Maximiser l'action climatique : concrétisons nos ambitions

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Maximiser l'action climatique : concrétisons nos ambitions

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Que faut-il faire pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris ? Deux semaines avant une conférence cruciale sur le changement climatique (la COP26), les Assemblées annuelles ont été l’occasion de poser la question à un riche panel de dirigeants mondiaux, d’éminents défenseurs du climat et de militants issus de divers pays. Partagé sur les réseaux sociaux avec le mot-dièse #Voices4Climate, l’événement « Maximiser l'action climatique : concrétisons nos ambitions » a également proposé un tour du monde virtuel des solutions pour le climat, illustrant comment, du Viet Nam au Brésil, les pays s'efforcent de bâtir un avenir plus durable et résilient.

Le président du Groupe de la Banque mondiale, David Malpass, a donné le coup d’envoi de la discussion en invitant le président colombien Iván Duque à décrire les objectifs climatiques de son pays. Puis une conversation avec Mark Carney, envoyé spécial des Nations Unies pour le financement de l’action climatique, s’est penchée sur la manière dont on parviendra à mobiliser les milliers de milliards de dollars nécessaires à la transition vers une économie bas carbone.

Les déclarations de la secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, du prince de Galles et de Gerd Müller, ministre allemand de la Coopération économique et du Développement, ont insisté sur l’urgence d’une action climatique mondiale et des efforts en faveur de la protection de la nature.

Cet événement spécial s'est également intéressé plus en profondeur aux transitions à mettre en œuvre dans des secteurs clés (énergie et alimentation notamment), ainsi qu'au lien entre climat et développement. Axel van Trotsenburg, directeur général des opérations de la Banque mondiale, et Stéphane Hallegatte, conseiller principal en matière de changement climatique, ont expliqué comment en s’attaquant en même temps aux défis du climat et du développement on peut réduire la pauvreté et œuvrer à la fois au profit des populations et de la planète. Des influenceurs du monde de l’entreprise, dont Alan Jope, PDG d’Unilever, et Chris Sacca, président de Lowercarbon Capital, ont mis l'accent sur la rentabilité des investissements climatiques et sur le rôle crucial du secteur privé dans la transition décarbonée.

L’événement s’est conclu en se tournant vers l’avenir. La fenêtre de tir pour limiter la hausse des températures à 1,5 °C (l’objectif fixé par l’accord de Paris) se réduit dangereusement, a alerté le président de la COP26, Alok Sharma, en appelant de ses vœux une hausse des financements publics et privés pour lutter contre le changement climatique. Dans une vidéo qui est venue clore la manifestation, jeunes militants, étudiants et champions du climat ont poussé les dirigeants à agir lors de la COP26. Et de les mettre en garde : le monde vous regarde.

RÉSULTATS DU SONDAGE (2067 VOTES)

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Questions les plus votées - Climat

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  • 0:10 [Assemblées annuelles 2021] [MAXIMISER L'ACTION CLIMATIQUE:
  • 0:15 CONCRETISONS NOS AMBITIONS] Bonjour et bienvenus à tous.
  • 0:19 [Meriem Grey, responsable communications, développement durable, Banque mondiale]
  • 0:24 Bienvenus à cette manifestation à Washington D.C.,
  • 0:29 dans deux semaines seulement commencera la COP 26 à Glasgow.
  • 0:34 Un moment important qui nous enverra un signal important sur la lutte
  • 0:38 contre le changement climatique. Si le changement climatique est un défi
  • 0:40 mondial, la bataille sera gagné ou perdu dans les pays.
  • 0:44 Les mesures que prendront aujourd'hui
  • 0:47 détiennent la clé pour une croissance à faible carbone et résiliente.
  • 0:53 Aujourd'hui, je vous emmène dans un voyage à travers le monde pour vous montrer
  • 0:58 à quoi ressemble un avenir sobre en carbone.
  • 1:02 Vous allez écouter des dirigeants et des défenseurs de l'environnement.
