Transition économique et transformation climatique : Financer l'action climatique pour un avenir vert et résilient

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Transition économique et transformation climatique : Financer l'action climatique pour un avenir vert et résilient

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Comment financer la lutte contre le changement climatique ? Cet événement a mis en lumière les complexités d’une action conjointe en faveur des objectifs pour le climat et pour le développement, dans un paysage géopolitique marqué par les conflits, la hausse des prix et l’intensification des effets des dérèglements climatiques (a). Il a donné lieu à une série de discussions consacrées à des enjeux urgents, du coût de l’élimination progressive du charbon et de l’ampleur de la menace climatique à la nécessité d’atténuer les risques liés aux investissements dans des projets de transition décarbonée et d’efficacité énergétique dans les pays en développement, en passant par les attentes que suscite la prochaine COP27 en Égypte. Des vidéos ont également permis d'esquisser les contours du paysage des financements pour le climat et de faire entendre la voix et les espoirs des jeunes dans la perspective de la COP27.

 

SUR CETTE PAGE
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- À PROPOS DES RÉUNIONS DE PRINTEMPS -

Résultats du quiz

Transcription


  • 00:00 [Musique entraînante]
  • 00:02 [Réunions de printemps - 2022 WASHINGTON Groupe Banque Mondiale]
  • 00:04 [FINANCEMENT DE L'ACTION CLIMATIQUE]
  • 00:07 [RELANCE VERTE]
  • 00:09 [TRANSITION ÉNERGÉTIQUE]
  • 00:12 [ACTION CLIMATIQUE]
  • 00:15 [ADAPTATION]
  • 00:17 [Réunions de printemps 2022]
  • 00:19 [Transition économique et transformation climatique : Financer l'action climatique]
  • 00:29 Bonjour et bienvenue à tous.
  • 00:31 Je suis Meriem Gray,
  • 00:33 je suis en direct du siège du Groupe de la Banque mondiale ici à Washington.
  • 00:36 [MERIEM GRAY - RESP. COMMUNICATIONS DÉVELOPPEMENT DURABLE, BANQUE MONDIALE]
  • 00:38 Les Réunions de printemps s'intéressent cette année aux investissements
  • 00:42 dans la résilience et la gestion des incertitudes.
  • 00:44 Ce sont des thèmes qui sont très pertinents aujourd'hui,
  • 00:47 alors que la guerre en Ukraine,
  • 00:49 la Covid et le changement climatique créent des défis sans précédent.
  • 00:53 Tous les pays seront affectés.
  • 00:55 Les effets sur les pays en développement
  • 00:57 seront néanmoins beaucoup plus graves,
  • 00:59 que ce soit les prix des denrées alimentaires,
  • 01:02 les prix énergétiques ou les perspectives économiques qui se dégradent,
  • 01:06 ou alors encore l'impact du changement climatique.
  • 01:10 Les dirigeants du monde entier sont ici
  • 01:12 pour parler de ces effets et des solutions qui peuvent permettre de construire
  • 01:16 des communautés plus fortes, plus sûres et plus prospères.
  • 01:19 Aujourd'hui, nous nous intéressons
  • 01:23 aux mesures pour promouvoir l'action climatique,
  • 01:27 surtout compte tenu des contraintes budgétaires actuelles.
  • 01:29 Quels sont les besoins de financement pour un avenir adapté au climat ?
  • 01:34 Comment gérer et mobiliser des ressources de façon efficace ?
  • 01:38 Quels sont les capitaux qui peuvent permettre
  • 01:40 d'appuyer les investissements faibles en carbone et résilients ?
  • 01:44 Et comment les programmes du climat et du développement
  • 01:50 sont-ils intimement liés pour vraiment veiller au bien-être des populations ?
  • 01:56 Alors, nous avons cet événement en direct
  • 01:59 en anglais, espagnol, arabe et français sur worldbank.org
  • 02:04 FINANCER LA TRANSITION BAS CARBONE
  • 02:06 [Sri Mulyani Indrawati, Ministre des Finances, Indonésie]
  • 02:09 [David Malpass, Président du Groupe de la Banque mondiale]
  • 02:13 [FINANCEMENT PRIVÉ POUR L'ACTION CLIMATIQUE]
  • 02:16 [Rania Al-Mashat, Ministre de la Coopération internationale, Égypte]
  • 02:19 [Yves Perrier, Président du conseil d'administration, Amundi]
  • 02:22 [Rhian-Mari Thomas, Directrice générale, Green Finance Institute]
  • 02:26 [Makhtar Diop, Directeur général, IFC]
  • 02:30 [LA VOIE A SUIVRE POUR LE FINANCEMENT CLIMATIQUE]
  • 02:32 [Nicholas Stern Professeur d’économie et de gouvernance (chaire I.G Patel), London School of Economics]
  • 02:34 [Mari Pangestu, Directrice générale pour les Politiques de développement et les partenariats]
  • 02:43 Nous aurons des échanges très intéressants aujourd'hui.
  • 02:46 Pour commencer, nous avons le président du groupe de la Banque mondiale
  • 02:50 qui a invité madame Sri Mulyani, ministre des Finances de l'Indonésie
  • 02:56 pour parler de l'action climatique,
  • 02:59 un sujet qui a été abordé à plusieurs reprises.
  • 03:02 [DAVID MALPASS PRÉSIDENT GROUPE BANQUE MONDIALE]
  • 03:04 Merci beaucoup Meriem, Bienvenue à tous !
  • 03:05 Bienvenue à cette rencontre.
  • 03:07 Je suis ravi d'être ici auprès de madame Sri Mulyani Indrawati
  • 03:11 ministre des Finances de l'Indonésie,
  • 03:14 qui préside, comme on le sait, le processus du G20 cette année.
  • 03:18 [WASHINGTON DC, EUA YAKARTA, INDONESIA]
  • 03:19 Nous allons parler du changement climatique et également
  • 03:23 des défis sur le plan du développement et de la gestion
  • 03:28 des biens publics communs.
  • 03:30 Merci beaucoup, madame Mulyani d'être parmi nous aujourd'hui.
  • 03:33 L'année dernière, il y a un an, nous avons parlé de ce sujet
  • 03:37 et nous l'avons également abordé à Glasgow durant la COP26.
  • 03:41 Depuis, la Banque mondiale a mis en œuvre son plan d'action climatique.
  • 03:47 C'est un plan qui cherche à intégrer le climat
  • 03:51 et le développement en reconnaissant la valeur des biens publics mondiaux.
  • 03:56 Nos cibles de dépenses sont beaucoup plus élevées cette année
  • 04:00 pour la Banque mondiale, et nous voulons accompagner les pays
  • 04:06 de la façon la plus efficace possible.
  • 04:09 Nous établissons des rapports pour les pays dans le monde entier.
  • 04:13 Ce sont des rapports nationaux sur le climat et le développement.
  • 04:17 Ce sera un instrument important pour eux,
  • 04:19 pour qu'ils puissent comprendre et saisir l'importance de leurs actions climatiques.
  • 04:25 Nous cherchons à réduire les émissions de gaz à effet de serre.
  • 04:29 C'est un objectif ambitieux et nous voulons également aider les pays
  • 04:33 à s'adapter aux effets du changement climatique.
  • 04:37 Dans d'autres domaines,
  • 04:38 nous travaillons sur le plastique marin, la conservation.
  • 04:45 Nous prônons les financements internationaux
  • 04:49 et nous l'appliquons à la gestion des biens publics mondiaux
  • 04:53 qui appartiennent à la communauté mondiale.
  • 04:55 Aujourd'hui, il y a une guerre en Ukraine.
  • 04:58 Cela aggrave les problèmes de trésorerie.
  • 05:03 C'est une tragédie humaine.
  • 05:06 Cela cause la hausse des prix énergétiques,
  • 05:09 des prix des denrées alimentaires et des engrais.
  • 05:11 Cela exerce des pressions sur les budgets comme celui de l'Indonésie.
  • 05:18 Cette guerre crée de nouvelles tensions au-delà de la pandémie.
  • 05:23 L'Europe a changé de démarche
  • 05:26 pour ce qu'il en est de la gestion des biens publics communs,
  • 05:30 a changé d'orientation pour ce qu'il en est du gaz naturel
  • 05:34 et de l'énergie nucléaire,
  • 05:36 qui est une source importante d'électricité.
  • 05:41 Voilà les défis auxquels nous sommes confrontés dans le monde entier.
  • 05:48 Je vais vous demander, Madame la Ministre,
  • 05:55 quel est, selon vous, le lien entre le financement de projets...
  • 05:59 c'est un défi en soi et c'est un domaine
  • 06:03 dans lequel la Banque mondiale peut aider les pays
  • 06:07 mais c'est un projet qui présente un coût élevé.
  • 06:13 Bienvenue madame Sri Mulyani.
  • 06:18 Pour commencer, j'aimerais vous demander de nous parler un peu
  • 06:21 de l'abandon progressif du carbone.
  • 06:23 Comment financer cette transition ?
  • 06:26 Quels sont les problèmes auxquels vous avez été confrontée
  • 06:30 et que devons-nous faire à l'échelle mondiale pour réduire
  • 06:33 les émissions de gaz à effet de serre dans le monde et en Indonésie ?
  • 06:37 Merci beaucoup d'être avec nous aujourd'hui.
  • 06:39 [Sri Mulyani Indrawati Ministre des Finances, Indonésie]
  • 06:40 Merci monsieur Malpass.
  • 06:42 Je suis ravie de vous voir et j'aimerais vous féliciter,
  • 06:45 féliciter la Banque mondiale pour son leadership.
  • 06:52 Nous avons été accompagnés par la Banque mondiale pour la gestion
  • 06:58 de biens publics mondiaux, tout d'abord durant la pandémie
  • 07:02 et aujourd'hui, alors que nous sommes face aux défis liés au changement climatique.
  • 07:08 [Sri Mulyani Indrawati Ministre des Finances, Indonésie]
  • 07:10 L'Indonésie est un pays, et ce n'est pas le seul, qui s'est engagé
  • 07:17 à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 29 %
  • 07:25 et 41% si nous obtenons le soutien de la communauté internationale.
  • 07:30 Alors comment mettre en œuvre cet engagement ?
  • 07:34 Le plus grand contributeur
  • 07:39 sont les secteurs de l'énergie et des forêts.
  • 07:44 Le secteur énergétique en Indonésie repose sur les ressources naturelles,
  • 07:51 mais en grande partie sur le carbone.
  • 07:57 Donc il faut travailler sur le panachage énergétique.
  • 08:03 Il faut réduire les émissions de CO²
  • 08:07 et pour ce faire, il faudra remédier au problème
  • 08:13 ou répondre plutôt à la question du carbone,
  • 08:18 remplacer le carbone en tant que source énergétique
  • 08:22 tout en répondant aux nouvelles attentes.
  • 08:24 Pour ce qu'il en est du carbone, qu'allons-nous faire ?
  • 08:31 Un mécanisme de transition énergétique a été mis sur pied en Indonésie.
  • 08:36 Mais en Indonésie, comme ailleurs dans le monde,
  • 08:39 lorsque nous avons été frappés par la Covid,
  • 08:41 la demande en électricité a baissé.
  • 08:49 Donc, au moment où l'Indonésie avait la capacité de 270 gigawatt,
  • 08:56 en fait, la demande était bien inférieure à cette capacité.
  • 09:00 Donc, il y avait un excédent énergétique.
  • 09:04 Cela est dû au fait que nous avons augmenté
  • 09:09 nos capacités ces cinq dernières années.
  • 09:13 Alors pour réduire le recours au carbone...
  • 09:20 Et en fait, nous avons en Indonésie
  • 09:26 ce que l'on appelle l'achat énergétique privé.
  • 09:33 Et nous avons une entreprise publique
  • 09:37 mais nous avons également des acteurs privés sur le marché,
  • 09:42 qui en fait sont des sous-traitants
  • 09:46 qui fournissent de l'électricité.
  • 09:51 Et ce sont des contrats sur 20 ou 30 ans.
  • 09:54 Donc, pour abandonner progressivement le carbone,
  • 09:58 il faut rallonger ces contrats,
  • 10:03 cinq gigawatt de l'énergie
  • 10:06 est créé avec le carbone.
  • 10:13 Mais le carbone, comme on le sait, pollue beaucoup plus.
  • 10:21 Donc, pour remplacer cette énergie
  • 10:29 qui est créée avec le carbone, il faut trouver de nouveaux outils.
  • 10:36 Il s'agit de remplacer les centrales avec de nouvelles centrales,
  • 10:46 investir dans les énergies renouvelables,
  • 10:49 mais il faut que ces énergies soient efficaces.
  • 10:52 Nous devons également obtenir les financements nécessaires.
  • 10:55 C'est pour cette raison qu'il faut investir dans les renouvelables.
  • 11:00 Mais, pour fermer les centrales qui tournent au carbone,
  • 11:09 et qui sont gérées par le secteur privé,
  • 11:12 en fait, il faut renégocier les contrats
  • 11:18 et ces acteurs privés doivent être d'accord.
  • 11:24 Et cela dépend en fait de la durée de leurs contrats.
  • 11:27 Les entreprises doivent pouvoir le faire
  • 11:37 en fait, sans enfreindre les règles contractuelles
  • 11:45 et en respectant les clauses du contrat.
  • 11:48 Nous avons d'ailleurs perdu une affaire au Tribunal international.
  • 11:53 Donc, renégocier les contrats avec les producteurs
  • 11:58 d'énergie et d'électricité indépendants
  • 12:03 et le faire en mettant en œuvre de bonnes pratiques.
  • 12:09 Ensuite, comment compenser ces contrats qui seront donc réduits?
  • 12:18 Où trouver les financements nécessaires pour compenser justement cette réduction ?
  • 12:24 Et quel sera le prix qui sera fixé?
  • 12:29 Il ne faut pas oublier que le carbone n'a pas toujours été efficace.
  • 12:38 Ce n'est pas toujours dans l'intérêt des acteurs privés.
  • 12:42 Parfois, c'est beaucoup trop cher.
  • 12:45 12 ou 10 centimes par kilowatt/heure.
  • 12:50 Et en fait le prix réel est beaucoup plus bas.
  • 12:55 Donc, il y a des problèmes techniques à résoudre.
  • 13:01 Et puis, il y a l'aspect financier.
  • 13:04 Comment abandonner progressivement le carbone ?
  • 13:07 Comment financer cette transition ?
  • 13:09 Nous avons travaillé avec la Banque mondiale,
  • 13:12 avec la Banque asiatique de développement.
  • 13:15 Comment financer la transition
  • 13:18 et comment gérer les conséquences sociales et environnementales ?
  • 13:27 Ce sera un capital abandonné.
  • 13:30 Que faire de ce capital ?
  • 13:32 Et ensuite, pour ce qui est du remplacement avec les énergies renouvelables,
  • 13:36 et bien, il faut investir de nouveau.
  • 13:43 Donc, il y a le lieu,
  • 13:45 il y a aussi la transmission et la distribution.
  • 13:49 Comme vous le savez, notre pays est une île
  • 13:54 et il y a des pôles dans notre archipel.
  • 14:01 La demande est beaucoup plus élevée sur l'île de Java.
  • 14:05 Il faut prendre tout cela en considération.
  • 14:08 [DAVID MALPASS]
  • 14:10 Merci beaucoup madame.
  • 14:11 Beaucoup de pays sont confrontés à des problèmes similaires,
  • 14:15 que ce soit le Vietnam, la Turquie, l'Afrique du Sud, l'Afrique du Sud.
  • 14:19 Ils dépendent tous du carbone,
  • 14:21 que ce soit de l'importation de carbone ou le carbone,
  • 14:27 sa valeur a augmenté en raison de la hausse des prix énergétiques
  • 14:33 partout dans le monde et de la hausse des prix d'autres produits de base.
