 48:43 a déjà affecté les rendements de productivité
  • 48:47 ainsi que la qualité de la nourriture.
  • 48:49 Et les agriculteurs, si vous avez une qualité inférieure
  • 48:52 et un rendement inférieur,
  • 48:53 vous élargirez votre utilisation des terres
  • 48:57 et ce qu'elle a mentionné, la déforestation,
  • 48:59 l'utilisation des marais, etc.
  • 49:01 Alors, comment pouvons-nous relever ce défi?
  • 49:04 La Banque mondiale se concentre sur l'agriculture,
  • 49:08 mais aussi sur la sécurité alimentaire et la nutrition
  • 49:11 parce que je pense qu'il faut la regarder
  • 49:13 pas seulement du côté de la production agricole,
  • 49:15 mais de l'ensemble du système alimentaire.
  • 49:17 Et nous proposons un cadre
  • 49:20 de l'agriculture climato-intelligente,
  • 49:22 qui comprend trois victoires.
  • 49:24 La première victoire,
  • 49:25 c'est d'augmenter la productivité et le rendement,
  • 49:27 deuxièmement, dans un même temps,
  • 49:29 réduire les émissions de gaz à effet de serre
  • 49:31 et troisièmement,
  • 49:32 lutter contre les risques liés aux parasites,
  • 49:35 les risques liés à la sécheresse et au climat.
  • 49:38 Donc, cette triple victoire,
  • 49:42 dans nos projets sur l'agriculture
  • 49:44 et les systèmes alimentaires.
  • 49:46 La moitié de nos prêts de financement pour l'agriculture
  • 49:51 sont pour l'adaptation et l'atténuation
  • 49:53 avec cette lentille d'agriculture climato-intelligente.
  • 49:59 Nous travaillons déjà avec la riziculture,
  • 50:02 l'élevage et l'agroforesterie
  • 50:05 et aussi la gestion durable de l'utilisation des terres.
  • 50:09 Et même dans cette phase de rétablissement,
  • 50:12 il y a eu des programmes de relance très intéressants
  • 50:14 où vous créez un programme "Cash for Work"
  • 50:17 pour restaurer les paysages ainsi que les paysages marins
  • 50:20 ce qui crée des emplois à court terme.
  • 50:22 Mais à moyen terme, vous améliorez en fait la durabilité,
  • 50:26 qui aidera les agriculteurs et les pêcheurs
  • 50:28 pour avoir un rendement, une productivité
  • 50:29 et des moyens de subsistance plus élevés.
  • 50:31 Voilà donc un exemple.
  • 50:33 Ainsi que la réaffectation des subventions aux engrais.
  • 50:35 C'est un autre programme de relance à court terme.
  • 50:38 Donc je pense que c'est vraiment du côté de la production,
  • 50:42 mais, comme je l'ai dit, nous devons examiner
  • 50:44 les systèmes alimentaires dans leur ensemble.
  • 50:45 Nous travaillons donc également avec les pays
  • 50:48 pour développer des systèmes alimentaires sains
  • 50:50 et des systèmes alimentaires nutritifs
  • 50:52 parce que des systèmes alimentaires sains,
  • 50:54 c'est des gens en bonne santé et une économie saine.
  • 50:57 Et enfin, encore une fois, le secteur privé.
  • 50:59 Nous devons avoir des partenaires dans le secteur privé.
  • 51:01 Je pense que Stephanie a déjà décrit
  • 51:03 comment le secteur privé doit participer à verdir
  • 51:06 la chaîne d'approvisionnement.
  • 51:08 Ce sera un partenaire crucial pour que tout ça se produise.
  • 51:11 C'est vraiment fantastique.
  • 51:12 Mari, Stephanie, je tiens à vous remercier toutes les deux
  • 51:14 d'être venues ici aujourd'hui.
  • 51:16 Pour nous en avoir dit plus sur le rôle que joue le climat
  • 51:18 pour aider les pays à bâtir une reprise verte,
  • 51:21 inclusive et résiliente.
  • 51:22 Merci beaucoup.
  • 51:23 Merci, Sri.
  • 51:24 Je suis Eric Kagon, à Lomé, Togo,
  • 51:27 et vous regardez les réunions de printemps
  • 51:30 du FMI et du Groupe de la Banque mondiale.