  • 1:09 [PROCHAINEMENT]
  • 2:08 Nous avons tant de bons orateurs et pour commencer, le président de la Banque
  • 2:14 mondiale, David Malpass, a invité 2 dirigeants mondiaux pour parler de
  • 2:19 l'importance de l'action climatique.
  • 2:23 Le premier, c'est Ivan Duque, président de la Colombie,
  • 2:26 et le deuxième, c'est Mark Carney, envoyé spécial de l'ONU
  • 2:30 pour le financement de l'action climatique.
  • 2:33 [David Malpass] Merci Meryem,
  • 2:35 bienvenus à tous à notre conversation.
  • 2:38 Je suis heureux d'être avec le président Ivan Duque,
  • 2:41 pour parler de la démarche colombienne en matière
  • 2:45 de changement climatique.
  • 2:46 Bien entendu, le changement climatique est
  • 2:49 un défi mondial, mais la bataille sera gagné ou perdu dans chaque pays.
  • 2:54 Et ce n'est pas une bataille égale.
  • 2:58 Il y a des pays avancés qui ont émis le plus de gaz à effet de serre.
  • 3:03 Ces pays doivent redoubler d'efforts pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre
  • 3:09 et aider le reste du monde et les pays les plus pauvres du monde.
  • 3:14 Les pays bénéficiaires de l'aide,
  • 3:17 qui représentent moins d'un dixième de toutes les émissions de gaz à effet
  • 3:23 de serre causées par l'action humaine où nous avons besoin d'investissements
  • 3:27 dans l'adaptation et dans des infrastructures résilientes,
  • 3:31 ainsi que dans des énergies à faible carbone.
  • 3:35 Et il y a quelques pays à revenu intermédiaire, comme la Colombie,
  • 3:40 qui ont été frappés par la crise et doivent s'en remettre tout
  • 3:44 en bénéficiant d'aides pour faire face aux effets du changement climatique
  • 3:50 tout en contribuant aux efforts mondiaux d'atténuation et d'adaptation.
  • 3:55 Monsieur le président Ivan Duque, bienvenue.
  • 3:58 Parlez nous de la manière dont la Colombie réduit les émissions,
  • 4:02 procède à l'adaptation et devient un leader de l'action climatique.
  • 4:07 Bienvenue! Je sais que ce sont des efforts tenaces
  • 4:11 et je voudrais entendre le point de vue de la Colombie dans ce domaine.
  • 4:18 [Ivan Duque, Président de la Colombie] Je vous remercie et
  • 4:21 je voudrais vous exprimer mon admiration, car je sais ce que la Banque mondiale fait
  • 4:27 pour aider les pays à faire face à la pandémie et à s'en remettre
  • 4:33 tout en respectant les engagements pour atteindre la plus grande
  • 4:41 réduction d'émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050.
  • 4:46 Oui, nous allons à Glasgow et nous y
  • 4:50 allons avec une promesse très ambitieuse et un objectif ambitieux.
  • 4:56 Premièrement, nous voudrions réduire de 51 pour cent nos émissions de gaz
  • 5:01 à effet de serre d'ici 2030,
  • 5:06 et nous voulons atteindre la neutralité carbone d'ici 2050.
  • 5:09 Ce sont deux grands objectifs.
  • 5:12 Nous avons parlé de neutralité carbone,
  • 5:14 certes, mais nous devons aussi parler de politique positive pour la nature.
  • 5:23 Et là, nous avons un objectif de zéro déforestation d'ici 2030.
  • 5:29 Notre engagement est de faire en sorte que 30 pour cent
  • 5:33 du territoire colombien soit une zone protégée d'ici 2030.
  • 5:38 Compte tenu de ces deux objectifs ambitieux, comment allons nous les atteindre?
  • 5:44 Le premier moyen d'y parvenir, c'est la transition énergétique.
  • 5:49 Quand nous avons pris les rênes du pays,
  • 5:52 nous n'avions que 0 25% du bouquet énergétique qui était renouvelable.
  • 6:01 D'ici décembre 2022, nous dépasseront 14 pour cent
  • 6:07 de la capacité installée et nous devrions atteindre 20 pour cent d'ici peu.