  • 14:37 L'année dernière à Glasgow,
  • 14:40 vous avez parlé d'un chiffre très élevé pour ce qui est du coût
  • 14:44 ou des financements qui serontnécessaires pour appuyer cet effort.
  • 14:48 Au groupe de la Banque mondiale,
  • 14:51 l'IFC, la Banque mondiale s'intéresse en particulier
  • 14:55 à la création d'un mécanisme
  • 14:57 qui permettrait de réunir des sources de financement
  • 15:01 des quatre coins du monde et de focaliser ses financements
  • 15:08 sur un projet pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
  • 15:13 Comment fermer une centrale en Indonésie, en Afrique du Sud ?
  • 15:18 C'est compliqué parce que les coûts sont très élevés
  • 15:21 et parce que la durée de vie de ces projets est très longue.
  • 15:26 Il faut attendre parfois des années avant d'abandonner le carbone.
  • 15:33 Vous avez parlé d'un chiffre à Glasgow, n'est-ce pas ?
  • 15:35 [Sri Mulyani Indrawati Ministre des Finances, Indonésie]
  • 15:38 Oui, nous avons identifié le coût total fondé sur les valeurs mises à jour
  • 15:45 avant la COP26 de Glasgow, 186 milliards de dollars des États-Unis.
  • 15:55 Nous pourrions réduire les prix par l'exploitation forestière,
  • 15:59 en particulier au niveau des mangroves et des palétuviers.
  • 16:03 Mais l'énergie est le coût le plus élevé, environ 60 % du total.
  • 16:13 Quant à savoir comment ceci va être structuré ?
  • 16:16 Vous avez raison à ce stade, alors que le prix du carbone augmente
  • 16:21 de plus en plus, plus de 400 la tonne,
  • 16:29 les prix sont très, très élevés.
  • 16:31 Maintenant, il y a de nouveau une réduction qui s'amorce.
  • 16:34 Mais pour l'Indonésie,
  • 16:37 nous sommes l'un des plus gros producteurs de carbone du monde
  • 16:41 et nous avons déjà engagé ce carbone pour des exportations.
  • 16:46 Nous avons besoin d'être en concurrence avec notre propre utilisation
  • 16:50 intérieure de ce carbone, tout en tenant nos obligations
  • 16:56 vis à vis du marché intérieur que du marché extérieur.
  • 16:59 Il faut donc que nous répondions à nos besoins en termes d'électricité
  • 17:04 avant de pouvoir exporter sur les marchés internationaux.
  • 17:09 Lorsque le prix du carbone était très élevé,
  • 17:13 à un moment, nous avons été un peu pris de court car d'un seul coup,
  • 17:20 le stock de carbone du pays a commencé à diminuer de manière rapide.
  • 17:27 Il faut donc un suivi attentif
  • 17:29 du carbone et de l'industrie du carbone en Indonésie.
  • 17:32 [DAVID MALPASS]
  • 17:34 Ce sont des chiffres considérables.
  • 17:36 Il y aura un autre panel qui va évoquer ces questions aujourd'hui.
  • 17:39 Mais, ce qui me frappe le plus
  • 17:43 c'est le coût extrêmement élevé, la complexité des projets eux-mêmes,
  • 17:47 leur durée, fort longue.
  • 17:49 La Banque mondiale peut vous aider
  • 17:51 pour ce qui est de structurer ou réfléchir
  • 17:54 à des engagements qui portent sur plusieurs années
  • 17:57 entre le gouvernement et le secteur du carbone, par exemple.
  • 18:00 Mais ce problème fondamental
  • 18:02 que vous venez d'évoquer, à savoir le fait que le carbone est soit utilisé
  • 18:06 à l'intérieur des frontières, soit exporté et brûlé à l'extérieur.
  • 18:11 Ceci en soi pose un problème énorme du bien commun de l'humanité.
  • 18:18 Comment éviter l'utilisation ultime de ces produits à base de carbone ?
  • 18:26 Une question qui doit être abordée très, très rapidement
  • 18:30 et de manière très approfondie.
  • 18:33 [Sri Mulyani Indrawati Ministre des Finances, Indonésie]
  • 18:34 Merci. Merci David.
  • 18:35 Oui, c'est quelque chose de très difficile pour tous les pays d'ailleurs,
  • 18:39 car lorsque l'on parle du problème du changement climatique,
  • 18:45 ce n'est pas simplement l'intention qui compte,
  • 18:48 c'est qu'elle se traduise en actions faisables en termes de décisions,
  • 18:53 d'investissements et d'engagement dans ce cas particulier.
  • 18:58 Ce que cela veut dire,
  • 18:59 c'est que l'accès au capital doit être suffisamment peu élevé
  • 19:04 pour compenser pour ces engagements de capitaux élevés, coûteux
  • 19:08 et puis soit un prix abordable en termes de disponibilité des financements.
  • 19:13 La Banque mondiale se trouve dans une excellente position pour nous aider
  • 19:18 du côté de la structuration mais aussi du côté financement.
  • 19:22 Parce qu'avec le groupe Banque mondiale, BIRD, IDA, IFC et MIGA,
  • 19:29 cela va être un rôle très important
  • 19:31 que le groupe va pouvoir jouer pour nous aider
  • 19:33 à concevoir une transition efficace et durable en matière d'énergie.
  • 19:39 Je vous remercie.
  • 19:40 [David Malpass] Merci, à vous Meriem.
  • 19:45 [Intervenante] Je suis de Kingston en Jamaïque
  • 19:48 et vous regardez les Réunions de printemps du Groupe Banque mondiale
  • 19:50 et Fonds monétaire international.
  • 19:53 [Meriem Gray] Merci.
  • 19:57 Merci Madame la Ministre pour ces informations très importantes
  • 20:02 quant à ce qui s'est passé depuis la dernière réunion sur ce point.
  • 20:07 [#FINANCE4CLIMATE]
  • 20:09 Vous pouvez poster vos observations en utilisant le hashtag #Finance4Climate,
  • 20:14 et nous suivre sur Twitter, Instagram, Facebook et LinkedIn.
  • 20:19 Vous pouvez également poster des commentaires
  • 20:22 et des questions en direct sur live.worldbank.org.
  • 20:28 Nous avons des experts qui sont là pour répondre à vos questions
  • 20:31 en anglais, en espagnol, en français et en arabe.
  • 20:34 Examinons les questions qui sont déjà arrivées.
  • 20:39 Nos experts sont déjà au travail.
  • 20:42 Nous allons poser les questions les plus fréquentes
  • 20:45 à deux experts de la Banque mondiale à la fin de l'événement.
  • 20:48 Combien d'investissement faut-il chaque année
  • 20:50 pour limiter le réchauffement planétaire , renforcer la résilience
  • 20:54 et appuyer une transition mondiale vers des émissions nettes zéro ?
  • 20:59 Est ce qu'il s'agit : a) de 10 milliards de dollars environ,
  • 21:02 ou b) environ 100 milliards de dollars par an,
  • 21:07 est-ce que c'est encore plus,
  • 21:08 option c) c'est environ 1000 milliards par an,
  • 21:13 et la dernière option, d) plus de 2000 milliards par an.
  • 21:17 Vous pouvez répondre directement
  • 21:19 sur live.worldbank.org et nous vous donnerons la réponse
  • 21:23 et les résultats à la fin de la manifestation d'aujourd'hui.
  • 21:26 J'aimerais demander à nos experts
  • 21:28 de nous expliquer comment fonctionne le financement du climat.
  • 21:32 Merci. [Assembler toutes les pièces du puzzle]
  • 21:34 [Comment financer la transition climatique ?]
  • 21:37 [Intervenant] Chaque pays est différent.
  • 21:39 Nous avons tous besoin d'aborder la crise climatique.
  • 21:42 Comment aider à assembler les éléments du puzzle pour permettre aux pays
  • 21:48 d'atteindre leurs objectifs de développement ?
  • 21:51 Le financement du climat augmente, mais pas suffisamment vite.
  • 21:55 Au cours de la décennie à venir, il va falloir mobiliser des milliards
  • 21:59 et milliards de dollars pour protéger l'énergie propre, l'éducation,
  • 22:05 la protection contre les catastrophes naturelles, l'énergie
  • 22:08 et j'en passe.
  • 22:09 [QUE FAUDRA-T-IL ?]
  • 22:10 Tout d'abord, il faut dépenser intelligemment,
  • 22:12 et repenser aux subventions qui sont inutiles ou inappropriées.
  • 22:18 Pensez à une chaîne d'approvisionnement verte
  • 22:20 et de manière systématique, examinez les risques pour le climat
  • 22:24 afin que les infrastructures
  • 22:25 soient plus résilientes et moins coûteuses à construire et à entretenir.
  • 22:29 Ensuite, il faut que les capitaux privés commencent à arriver.
  • 22:34 Il faut que les investisseurs investissent avec confiance.
  • 22:37 Les ressources doivent se compléter
  • 22:40 dans les secteurs tels que l'énergie propre
  • 22:43 et les véhicules électriques.
  • 22:45 Il existe déjà des options.
  • 22:47 Les investisseurs privés peuvent accélérer
  • 22:49 l'adoption de ces techniques pour encourager les développements
  • 22:54 dans des secteurs qui sont peut-être moins développés.
  • 22:58 Dans les secteurs d'adaptation, l'investissement privé est insuffisant.
  • 23:00 [VALERIE HICKEY Groupe changement climatique, Banque mondial]
  • 23:02 Il nous faut donc de nouveaux outils, de nouveaux modèles,
  • 23:04 de professionnels, pour que les capitaux arrivent où on en a besoin
  • 23:08 et que cela réduise les risques pour les investisseurs.
  • 23:11 Les banques multilatérales, telles que la Banque mondiale
  • 23:15 ont un rôle important à jouer.
  • 23:16 Nous servons de passerelle
  • 23:17 entre gouvernements et investisseurs privés
  • 23:19 pour utiliser les capitaux publics, pour catalyser les capitaux privés.
  • 23:23 C'est essentiel pour les pays où les besoins et les risques
  • 23:27 sont les plus élevés.
  • 23:28 Le financement des climats peut aussi aider
  • 23:31 au niveau des marchés du carbone, pour réduire les émissions de carbone
  • 23:35 et inclure le milliard qui a été engagé au niveau de l'accord de Paris.
  • 23:41 Morceau par morceau, point par point,
  • 23:43 nous pouvons créer une économie résiliente et durable pour l'avenir.
  • 23:48 [GROUPE BANQUE MONDIALE CHANGEMENT CLIMATIQUE]
  • 23:51 [PHNOM PEHN, CAMBODGE]
  • 23:53 [Intervenant] Bonjour,
  • 23:54 je suis à Phnom Penh, au Cambodge et vous regardez les Réunions de printemps
  • 24:00 du groupe Banque mondiale et Fonds monétaire international.
  • 24:03 [Meriem Gray] Comme vous venez de le voir, l'action sur le financement du climat
  • 24:07 porte sur l'investissement de milliards de dollars.
  • 24:10 Donc voyons comment le secteur privé
  • 24:12 va jouer un rôle absolument essentiel pour avancer.
  • 24:16 Makhtar Diop est le Directeur général de l'IFC,
  • 24:20 c'est à dire la branche secteur privé du groupe Banque mondiale.
  • 24:24 C'est lui qui va diriger la discussion suivante
  • 24:26 sur le rôle des capitaux privés à l'appui des actions climatiques.
  • 24:30 Son premier invité est Rania Al-Mashat,
  • 24:32 ministre pour la Coopération internationale de l'Egypte.
  • 24:36 L'Egypte accueillera la COP 27 un peu plus tard cette année
  • 24:40 et le financement climatique sera une question d'importance critique.
  • 24:44 Il va ensuite essayer de voir comment mobiliser les capitaux privés
  • 24:47 et accélérer les financements,
  • 24:49 avec Rhian-Mari Thomas, PDG du Green Finance Institute,
  • 24:55 et Yves Perrier, Président du conseil d'Amundi,
  • 24:58 l'une des grandes compagnies mondiales de gestion des actifs.
  • 25:02 [MAKHTAR DIOP DIRECTEUR GÉNÉRAL D'IFC]
  • 25:04 [Makhtar Diop] Je vous remercie, Meriem, je suis ravi d'être là,
  • 25:06 avec vous aujourd'hui pour parler du changement climatique.
  • 25:09 Nous savons qu'il y a beaucoup de solutions
  • 25:11 qui peuvent contribuer à lutter contre le changement climatique.
  • 25:15 Mais ce n'est pas tant l'argent qui manque.
  • 25:18 J'en ai parlé avec beaucoup de gens récemment,
  • 25:21 je procède à des consultations et nous avons essayé
  • 25:23 de voir ce qu'il fallait comme fonds sur les marchés.
  • 25:27 Mais ce qu'il faut c'est mobiliser ces fonds
  • 25:28 pour trouver des projets qui soient utiles,
  • 25:30 pour les investissements du secteur privé, pour l'adaptation et l'atténuation.
  • 25:34 Mais nous allons d'abord entendre nos panélistes,
  • 25:38 à commencer par Rania Al-Mashat,
  • 25:41 ministre de la Coopération internationale de l'Égypte.
  • 25:44 Madame la Ministre, c'est un plaisir de vous accueillir aujourd'hui, un honneur.
  • 25:48 Nous vous remercions d'être avec nous.
  • 25:50 [ Nous savons que la COP 27 aura lieu en Afrique ou en Égypte.
  • 25:55 Vous avez un programme très ambitieux
  • 25:57 pour cette 27ᵉ réunion de la Conférence des parties.
  • 26:01 Qu'envisagez-vous ? [WASHINGTON DC, EUA CAIRE, ÉGYPTE]
  • 26:02 [Rania Al-Mashat] Merci beaucoup.
  • 26:03 [Rania Al-Mashat Ministre de la Coopération internationale, Égypte]
  • 26:05 On a eu une conversation tout à fait opportune sur le climat.
  • 26:07 La présidence de l'Égypte se concentre sur trois grands messages.
  • 26:11 Le premier, l'impartialité.
  • 26:13 Nous sommes un pays africain,
  • 26:14 mais c'est une conférence des parties pour le monde entier.
  • 26:17 Donc cette impartialité doit rester.
  • 26:19 Deuxièmement, comme vous l'avez dit, l'adaptation, la résilience,
  • 26:23 deux éléments très importants pour nombre de pays en développement
  • 26:26 et les dernières crises auxquelles nous nous sommes heurtés,
  • 26:29 notamment le conflit entre Russie et Ukraine
  • 26:31 qui a mis au premier plan l'importance de la sécurité alimentaire
  • 26:34 et des éléments y afférent.
  • 26:35 Et troisièmement,
  • 26:37 nous espérons que ce sera une conférence des parties de mise en œuvre.
  • 26:41 Comment passer de l'élaboration à la mise en œuvre, à l'implication
  • 26:46 et comment permettre que cela se matérialise
  • 26:51 à Charm el-Cheikh en novembre prochain.
  • 26:53 [Makhtar Diop] Madame la Ministre, vous l'avez dit,
  • 26:55 un grand nombre d'engagements ont été pris à la COP 26
  • 26:58 et nous voulons maintenant passer aux actes.
  • 27:00 La transition énergétique est très haut sur votre liste de priorités
  • 27:06 et je sais que cela fait partie de votre ordre du jour.
  • 27:09 Et tout ce qui concerne l'adaptation
  • 27:11 est souvent négligée dans ces conversations.
  • 27:14 Parlez-nous un peu, si vous le voulez bien,
  • 27:16 de ce que le secteur privé peut faire pour appuyer toutes ces priorités.
  • 27:20 [Rania Al-Mashat] Permettez-moi tout d'abord,
  • 27:22 d'insister sur le rôle de l'IFC pour pousser les investissements privés
  • 27:30 dans les différents pays en développement.
  • 27:33 Mise à part la COP,
  • 27:34 le travail qui est fait pour mobiliser le secteur privé est très important.
  • 27:38 Dans notre cas, la transition énergétique a commencé il y a plusieurs années