  • 51:35 Maintenant, si vous avez regardé toute la semaine,
  • 51:36 vous savez que tout au long de ces réunions
  • 51:38 nous amplifions les voix et les perspectives
  • 51:40 de jeunes leaders, penseurs et militants du monde entier.
  • 51:43 Aujourd'hui, nous allons entendre Lucy et Ijeoma au Nigéria
  • 51:46 et Stevie en Indonésie.
  • 51:47 Ils ont partagé leurs réflexions sur la COVID-19
  • 51:50 et leurs idées pour lancer une reprise verte.
  • 51:52 Comment les jeunes de votre pays peuvent-ils participer
  • 51:55 à un rétablissement résilient de la Covid-19 ?
  • 51:59 La COVID-19 a eu des effets destructeurs
  • 52:02 sur la vie des jeunes du monde entier.
  • 52:06 Cette année, c'est une occasion en or pour les gens,
  • 52:09 en particulier la jeune génération, d'être activement
  • 52:11 impliqués dans une meilleure reconstruction.
  • 52:14 Comment les jeunes de mon pays peuvent-ils participer
  • 52:17 à un rétablissement rapide et résilient
  • 52:19 de la pandémie de la COVID-19?
  • 52:21 Premièrement, le renforcement des capacités
  • 52:23 et les nouvelles compétences nécessaires pour survivre
  • 52:26 au travail et à l'ère post-pandémique.
  • 52:29 Le second serait la reprise verte.
  • 52:32 Il s'agit pour nous d'une préoccupation mondiale
  • 52:35 de construire des actions contre le changement climatique.
  • 52:38 La faim est un défi majeur
  • 52:40 auquel nous sommes confrontés dans mon pays
  • 52:42 en raison de la pandémie de la COVID-19.
  • 52:45 Des fonds que nous avons reçus et que nous recevons,
  • 52:48 je crois que si les jeunes,
  • 52:50 aux côtés des agriculteurs
  • 52:53 sont correctement financés et équipés de matériel agricole
  • 52:57 comme les tracteurs pour passer de l'agriculture manuelle
  • 53:01 à l'agriculture mécanisée,
  • 53:02 ils pourront produire au maximum
  • 53:05 pour faciliter un rétablissement rapide de cette pandémie.
  • 53:10 Le mode de vie durable
  • 53:11 est l'une des solutions les plus efficaces
  • 53:14 où les jeunes peuvent contribuer efficacement.
  • 53:18 Le mode de vie durable est une combinaison
  • 53:21 d'un mode de vie écologique ou vert et d'un mode de vie sain
  • 53:24 que les jeunes peuvent pratiquer facilement
  • 53:26 dans leur vie quotidienne.
  • 53:27 La créativité et les innovations remarquables
  • 53:30 d'initiatives menées par les jeunes, les startups
  • 53:33 et les politiques inclusives
  • 53:34 pour pouvoir créer des emplois dans notre société.
  • 53:38 Enfin, il faut une éducation à la consolidation de la paix.
  • 53:42 #YOUTHONCOVID19
  • 53:45 Réunions de printemps 2021
  • 53:51 Hola, je suis Pasana Lupo à Santiago, Chili
  • 53:55 et vous regardez les réunions de printemps
  • 53:57 du FMI et du Groupe de la Banque mondiale.
  • 54:02 Mon collègue, Paul Blake, nous rejoint maintenant
  • 54:03 ici au siège du Groupe de la Banque mondiale.
  • 54:05 Paul, parlons encore des sondages.
  • 54:07 Toute la semaine,
  • 54:07 nous les avons organisés pour chacun de nos événements.
  • 54:09 Alors, quel était le sondage climatique d'aujourd'hui?
  • 54:11 Alors aujourd'hui, nous avons demandé : d'ici 2050
  • 54:14 le développement vert, résilient et inclusif sera...
  • 54:17 Et les options sont, "réalisé", "en cours mais pas terminé",
  • 54:21 et "toujours un objectif lointain", c'est le numéro trois.
  • 54:23 En termes de résultats, se classant numéro un,
  • 54:26 c'est "en cours mais pas terminé".
  • 54:28 Les gens ont, en quelque sorte, coupé la poire en deux.
  • 54:31 Le numéro deux est "encore un objectif lointain"
  • 54:33 avec 19,3 % des voix.