  • 6:13 Et nous pourrions aller plus loin, car nous allons entamer des projets
  • 6:22 d'installation d'au moins 100 mégawatts au cours des quatre prochaines années.
  • 6:28 Pour ce qui est du deuxième enjeu, la mobilité propre.
  • 6:32 J'ai été l'un des auteurs du projet de loi
  • 6:36 adopté par le Congrès qui nous permet de renouveler la flotte automobile du pays.
  • 6:43 Nous voudrions atteindre 6 000 véhicules d'ici la fin de mon mandat et nous allons
  • 6:50 plutôt atteindre cet objectif d'ici la fin de ce mois.
  • 6:55 Surtout, nous avons consolidé la plus grande flotte
  • 7:02 de navires cargos avec des appareils propres.
  • 7:09 Nous concluons aussi des accords
  • 7:12 de zéro déboisement avec plusieurs secteurs en Colombie; en plus,
  • 7:17 nous encourageons le secteur privé à être chef de file en matière de gestion
  • 7:21 des déchets et de l'eau; et cela cadre avec les initiatives de plantation des arbres,
  • 7:30 un objectif ambitieux fixé pour août 2022.
  • 7:35 Nous voulons atteindre l'objectif 30 pour cent d'aires protégées d'ici 2030.
  • 7:49 C'est ambitieux, mais nous y tenons.
  • 7:51 C'est important pour la protection des océans et de la terre ferme,
  • 7:57 surtout s'agissant de la protection de l'Amazonie et du pacte Laetitia.
  • 8:03 Nous voulons nous en servir pour protéger, les services écosystémiques,
  • 8:12 la pierre angulaire des objectifs que nous avons fixés
  • 8:16 pour atteindre la neutralité carbone et réduire de 51 pour cent
  • 8:22 les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2032 vient d'être présenté.
  • 8:27 [David Malpass] Merci beaucoup, monsieur le président Ivan Duque,
  • 8:30 ce sont des défis titanesques et vous avez une idée très claire
  • 8:34 de la manière de les atteindre, ces objectifs. Merci.
  • 8:39 [Réunions annuelles 2021] [David Malpass] À présent, je suis
  • 8:40 accompagné de Mark Carney, qui se passe de présentation,
  • 8:46 mais il a dirigé deux grandes banques centrales,
  • 8:51 celle du Canada et celle du Royaume-Uni.
  • 8:54 Il a aussi présidé le Conseil de stabilité financière.
  • 8:58 Pour ceux qui travaillent à la Banque Mondiale, vous devez savoir comment
  • 9:03 ils oeuvrent pour obtenir des financements pour l'action climatique.
  • 9:09 Bienvenue Mark! Maintenant, j'ai une question: où en sommes nous
  • 9:16 nous pour ce qui est des sommes nécessaires et comment les allouer à des projets?
  • 9:27 [Mark Carney] Merci David pour votre invitation, vous êtes très occupé.
  • 9:32 Premièrement, quelle est l'ampleur du problème?
  • 9:36 Nous devons doubler les investissements
  • 9:40 dans les infrastructures énergétiques pour des décennies.
  • 9:44 Je parle de 2500 milliards de dollars d'investissements
  • 9:51 sans compter la résilience et l'adaptation, notamment. Trois quarts
  • 9:57 de cette dépense devant se faire dans les pays émergents ou en développement.
  • 10:03 Ce sont des chiffres qui représentent près de 2% du PIB mondial.
  • 10:09 L'essentiel de cette somme proviendra du secteur privé.
  • 10:13 Par exemple, nous essayons de faire en sorte que l'essentiel du secteur privé,
  • 10:19 les grandes banques, les gestionnaires et les propriétaires d'actifs s'engagent.
  • 10:25 Nous parlons de 90 000 milliards de dollars d'engagements dans leur bilan,
  • 10:31 et ce, à court terme, pour favoriser une réduction de 50% des émissions d'ici 2030.
  • 10:43 Comment allier ce fonds aux besoins des pays en développement?
  • 10:49 C'est ça la question.
  • 10:50 Je viens de converser avec le président Ivan Duque de la Colombie.