  • 27:43 et lorsque nous examinons les stratégies énergétiques intégrées
  • 27:49 avec des objectifs très clairs pour les énergies renouvelables dans le pays,
  • 27:54 le gouvernement a structuré des réformes pour pouvoir atteindre ces objectifs
  • 28:04 et c'est là que l'IFC, entre autres,
  • 28:05 a permis de contribuer avec leurs apports financiers.
  • 28:11 Cela a permis à des projets de se matérialiser,
  • 28:14 dont un qui concerne la création
  • 28:16 d'une des plus grandes centrales solaires du pays.
  • 28:22 Tout ceci montre comment différentes parties prenantes peuvent se retrouver.
  • 28:25 Les gouvernements ont un rôle à jouer pour les réformes législatives,
  • 28:29 notamment la volonté du secteur privé
  • 28:33 et des instituts de financement international
  • 28:36 pour le renforcement des capacités techniques.
  • 28:38 Autant d'exemples qui peuvent être reproduits ailleurs.
  • 28:42 Dans notre cas, l'Égypte a fini sa stratégie climatique à 2050
  • 28:48 et comme vous l'avez dit à juste titre,
  • 28:50 elle inclut un plan pour passer notre CDN d'ici 2050
  • 29:01 dans toute une série de secteurs, agriculture, énergie et autres.
  • 29:05 L'idée de cette stratégie climatique pour 2050,
  • 29:08 c'est qu'elle n'est pas séparée du développement.
  • 29:10 Donc, avec le groupe Banque mondiale,
  • 29:12 nous sommes un des pilotes pour le rapport sur le développement climatique mondial,
  • 29:20 car on ne peut pas envisager la question du climat en vase clos,
  • 29:25 séparément du processus de développement d'un pays.
  • 29:27 C'est pourquoi il y a une forte intégration
  • 29:29 entre les différents secteurs et les différents objectifs.
  • 29:32 Permettez-moi de conclure simplement en disant,
  • 29:35 qu'étant donné que l'aide publique au développement
  • 29:38 est cruciale pour différents pays, dans notre cas,
  • 29:40 le portefeuille est assez considérable, 26 milliards de dollars
  • 29:44 et étant donné l'importance des ODD pour le développement mondial,
  • 29:50 nous adaptons notre stratégie en fonction de ces objectifs.
  • 29:56 Il y a 12 milliards qui sont consacrés à l'objectif 13,
  • 29:59 2,8 à l'adaptation, 7,8 à l'atténuation,
  • 30:03 donc vous voyez qu'il y a un déséquilibre
  • 30:06 et je crois que dans la période à venir, nous voulons pousser plus en avant
  • 30:10 pour l'ordre du jour l'atténuation et l'adaptation.
  • 30:15 [Makhtar Diop] Oui, vous avez parfaitement raison,
  • 30:16 vous parlez de la réglementation
  • 30:18 et d'un grand nombre de choses à faire.
  • 30:20 Mais ce que nous entendons beaucoup
  • 30:21 du secteur privé, c'est une taxonomie, une nomenclature verte
  • 30:26 lorsqu'ils investissent pour lutter contre le changement climatique.
  • 30:32 Le secteur privé veut s'assurer que c'est vraiment lié à des actions climatiques.
  • 30:36 Qu'en pensez-vous ?
  • 30:44 [Rania Al-Mashat] Je pense que c'est vrai,
  • 30:47 cette conversation doit inclure toutes les parties prenantes,
  • 30:52 les populations, la communauté internationale,
  • 30:55 le secteur privé,
  • 30:56 et c'est pour cette raison qu'il est important de communiquer.
  • 30:59 Et s'il y a des entraves législatives, et bien il faut y remédier.
  • 31:05 Ensuite, il y a différents types de financements innovants.
  • 31:10 Une des réussites de Glasgow a été l'implication du secteur privé.
  • 31:15 C'était une des priorités à l'ordre du jour.
  • 31:19 Et maintenant, il y a donc des promesses, des engagements du secteur privé.
  • 31:26 Comment concrétiser ces engagements ?
  • 31:31 Comment réduire les risques avec des outils innovants ?
  • 31:35 Il y a beaucoup d'expérience à l'IFC, à la BIRD
  • 31:40 et au sein d'autres organisations qui ont chapeauté des projets,
  • 31:48 que ce soit dans les pays en développement ou les pays à revenu intermédiaire.
  • 31:53 Il faut utiliser ces exemples
  • 31:56 et introduire cette taxonomie verte dont vous avez parlé.
  • 32:01 Cela, en fait, permet d'accroître la confiance
  • 32:05 lorsque le secteur privé veut être impliqué.
  • 32:12 [Makhtar Diop] Merci beaucoup.
  • 32:13 Pour résumer,
  • 32:15 et dites-moi si je me trompe...
  • 32:17 Vous avez dit qu'il nous faut une réglementation claire,
  • 32:20 il nous faut une taxonomie,
  • 32:21 il faut avoir des projets bancables
  • 32:24 et il faut créer un climat propice aux investissements climatiques
  • 32:29 pour l'adaptation mais aussi pour l'atténuation
  • 32:33 et l'IFC est votre partenaire de prédilection pour la COP 27.
  • 32:40 [Rania Al-Mashat] Oui, je pense que vous avez très bien résumé
  • 32:43 ce qui a été dit.
  • 32:44 Juste pour conclure,
  • 32:45 je dirais que toutes les parties prenantes ont un rôle à jouer.
  • 32:49 C'est un effort conjoint.
  • 32:54 Les gouvernements doivent mettre en œuvre des réformes,
  • 32:58 cela est également important,
  • 32:59 et le secteur privé doit également s'engager.
  • 33:04 Et enfin, les banques multilatérales,
  • 33:07 l'IFC et la communauté internationale doit également jouer leur rôle.
  • 33:14 Donc il y a une complémentarité parmi toutes les parties prenantes.
  • 33:18 Mais, je dois dire que nous sommes tous très engagés à réaliser cet objectif.
  • 33:24 [Makhtar Diop] Merci beaucoup, Madame la Ministre.
  • 33:27 Vous avez abordé beaucoup de thèmes, l'adaptation, l'atténuation,
  • 33:32 l'équilibre des investissements, les investissements panachés.
  • 33:38 Je vais maintenant demander à deux personnes
  • 33:43 qui sont très impliquées dans la mobilisation des ressources,
  • 33:46 à savoir Yves Perrier, président d'Amundi, partenaire de longue date de l'IFC,
  • 33:54 c'est un des plus grands gestionnaires d'actifs en Europe,
  • 33:58 Ensuite, nous avons
  • 34:02 RHIAN-MARI THOMAS,
  • 34:05 PDG de Green Finance Institute.
  • 34:08 Ils vont nous parler un peu de leurs expériences
  • 34:12 en matière de mobilisation de financements
  • 34:15 pour lutter contre le changement climatique.
  • 34:16 [WASHINGTON DC, EUA PARIS, FRANCE]
  • 34:18 Yves, Bonjour.
  • 34:20 Vous êtes à Paris.
  • 34:23 Amundi est une entreprise qui a énormément d'expérience
  • 34:27 en matière de mobilisation de financements.
  • 34:32 Vous connaissez bien le marché.
  • 34:34 Que pouvez-vous nous dire ?
  • 34:41 Merci Makhtar.
  • 34:46 [YVES PERRIER, PDG AMUNDI] J'aimerais tout d'abord vous remercier
  • 34:49 et remercier l'IFC pour la relation étroite que nous avons
  • 34:57 depuis des années.
  • 35:00 Nous sommes ravis d'avoir pu créer
  • 35:07 le fonds Amundi Planète EGO Fund.
  • 35:11 C'est un fonds qui réunit le secteur privé et les investisseurs privés.
  • 35:17 Cette initiative
  • 35:21 s'inscrit dans une politique globale.
  • 35:25 Il y a eu des initiatives similaires en Asie
  • 35:30 avec la Banque d'Investissement en Infrastructures,
  • 35:33 en Europe avec la BEI
  • 35:36 et en France avec la Caisse des Dépôts.
  • 35:44 Les deux principales leçons que nous avons tirées de notre expérience
  • 35:49 sont les suivantes :
  • 35:50 Tout d'abord, il faut comprendre
  • 35:55 les objectifs des institutions de développement
  • 35:59 et ceux du secteur privé
  • 36:01 et il faut comprendre comment répondre à la fois
  • 36:08 aux besoins des investisseurs.
  • 36:13 Deuxièmement, il faut partager nos expériences.
  • 36:16 Grâce à ce partenariat,
  • 36:18 nous avons une base de connaissances unique.
  • 36:24 Ces connaissances sont publiques et accessibles par tous.
  • 36:29 [MAKHTAR DIOP] Merci beaucoup Yves.
  • 36:32 [WASHINGTON DC, EUA LONDON, ROYAUME-UNI]
  • 36:34 Ryan, nous avons été ensemble à Glasgow.
  • 36:37 Nous avons participé au même panel,
  • 36:40 nous avons beaucoup parlé de capitalisation
  • 36:43 et en Colombie, nous avons récemment lancé une nouvelle taxonomie.
  • 36:47 Je sais que vous avez beaucoup travaillé dans ce domaine
  • 36:50 pour inciter les investisseurs.
  • 36:53 Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
  • 36:55 [RHIAN-MARI THOMAS, PDG, GFI] Bonjour de Londres. Merci Makhtar
  • 36:57 de m'avoir invitée à ce panel aujourd'hui à Glasgow.
  • 37:01 Nous avons parlé des capitaux justes
  • 37:05 pour saisir les bonnes opportunités climatiques.
  • 37:12 Il s'agit de financer cette nouvelle donne
  • 37:17 à zéro carbone,
  • 37:20 financer cette transition
  • 37:24 avec les bons rendements.
  • 37:26 Comme on le sait, cela peut prendre plusieurs formes.
  • 37:31 Il y a évidemment les risques, mais il y a aussi les récompenses
  • 37:35 et les avantages.
  • 37:37 Pour vous donner un exemple,
  • 37:40 Je vais vous parler un peu de ce que nous avons fait en Afrique du Sud
  • 37:44 avec les banques sud-africaines et les investisseurs.
  • 37:47 Dans ce pays, il y a un obstacle,
  • 37:50 c'est les fonds de pension
  • 37:56 qui investissent dans des titres publics
  • 38:00 et en fait, ils n'investissent pas dans les infrastructures
  • 38:03 pour répondre au changement climatique.
  • 38:06 En fournissant un mécanisme qui permet de réduire les risques,
  • 38:10 pour financer ces transactions,
  • 38:12 les banques peuvent fournir des financements à des taux concurrentiels
  • 38:17 et elles peuvent syndiquer cela aux fonds de pension locaux.
  • 38:24 Donc, nous avons créé un fonds de garantie
  • 38:27 avec nos partenaires au Royaume-Uni et en Afrique du Sud
  • 38:30 qui fournit en fait cette garantie
  • 38:35 pour réduire les risques
  • 38:37 et nous avons en fait
  • 38:39 un ensemble de capitaux privés, publics,
  • 38:44 des fonds de développement et tous ces investisseurs, évidemment,
  • 38:47 investissent avec un retour sur investissements.
  • 38:51 C'est peut-être surprenant,
  • 38:53 mais lorsque nous avons mis sur pied ce fonds,
  • 38:55 nous avons découvert des projets
  • 38:59 à hauteur d'un milliard de livres
  • 39:03 qui, en fait, étaient attirants pour les investisseurs,
  • 39:07 s'ils avaient l'opportunité d'y participer.
  • 39:13 C'est une solution qui est tout à fait réplicable dans d'autres pays.
  • 39:17 Donc, si l'on peut bien comprendre les situations
  • 39:22 en réduisant les risques, nous pouvons attirer les capitaux privés.
  • 39:27 Cela permet, en fait, de dégager des capitaux publics
  • 39:32 aussi bien que des capitaux privés
  • 39:35 lorsque cela est autrement plus difficile.
  • 39:39 Bon, ça, c'est très utile pour les mesures d'adaptation,
  • 39:43 mais nous en parlerons peut-être une autre fois.
  • 39:46 [MAKHTAR DIOP] Merci beaucoup.
  • 39:47 Lorsque l'on s'intéresse aux pays émergents
  • 39:51 et à la mobilisation de ressources,
  • 39:55 la plupart des ressources sont en fait mobilisées
  • 39:59 par les pays avancés.
  • 40:01 Donc, ça peut être un outil très intéressant pour les pays émergents.
  • 40:05 Alors parlons, Yves, de plateformes.
  • 40:08 Il faut réduire les coûts de transactions.
  • 40:10 On ne veut pas répéter le travail qui a déjà été fait.
  • 40:13 En fait, ils veulent avoir un modèle standard.
  • 40:17 Pouvez-vous nous parler un peu de plateformes innovantes
  • 40:21 et de comment nous pouvons mobiliser davantage des ressources ?
  • 40:25 [YVES PERRIER] Ce qui est très positif,
  • 40:28 c'est que ces dernières années,
  • 40:32 ces trois ou cinq dernières années,
  • 40:34 un engagement a été pris par l'industrie financière
  • 40:41 à l'égard de l'action climatique.
  • 40:48 Ce qui est important, et ce qu'il faut garder à l'esprit,
  • 40:52 c'est qu'il s'agit en fait d'une révolution à l'échelle planétaire.
  • 40:57 Nous devons changer l'approvisionnement en énergie
  • 41:02 de 80% de sources de carburants fossiles
  • 41:06 à quasiment 0%.
  • 41:08 Nous devons changer aussi les produits.
  • 41:10 Nous devons changer notre façon de produire
  • 41:13 et de fabriquer ces produits.
  • 41:18 Alors, pour réussir cette révolution,
  • 41:22 il nous faut réunir une bonne politique publique
  • 41:28 et les investisseurs privés.
  • 41:35 Il faut aligner ces deux facteurs et il faut le faire de façon intégrale.
  • 41:41 Il y a la question évidemment
  • 41:43 de la sécurité, de l'approvisionnement, de l'offre.
  • 41:48 Il y a aussi la question de la concurrence, de la nature concurrentielle
  • 41:57 et évidemment, l'impact social,
  • 41:58 ça c'était un autre aspect très important.
  • 42:02 Il faut vraiment qu'il y ait une cohérence de tous les critères :
  • 42:08 l'impact climatique mais aussi l'impact social.
  • 42:13 C'est pour cela que nous sommes ravis
  • 42:16 d'avoir été sélectionnés par l'IFC
  • 42:19 pour gérer le programme SEED
  • 42:23 et pour assurer la levée de fonds de ce programme.
  • 42:28 Cela en fait va dans le sens de la politique d'Amundi,
  • 42:35 c'est-à-dire être responsable,
  • 42:38 investir de manière responsable.
  • 42:42 Et c'est notre philosophie depuis la création de l'entreprise il y a 10 ans.
  • 42:48 [MAKHTAR DIOP] Merci beaucoup, Yves.
  • 42:50 Vous avez soulevé quelques points que Rhian-Mari a également évoqués.
  • 42:59 Vous avez parlé tout à l'heure de ce qu'il faut être fait dans les pays émergents.
  • 43:04 Vous avez donné l'exemple de l'Afrique du Sud.
  • 43:06 Je suis sûr qu'il y a d'autres exemples d'autres pays.
  • 43:09 Que faut-il faire aujourd'hui
  • 43:10 pour mobiliser plus de ressources au sein des pays émergents,
  • 43:15 sachant qu'il y a beaucoup de sensibilité
  • 43:21 quant à ce que vient de dire Yves ?
  • 43:27 L'inclusion sociale et l'impact social ?
  • 43:30 [Rhian-Mari Thomas] Merci beaucoup.
  • 43:33 Je dois dire que c'est vraiment un défi.
  • 43:37 Il s'agit de leadership, de collaboration.
  • 43:39 Cela vaut pour tous les pays, pas juste pour les pays émergents.
  • 43:43 D'ailleurs, vous avez parlé de déficience de capitaux,
  • 43:49 de capitaux privés, publics pour créer des opportunités d'investissement
  • 43:54 pour les banques locales et pour les investisseurs.
  • 43:58 Mais on ne peut pas reposer uniquement sur les instruments financiers.