  • 54:34 Et le numéro trois est "réalisé" avec 18,2% des voix.
  • 54:38 Donc, les gens le jouent principalement au milieu.
  • 54:41 Ça semble logique,
  • 54:42 je pense que c'est ce pour quoi j'ai voté aussi.
  • 54:44 Assez simple cette fois-ci.
  • 54:45 Ça semble être une valeur sûre.
  • 54:47 C'est vrai, merci, Paul.
  • 54:49 Je pense que le moment est venu
  • 54:50 pour le premier de nos deux pays en vedette
  • 54:51 et toute la semaine,
  • 54:52 nous nous sommes entretenus avec des directeurs nationaux
  • 54:54 et managers du monde entier sur leurs enjeux climatiques
  • 54:57 et les actions qu'ils entreprennent dans leur pays.
  • 54:59 Tout d'abord aujourd'hui, nous partons pour l'Argentine,
  • 55:01 le deuxième plus grand pays d'Amérique du Sud,
  • 55:03 qui abrite de nombreuses zones climatiques.
  • 55:05 Les Andes à l'ouest, les prairies de la Pampa,
  • 55:08 des tonnes de forêts pluviales subtropicales
  • 55:10 et des tonnes de côtes.
  • 55:11 J'ai récemment rencontré le directeur national,
  • 55:12 Jordan Schwartz,
  • 55:13 et lui ai demandé ce que fait l'Argentine
  • 55:16 pour protéger ces riches ressources écologiques.
  • 55:18 Nous avons deux projets ou deux approches
  • 55:21 pour tenté d'apporter une matrice énergétique plus propre [JORDAN SCHWARTZ ; DIRECTEUR PAYS, ARGENTINE]
  • 55:24 en Argentine.
  • 55:27 La première concerne la prestation de services
  • 55:29 pour les habitants du Nord,
  • 55:30 les communautés pauvres,
  • 55:32 où il n'y a pas encore beaucoup d'énergie,
  • 55:35 grâce à la technologie solaire domestique
  • 55:39 on pourrait alimenter les écoles
  • 55:42 et les établissements de soin et les foyers de ces régions.
  • 55:45 Et l'autre, c'est un programme plus vaste,
  • 55:48 qui veut apporter de l'énergie renouvelable
  • 55:53 en proportion de la demande
  • 55:55 à un pourcentage beaucoup plus élevé.
  • 55:56 Avec le gouvernement,
  • 55:58 nous nous sommes fixé comme objectif d'augmenter
  • 56:00 sur le court terme, pas sur les générations,
  • 56:02 ce pourcentage à 10% de la matrice,
  • 56:05 en utilisant les ressources naturelles du soleil et du vent
  • 56:09 dont l'Argentine est assez abondante.
  • 56:12 Nous avons donc un programme, nous utilisons des garanties,
  • 56:16 en amenant le secteur privé,
  • 56:17 à travailler avec la SFI et la MIGA,
  • 56:18 qui ont tous deux également de la visibilité
  • 56:21 et ont réalisés des investissements et pris des risques.
  • 56:25 Pour changer de sujet très rapidement,
  • 56:27 nous sommes en 2021, nous sommes en pandémie depuis un an.
  • 56:30 Parlez-moi un peu de ce à quoi ressemblerait
  • 56:31 une reprise résiliente en Argentine.
  • 56:35 Dans le contexte environnemental,
  • 56:37 nous nous assurons que quels que soient les investissements
  • 56:40 dans lesquels nous sommes impliqués,
  • 56:41 ce qui se révèle effectivement
  • 56:42 dans ce genre de situation budgétaire
  • 56:44 être une part importante des investissements
  • 56:45 que l'Argentine est en mesure de réaliser
  • 56:48 en immobilisations,
  • 56:49 sont en cours de conception, en construction
  • 56:52 et seront exploité et entretenu en gardant l'efficacité
  • 56:57 les co-bénéfices climatiques à l'esprit.
  • 56:58 En fait, l'ensemble du portefeuille bénéficiera de plus
  • 57:01 de 50% de co-bénéfices climatiques au cours de cet exercice.
  • 57:06 Donc un gros investissement dans le transport urbain.
  • 57:09 Beaucoup d'investissements dans l'amélioration de l'eau
  • 57:12 et de l'assainissement.