  • 10:55 Ce pays essaye de réduire ses émissions de 50 % par rapport
  • 11:03 au scénario de référence et ils ont l'ambition de le faire d'ici 2030.
  • 11:09 Je lui a demandé comment il compte le faire,
  • 11:12 et il a évoqué plusieurs projets, dont il a identifié
  • 11:18 les gros émetteurs et réduire leurs émissions, et financer cela
  • 11:25 en titrisant les actifs quand ils deviennent disponibles
  • 11:30 et en essayant d'allouer les ressources de fondation
  • 11:38 aux projets et en travaillant avec la Banque mondiale sur le projet.
  • 11:43 C'est une combinaison de toutes les sources de financement pour mettre en œuvre des projets.
  • 11:51 [David Maplpass] Quelles sont les différentes techniques qui
  • 11:54 peuvent nous permettre de réaliser ces objectifs compte tenu de votre expertise?
  • 12:00 [Mark Carney] Je suis très enthousiaste de voir ce que fait le président Duque en Colombie,
  • 12:05 et cela touche à la question de savoir où est-ce qu'on peut changer le système.
  • 12:11 La Banque mondiale travaille sur une plateforme nationale.
  • 12:16 C'est l'occasion de les étendre et de les combiner.
  • 12:22 Je viens de parler de quatre vingt dix mille milliards de dollars du budget Fed.
  • 12:27 Pour cela, il faut deux choses.
  • 12:29 Premièrement, trouver le bon panachage de véhicules financiers.
  • 12:35 Je parle notamment du GIEC et d'autres acteurs,
  • 12:45 le financement privé, le CFLI, ce sont des méthodes utiles
  • 12:54 pour l'investissement dans l'action climatique.
  • 13:01 Je voudrais aussi dire qu'un programme
  • 13:04 comme celui de la Colombie est conforme à la transition dans le monde a besoin.
  • 13:11 Il libère des débouchés pour le secteur privé, car celui ci recherche ce type
  • 13:16 d'alignement, mais ne peut pas lui même trouver ce type d'opportunité.
  • 13:23 Et là, je ne parle même pas de greenwashing.
  • 13:27 Donc, grâce à la Banque mondiale
  • 13:29 et d'autres banques multilatérales de développement, CFLI et autres
  • 13:37 peuvent être combinées à vos financements privés purs et conformes à la transition
  • 13:44 carbone comme ce que vous venez d'évoquer pour la Colombie.
  • 13:49 [David Malpass] Merci, Mark Carney, pour toute votre enthousiasme pour cette cause.
  • 13:54 [Mark Carney] Merci beaucoup.
  • 13:57 [BANGLADESH]
  • 13:58 Bonjour, je suis au Bangladesh et je suis
  • 14:01 les assemblées annuelles de la Banque mondiale.
  • 14:06 [Meriem Grey] Merci David et à ses hôtes, et la conversation ne s'arrête pas là.
  • 14:12 Vous pouvez voir la totalité de la discussion
  • 14:16 en utilisant l'adresse que vous voyez à l'écran.
  • 14:19 Cette réunion passe en streaming en anglais, espagnol, français et arabe
  • 14:25 sur wordbank/live. Ma collègue me rejoins ici maintenant.
  • 14:31 Pourriez vous nous parler de la façon dont les individus peuvent s'impliquer?
  • 14:37 [COMMENT PARTAGER SON OPINION] [Sri Sridhar, res. communications, BM]
  • 14:40 Et bien les canaux de médias sociaux, Facebook et Instagram.
  • 14:48 Et vous pouvez également poser des questions directement à live.worldbank.org,
  • 14:56 et vous pouvez également suivre la conversation par #VoicesForClimate.
  • 15:02 [Meriem Gray] Nous avons des experts, des blogueurs, qui sont là,
  • 15:06 ils parlent les quatre langues et ils répondront à autant de questions que possible.
  • 15:11 Et les questions les plus populaires
  • 15:14 pourront être posées aux experts que nous venons de voir et que nous verrons.