  • 44:03 Il nous faut aussi des cadres réglementaires,
  • 44:07 des mécanismes pour accroître les fonds privés et publics
  • 44:19 et les notes de crédit.
  • 44:21 Donc, c'est là que les organisations
  • 44:25 comme l'IFC qui travaille depuis 16 ans
  • 44:28 dans les pays en développement et dans les pays émergents
  • 44:31 peuvent nous aider.
  • 44:32 Vous jouez un rôle important.
  • 44:34 Vous connaissez bien les institutions financières
  • 44:39 et vous connaissez aussi les opportunités
  • 44:43 liées aux investissements
  • 44:45 tout en soulignant les risques.
  • 44:49 Vous connaissez les taux de défaillance par exemple,
  • 44:53 Il y a les banques vertes.
  • 44:55 Il s'agit d'un vecteur très efficace
  • 44:58 pour réunir des capitaux privés et publics
  • 45:02 pour investir dans des projets
  • 45:05 adaptés au climat.
  • 45:08 En fait, tout indique, que ce soit le rapport du CNUCC
  • 45:15 ou d'autres données empiriques
  • 45:17 que ces projets peuvent être vraiment probants.
  • 45:24 Et donc, il faut réunir tous les instruments financiers.
  • 45:31 [MAKHTAR DIOP] Merci beaucoup.
  • 45:32 Il est intéressant de vous entendre dire cela
  • 45:36 puisque vous êtes vous-même scientifique.
  • 45:38 Peu de personnes le savent.
  • 45:41 Ce n'est pas une science exacte, évidemment.
  • 45:43 Il faut, en fait, réunir toutes les parties prenantes.
  • 45:46 Il s'agit d'un contrat social en quelque sorte.
  • 45:48 Vous avez dit quelque chose d'assez intéressant :
  • 45:52 réduire les risques, dérisquer,
  • 45:55 accroître les partenariats public-privé.
  • 45:58 Mais il y a aussi un autre élément dont on entend de plus en plus parler,
  • 46:03 à savoir les investissements dans l'efficacité.
  • 46:06 Nous parlons beaucoup de lutte contre le changement climatique,
  • 46:09 Nous parlons de réduction d'émissions.
  • 46:14 À l'approche de la COP 27,
  • 46:17 on parle de plus en plus
  • 46:22 de réduction d'inefficiences.
  • 46:25 Quel est votre point de vue ?
  • 46:29 [RHIAN-MARI THOMAS] Je suis tout à fait d'accord avec vous.
  • 46:32 Nous, au Green Finance Institute,
  • 46:34 nous nous intéressons particulièrement
  • 46:37 à l'efficience énergétique des bâtiments.
  • 46:39 Ici, nous avons beaucoup d'immeubles, de bâtiments.
  • 46:43 Un quart des émissions est due à ces bâtiments, à ces immeubles
  • 46:48 et c'est un sujet qui est très cher
  • 46:52 aux autorités, aux électeurs.
  • 46:56 Et en fait, en ayant plus d'efficience,
  • 46:59 vous avez des factures plus basses.
  • 47:04 Et puis, il y a des investissements en capital au départ
  • 47:09 pour réduire les dépenses à plus long terme.
  • 47:14 Pour réduire les inefficiences, il faut travailler en coopération
  • 47:19 avec les autorités de réglementation, pour avoir des politiques.
  • 47:23 Vous avez tout à fait raison.
  • 47:24 C'est une question d'offre et de demande.
  • 47:25 C'est une question d'efficacité,
  • 47:27 d'utilisation avisée de ressources
  • 47:32 et de répondre à la demande
  • 47:36 en reposant davantage sur les renouvelables.
  • 47:40 [MAKHTAR DIOP] Merci infiniment.
  • 47:42 Yves, je sais qu'en France, c'est le droit du gouvernement
  • 47:47 d'améliorer l'efficacité dans les ménages
  • 47:50 au niveau des systèmes de chauffage par exemple.
  • 47:53 Est-ce qu'il existe une plateforme ?
  • 47:55 Est-ce qu'une plateforme va être construite pour mobiliser les ressources
  • 47:58 pour lutter contre le changement climatique ?
  • 48:02 [YVES PERRIER] L'efficacité est un grand défi.
  • 48:06 Un grand défi, pourquoi ?
  • 48:08 Parce qu'il faut que nous fassions preuve de réalisme.
  • 48:13 Il faut beaucoup de temps pour transformer l'économie,
  • 48:16 pour changer l'apport en énergie.
  • 48:20 Et lorsque je regarde les dix années à venir,
  • 48:23 je crois que la manière de réduire les émissions
  • 48:28 de la façon la plus efficace possible
  • 48:30 consiste à passer par les efficacités énergétiques.
  • 48:34 Qu'est ce que cela veut dire ?
  • 48:36 Il faut deux axes :
  • 48:42 Le secteur financier et le secteur des entreprises doivent être là
  • 48:45 pour financer ces efforts.
  • 48:49 Nous avons une co-entreprise avec EDF,
  • 48:53 qui est la compagnie d'utilité publique
  • 48:56 et d'électricité pour la France,
  • 48:59 pour le financement de ces efficacités énergétiques
  • 49:05 et des investissements correspondants.
  • 49:07 Nous pouvons tout à fait imaginer également
  • 49:10 les missions d'obligations avec un indice où nous partagerions
  • 49:20 la valeur de la réduction de la consommation d'électricité et d'énergie
  • 49:27 entre les compagnies d'utilité publique,
  • 49:30 les consommateurs et les investisseurs.
  • 49:34 [MAKHTAR DIOP] Excellent !
  • 49:36 Écoutez, j'attends le plaisir de vous retrouver
  • 49:40 en personne à Paris et à Londres et à poursuivre notre conversation.
  • 49:45 J'aimerais beaucoup organiser quelque chose pendant la COP 27
  • 49:48 qui nous permettrait de poursuivre cette discussion
  • 49:51 et de permettre aux investisseurs
  • 49:53 de rencontrer les représentants des marchés des capitaux,
  • 49:56 afin que l'on puisse faire encore davantage dans le sens ou vous intervenez.
  • 50:00 Merci encore d'être avec nous aujourd'hui.
  • 50:02 Merci encore de votre participation à ce panel.
  • 50:05 [YVES PERRIER] Ça a été un plaisir aussi. Merci infiniment.
  • 50:10 [NEW DELHI, INDIA] Bonjour, je suis Shilpa à New Delhi
  • 50:13 et vous regardez les Réunions de printemps
  • 50:17 du Fonds Monétaire International et du Groupe Banque Mondiale.
  • 50:21 [MERIEM GRAY] Merci à Makhtar Diop et à ses invités pour cette conversation.
  • 50:26 Nous allons maintenant retrouver Mari Pangestu,
  • 50:30 Directeur Général des politiques et partenariats de développement de la Banque Mondiale
  • 50:35 et son invité, Lord Nicolas Stern,
  • 50:37 professeur d'économie et de gouvernement
  • 50:40 à IG Patel, à la London School of Economics.
  • 50:43 Nous attendons cette conversation avec impatience.
  • 50:46 Elle se tournera vers l'avenir
  • 50:48 pour voir comment nous pouvons rendre le financement climatique
  • 50:51 tangible et orienté sur les actions.
  • 50:53 [MARI PANGESTU] L'on vient de parler du climat et du développement.
  • 50:56 pour voir comment nous pouvons intégrer climat et développement.
  • 51:01 Comment trouver une transition énergétique
  • 51:04 qui soit d'un coût abordable tout en éliminant le carbone
  • 51:07 et puis, bien sûr le grand défi qui est de financer
  • 51:09 les investissements considérables et nécessaires
  • 51:12 pour la transformation des économies.
  • 51:15 Nous allons, dans cette discussion,
  • 51:18 nous tourner vers l'avenir et voir comment cela peut être fait.
  • 51:21 J'ai avec moi Lord Nicholas Stern
  • 51:24 qui est avec moi au FMI.
  • 51:28 au niveau du Groupe consultatif sur la reprise inclusive.
  • 51:35 [WASHINGTON DC, EUA WESR SUSSEX, ROYAUME-UNI]
  • 51:37 J'aimerais que nous commencions, Nic, avec une grande question
  • 51:43 concernant le climat et le développement.
  • 51:45 Nous savons que le rapport du Groupe International
  • 51:51 de la Convention sur le Changement Climatique
  • 51:55 à parlé de l'impact du changement climatique.
  • 51:58 Et puis, il y a maintenant l'impact de la crise en Ukraine.
  • 52:01 Comment intégrer climat et développement
  • 52:03 et comment trouver les financements nécessaires ?
  • 52:06 [LORD STERN] Merci Marie et merci de votre leadership.
  • 52:09 Le rapport du groupe sur la convention du GIEC
  • 52:14 est toujours plus inquiétant que la version précédente,
  • 52:17 au fur et à mesure que les preuves se matérialisent.
  • 52:20 Nous sommes maintenant plus proche des trois degrés que de deux degrés.
  • 52:26 Nous n'avons jamais atteint les trois degrés, cela veut dire qu'il y aurait
  • 52:29 plus de 20 mètres de relèvement des niveaux de la mer,
  • 52:32 ce qui menacerait les maisons, les hébergements, les littoraux.
  • 52:38 Il y aura de plus en plus de manifestations climatiques extrêmes
  • 52:43 qui pousseraient des millions, voire des milliards à déménager.
  • 52:48 Comprenons bien l'ampleur du risque.
  • 52:50 Comprenons que nous voulons agir rapidement
  • 52:54 et énergiquement pendant cette décennie
  • 52:57 pour faire face à ces risques d'une manière qui soit acceptable.
  • 53:01 Les pauvres, bien entendu, sont ceux qui sont le plus durement frappés.
  • 53:04 Alors que faire ?
  • 53:05 Nous devons investir énergiquement dans des solutions.
  • 53:09 Lesquelles ? Eh bien, en particulier dans le secteur
  • 53:12 de l'énergie, il faut mettre en place une vaste transition
  • 53:15 et le faire maintenant et éliminer de plus en plus le carbone.
  • 53:20 C'est absolument crucial pour cette transition,
  • 53:24 si l'on veut avoir des résultats.
  • 53:26 Cela va exiger des investissements considérables.
  • 53:29 mais il va falloir investir de plus en plus de capitaux.
  • 53:33 Mais si nous rassemblons tout ceci :
  • 53:36 investissements, réductions des émissions, si nous nous adaptons,
  • 53:42 si nous investissons des capitaux, nous aurons un nouveau modèle
  • 53:45 de développement, un modèle de développement beaucoup plus attrayant
  • 53:48 que celui qui est fort sale, et fort destructif du passé.
  • 53:52 Nous aurons des villes où nous pourrons mieux respirer.
  • 53:55 Nous aurons une utilisation plus efficace des ressources.
  • 53:58 Nous aurons un nouveau modèle de développement.
  • 54:00 C'est entre nos mains, mais il faut l'étudier beaucoup.
  • 54:04 Que faut-il faire au niveau des marchés de financement et des pays développés ?
  • 54:10 1,5 à 2 milliards de plus d'ici 2030, ce qui est parfaitement faisable
  • 54:17 si l'on compare cela au taux d'investissement du passé.
  • 54:19 Mais c'est une grosse augmentation des investissements.
  • 54:23 Ces 1,5 à 2000 milliards d'ici 2030
  • 54:29 devront être financés par les pays et de manière internationale
  • 54:36 et au niveau international, peut-être de l'ordre de 1000 milliards de plus par an.
  • 54:42 Mais, ceci sera rendu possible par les ressources
  • 54:45 du secteur privé qui se combineront avec les ressources publiques.
  • 54:51 Il faudra réduire les risques de gestion
  • 54:56 des actions qui permettra de réduire les coûts de capitaux.
  • 55:00 Et les banques multilatérales de développement ont un rôle crucial à jouer,
  • 55:05 de même que les banques bilatérales de développement.
  • 55:09 Chacun pourra arriver au niveau
  • 55:11 que d'autres ne pourront peut-être pas effectuer.
  • 55:14 Donc, en travaillant ensemble, nous pourrons mieux réussir.
  • 55:17 Nous avons joué un rôle important dans l'élimination progressive
  • 55:20 des combustibles fossiles et il faut continuer à le faire.
  • 55:23 [MARI PANGESTU] Je vous remercie de cette image très réaliste
  • 55:28 et de cette identification d'opportunités.
  • 55:30 Notre réalité d'aujourd'hui,
  • 55:32 c'est bien sûr le conflit en Ukraine et son impact sur les prix de l'énergie,
  • 55:37 les préoccupations croissantes concernant la sécurité énergétique.
  • 55:41 Vous avez identifié la transition énergétique comme étant l'un des domaines
  • 55:45 sur lesquels nous devons absolument parler très vite.
  • 55:48 Lorsque vous voyez les moteurs de ce qui se passe aujourd'hui,
  • 55:53 comment nous voyez-vous aller de l'avant ?
  • 55:59 [LORD STERN] La sécurité énergétique est extrêmement importante.
  • 56:02 Nous l'avons vu par le passé dans la crise des années 70, et ce qu'il faut faire,
  • 56:08 c'est s'éloigner de plus en plus vite
  • 56:10 et de plus en plus des combustibles fossiles
  • 56:13 et d'augmenter fortement l'efficacité énergétique.
  • 56:18 Aujourd'hui, pour nous écarter de plus en plus des combustibles fossiles,
  • 56:22 nous avons des options encore plus importantes que dans les années 70,
  • 56:25 parce que les stocks d'énergies renouvelables
  • 56:28 sont de plus en plus considérables.
  • 56:30 Ça, c'est la stratégie.
  • 56:31 Sa mise en œuvre exige bien entendu
  • 56:35 un recalcul des coûts de l'approvisionnement en énergie.
  • 56:38 Cela exige bien sûr de plus fortes capacités pour l'électricité,
  • 56:42 parce que beaucoup de choses vont se passer grâce à l'électricité,
  • 56:49 en termes de transport, d'énergie, de chauffage et des logements.
  • 56:54 Donc, il faut investir côté approvisionnement
  • 56:56 et il faut encourager la demande afin que l'on se tourne
  • 57:00 vers l'électrification et vers une plus grande efficacité énergétique.
  • 57:05 Donc ça, c'est le défi au niveau de la prestation, comment le faire ?
  • 57:08 Eh bien, il faut que de bonnes politiques soient mises en place, y compris
  • 57:11 l'abolition des subventions,
  • 57:13 des subventions pour les combustibles fossiles,
  • 57:16 la décentralisation de la grille d'électrification,
  • 57:24 l'élimination progressive des véhicules à combustion à essence
  • 57:32 et puis trouver de manière plus efficace la manière de faire face aux difficultés
  • 57:37 auxquelles nous sommes confrontés alors que nous passons à la mise en œuvre.
  • 57:40 Et puis réformer bien sûr le secteur financier intérieur et veiller à ce
  • 57:44 que les flux financiers se fassent correctement comme je viens de le décrire.
  • 57:48 C'est le cœur même de l'approche
  • 57:50 de plateforme par pays et je crois personnellement
  • 57:55 que la Banque mondiale progresse de la bonne manière
  • 57:59 et sur la bonne voie en ce sens.
  • 58:00 Je vous remercie.
  • 58:02 [MARI PANGESTU] Merci Nick.
  • 58:03 La réalité, c'est qu'il y aura peut-être encore un ralentissement.
  • 58:07 D'un autre côté, nous espérons
  • 58:10 que l'accélération de la transition énergétique fait partie
  • 58:14 de la sécurité énergétique, comme vous l'avez dit vous-même.
  • 58:16 Il s'agit d'un élément complémentaire.
  • 58:21 Examinons, si vous le voulez bien, l'avenir.
  • 58:24 Nous nous approchons de la COP 27.