  • 57:13 Alors Jordan, quand je pense à l'Argentine,
  • 57:14 je pense souvent aux terres agricoles,
  • 57:16 à l'agriculture, ce genre de choses.
  • 57:18 Pouvez-vous me parler de ce que fait la Banque mondiale
  • 57:20 pour soutenir les communautés rurales du secteur agricole
  • 57:23 alors que l'Argentine cherche à organiser
  • 57:26 une reprise résiliente de la COVID-19 ?
  • 57:28 Ouais, un fait intéressant,
  • 57:29 notre programme agricole, dans un sens,
  • 57:31 est structuré un peu comme le programme énergétique
  • 57:33 que je décrivais
  • 57:34 et se concentre sur les régions rurales,
  • 57:36 un plus petit projet, fortement orienté
  • 57:40 vers les populations indigènes du nord.
  • 57:43 Et puis un programme plus vaste qui est plus national.
  • 57:45 Donc du côté de l'agriculture,
  • 57:46 nous avons un programme d'agriculture familiale
  • 57:48 qui fonctionne avec les petits exploitants dans le nord.
  • 57:51 Et comme je l'ai mentionné, une grande partie de cette
  • 57:53 population est constituée de la population autochtone.
  • 57:56 Sa principale fonction,
  • 57:57 c'est de les aider à accéder aux marchés.
  • 57:59 Et puis il y a un programme national,
  • 58:01 qui porte vraiment sur l'atténuation des risques
  • 58:03 et qui est très focalisé
  • 58:05 sur l'atténuation des risques climatiques,
  • 58:07 et qui définit des stratégies d'atténuation des risques
  • 58:10 impliquant à la fois le secteur privé et le secteur public,
  • 58:12 qui travaille avec les provinces pour s'assurer
  • 58:15 que la productivité peut être soutenue,
  • 58:18 que tous les investissements, investissements à grande échelle,
  • 58:20 comme dans l'irrigation ou autres investissements,
  • 58:23 qui aideront à faire face aux sécheresses et aux inondations
  • 58:26 et aux événements météorologiques extrêmes
  • 58:28 dont nous discutions au début de notre petit entretien,
  • 58:31 sont en fait gérés et atténués au niveau provincial
  • 58:34 et au niveau rural.
  • 58:36 Et enfin, une question plus légère pour vous.
  • 58:40 Quelle est la partie de votre travail
  • 58:41 que vous aimez le plus ?
  • 58:42 Qu'est-ce qui vous inspire ? Quelle est la meilleure partie
  • 58:45 d'être le manager pays pour l'Argentine
  • 58:47 Directeur. Vous venez de faire de moi un manager ?
  • 58:49 J'ai travaillé tellement dur pour devenir directeur.
  • 58:51 Une interview et vous avez fait de moi un manager.
  • 58:53 Quelle est la partie que j'aime le plus ?
  • 58:57 Je suppose que c'est un cliché de dire que c'est
  • 59:00 le personnel et l'interaction avec les clients,
  • 59:02 mais puisque cela définit réellement le travail.
  • 59:06 le portefeuille,
  • 59:07 tout ce dont nous sommes responsables est si vaste.
  • 59:09 Vous regardez la résilience et le changement climatique
  • 59:13 et le travail environnemental, qui est transversal.
  • 59:17 Et c'est un angle, peut-être l'angle le plus important,
  • 59:20 mais c'est un angle sous lequel regarder notre travail.
  • 59:23 Et cela touche à peu près tout ce que nous faisons.
  • 59:27 Afin de pouvoir mettre la main
  • 59:29 sur ce type de dialogue politique
  • 59:31 et être en mesure d'effectuer une sorte de changement.
  • 59:35 Vous devez travailler avec ce large éventail de compétences
  • 59:38 et un large éventail de personnages et de personnalités.
  • 59:41 Il faut essayer de continuer à garder une sorte d'ambition
  • 59:46 que nous partageons
  • 59:47 comme objectif commun, une sorte de récit commun
  • 59:52 et être en mesure d'apporter cela au gouvernement,
  • 59:54 où ils ont leurs propres contraintes.
  • 59:55 Certains sont très réels, fiscaux et macroéconomiques
  • 0:00 et d'autres davantage d'orientation politique.
  • 0:04 Et trouver un moyen de communiquer tout cela ensemble.