  • 15:20 Nous allons maintenant rejoindre Axel Van Trotsenburg,
  • 15:23 directeur général des opérations de la Banque mondiale,
  • 15:26 et Stéphane Hallegatte, qui est le conseiller principal
  • 15:29 de l'équipe climat et qui répondra aux questions.
  • 15:34 Et puis, il y a un petit sondage, un petit sondage opinion.
  • 15:40 Qu'en pensez vous
  • 15:42 que les émissions de gaz à effet de serre commenceront d'aller et de diminuer?
  • 15:48 A. Elles ont déjà diminué
  • 15:49 première réponse la B. 2030, la C. En 2050 et la D. Jamais.
  • 15:57 Voilà donc les options que nous vous proposons
  • 15:59 si vous voulez participer un rendez vous sur l'adresse que vous
  • 16:03 voyez ici, et répondez aux questions de ce sondage.
  • 16:08 Merci, et nous reviendrons pour les réponses.
  • 16:11 Nous allons maintenant entendre plusieurs personnes afin de voir comment faire
  • 16:14 progresser les programmes climat.
  • 16:17 Janet Yellen, secrétaire au Trésor des gouvernements des Etats-Unis.
  • 16:24 [Janet Yellen] Bonjour a tous. Je suis Janet Yellen,
  • 16:27 secrétaire au Trésor des Etats-Unis et je tiens à remercier le président Malpass
  • 16:32 de m'avoir donné l'occasion de dire quelques mots à propos du changement
  • 16:35 climatique et du rôle des Etats-Unis pour aborder cette menace existentielle.
  • 16:45 Toute une série de propositions ont été déposées auprès de notre congrès.
  • 16:56 Équiper le territoire d'un chargeur électrique
  • 17:00 pour les véhicules à l'électricité, notamment,
  • 17:05 mais nous savons que tous ces efforts ne peuvent pas s'arrêter à notre frontière.
  • 17:09 En juillet, alors que nous sommes réunis à Venise, pour la plupart,
  • 17:13 j'ai présenté notre plan de doubler notre financement climat
  • 17:19 aux pays en développement d'ici 2024.
  • 17:22 Le mois dernier, le président Biden s'est rendu à l'Assemblée générale des Nations Unies
  • 17:28 et a à nouveau
  • 17:29 pris cet engagement de doubler le chiffre de 11,4 milliards de dollars par an,
  • 17:35 y compris les financements pour les efforts d'adaptation.
  • 17:40 Alors que nous nous approchons de la date de la COP 26,
  • 17:44 la question devient de plus en plus urgente.
  • 17:46 Il faut que tous les pays prennent les mesures nécessaires afin
  • 17:50 que l'objectif de maintenir le réchauffement en deçà
  • 17:55 de 1,5 degré Celsius puisse devenir une réalité.
  • 17:59 La Banque mondiale, nous le savons,
  • 18:01 joue un rôle essentiel, car ils aident les économies émergentes à donner
  • 18:06 la priorité aux investissements dans le climat, à créer la résilience en infrastructures,
  • 18:11 à voir des écosystèmes cruciaux augmenter les ambitions en matière de climat,
  • 18:19 réduire leurs contributions nationales et adopter des stratégies de long terme.
  • 18:27 Et les banques multilatérales de développement sont là également pour intervenir.
  • 18:33 Pour notre part, nous faciliteront la transition vers une émission zéro
  • 18:40 et la réunion des banques multilatérales de développement cet été ayant souscrit.
  • 18:46 J'ai demandé à chaque institution
  • 18:48 de mettre au point des plans de développement concrets afin de relever
  • 18:52 nos ambitions en matière de climat et de voir cinq façons précises de mobiliser
  • 18:58 un financement climat pour les pays en développement.
  • 19:01 Bien sûr, aucun financement à lui seul ne sera
  • 19:04 suffisant pour atteindre les objectifs de l'accord de Paris.
  • 19:09 Les capitaux privés seront essentiels pour combler la brèche.