  • 58:27 La présidence cette année sera l’Égypte, un pays en développement.
  • 58:31 Donc, l'occasion est excellente pour voir comment nous pouvons vraiment
  • 58:37 obtenir des résultats en termes de climat et de développement.
  • 58:39 Comme l'a dit madame la ministre Rania tout à l'heure,
  • 58:41 elle se concentre sur la mise en œuvre et sur l'adaptation et la résilience.
  • 58:46 Et bien sûr, la grande question qui se pose, c'est celle du financement.
  • 58:50 Je suis allée en Égypte récemment
  • 58:53 et j'ai été très encouragée par l'engagement du gouvernement égyptien
  • 58:59 sur le programme de la COP 27 et ses préparatifs.
  • 59:03 Et si vous vous tourner vers l'avenir, Nick,
  • 59:05 quelles sont les idées que nous pourrions avancer
  • 59:08 pour étudier plus avant la prestation, la réalisation des actions
  • 59:14 qui permettront d'intégrer le programme de climat et de développement
  • 59:19 et d'obtenir des résultats concrets, en particulier le volet financier.
  • 59:22 Et pourriez-vous aussi nous dire quelques mots davantage sur le secteur privé ?
  • 59:25 Je crois que ce serait particulièrement utile.
  • 59:29 [LORD STERN] Merci Marie.
  • 59:32 Nous attendons avec la plus grande impatience
  • 59:35 au leadership de l'Égypte pour la COP 27,
  • 59:37 vous le savez, quand vous y êtes allée, l'Égypte met en place tout ce qu'il faut
  • 59:41 et ils comprennent que c'est une COP de résultats.
  • 59:44 La COP 26 a su créer une feuille de route
  • 59:48 pour l'échelle mondiale, l'implication du secteur privé,
  • 59:50 les émissions à zéro, la place croissante de l'adaptation, des capitaux privés, etc.
  • 59:57 La COP 27, c'est la COP de résultats
  • 01:00:01 et c'est très clair chez nos amis égyptiens.
  • 01:00:04 Ceci dit, c'est une COP africaine.
  • 01:00:07 Au niveau des priorités que nous voyons sur ces résultats,
  • 01:00:10 il y a certainement la transition énergétique
  • 01:00:13 qui figure sur la liste des priorités clés, l'adaptation, la résilience.
  • 01:00:19 Nous avons vu l'effet dévastateur potentiel
  • 01:00:22 du changement climatique et les choses vont encore se compliquer.
  • 01:00:25 Donc, l'adaptation et la résilience sont la deuxième grande priorité.
  • 01:00:29 L'intégration de l'adaptation et de la résilience
  • 01:00:32 dans les réductions des émissions, ce qui est faisable et possible
  • 01:00:35 par la décentralisation avec l'utilisation des mangroves et autres.
  • 01:00:42 Tout ceci peut être combiné et nous devons le faire.
  • 01:00:44 Et puis, il y a bien sûr le volet financier.
  • 01:00:46 J'ai déjà indiqué la portée des financements nécessaires.
  • 01:00:49 Ça va être absolument essentiel
  • 01:00:51 pour faire avancer nos ambitions et les résultats que nous recherchons.
  • 01:00:56 Donc, au niveau du financement,
  • 01:01:02 les financements du secteur privé vont être très importants.
  • 01:01:04 Mais, il va falloir une réduction du risque,
  • 01:01:06 un partage du risque et la gestion du risque.
  • 01:01:10 Cela veut dire une combinaison
  • 01:01:14 des fonds bilatéraux et multilatéraux qui peuvent être contribués,
  • 01:01:20 ces contributions des institutions financières internationales
  • 01:01:24 va être très importantes.
  • 01:01:25 Et puis, bien sûr, l'intervention des marchés.
  • 01:01:27 Le deuxième élément, c'est d'appuyer les pays qui font déjà
  • 01:01:30 et qui prennent déjà des mesures considérables
  • 01:01:34 pour mettre en place leur plateforme,
  • 01:01:36 en particulier l'Afrique du Sud qui a fait un travail considérable
  • 01:01:39 pour mettre en place sa plateforme pour changer l'économie en place.
  • 01:01:43 Mais, il y a d'autres pays : l'Indonésie,
  • 01:01:45 l'Inde, le Vietnam sont tous en train d'agir de manière très énergique.
  • 01:01:50 Donc, ce sont des pays intéressants.
  • 01:01:52 Il y a d'autres pays qui progressent aussi
  • 01:01:53 et il faut les aider, les appuyer
  • 01:01:57 pour montrer dans ces cas particuliers
  • 01:01:59 que le monde est prêt à appuyer leurs efforts par des investissements.
  • 01:02:04 En combinant le secteur public, le secteur privé,
  • 01:02:07 au niveau du partage de la gestion et de la réduction des risques,
  • 01:02:12 ce qui va être absolument essentiel pour réduire le coût du capital.
  • 01:02:15 [MARI PANGESTU] Merci Nick.
  • 01:02:17 Je crois que les deux leçons que je tire, c'est qu'il faut appuyer les pays,
  • 01:02:22 les aider dans le contexte d'un environnement propice
  • 01:02:26 pour que le financement puisse se faire et le changement climatique…
  • 01:02:29 et le rapport sur le changement climatique et le développement,
  • 01:02:32 qui est en cours de préparation, fera partie du soutien que nous apportons.
  • 01:02:35 Comme l'a dit la ministre Rania dans le cas de l'Égypte.
  • 01:02:38 Deuxièmement, …
  • 01:02:40 deuxième enseignement, nous avons différentes sources de financement public,
  • 01:02:44 mais aussi surtout privés,
  • 01:02:45 car le plus gros volume du financement va devoir venir du secteur privé.
  • 01:02:49 Voilà notre travail, ce que nous devons faire nous tous,
  • 01:02:53 de la communauté internationale en travaillant avec les pays.
  • 01:02:56 Parce qu'il faut qu'il y ait appropriation par les pays, leadership par les pays
  • 01:03:00 pour rassembler les financements nécessaires,
  • 01:03:02 que ce soit pour la transition énergétique ou l'adaptation et la résilience.
  • 01:03:06 Je vous remercie encore Nick.
  • 01:03:09 Le processus continue
  • 01:03:11 et nous nous réjouissons de poursuivre nos discussions avec vous.
  • 01:03:16 Je vous remercie tous et je redonne la parole à Meriem.
  • 01:03:22 [RÉUNIONS DE PRINTEMPS 2022 WASHINGTON DC]
  • 01:03:25 Alors, nous avons entendu nos participants,
  • 01:03:30 ceux qui nous ont suivis, partager leurs opinions, leurs commentaires en ligne.
  • 01:03:35 Et Sri a d'ailleurs suivi de près tous ces échanges en ligne.
  • 01:03:40 [SRIMATHI SRIDHAR -RESP. COMMUNICATIONS GROUPE BANQUE MONDIALE]
  • 01:03:41 Oui, en effet, nous avons des personnes qui se joignent à nous du Kenya,
  • 01:03:46 du Venezuela, de l'Espagne, du Royaume-Uni, de la France,
  • 01:03:49 de l'Arabie saoudite, de l'Indonésie et des États-Unis.
  • 01:03:53 Et ils utilisent le hashtag « Finance4climate ».
  • 01:03:59 Ils sont sur Twitter et sont sur Facebook.
  • 01:04:01 Sur LinkedIn et Instagram.
  • 01:04:04 Ils parlent, en fait, des investissements nécessaires
  • 01:04:08 pour rendre les communautés plus résilientes aux changements climatiques.
  • 01:04:11 Peut-être que nous pouvons jeter un œil
  • 01:04:13 à certains de ces commentaires qui ont été postés.
  • 01:04:16 Tout d'abord, Wambi Peter de l'Ouganda sur Twitter nous dit qu'un avenir durable
  • 01:04:22 passe par des investissements faibles en carbone
  • 01:04:25 qui peuvent aider les communautés à accroître leur résilience à long terme.
  • 01:04:29 Nous avons Tomi Hendartomo d'Indonésie sur LinkedIn.
  • 01:04:34 Nous ne pourrons pas atteindre
  • 01:04:36 des émissions nettes zéro
  • 01:04:40 sans avoir des objectifs clairs
  • 01:04:46 et sans réduire les coûts des investissements.
  • 01:04:48 Tamba Mondeh de la Sierra Leone nous dit
  • 01:04:53 qu'il faut des financements considérables pour mener à bien cette transition.
  • 01:04:59 Et évidemment, il faut toujours mobiliser davantage des financements.
  • 01:05:05 [MERIEM GRAY]
  • 01:05:06 Bien, je pense que nous pouvons entendre maintenant le roulement de tambour.
  • 01:05:11 Nous avons les résultats du quiz, n'est ce pas ?
  • 01:05:15 [SRI SRIDHAR] Oui. Quels sont les investissements nécessaires
  • 01:05:17 chaque année pour restreindre le réchauffement climatique,
  • 01:05:22 pour accroître la résilience et pour arriver à des émissions nettes zéro
  • 01:05:29 à l'échelle mondiale ?
  • 01:05:30 A. Environ 10 milliards de dollars par an ?
  • 01:05:33 B. Environ 100 milliards de dollars, C. Environ à 1000 milliards de dollars
  • 01:05:39 D. Plus de 2000 milliards de dollars.
  • 01:05:41 Quelle est la réponse, selon vous ?
  • 01:05:44 [MERIEM GRAY] J'allais répondre « C »
  • 01:05:45 c'est à dire environ 1000 milliards de dollars par an.
  • 01:05:49 [SRI SRIDHAR] Bien, nous pouvons voir les résultats.
  • 01:05:52 Vous voyez ici, les pourcentages
  • 01:05:59 11 % ont répondu « A »
  • 01:06:02 29 % B 28 % C
  • 01:06:06 et enfin la majorité 32 %
  • 01:06:09 estime que c'est « D », plus de 2000 milliards de dollars par an.
  • 01:06:14 Et bien, ils ont raison, c'est « D »
  • 01:06:17 [MERIEM GRAY] Waouh ! Merci beaucoup.
  • 01:06:19 Merci beaucoup Sri d'avoir participé à cette rencontre.
  • 01:06:22 [ST. GALLEN, SUISSE]
  • 01:06:25 Je suis David, depuis la Suisse.
  • 01:06:28 Vous suivez les réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale.
  • 01:06:35 Nous avons Auguste Kouamé,
  • 01:06:37 Directeur pays pour la Banque mondiale en Turquie
  • 01:06:41 et Hania Dawood,
  • 01:06:42 directrice du Département pour les affaires climatiques de l'IFC,
  • 01:06:48 sont ici pour répondre à certaines des questions qui ont été posées.
  • 01:06:53 Tout d'abord, un résumé de ce qui a été dit jusqu'à présent
  • 01:06:56 à propos du financement de l'action climatique.
  • 01:06:59 Nous avons entendu que pour répondre
  • 01:07:03 à l'impératif du changement climatique et du développement,
  • 01:07:06 il faut passer par des engagements au plus haut niveau
  • 01:07:12 et qui se traduisent par une action concrète.
  • 01:07:16 Pour des investissements faibles en carbone,
  • 01:07:20 et la transition vers la résilience,
  • 01:07:22 le monde a besoin d'investissements à grande échelle.
  • 01:07:26 Le financement de cette transition passera par la création
  • 01:07:31 de contextes propices pour attirer différentes sources de capitaux.
  • 01:07:38 Alors nous avons eu une question
  • 01:07:40 qui a été posée à plusieurs reprises,
  • 01:07:43 à savoir comment institutionnaliser l'action climatique.
  • 01:07:47 Auguste Kouamé, que pouvez-vous nous dire ?
  • 01:07:50 [AUGUSTE KOUAMÉ] Alors, pour commencer
  • 01:07:52 L'action climatique et le développement sont intimement liés.
  • 01:07:56 Ces deux facteurs sont interdépendants.
  • 01:07:59 [AUGUSTE KOUAME - Directeur pays pour la Turquie, Banque mondiale]
  • 01:08:03 Il y a beaucoup de synergies entre les deux.
  • 01:08:06 Nous savons très bien que le développement
  • 01:08:08 sans action climatique pourrait pousser
  • 01:08:14 plus de 200 millions de personnes dans la pauvreté.
  • 01:08:20 Et nous savons aussi que la bonne action climatique peut être propice
  • 01:08:24 au développement, peut permettre de réduire la pauvreté.
  • 01:08:26 Donc, à l'échelle d'un pays,
  • 01:08:28 Qu'est-ce que ça veut dire ?
  • 01:08:29 Que signifie cette institutionnalisation ?
  • 01:08:31 Lorsque les autorités planifient leurs stratégies de développement,
  • 01:08:36 de croissance et de réduction de la pauvreté ?
  • 01:08:39 Eh bien, le climat doit être au cœur même de cette stratégie
  • 01:08:44 et leurs différentes initiatives doivent comporter un volet climatique.
  • 01:08:50 Donc, en fait, il faut une approche
  • 01:08:52 au niveau des autorités publiques.
  • 01:08:57 Ce que vous avez à la Banque mondiale, il y a le plan d'action climatique
  • 01:09:04 qui est mis au même niveau que la réduction
  • 01:09:07 de la pauvreté, que l'inclusion, que la réduction de la pauvreté.
  • 01:09:11 Donc, en fait, pour nous, à la Banque mondiale,
  • 01:09:13 l'action climatique fait partie de notre stratégie globale.
  • 01:09:20 A la Banque mondiale, nous avons également
  • 01:09:23 adopté et créé les rapports nationaux
  • 01:09:28 sur le climat, le développement, les CCDR.
  • 01:09:31 En fait, nous travaillons aux côtés des pays,
  • 01:09:34 Nous les accompagnons pour qu'ils n'avancent pas dans l'obscurité,
  • 01:09:39 pour qu'ils puissent intégrer les questions
  • 01:09:43 liées au climat et au développement de façon pertinente.
  • 01:09:50 Et nous voulons accroître les contributions nationales et indicielles.
  • 01:09:55 Nous voulons accompagner les pays
  • 01:09:57 pour qu'ils puissent arriver à un niveau d'émission net zéro.
  • 01:10:01 Nous voulons accroître leur résilience.
  • 01:10:03 Nous voulons aider leur économie, ces pays, à avoir
  • 01:10:09 une plus grande résilience à l'échelle des communautés et de l'économie.
  • 01:10:13 Mais nous savons très bien que les pays ne peuvent pas faire cela seuls.
  • 01:10:18 C'est notre engagement commun.
  • 01:10:22 Il y a donc,
  • 01:10:24 une opportunité d'institutionnaliser le changement climatique et la coopération.
  • 01:10:30 Donc, lorsque les pays s'entraident, lorsque nous œuvrons ensemble
  • 01:10:36 pour faire face à la COVID-19 ou la guerre en Ukraine ou la hausse de l'inflation
  • 01:10:41 que nous connaissons aujourd'hui, eh bien, nous le faisons ensemble.
  • 01:10:46 Donc, l'action climatique doit être au cœur de notre action pour éviter
  • 01:10:50 de résoudre un problème en créant un autre pour les générations futures.
  • 01:10:54 [MERIEM GRAY] Merci beaucoup
  • 01:10:57 Hania, une question pour vous ?
  • 01:10:58 Que peut faire le secteur privé ?
  • 01:11:00 Comment peut-il nous aider à institutionnaliser l'action climatique ?
  • 01:11:04 [HANIA DAWOOD - Gestionnaire, Affaires climatiques
  • 01:11:06 Dép., Stratégie climatique et développement des affaires, IFC]
  • 01:11:07 Merci beaucoup pour cette question.
  • 01:11:09 Le changement climatique, c'est un problème collectif
  • 01:11:13 à grande échelle, comme vient de le dire Auguste.
  • 01:11:16 Les gouvernements, les pays doivent agir ensemble.
  • 01:11:25 Le secteur privé aussi.
  • 01:11:28 Donc, je suis d'accord avec ce que vient de dire Auguste.
  • 01:11:31 Nous devons avoir des données sur les émissions,
  • 01:11:36 sur le niveau de référence, sur l'évolution de ces émissions.
  • 01:11:40 C'est important au niveau des pays eux mêmes,