  • 0:06 C'est donc le désordre que j'aime le plus.
  • 0:09 Et c'est l'effort d'équipe qui est nécessaire
  • 0:12 pour faire le tri dans le désordre
  • 0:14 et être capable d'aller de l'avant
  • 0:16 et d'avoir un programme productif.
  • 0:17 Jordan Schwartz, directeur pays de l'Argentine,
  • 0:20 merci d'avoir pris le temps d'être avec nous aujourd'hui.
  • 0:24 Je suis Kaecho Chiecho à Kiev, en Ukraine
  • 0:27 et vous regardez les réunions de printemps
  • 0:29 du FMI et du Groupe de la Banque mondiale.
  • 0:33 Voyons maintenant ce qui se passe sur les réseaux sociaux.
  • 0:36 Paul, le hashtag de l'événement d'aujourd'hui
  • 0:38 est #GreenRecoveryWBG.
  • 0:40 Comment est la conversation?
  • 0:41 J'ai discuté avec nos modérateurs de réseaux sociaux
  • 0:43 et ils m'ont dit à quoi ressemblait la conversation.
  • 0:45 Les gens utilisent le hashtag
  • 0:47 pour discuter de solutions pour un avenir durable.
  • 0:50 En particulier, ils ont remarqué
  • 0:52 que les gens parlent d'implication du secteur privé
  • 0:54 dans un plan de relance écologique
  • 0:55 dans les pays du monde entier.
  • 0:57 Et qu'une priorité clé pour les dirigeants mondiaux
  • 0:59 devrait être le changement climatique
  • 1:00 et faire en sorte que les gens
  • 1:02 aient accès à un avenir propre et vert.
  • 1:04 On me dit que la conversation se déroule surtout en anglais
  • 1:06 et en français,
  • 1:07 c'est très actif en France, au Nigéria, au Canada,
  • 1:12 au Royaume-Uni et en Inde.
  • 1:13 Je vois qu'il a été utilisé plus de 1 800 fois,
  • 1:15 c'est super.
  • 1:16 Ouais, c'est fantastique.
  • 1:19 Passons donc à certains des commentaires notables.
  • 1:21 Nous avons des gens qui se joignent sur Twitter,
  • 1:23 Facebook et LinkedIn.
  • 1:24 À quoi ressemble le chat sur Twitter?
  • 1:25 Bien sûr. Alors le ministre des Affaires étrangères
  • 1:27 et coopération internationale pour le développement
  • 1:28 de l'Irlande
  • 1:29 a déclaré qu'il était heureux de rencontrer
  • 1:31 le directeur général de l'IFC,
  • 1:32 Makhtar Diop et d'autres collègues nordiques baltes
  • 1:35 pour discuter du rôle du secteur privé
  • 1:36 dans une reprise verte et inclusive
  • 1:38 dans les pays en développement.
  • 1:40 Nous avons également eu Sonia Dunlop à Londres.
  • 1:42 Elle a dit qu'elle adorait
  • 1:43 regarder cet événement climatique.
  • 1:44 Bonjour Sonia, et elle a dit, "c'est un peu geek, je sais".
  • 1:47 Vous êtes en bonne compagnie, Sonia.
  • 1:49 Salina Abraham, l'animatrice de l'émission d'aujourd'hui
  • 1:52 a également tweeté qu'elle a tellement appris
  • 1:55 sur les transitions nécessaires
  • 1:56 dans nos systèmes énergétiques.
  • 1:57 C'est bon à entendre.
  • 1:58 Et que diriez-vous des gens sur Facebook ?
  • 2:01 Il y a aussi pas mal de conversation là-bas ?
  • 2:03 Cela se passe sur Facebook et LinkedIn.
  • 2:05 Moses Moso en Papouasie-Nouvelle-Guinée
  • 2:07 espère que les gouvernements des pays mettent en oeuvre
  • 2:09 un plan d'action climatique avec des objectifs pour 2050.
  • 2:13 Sur LinkedIn, nous avons entendu Edward Wilson à Chypre,
  • 2:16 qui a dit que le zéro net d'ici 2050
  • 2:18 nécessitait un investissement en capital substantiel
  • 2:20 et il craint que les capitaux privés
  • 2:22 ne prennent pas les risques.