  • 19:14 Et alors que ces capitaux commence sa lancée,
  • 19:17 nous devons continuer de relever les défis constants que connaissent
  • 19:22 les pays en développement et les marchés émergents,
  • 19:25 à savoir, attirer un financement du secteur privé, particulièrement pour l'atténuation
  • 19:31 de gaz à effet de serre et l'adaptation de l'infrastructure, et réduire
  • 19:37 ces problèmes grâce à l'investissement. Au cours des prochaines semaines
  • 19:42 j'espère que vous me direz vos idées
  • 19:46 afin de pouvoir transformer nos ambitions en actions.
  • 19:51 [GLASGOW 55,8600° N 4,2854° O]
  • 19:59 [Meriem Gray] Merci à Mme la secrétaire de ce message
  • 20:03 quant au rôle que peuvent jouer les banques multilatérales
  • 20:07 de développement pour aider les économies engendrées, notre prochain
  • 20:12 invité Axel Van Trotsenburg s'intéresse
  • 20:14 enormément à cet aspect des choses également.
  • 20:17 Axel, nous travaillons beaucoup pour identifier de façon spécifique
  • 20:21 d'aider les économies en développement à atteindre les objectifs climat.
  • 20:25 Donc, il faudra sans doute
  • 20:27 changer l'intersection entre changement climatique et développement.
  • 20:31 Qu'en pense la Banque?
  • 20:34 [Axel Van Trotsenburg] Le climat affecte toute notre vie et la vie de tous.
  • 20:38 On ne peut pas voir le climat comme étant
  • 20:41 un facteur isolé et dire le problème, c'est la pollution
  • 20:46 ou bien des événements climatiques, météorologiques.
  • 20:53 Non, c'est un ensemble,
  • 20:54 donc il faut aborder le problème dans son ensemble également.
  • 21:00 Nous voulons comprendre les leviers
  • 21:03 qui ont une influence non pas isolément, mais par rapport au développement.
  • 21:11 Notre plan d'action, climat inclus, ce qu'on a appelé
  • 21:17 les rapports climat par pays et développement ce qui veut bien dire,
  • 21:22 le titre le dit et la mission de la Banque mondiale est
  • 21:26 réduire la pauvreté, nous avons fait des progrès,
  • 21:29 mais le changement climatique pourrait nous faire reculer.
  • 21:34 Dans le pire des cas, on pourrait voir même une augmentation de la pauvreté extrême
  • 21:39 tout au long de la décennie.
  • 21:42 130 millions de personnes en seraient touchées.
  • 21:47 Mais cela veut dire que le climat peut affecter la vie des gens au quotidien.
  • 21:55 Lorsqu'on parle de ces leviers d'action,
  • 21:59 il faut envisager bien sûr tous
  • 22:01 les secteurs: l'agriculture, la foresterie, les services,
  • 22:08 Voilà ce qui se passe également dans le secteur financier et aussi,
  • 22:14 la façon dont certains politiques peuvent affecter
  • 22:17 l'action climat: la politique budgétaire,
  • 22:21 les politiques sectorielles, tout donc cela donc, doit être rassemblé.
  • 22:30 Il ne suffit pas seulement de comprendre le levier d'action et les causes du problème,
  • 22:36 il faut les aborder et résoudre.
  • 22:40 Au cours des cinq dernières années, nous avons à la banque consenti
  • 22:45 83 milliards de dollars en financement climat.
  • 22:50 Pour les cinq prochaines années,
  • 22:52 nous souhaitons augmenter ce montant de 50 pour cent.
  • 22:56 Donc, mettre les choses à échelle
  • 22:58 et j'espère que le monde entier nous rejoindra.
  • 23:01 [Meriem Gray] Merci Axel.
  • 23:03 Le changement climatique peut être un défi mondial et chaque pays est touché.
  • 23:08 Nous avons demandé à un militant vietnamien de nous dire,
  • 23:13 à son avis, comment nous pouvons tous jouer un rôle.
  • 23:19 [TOUR DU MONDE POUR LE CLIMAT]
  • 23:21 [VIET NAM - DELTA DU MÉKONG 10,0634° N 105,5943° E]
  • 23:23 [Crédit photo : Vietnam Television]
  • 23:25 [Crédit photo : PNUD Viet Nam] L'an dernier 2020, nous avons connu
  • 23:28 la pire sécheresse
  • 23:31 salinité le delta du Mékong, grand producteur de riz,
  • 23:37 a été profondément touché et les agriculteurs ont perdu leurs récoltes.