  • 01:11:43 mais également à l'échelle des entreprises.
  • 01:11:46 Lorsque nous avons recensé les entreprises,
  • 01:11:50 les secteurs qui contribuent le plus au changement climatique,
  • 01:11:53 lorsque nous savons quelles chaînes de valeur
  • 01:11:57 sont responsables de ce changement climatique,
  • 01:11:59 eh bien nous pouvons établir des priorités
  • 01:12:01 et nous savons dans quels domaines il faut investir en priorité.
  • 01:12:07 Ensuite, les engagements sont également importants.
  • 01:12:10 Ce que nous voyons dans les pays, c'est qu'il y a des engagements à l'égard
  • 01:12:14 des NDC, des contributions et il y a des engagements
  • 01:12:20 à l'égard des émissions nettes zéro, ce qui est très encourageant.
  • 01:12:25 Et nous, à la Banque mondiale, nous avons augmenté nos engagements
  • 01:12:29 à hauteur de 35 % pour l'action climatique,
  • 01:12:33 pour être également en ligne avec l'accord de Paris.
  • 01:12:37 Alors les engagements c'est bien beau, mais il faut aussi mettre en œuvre
  • 01:12:41 concrètement ces engagements et joindre le geste à la parole.
  • 01:12:51 Il est vraiment, vraiment, enthousiasmant de voir
  • 01:12:54 que les jeunes sont très impliqués dans cet effort.
  • 01:12:58 Le secteur public, les actionnaires eux-mêmes,
  • 01:13:03 ils ont des attentes, ils veulent
  • 01:13:07 que les entreprises fassent ce qui est juste.
  • 01:13:13 Donc, nous devons maintenant
  • 01:13:16 passer de l'ambition à l'action et passer
  • 01:13:20 à l'opérationnalisation de ces engagements.
  • 01:13:24 [MERIEM GRAY] Merci.
  • 01:13:25 Une question d'Eswatini et nous avons d'ailleurs une vidéo.
  • 01:13:31 [INTERVENANT] Bonjour a tous !
  • 01:13:33 Je m'appelle Tamba Towela d'Eswatini.
  • 01:13:38 J'ai une question.
  • 01:13:40 Comment les pays en développement
  • 01:13:44 comme l'Eswatini sont face à des problèmes
  • 01:13:49 tels que la pauvreté abjecte, le changement climatique,
  • 01:13:57 peuvent-ils gérer cette question
  • 01:14:01 du changement climatique et l'intégrer à leurs mesures ?
  • 01:14:07 [MERIEM GRAY] Très bonne question.
  • 01:14:10 Alors, comment les pays peuvent-ils équilibrer
  • 01:14:14 l'action climatique et les défis en matière de développement ?
  • 01:14:18 [AUGUSTE KOUAMÉ] Très bonne question.
  • 01:14:21 Il est clair que les pays pauvres
  • 01:14:28 évidemment souffrent le plus du changement climatique
  • 01:14:33 tout en ayant contribué le moins à ces changements climatiques.
  • 01:14:38 C'est les pays qui souffrent le plus, mais, indépendamment
  • 01:14:43 du niveau de développement, les pays aujourd'hui n'ont pas le choix.
  • 01:14:48 Il faut répondre
  • 01:14:51 aux besoins de développement
  • 01:14:53 tout en augmentant leur adaptation
  • 01:14:58 et leur résilience aux effets du changement climatique.
  • 01:15:01 Il faut adopter une approche intégrée et le faire simultanément.
  • 01:15:06 La bonne nouvelle, c'est qu'auparavant, il y avait une tension
  • 01:15:11 entre le changement climatique et le développement.
  • 01:15:14 Ce n'est plus le cas.
  • 01:15:16 Le coût des technologies vertes est en baisse
  • 01:15:20 et donc il est aujourd'hui possible
  • 01:15:24 de trouver des solutions propices au développement
  • 01:15:28 qui soient abordables et en ligne,
  • 01:15:32 avec les objectifs de lutte contre le changement climatique
  • 01:15:35 Nous avons également réalisé
  • 01:15:36 que lorsque les pays agissent sur le plan climatique
  • 01:15:40 pour accroître leur adaptation,
  • 01:15:42 eh bien cela permet d'accroître, de créer des emplois,
  • 01:15:48 de stimuler la croissance, lorsqu'on investit dans l'adaptation.
  • 01:15:53 En fait, on met en œuvre des politiques inclusives
  • 01:15:57 qui sont également favorables aux populations les plus pauvres.
  • 01:16:02 Les communautés qui luttent contre le changement climatique bénéficient
  • 01:16:08 également de soutiens de financements de la part de la communauté internationale.
  • 01:16:14 En fait, nous pouvons réorienter le financement
  • 01:16:17 en faveur du développement
  • 01:16:19 vers un financement pour lutter contre le changement climatique.
  • 01:16:23 Pour vous donner un exemple,
  • 01:16:25 vous pouvez regarder le secteur des forêts en Turquie.
  • 01:16:38 Comme on le sait,
  • 01:16:39 les forêts permettent d'absorber les émissions de gaz à effet de serre.
  • 01:16:46 Lorsque vous investissez dans les forêts,
  • 01:16:48 vous investissez dans l'atténuation,
  • 01:16:51 mais aussi dans la résilience, l'adaptation, parce que vous réduisez
  • 01:16:57 la vulnérabilité du pays et vous contribuez également au développement.
  • 01:17:02 Puisque vous créez des emplois dans le secteur des forêts,
  • 01:17:05 vous créez des débouchés dans le secteur agricole
  • 01:17:08 et vous investissez également dans la production d'aliments.
  • 01:17:11 Ce que nous avons constaté, c'est que des événements comme la guerre en Ukraine
  • 01:17:16 peuvent vraiment accroître les prix des denrées alimentaires,
  • 01:17:20 ce qui peut être un risque pour les pays.
  • 01:17:22 Donc, avec ces types d'investissements, vous pouvez agir sur tous les fronts.
  • 01:17:29 Réduire les pénuries alimentaires.
  • 01:17:35 Créer des emplois.
  • 01:17:36 Donc, en fait, ce n'est pas contradictoire.
  • 01:17:38 Vous pouvez investir dans le développement
  • 01:17:40 et investir dans la lutte contre le changement climatique.
  • 01:17:45 En fait, l'action climatique, c'est le développement.
  • 01:17:49 Lorsque vous voulez réduire la pauvreté, vous pouvez agir sur le plan climatique.
  • 01:17:54 [MERIEM GRAY]
  • 01:17:55 Merci beaucoup.
  • 01:17:56 Une question pour Hania.
  • 01:18:00 Que peuvent faire les entreprises privées pour agir à la fois
  • 01:18:04 sur le plan du développement que de l'action climatique ?
  • 01:18:06 [HANIA DAWOOD] Très bonne question.
  • 01:18:07 [Hania Dawood - Resp. des investissements et stratégies climatiques, IFC]
  • 01:18:09 Comme vous l'avez dit, les pays les plus pauvres sont ceux
  • 01:18:12 qui sont le plus touchés
  • 01:18:14 par le changement climatique : ouragans, inondations,
  • 01:18:20 etc., mais c'est ceux qui contribuent le moins aux changements climatiques.
  • 01:18:23 Dans le même temps, il faut intégrer le climat et le développement.
  • 01:18:30 Il faut continuer d'investir dans leurs économies.
  • 01:18:33 Il faut investir dans le secteur privé, créer des emplois.
  • 01:18:37 Alors, quel est le rôle du secteur privé ?
  • 01:18:39 C'est de créer des emplois et d'innover.
  • 01:18:44 On estime que 13 millions d'emplois
  • 01:18:47 peuvent être créés d'ici 2030 dans le cadre de cette transition énergétique.
  • 01:18:53 Le secteur privé doit être le moteur
  • 01:18:55 de cette innovation, en créant par exemple des solutions intelligentes
  • 01:19:01 dans le domaine agroalimentaire pour aider les agriculteurs
  • 01:19:04 pour accroître les systèmes d'engrais d'irrigation.
  • 01:19:10 Innovation et technologies qui peuvent
  • 01:19:13 aider à améliorer les images satellitaires.
  • 01:19:21 À prévoir les tendances et évolutions climatiques.
  • 01:19:26 Et ensuite, il y a les investissements dans le capital naturel.
  • 01:19:29 C'est la base des écosystèmes et c'est comme on sait,
  • 01:19:34 C'est essentiel pour les pauvres.
  • 01:19:38 [MERIEM GRAY] Merci de votre participation à ce débat en direct aujourd'hui.
  • 01:19:42 Si vous avez des questions sur les Réunions de printemps,
  • 01:19:45 vous pouvez les communiquer en utilisant le #Resilienfuture.
  • 01:19:50 Enfin, comme il est de tradition à ces manifestations,
  • 01:19:52 nous allons demander à nos collègues de Connect for Climate
  • 01:19:56 de nous dire quels sont les jeunes,
  • 01:19:59 ce que les jeunes militants sur le climat,
  • 01:20:03 les étudiants et les champions du climat
  • 01:20:04 veulent voir se produire au niveau de ce programme.
  • 01:20:07 Le C4C était présent lors de la semaine du climat de la MENA
  • 01:20:12 et voilà ce qu'ils ont dit et entendu.
  • 01:20:15 Nous sommes très heureux
  • 01:20:16 H.E DR. RANIA AL-MASHAT
  • 01:20:17 Minister of International Cooperation, Egypt
  • 01:20:18 que la COP27 se tienne à Charm el-Cheikh.
  • 01:20:20 La COP27 en perspective
  • 01:20:24 La COP27 sera l'opportunité de passer de la déclaration à la mise en œuvre.
  • 01:20:22 MARI PANGESTU
  • 01:20:23 Directeur général du développement et Partenariat, Banque mondiale
  • 01:20:27 FEDERICA FRICANO
  • 01:20:28 Directeur du ministère des actions internationales pour le climat
  • 01:20:29 C'est notre opportunité de revoir
  • 01:20:32 NEESHAD SHAFI
  • 01:20:33 Cofondateur, Mouvement de la jeunesse arabe pour le climat Qatar ce que nous avons fait et ce qu'il faut encore faire.
  • 01:20:35 C'est notre chance pour nos pays en développement d'améliorer nos actions,
  • 01:20:38 DEENA MARIYAM Membre, YOUNGO
  • 01:20:39 ELIZABETH GULUGULU Point focal mondial du Sud, Groupe de travail sur les enfants et les jeunes de la CCNUCC
  • 01:20:42 de montrer que nous sommes ceux qui mettent en œuvre les solutions.
  • 01:20:44 PRINCESSE ABZE DJIGMA
  • 01:20:45 Président, Fondation H.R.H. Pricess Abze Djigma
  • 01:20:46 Il faut des financements.
  • 01:20:48 ELIZABETH CURMI Directeur, analyste thématique mondial, Citi Il faut des milliers de milliards.
  • 01:20:51 Cette année, nous voulons nous assurer
  • 01:20:53 que les marchés de l'énergie sont bien représentés.
  • 01:20:56 Nous ne pouvons pas résoudre le problème KEITH TUFFLEY
  • 01:20:57 Vice-président, Co-Head Global Sustainability & Corporate Transitions, Citi
  • 01:20:58 du changement climatique
  • 01:20:59 sans les capitaux nécessaires sur les marchés.
  • 01:21:02 Pour que ces milliers de milliards puissent être mobilisés,
  • 01:21:07 il est nécessaire de déchiffrer ce que nous entendons par des instruments
  • 01:21:12 pour limiter les risques et les instruments combinés.
  • 01:21:14 Il faut, donc, nous tourner vers nos partenaires
  • 01:21:16 pour voir comment nous pouvons
  • 01:21:18 passer de la description à l'action.
  • 01:21:19 NIGEL TOPPING Champion de l'action climatique de haut niveau de l'ONU
  • 01:21:22 Il faut que nous soyons beaucoup plus
  • 01:21:23 concrets, beaucoup plus détaillés.
  • 01:21:27 HATIM AZNAGUE Délégué Youth4Climate, Marocco Et quant à la réduction des risques
  • 01:21:29 HOOR AHLI Délégué Youth4Climate, EAU pour les plus vulnérables, il faut une responsabilisation.
  • 01:21:32 Nous voulons que l'on détermine
  • 01:21:35 les mesures à prendre pour la vie de ma génération et celle qui suivra.
  • 01:21:36 AMAL RIDENE
  • 01:21:37 Tunisian Young Climate Change Negotiator
  • 01:21:38 Tous les partis doivent se joindre à la conversation.
  • 01:21:41 Il ne s'agit pas simplement des sociétés civiles, des gouvernements
  • 01:21:45 et des banques multilatérales de développement,
  • 01:21:47 mais les jeunes sont extrêmement importants dans cette équation.
  • 01:21:50 RAND ALKHUSHMAN Fondateur de l'initiative "Green for Jordan La COP 27, je l'espère,
  • 01:21:53 permettra aux jeunes d'être plus impliqués.
  • 01:21:55 DISHA SARKAR
  • 01:21:56 Point de contact YOUNGO ACE Il faut que les jeunes soient au centre,
  • 01:21:57 MOHAMED MARAY MOHAMED ELSHIKHI
  • 01:21:58 Co-founder, MENA Youth Network au cœur de cette de ces efforts,
  • 01:22:00 L'engagement des jeunes doit passer au niveau suivant.
  • 01:22:02 SELMA BICHBICH
  • 01:22:03 Membre, YOUNGO Faites-nous confiance, cela fonctionne.
  • 01:22:05 REEM AL SAFFAR Nous allons le prouver lors de la COP 27
  • 01:22:06 2022 Max Thabiso Edkins Ambassadeur du climat
  • 01:22:07 parce que les jeunes, ce sont la plus grande ressource.
  • 01:22:10 Et sur la voie de la COP 27
  • 01:22:12 FERID BELHAJ nous avons besoin de la jeunesse
  • 01:22:13 Vice-président pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, Banque mondiale
  • 01:22:14 parce que tout ce que nous faisons aujourd'hui
  • 01:22:16 par la COP 27 et la COP 28, c'est pour eux.
  • 01:22:19 Nous devons travailler sans relâche
  • 01:22:21 pour nous assurer que le plus grand nombre
  • 01:22:23 de jeunes possible soient formés sur la voie d'une participation efficace
  • 01:22:24 XAN NORTHCOTT
  • 01:22:25 Global North Focal Point, UNFCCC Children and Youth Constituency
  • 01:22:27 et d'une collaboration avec les parties à la COP.
  • 01:22:30 Nous attendons de vous accueillir tous à Charm el-Cheikh.
  • 01:22:33 [MERIEM GRAY]
  • 01:22:36 Les jeunes militants du climat demandent des actions et inspirent l'espoir.
  • 01:22:43 L'impact sur le changement
  • 01:22:44 et le changement climatique, impacte sur tous.
  • 01:22:46 Mais l'avenir appartient aux jeunes
  • 01:22:48 et c'est formidable de rencontrer ces jeunes militants en première ligne.
  • 01:22:53 Vous pouvez voir quelles sont les discussions, les héros.
  • 01:22:59 Regardez cette manifestation et d'autres sur le potentiel de la révolution numérique
  • 01:23:03 la discussion entre les dirigeants du groupe Banque mondiale et du FMI
  • 01:23:06 qui réagissent au choc mondial.
  • 01:23:07 Restez avec nous toute cette semaine.
  • 01:23:09 Pour davantage de discussions de haut niveau
  • 01:23:11 sur les plus grandes pressions sur le développement aujourd'hui.
  • 01:23:13 Demain, vous aurez deux manifestations.
  • 01:23:15 En premier sur l'augmentation de la fragilité.
  • 01:23:17 Et ensuite, nous nous pencherons sur la préservation d'un commerce ouvert.
  • 01:23:21 Nous conclurons ces réunions samedi
  • 01:23:23 en étudiant comment inverser les pertes de capital humain.
  • 01:23:26 Et vous pouvez tous suivre tout ceci en direct sur
  • 01:23:29 live.worldbank.org
  • 01:23:32 Merci d'être avec nous aujourd'hui.
  • 01:23:35 Nous espérons que vous avez eu plaisir à regarder ce programme.
  • 01:23:38 Nous voulions vraiment vous montrer
  • 01:23:40 de nouvelles perspectives et de solutions tangibles qui nous aideront à financer...