  • 2:23 Alors il s'inquiète d'une impasse
  • 2:25 entre les poulets et les œufs
  • 2:26 lorsqu'il s'agit de lutter contre le changement climatique.
  • 2:29 Et puis finalement nous avons entendu Katsia Altona Kampos.
  • 2:31 Elle est ingénieure civile en Colombie,
  • 2:34 qui a dit qu'il était particulièrement difficile
  • 2:35 pour les pays en développement d'atteindre ces objectifs
  • 2:37 alors qu'ils rencontrent des défis de développement
  • 2:39 tels que l'extrême pauvreté et l'injustice.
  • 2:41 Et elle dit,
  • 2:42 nous avons besoin de plus d'engagement de nos gouvernements
  • 2:43 pour changer ces situations.
  • 2:44 C'est formidable de voir tout cet engagement
  • 2:46 sur les réseaux sociaux.
  • 2:47 Et j'espère que cela se poursuivra demain
  • 2:49 pour notre dernier événement sur les vaccins.
  • 2:51 Exactement.
  • 2:52 Alors, rejoignez-nous.
  • 2:54 Vous pouvez utiliser le hashtag #ResilientRecovery
  • 2:57 pour parler des réunions toute la semaine
  • 2:59 et #GreenRecoveryWBG qui est le hashtag d'aujourd'hui.
  • 3:02 Fantastique.
  • 3:03 Je pense qu'il est maintenant temps
  • 3:04 de mettre les projecteurs sur notre deuxième pays
  • 3:06 Oui. Je pense que c'est au tour de la Turquie.
  • 3:08 donc j'ai récemment parlé au Dr Auguste Kouame
  • 3:11 et nous avons commencé par discuter de certains
  • 3:14 des principaux défis climatiques du pays.
  • 3:16 La Turquie est maintenant mise au défi de reprendre
  • 3:20 sa croissance vers le statut de pays à revenu élevé.
  • 3:23 Mais la nouvelle croissance devra être plus verte [AUGUSTE KOUAME ; DIRECTEUR PAYS, TURQUIE]
  • 3:25 que l'ancien modèle;
  • 3:26 Deuxièmement, la Turquie est confrontée
  • 3:28 au défi de la création d'emplois
  • 3:29 pour une population jeune nombreuse et croissante,
  • 3:33 qui représente près de 40 % de la population.
  • 3:36 Il s'agit de la population âgée de zéro à 24 ans.
  • 3:40 Et le chômage des jeunes est de 25 %, ce qui est assez élevé.
  • 3:43 Troisièmement, la Turquie doit continuer à apporter
  • 3:46 son soutien à une importante population de réfugiés.
  • 3:49 Il y a quatre millions de réfugiés en Turquie,
  • 3:51 la plus grande population dans le monde.
  • 3:53 Et la Turquie est maintenant mise au défi
  • 3:54 de trouver des ressources pour répondre à leurs besoins.
  • 3:56 Et enfin, avec l'éducation étant assez accessible
  • 4:01 aux femmes et aux filles,
  • 4:03 le capital humain a augmenté
  • 4:07 La Turquie fait maintenant face au défi
  • 4:08 d'utiliser ce capital humain dont disposent les femmes.
  • 4:13 La participation des femmes au marché du travail en Turquie
  • 4:16 n'est que de 30 %,
  • 4:17 le plus bas parmi les pays de l'OCDE.
  • 4:18 Le défi maintenant est donc d'augmenter
  • 4:20 la participation des femmes au marché du travail,
  • 4:22 afin que tout le monde puisse participer
  • 4:24 au processus économique.
  • 4:25 Compte tenu de certains de ces défis,
  • 4:26 que fait la Banque mondiale en Turquie,
  • 4:28 notamment en ce qui concerne les villes durables
  • 4:30 et les investissements énergétiques ?
  • 4:32 Que pouvez-vous nous dire à ce sujet ?
  • 4:34 Nous travaillons en étroite collaboration
  • 4:35 avec le gouvernement
  • 4:36 pour accompagner les communes
  • 4:38 pour répondre aux besoins en infrastructures
  • 4:41 et de services de leurs vastes populations.
  • 4:44 Nous avons donc trois grands projets
  • 4:47 pour près d'un milliard au total
  • 4:49 pour aider ces municipalités.