  • 23:42 [VIET NAM CENTRAL 14,6517° N 108,4276° E] Il fallait transporter l'eau
  • 23:44 [Crédit photo : Vietnam Television] dans des conteneurs
  • 23:45 après avoir fait de longues files pour acheter de l'eau douce.
  • 23:53 L'an dernier, le centre de Vietnam a été frappé
  • 23:55 par des inondations typhons.
  • 23:58 Il n'y a pas mal de gens maintenant
  • 24:00 qui disent oui, c'est le changement climatique,
  • 24:03 bien que d'autres disent aussi : nous ne pouvons pas y faire grand chose.
  • 24:08 [HONG HOANG Fondateur et directeur exécutif CHANGE]
  • 24:11 [SE MOBILISER POUR LE CLIMAT]
  • 24:13 CHANGE : Une association qui travaille auprès des jeunes
  • 24:15 pour fournir de l’énergie propre au Viet Nam.
  • 24:17 [Hong Hoang] Nombre d'ONG, la mienne, notamment, travaillent avec ces jeunes
  • 24:21 absolument étonnant afin qu'ils puissent mettre en œuvre leurs propres projets
  • 24:25 pour résoudre leurs propres problèmes environnementaux et climat.
  • 24:29 Le monde de l'entreprise commence à voir davantage sa responsabilité
  • 24:35 qui est de contribuer à une croissance à faible carbone.
  • 24:41 Les jeunes en particulier, partout, assument le mouvement.
  • 24:49 Ma vision pour une action climat réussie
  • 24:54 est de voir un mouvement dirigé par les jeunes,
  • 24:57 par les communautés et appuyé par l'ensemble de la société.
  • 25:02 Le changement climatique est une crise
  • 25:04 énorme et qui doit impliquer tout le monde.
  • 25:14 [ASSEMBLÉES ANNUELLES 2021 - WASHINGTON DC]
  • 25:16 [ANTÓNIO GUTERRES - SECRÉTAIRE GÉNERAL NATIONS UNIES]
  • 25:18 Excellences, chers collègues, alors que la COP 26 approche,
  • 25:22 il est essentiel que l'ensemble de l'humanité s'acquitte de ses
  • 25:28 engagements de l'accord de Paris, de réduire les émissions à la moitié vers 2030
  • 25:35 et éviter que l'on dépense un réchauffement de plus de 1,5 degrés
  • 25:43 C'est à dire octroyer 1 milliard de dollars pour les pays en développement.
  • 25:47 Il faut financer tout ce qui peut permettre un développement résilient
  • 25:54 et une croissance zéro du carbone.
  • 25:59 Il faut consacrer également la moitié des financements à l'adaptation,
  • 26:03 mais nous sommes loin du compte, en dépit d'annonces intéressantes,
  • 26:08 je suis particulièrement préoccupé
  • 26:09 de l'absence de progrès du côté financement public pour le climat.
  • 26:14 C'est très clair, 100 milliards de dollars pour l'adaptation
  • 26:19 et l'atténuation dans le monde en développement, c'est un minimum.
  • 26:23 Il sera nécessaire d'apporter bien davantage.
  • 26:26 Et les banques de développement, ont un rôle essentiel à jouer.
  • 26:29 Nous devons être à la tête des systèmes de changement, de systèmes énergétiques
  • 26:35 et assurer aussi un accès universel à l'énergie.
  • 26:38 Vous devez ouvrir la voie pour ce plan de transition et il faut
  • 26:42 mobiliser les efforts afin d'avoir une relance
  • 26:47 verte, résiliente, inclusive, éviter d'exacerber
  • 26:51 les problèmes économiques et sociaux des pays en développement et émergents.
  • 26:57 Il faut cesser de faire des investissements dans les carburants fossiles.