Questions-Réponses avec l'expert

Économiste spécialiste du changement climatique

Modérateur Bonjour à tous, et bienvenue à l’événement « Transition économique et transformation climatique : Financer l'action climatique pour un avenir vert et résilient » . Nous allons débuter dans quelques instants !

En attendant, vous pouvez :
• Poser vos questions, notre expert sera là pour y répondre.
• Consulter les biographies des intervenants : live.banquemondiale.org
• Rejoindre la conversation sur les réseaux sociaux avec le hashtag #Finance4Climate
• Participer au sondage en cours publié sur cette page.

Bienvenue ! Je m’appelle Imane Ikkez et je fais partie de l’équipe Communication de la Banque mondiale. Je vous accompagnerai tout au long de ce tchat en direct. Notre expert, Florent McIsaac ,économiste spécialiste du changement climatique à la Banque mondiale, fera en sorte de répondre à un maximum de questions dans ce tchat.

IBRAHIM C'est une bon initiative pour le développement du monde et pour la protection de environnement

Rodiny Ça demande une force massive de plantation

Kokou Yves Quels sont les mécanismes implémentés ou à mettre sur pied pour évaluer/mesurer qualitativement l'impact des actions prises ou à prendre en vue de redresser la situation et sauver notre planète durablement?

Florent McIsaac (Banque mondiale) @Kokou Yves – Merci pour ces questions.

Pour mesurer l'impact des décisions politiques sur l'évolution des émissions de gaz à effet de serre, la Banque mondiale, avec ses partenaires, fournit des données et des outils de visualisation (ClimateWatch) afin d'aider les décideurs à analyser les progrès et les défis liés à la réalisation des objectifs de décarbonisation à long terme. L'impact de ses actions suit la mise en œuvre des politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Comme vous pouvez le constater, la communauté internationale a encore beaucoup de travail en terme de decarbonation à faire pour atteindre ses objectifs climatiques.

Pour en savoir plus : www.climatewatchdata.org

ZODEKON Ayéman René Quelle synergie faut-il créée entre les pays pour mieux mutualiser les actions vers la neutralité carbone ?

Florent McIsaac (Banque mondiale) @ ZODEKON Ayéman René – Excellente question.

Une dimension serait d'établir un diagnostic technique commun des conséquences du changement climatique, que la communauté internationale a initié il y a environ 35 ans avec le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat. Ce groupe d'experts identifie les conséquences possibles du changement climatique et envisage des stratégies d'adaptation et d'atténuation.

Une autre dimension est plutôt politique, à travers les COP de la CCNUCC. Ces COP permettent à la communauté internationale de déterminer une feuille de route pour l'action climatique à travers des négociations de plusieurs semaines. Par exemple, l'accord de Paris de 2015 – l’objectif de maintenir l'augmentation de la température moyenne de la planète bien en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels - est le résultat des négociations de la COP 21.

Ces deux dimensions, parmi d'autres, permettent aux pays de mutualiser leurs actions vers la neutralité carbone et contribuent à ce que les acteurs financiers internationaux, comme le Groupe Banque mondiale, orientent leurs financements vers des projets générant des co-bénéfices climatiques. A travers son plan d’action sur le changement climatique, la Banque Mondiale alignera tous ses nouveaux financements sur l'Accord de Paris à partir du 1er juillet 2023.

Le GBM est désormais le premier financeur mondial de l'action climatique dans les pays en développement - plus de 26 milliards de dollars pour la seule année 2021. En 2020, nous avons représenté plus de la moitié du financement multilatéral du climat dans les pays en développement et plus des deux tiers du financement de l'adaptation.

Un autre exemple : Le Climate Investment Funds (CIF) est l'un des plus grands fonds multilatéraux pour le climat au monde. Il a été créé en 2008 afin de mobiliser des fonds pour un développement à faible émission de carbone et résilient au changement climatique dans les pays en développement. 14 pays contributeurs se sont engagés à verser plus de 10,3 milliards de dollars US aux fonds. À ce jour, les capitaux engagés par les CIF ont permis de mobiliser plus de 60 milliards de dollars de financements supplémentaires, notamment auprès du secteur privé, dans 72 pays. Le financement à grande échelle, à faible coût et à long terme des CIF réduit le risque et le coût du financement climatique. Ils permettent de tester de nouveaux modèles d'entreprise, d'établir des antécédents sur des marchés non éprouvés et de renforcer la confiance des investisseurs afin de débloquer des sources de financement supplémentaires.

Pour en savoir plus : openknowledge.worldbank.org

ADANZOUNNON Chimène Minette Quels sont vos plan d'action sur le changement climatique 2021/2025

Florent McIsaac (Banque mondiale) @ ADANZOUNNON Chimène Minette – Merci pour votre question.

En juin 2021, le Groupe Banque Mondiale (GBM) a annoncé son nouveau plan d'action sur le changement, qui souligne l'importance d'intégrer le climat et le développement. En résumé, les deux points principaux sont :
De nouveaux Rapports pays sur le climat et le développement constituent désormais un diagnostic de base pour le GBM et informent les engagements avec les clients à l'avenir – plus d'une vingtaine de rapports sont en préparation cette année.

L'intensification du financement par le biais de nouveaux objectifs (35% de financement pour le climat en moyenne pour le GBM ; et au moins 50% du financement climatique de l'IDA/BIRD pour soutenir l'adaptation) et un engagement à aligner les flux de financement avec l'Accord de Paris.

Pour en savoir plus : www.banquemondiale.org

Elary Comment s'organise la banque mondiale pour impliquer les femmes et les filles dans la lutte contre les changements climatiques?

Florent McIsaac (Banque mondiale) @Elary – Excellente question.
L’égalité des sexes est au cœur du double objectif de la Banque mondiale qui vise à mettre fin à l’extrême pauvreté et à promouvoir durablement une prospérité partagée.

S'assurer des progrès de l'égalité entre les hommes et les femmes et de leur pérennité est important, car il s'agit par nature d'un objectif de développement essentiel. Une plus grande égalité entre les sexes est en outre un atout pour l'économie, car elle améliore la productivité et d'autres résultats de développement, notamment les perspectives offertes à la prochaine génération et la qualité des politiques et institutions sociétales.

Les catastrophes naturelles, exacerbées par le changement climatique, impactes les femmes de manière disproportionnée et exacerbent les inégalités entre les sexes. Les réponses des pays doivent inclure les dimensions de genres et d’inclusion.

Les femmes ont un rôle important à jouer en tant qu'agents de l'action climatique, vers un avenir sans carbone. Le soutien du programme de développement du capital humain pour les femmes par le biais de la requalification, de l'enseignement des STEM (science, technology, engineering, mathematics) et de la formation professionnelle, ainsi que le soutien de la transition des femmes de l'école au travail pour les emplois verts dans le cadre d'une "transition juste" sont parmi les efforts qui peuvent contribuer à garantir que les femmes bénéficient également des opportunités d'emploi et d'entrepreneuriat pendant les transitions vers des économies à faible émission de carbone et résilientes au changement climatique.

Pour en savoir plus : www.banquemondiale.org openknowledge.worldbank.org (en anglais) openknowledge.worldbank.org et blogs.worldbank.org (en anglais)

Rodiny Croyez vous qu il est possible de faire les changements necessaires malgré la puissance des grandes entreprises du secteur privé qui montent en masse?

Florent McIsaac (Banque mondiale) @Rodiny - Très bonne question. Les changements nécessaires pour atteindre la neutralité carbone demandent de larges investissements (de l’ordre de plusieurs trillions de dollars) que le secteur public ne pourra vraisemblablement pas porter seul, l’appui du secteur privé (les grandes entreprises incluses) sera nécessaire.

Afin de catalyser les investissements prives vers ces changements, la branche chargée du secteur privé du Groupe Banque Mondiale, IFC, déploie des plateformes innovantes, crée et renforce les marchés de capitaux locaux et rend les secteurs financiers nationaux plus verts. Ces efforts contribueront à créer des opportunités de projets bancables et de flux de capitaux privés à grande échelle, tant pour l'atténuation que pour l'adaptation. Par exemple, au cours des cinq dernières années (exercice 17-21), le Groupe Banque Mondiale avons investi 8,6 milliards de dollars dans les énergies propres, l'accès aux énergies renouvelables et les infrastructures connexes, et catalysé plus de 20 milliards de dollars d'investissements privés dans la capacité de production d'énergies renouvelables. Le Groupe de la Banque mondiale reste fermement engagé à promouvoir le rôle du secteur privé dans le développement et à aider les gouvernements à concevoir l'environnement réglementaire nécessaire à cet effet.   

Pour en savoir plus (en anglais) : www.worldbank.org

Siriki brahima D'où proviennent les financements pour l'action climatique ?

Florent McIsaac (Banque mondiale) @ Siriki brahima – Bonne question. Le financement de l'action climatique provient de tous les secteurs, publics et privés, et peut prendre de nombreuses formes. Par exemple, le Groupe de la Banque mondiale, qui a débloqué plus de 26 milliards de dollars de financement climatique pour l'exercice 2021, est le plus grand bailleur multilatéral d'investissements climatiques dans les pays en développement. Rien qu'au sein du Groupe de la Banque mondiale, les outils sont très diversifiés et adaptés à ces clients (par exemple, financements concessionnels, prêts verts, obligations de développement durable, etc.)

Un autre exemple : Le Climate Investment Funds (CIF) est l'un des plus grands fonds multilatéraux pour le climat au monde. Il a été créé en 2008 afin de mobiliser des fonds pour un développement à faible émission de carbone et résilient au changement climatique dans les pays en développement. 14 pays contributeurs se sont engagés à verser plus de 10,3 milliards de dollars US aux fonds. À ce jour, les capitaux engagés par les CIF ont permis de mobiliser plus de 60 milliards de dollars de financements supplémentaires, notamment auprès du secteur privé, dans 72 pays. Le financement à grande échelle, à faible coût et à long terme des CIF réduit le risque et le coût du financement climatique. Ils permettent de tester de nouveaux modèles d'entreprise, d'établir des antécédents sur des marchés non éprouvés et de renforcer la confiance des investisseurs afin de débloquer des sources de financement supplémentaires.

Pour en savoir plus : www.banquemondiale.org

Amara Dembélé Comment rendre la finance climatique inclusive ?

Florent McIsaac (Banque mondiale) @Amara Dembélé – Très bonne question ! En simplifiant, la finance climatique marche sur deux jambes : financer l'adaptation et financer la transition vers des sociétés à faible émission de carbone. Intégrer des composantes inclusives dans chacune de ces jambes est l'objectif que le Groupe de la Banque mondiale s'est fixé à travers le GRID et le Plan d'action sur le changement climatique.

Comment pouvons-nous y parvenir ?

En investissant dans l'adaptation protégeant les plus pauvres. Par exemple en protégeant les bâtiments des communautés les plus pauvres contre les conditions météorologiques extrêmes.