  • 4:51 Nous avons également un projet en préparation,
  • 4:53 qui aiderait les municipalités à renforcer leur capacité
  • 4:56 être plus résilient aux tremblements de terre
  • 4:58 car 83 % de la population vit dans des zones vulnérables
  • 5:03 aux tremblements de terre.
  • 5:04 Dans le domaine de l'énergie, la Turquie,
  • 5:07 car elle a des besoins énergétiques importants,
  • 5:10 a travaillé en étroite collaboration avec nous
  • 5:11 pour aider à répondre aux besoins.
  • 5:12 Nous nous concentrons donc sur trois objectifs.
  • 5:14 Premièrement,
  • 5:15 aider la Turquie à devenir plus indépendante en matière d'énergie.
  • 5:18 C'est-à-direque nous avons investi
  • 5:19 dans les pipelines, dans le stockage de gaz.
  • 5:22 Le deuxième objectif est d'aider la Turquie
  • 5:25 à investir davantage dans les énergies renouvelables.
  • 5:28 Nous avons investi dans plusieurs projets dans ce domaine.
  • 5:31 En géothermie par exemple.
  • 5:35 Nous envisageons une centrale hydroélectrique.
  • 5:37 Nous examinons l'énergie solaire,
  • 5:39 nous examinons l'énergie éolienne.
  • 5:40 Nous avons fait un certain nombre d'études
  • 5:42 dans tous ces domaines.
  • 5:43 Et nous pouvons déjà proposer des projets.
  • 5:47 Le troisième objectif, c'est d'aider la Turquie à organiser
  • 5:50 son marché de l'énergie,
  • 5:51 où nous avons travaillé avec le gouvernement,
  • 5:53 par exemple, pour créer la plate-forme d'échange de gaz
  • 5:56 qui fonctionne assez bien.
  • 5:57 Et nous avons également commencé à travailler
  • 6:00 avec le gouvernement sur un système d'échange de carbone.
  • 6:03 Eh bien, Auguste, j'allais dire
  • 6:04 que nous ne pouvons pas avoir cette conversation
  • 6:06 et ne pas parler de la pandémie de la COVID 19.
  • 6:08 Elle a eu des conséquences néfastes sur la Turquie,
  • 6:10 comme sur le reste du monde.
  • 6:12 Alors, à quoi ressemble une reprise durable et résiliente
  • 6:15 pour la Turquie
  • 6:16 Ce sont de sérieux défis.
  • 6:18 La reprise devra d'abord s'attaquer à ces inégalités
  • 6:25 se concentrer davantage sur les personnes
  • 6:27 qui ont été plus touchées que les autres.
  • 6:30 Le deuxième défi de la reprise que nous devons relever,
  • 6:34 c'est de s'assurer que la reprise est durable
  • 6:36 du point de vue fiscal et financier.
  • 6:39 Il faudra donc remédier aux macro-stabilités
  • 6:43 et le système financier devrait jouer son rôle
  • 6:46 en fournissant un financement à long terme
  • 6:47 plutôt qu'en se concentrant sur un financement à court terme
  • 6:50 qui a tendance à surchauffer l'économie.
  • 6:52 Et la troisième caractéristique de la reprise
  • 6:56 qui est très importante,
  • 6:58 c'est qu'elle devra être plus verte
  • 7:00 et plus respectueuse de l'environnement.
  • 7:04 Eh bien, Auguste, avant de passer à la dernière question,
  • 7:06 vous dirigez un groupe au sein de la Banque mondiale
  • 7:08 qui cherche à renforcer nos engagements
  • 7:10 en matière de changement climatique.
  • 7:11 Alors, que pouvez-vous nous dire à ce sujet ?
  • 7:12 Nous devons faire quelque chose.
  • 7:14 La banque fait effectivement des choses dans ce domaine
  • 7:17 avec les co-bénéfices climatiques,
  • 7:18 qui correspondent à la part de notre investissement,
  • 7:22 de nos prêts, de nos crédits et de nos subventions
  • 7:25 qui sont mis en œuvre pour résoudre
  • 7:27 les problèmes climatiques dans le cadre de notre projet.
  • 7:29 Notre mandat au sein du Groupe de la Banque mondiale
  • 7:31 était de voir comment nous pouvons atteindre 35 % facilement.
  • 7:34 Nous devons aller au-delà de tout cela
  • 7:36 et passer vraiment au climat en amont et général
  • 7:39 dans tout ce que nous faisons.
  • 7:41 Le changement climatique est certainement au centre
  • 7:43 des préoccupations, alors merci pour cette mise à jour.
  • 7:45 Et maintenant pour la dernière question, Auguste.
  • 7:47 Je veux terminer sur une note un peu plus légère.
  • 7:49 Dites-moi ce qui vous inspire
  • 7:50 dans le travail que vous faites.
  • 7:51 La première chose qui m'inspire,
  • 7:53 ce sont vraiment nos clients.
  • 7:54 Quand je les vois lutter
  • 7:56 pour relever les défis du développement,
  • 7:58 vous savez, c'est vraiment inspirant.
  • 7:59 Et nous apprenons beaucoup d'eux.
  • 8:01 Nous apprenons de l'expérience et la réinvestissons
  • 8:05 dans d'autres pays ou dans d'autres projets.
  • 8:07 La deuxième chose qui m'inspire,
  • 8:09 ce sont mes collègues, notre personnel.
  • 8:11 Pendant la COVID,
  • 8:12 nous avons tous été forcés de travailler à la maison.
  • 8:15 Et c'est venu avec un certain nombre de défis
  • 8:18 au niveau personnel
  • 8:19 avec lesquels nous avons tous dû lutter.
  • 8:21 C'était vraiment impressionnant de voir mes collègues
  • 8:25 travailler aussi dur pour aider la Turquie,
  • 8:27 non seulement pour répondre à la COVID,
  • 8:29 mais aussi pour continuer à travailler sur notre programme
  • 8:32 de développement à long terme.
  • 8:33 Eh bien, ce fut un plaisir de vous avoir avec nous ce matin.
  • 8:35 Merci beaucoup de m'avoir rejoint
  • 8:36 et de nous en avoir dit plus
  • 8:37 sur le rôle de la Banque mondiale en Turquie.
  • 8:39 Merci.
  • 8:42 Bonjour, je suis Bant Mandondo à Oulan-Bator, en Mongolie
  • 8:45 et vous regardez les réunions de printemps
  • 8:47 du FMI et du Groupe de la Banque mondiale.
  • 8:52 Eh bien, nous arrions à la conclusion de cette journée,
  • 8:53 mais avant de nous dire au revoir, Paul,
  • 8:55 que se passe-t-il demain ?
  • 8:57 Et comment les gens peuvent-ils rattraper
  • 8:58 tous les événements de cette semaine ?
  • 8:59 Alors, fin du troisième jour.
  • 9:00 Demain, l'attention se tourne vers les vaccins.
  • 9:02 Nous avons un excellent programme demain,
  • 9:03 nous recevrons le Dr Tedros
  • 9:05 de l'Organisation mondiale de la Santé,
  • 9:07 Ngozi Okonjo-Iweala de l'Organisation mondiale du commerce,
  • 9:09 Seth Berkley de Gavi, Richard Hatchet du CEPI.
  • 9:13 Et puis je serai rejoint après le programme,
  • 9:16 pour une discussion en direct avec Mamta Murthi
  • 9:17 et Stephanie von Friedeburg sera de retour également.
  • 9:19 Tout commence à 11h00, heure de Washington demain,
  • 9:22 et nous espérons que vous vous joindrez à nous.
  • 9:24 Et si vous avez manqué l'un des programmes cette semaine
  • 9:26 et que vous voulez le revoir,
  • 9:27 ou il y avait une partie que vous aimeriez revoir,
  • 9:28 rendez-vous sur la page YouTube de la Banque mondiale.
  • 9:30 Vous pourrez le trouver juste là.
  • 9:31 Oui, et ajoutez cette page à vos favoris.
  • 9:33 J'attends avec impatience votre discussion de demain.
  • 9:34 - Oui merci. - Merci, Paul.
  • 9:36 Et merci à vous tous de vous être joint à nous aujourd'hui.
  • 9:38 Rejoignez-nous demain pour notre dernier événement
  • 9:40 qui portera sur les vaccins
  • 9:42 à 11h00, heure de Washington DC.
  • 9:44 D'ici-là, au revoir.
  • 9:51 [MUSIQUE ENTRAINANTE]
  • 10:04 Réunions de printemps 2021
  • 10:24 Réunions de printemps 2021
  • 10:43 Réunions de printemps 2021

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