Et en rendant la transition juste. Par exemple, en l'absence d'une politique adéquate, il existe un risque important que les travailleurs et les communautés soient laissés pour compte lorsque les pays abandonneront certains secteurs carbonés comme le charbon. Ainsi, la transition vers l'abandon du charbon et, plus largement, des combustibles fossiles, doit se faire de manière équitable, en accordant l'attention nécessaire aux personnes et aux effets distributifs des politiques climatiques.

Pour en savoir plus : thedocs.worldbank.org (GRID), openknowledge.worldbank.org (CCAP), www.worldbank.org (unbreakable)

DIARRA SIAKA uelles sont les dispositions à prendre dans les pays en voie de développement notamment les pays africains pour anticiper les aléas du changement climatique ?

Florent McIsaac (Banque mondiale) @DIARRA SIAKA – Très bonne question.
La littérature scientifique converge vers le consensus selon lequel les pays africains seront les plus touchés par les risques physiques liés au changement climatique et que les besoins d'adaptation seront donc plus prioritaires que dans le reste du monde.

Une action efficace en matière de résilience et d'adaptation au changement climatique peut être une tâche complexe, nécessitant des efforts coordonnés depuis les plus hauts niveaux de gouvernement jusqu'aux ménages et aux entreprises. Un récent rapport de 2020 par la Banque Mondiale, « Adaptation Principles » (disponible en anglais) propose six principes directeurs afin de mener des actions efficaces afin de renforcer durable la résilience des pays et d’adapter les mesures aux situations pays. Ces principes sont : 1) Assurer des fondations résilientes grâce à un développement rapide et inclusif ; 2) Faciliter l'adaptation des entreprises et des personnes ; 3) Adapter l'utilisation des sols et protéger les biens et services publics essentiels ; 4) Accroître la capacité des personnes à faire face aux chocs et à s'en remettre ; 5) Anticiper et gérer les risques macroéconomiques et budgétaires ; 6) Assurer une mise en œuvre efficace grâce à l'établissement de priorités et à un suivi continu.

Pour en savoir plus : openknowledge.worldbank.org

NKOUKA Quelles sont les mesures prises pour aider les populations à renforcer durablement leur résilience au changement climatique dans les pays à faible revenu?

Florent McIsaac (Banque mondiale) @NKOUKA – Merci pour cette question.
En général, Une action efficace en matière de résilience et d'adaptation au changement climatique peut être une tâche complexe, nécessitant des efforts coordonnés depuis les plus hauts niveaux de gouvernement jusqu'aux ménages et aux entreprises. Un récent rapport de la Banque Mondiale, « Adaptation Principles » (disponible en anglais) propose six principes directeurs afin de mener une action efficace afin de renforcer durable la résilience des pays et d’adapter les mesures aux situations pays.

S’agissant du financement de l’action climatique (dont adaptation) dans les pays en développement, le Groupe de la Banque mondiale est le plus grand financier mondial de l'action climatique, fournissant plus de 26 milliards de dollars rien qu'en 2021. En 2020, le Groupe de la Banque représentait plus de la moitié du financement multilatéral du climat dans les pays en développement et plus des deux tiers du financement de l'adaptation.

Pour les années à venir, le Groupe de la Banque mondiale s'est fixé pour objectif de consacrer 35 % de son financement global au financement du climat en moyenne sur les cinq années du plan d'action sur le changement climatique (2021-2025), avec au moins 50 % du financement climatique de la Banque mondiale en faveur de l'adaptation. Il s'engage à aligner les flux financiers sur l'Accord de Paris.

Pour en savoir plus : openknowledge.worldbank.org et openknowledge.worldbank.org

Cheikh SALL Vos financements soutiennent-ils la récupération des eaux usées pour les espaces verts des cités, la reforestation et l'agriculture périurbaine pour les villes sahéliennes?

Florent McIsaac (Banque mondiale) @Cheikh SALL – Merci pour cette question.

S’agissant l'agriculture, l'alimentation, l'eau et les terres, le Groupe Banque Mondiale aide ses clients à transformer les systèmes agricoles et alimentaires tout en s'orientant vers la sécurité alimentaire et nutritionnelle mondiale. La préservation des forêts, des sols et plus généralement du capital naturel est un aspect essentiel de cette transition, tout comme le renforcement de la résilience climatique, la réaffectation du soutien public et l'attraction d'investissements privés responsables pour un secteur agroalimentaire plus sain, prospère et durable.

Par exemple, nous intensifierons le soutien à l'agriculture intelligente sur le plan climatique tout au long de la chaîne de valeur par des changements de politique et des interventions technologiques, tout en optimisant le rôle des paysages ruraux en tant que puits de carbone.

Pour en savoir plus : blogs.worldbank.org

Issa fall CISSE Pourquoi l'énergie solaire est toujours aussi cher en Afrique

Florent McIsaac (Banque mondiale) @ Issa Fall Cisse – Excellente question.
Les prix du solaire ont beaucoup évolué, entre 2009 et 2019, le prix de cette technologie (pv solaire centralisé) a diminué de 89%, défiant toutes les prévisions. Cette récente baisse de prix permet à cette technologie d'être très compétitive, même en tenant compte des contraintes techniques. Un exemple : Le programme de scaling solar au Sénégal.
Pour en savoir plus : pressroom.ifc.org

Abdourahamane Koulibaly C'est le pouvoir publique qui est faible en decision pour l'action climatique

allavo prosper il faudra egalement promouvoir des approches qui s attquent aux realites de l economies politique de la transition bas carbone et aident les populations a renforcer durablement leur resilience au changement climatique

Alphonse MWANDE Bonjour, pour financer l'action climatique pour un avenir vert et résilient doit se faire avec un bon respect de climat des affaires entre les pays consommateurs d'oxygènes et producteurs d'oxygiènes.

BEUGRE Lobouet Narcisse Bonjour. Je vous écris de la Cote d'Ivoire. je suis chef de projet dans une organisation de lutte contre le VIH/sida. Comme tout le monde le sait le réchauffement climatique est une évidence.

Dr. Boubacar CISSE Je suis Directeur des Etudes et de la Réglementation à l'Office des Lacs et Cours d'Eau (OLAC) - SENEGAL. Le thème m'interpelle tout particulièrement car je suis expert national ayant participer au rapport du CND (Contribution Nationale Déterminée). Sur cet aspect, j'observe les difficultés pour nous pays en développement, d'accès au financement vert, notamment le Fond Vert Climat (FVC). Dans notre secteur: les ressources en eau, il est suggéré de réaliser des projets d'adaptation qui seraient financer par les partenaires techniques financiers mais aussi le fond vert climat, etc.

ZOUA DOUMAI MBAI Les changements climatiques contribuent à rapprocher l'homme des animaux sauvages conduisant à la diffusion de maladies émergentes et réémergentes. Cela pourra conduire à des risques d'épidémies. Suggestion: appuyer les pays à former un personnel de gestion de la faune sauvage capable de surveiller et diagnostiquer et riposter en cas d'urgences avérées.

osk4 Comment lutter contre la désertification en Mauritanie ?

Florent McIsaac (Banque mondiale) @Osk4 – Merci pour cette question. Plusieurs solutions existent.
La dégradation du sol, de l’eau et des forêts ignore les frontières institutionnelles et géographiques. Les sécheresses et les inondations récurrentes aussi. Ce constat nous oblige à redoubler d’efforts pour utiliser durablement les ressources naturelles, créer des mesures d’adaptation au changement climatique et d’atténuation de ses effets et renforcer la sécurité alimentaire et hydrique. 

Un exemple : le programme pour le Sahel et l’Afrique de l’Ouest (SAWAP) : Bénin, Burkina Faso, Éthiopie, Ghana, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, Sénégal, Soudan, Tchad et Togo. Ce programme, financé à hauteur de 1,1 milliard de dollars par la Banque mondiale, le FEM et d’autres bailleurs de fonds dans le cadre du partenariat TerrAfrica, a pour objectif de soutenir l’initiative de la Grande muraille verte de l’Union africaine, un projet d’envergure régionale visant à endiguer la désertification et la dégradation des sols.

Pour en savoir plus : blogs.worldbank.org

Gabriele Quinti La transformation climatique est liée également à une transition sociale importante (et non seulement économique). Le facteur humain et central (conpétences, comportements, etc.). Que fait la Banque Mondiale pour appuyer et "gérer" les changements sociaux liés à la transformation climatique?

Florent McIsaac (Banque mondiale) @Gabriele Quinti – Excellente question. La Banque mondiale aide ses pays clients à opérer une transition équitable. Par exemple, en l'absence de politique adéquate, il existe un risque important que les travailleurs et les communautés soient laissés pour compte lorsque les pays abandonnent certains secteurs à base de carbone comme le charbon. Ainsi, la transition vers l'abandon du charbon et plus largement des combustibles fossiles doit se faire de manière juste, en accordant toute l'attention nécessaire aux personnes et aux effets distributifs des politiques climatiques.

Pour en savoir plus : (en anglais) www.worldbank.org

ALEX IFUNDO e suis ravi de participer a cette réunion.

N'Guessan Simon ANDON l faut financer le reboisement

Modérateur La ministre Sri Mulyani décrit les défis de la transition énergétique en #Indonésie :
Une transition abordable = un accès aux capitaux suffisamment bon marché pour compenser le coût très élevé des investissements + des possibilités de financement abordables.

rokia.kebe Comment la banque mondiale peut elle être un acteur qui accompagne les citoyens comme moi qui crée des entreprises éco responsable avec un impact socio économique positif ?

Florent McIsaac (Banque mondiale) @[email protected] – bonne question, merci. Le Groupe de la Banque mondiale publie un large éventail d'analyses et de données, notamment sur les impacts du changement climatique et de la perte de biodiversité et sur les mesures qui peuvent être prises pour faire face à ces problèmes. Ces ressources peuvent aider à accompagner les parties prenantes dans leurs activités et leurs analyses.

En outre, si vous êtes dans un pays où la Banque mondiale apporte un financement, ce financement climatique génère des synergies pour les activités ayant un impact socio-économique positif.

Diadia Rôle joué par la banque dans le processus de révision des CDN des PMA et perspectives de mise en oeuvre

Florent McIsaac (Banque mondiale) @Diadia – Merci pour votre question. En plus de ses financements et de son dialogue permanent avec les pays clients pour soutenir le renforcement de l'agenda climatique, la Banque mondiale fournit des données et des outils de visualisation (ClimateWatch) pour aider les décideurs à analyser les progrès et les défis à relever pour atteindre les objectifs de décarbonisation à long terme.

Par ailleurs, de nouveaux Rapports pays sur le climat et le développement constituent désormais un diagnostic de base pour le GBM et informent les engagements avec les clients à l'avenir – plus d'une vingtaine de rapports sont en préparation cette année. Ces rapports permettront d’éclairer les discussions sur les révisions de NDC à venir.

En savoir plus openknowledge.worldbank.org

Dr. Boubacar CISSE La sécurité hydrique implique l'anticipation sur les phénomènes hydro-climatqiues extrêmes (inondations et sécheresse). Dans ce sens, et en relation avec les services nationaux météorologiques, les actions d'adaptation doivent être définies en concertation. La réalisation d'ouvrages hydrauliques de mobilisation des ressources en eau peut prolonger la disponibilité de l'eau et favoriser la création d'emplois à travers le développement d'activités génératrices de revenus (agriculture, élevage, pêche avec la pisciculture, etc.). Le financement de ces genres de projets est très souhaitable en milieu rural. J'aimerais que la banque mondiale appuie les pays en voie de développement.

Fayemamadousamba Il faut une grande économie en CO2 pour assurer un bon climat. Tournons nous vers les énergies renouvelables

Kabore (Burkina) Je pense qu'il est bon de commencer par mettre en place dans chaque pays un groupe travail qui va réfléchir sur les mécanismes vers la finance verte en tenant compte des réalités locales. La Banque mondiale pourra aider les pays en développement à mettre en place ces groupes de travail mais aussi à renforcer les capacités techniques.

Raissa Pourquoi ne pas encourager le mix énergétique á moyen terme au lieu de souhaiter l'abandon immédiat des combustibles fossiles ici et maintenant?

Florent McIsaac (Banque mondiale) @Raissa – Très bonne question. Le respect des accords de Paris exige une vision à moyen terme à faible émission de carbone, sur laquelle la Banque mondiale s'aligne.

En ce qui concerne l'abandon des combustibles fossiles, celui-ci doit se faire de manière juste. Par exemple, en l'absence de politique adéquate, il existe un risque important que les travailleurs et les communautés soient laissés pour compte à mesure que les pays s'éloignent de certains secteurs carbonés comme le charbon. Ainsi, la transition vers l'abandon du charbon et des combustibles fossiles en général doit se faire de manière équitable, en accordant toute l'attention nécessaire aux personnes et aux effets distributifs des politiques climatiques.

Dans le même temps, l'un des défis consiste à ne pas créer une nouvelle forte dépendance à l'égard des combustibles fossiles par le biais de nouveaux investissements qui rendront la transition encore plus difficile, car certains investissements ont une longue durée de vie.

Pour en savoir plus : (en anglais) www.worldbank.org

Kabore (Burkina)Merci.

Maxon Fleury On doit investir beaucoup plus dans les pays les plus pauvres qui contribuent le moins au changement climatique. Ce sera justice, car ces pays sont les plus vulnérables aux effets du changement climatique.

Diallo Le diagnostique sur la corrélation évolution climatique et transition économique est il absolue ? D'autres facteurs déclencheurs ne sont il pas à chercher ?

Florent McIsaac (Banque mondiale) @Diallo – Merci pour cette question. Le consensus scientifique sur la nature anthropocène du changement climatique récent est établi - le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat publie des rapports complets sur le sujet. Une transition à faible émission de carbone de nos économies limiterait les conséquences négatives du changement climatique sur notre bien-être.

Erick Lwamba Mayanga Comment faire pour que les pays comme la RDC puisse bénéficier d'une juste compensation de sa contribution à l’atténuation du réchauffement climatique grâce à son immense forêt? Nous pensons ici aux avantages qui étaient accordés au Brésil de Lula par exemple.

Florent McIsaac (Banque mondiale) @ Erick Lwamba Mayanga – Merci pour cette question.
L'article 6 de l'Accord de Paris pose les bases d'un mécanisme de marchés climatiques, permettant aux parties de coopérer volontairement à la réalisation de leurs objectifs d’émissions carbones par le biais de résultats d'atténuation transférés au niveau international. La Banque Mondiale, avec ses partenaires multilaterals, soutient la conception et l'opérationnalisation de l'article 6.
Pour en savoir plus : www.worldbank.org

Modérateur Cet événement est terminé. Merci d'y avoir participé ! Le replay sera bientôt disponible sur cette page.
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À propos des Réunions de printemps 2022

À l’occasion des Réunions de printemps, dirigeants gouvernementaux et du secteur privé, représentants d’organisations internationales et de la société civile se retrouvent, aux côtés d’un large éventail d’experts, pour débattre ensemble des grands défis mondiaux et tracer la voie à suivre. Prenez part vous aussi à nos événements virtuels sur les enjeux du développement international.

19 avril : Affronter les chocs mondiaux
20 avril : Conférence de presse
20 avril : La révolution numérique
21 avril : Financer l'action climatique
21 avril : Table ronde sur l'Ukraine
22 avril : Fragilité et conflit
22 avril : Subventions et commerce 
23 avril : Investir dans les populations

Les événements sont retransmis en anglais, arabe, français et espagnol.

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