  • 27:04 Il faut aussi encourager les investissements privés,
  • 27:08 Malgré les accords de Paris, je repète,
  • 27:11 les banques multilatérales de développement ne donnent pas du tout
  • 27:15 ce qui est nécessaire pour avoir un impact transformateur.
  • 27:20 L'adaptation, la résilience, et bien, les banques multilatérales
  • 27:26 de développement sont idéalement placées pour intervenir dans ces domaines
  • 27:30 et si elles ne le font pas, personne ne le fera.
  • 27:33 C'est votre responsabilité d'assurer que l'impact climat ne sera pas oublié.
  • 27:40 Des milliers de milliards de dollars sont en jeu,
  • 27:45 les banques mondiales de développement, dans les pays développés,
  • 27:48 doivent allouer au moins 50 pour cent de leurs financements climat,
  • 27:51 à la résilience et à l'adaptation.
  • 27:53 Excellences, chers amis, l'horloge ne nous attend pas.
  • 27:58 Le monde est anxieux et nous avons besoin de votre leadership
  • 28:02 et je vous souhaite une réunion très productive.
  • 28:05 [GLASGOW 55,8600° N 4,2854° O]
  • 28:13 [Meriem Gray] [Maximiser l'action climatique]
  • 28:15 Un excellent message du Secrétaire général des Nations Unies
  • 28:19 qui nous a dit pour quoi la COP26 est tellement cruciale.
  • 28:23 Une façon d'aborder la crise climatique
  • 28:26 et ce que l'on appelle des solutions basées sur la nature et l'infrastructure,
  • 28:31 les mangroves, les zones littorales. Et notre prochain note, Son Altesse royale,
  • 28:38 le Prince de Galles, qui a longtemps été
  • 28:40 un avocat passionné de l'importance de la nature et de la biodiversité.
  • 28:43 Voici ce qu'il a à nous dire.
  • 28:45 [ASSEMBLÉES ANNUELLES 2021 - WASHINGTON DC]
  • 28:47 [Son Altesse Royale, Le Prince de Galles] Mesdames, messieurs,
  • 28:49 C'est extrêmement reconnaissant d'avoir eu l'occasion
  • 28:52 de vous réunir pour me joindre à vous pour ces réunions annuelles
  • 28:58 de la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International,
  • 29:00 alors que nous voulons construire un meilleur avenir après la pandémie.
  • 29:06 La santé de l'être humain, la santé économique est étroitement reliée.
  • 29:15 70 ans après les réunions de Bretton Woods, et au vu des menaces
  • 29:21 que nous avons vécues pendant la Deuxième Guerre mondiale,
  • 29:23 nous devons saisir cette opportunité de ré-imaginer nos systèmes de façon de
  • 29:30 placer la nature, l'individu, la planète au coeur de ce que nous faisons.
  • 29:36 Voir comment le faire? Comment être le catalyseur de ces milliers
  • 29:41 de milliards de dollars nécessaires à la transition?
  • 29:44 J'ai convoqué un groupe de PDGs au plan international
  • 29:49 pour mettre au point un canevas d'actions pratiques.
  • 29:54 Le résultat identifie trois priorités cruciales.
  • 29:57 Premièrement :
  • 29:59 encourager les gouvernements à envoyer des signaux clairs
  • 30:04 quant à l'orientation économique de long terme
  • 30:07 et les calendriers à impliquer et donner des incitations
  • 30:12 pour protéger la biodiversité et atteindre les objectifs de climat.
  • 30:17 Ceci pourrait inclure des mandats très clairs
  • 30:21 pour les banques multilatérales de développement.
  • 30:24 Ce n'est que grâce à ce genre de clarté
  • 30:26 que les industriels et les investisseurs auront la confiance nécessaire
  • 30:32 pour investir les milliards de dollars dont ils disposent en un avenir durable.
  • 30:37 Deuxièmement :
  • 30:40 Pour atteindre l'objectif de 1,5 degré,
  • 30:43 nous devons aligner l'industrie, l'investissement et les transitions
  • 30:48 des pays pour construire des afflux de projets véritablement viables.
  • 30:56 Les banques multilatérales de développement ont un rôle essentiel à jouer pour aider
  • 31:00 à construire des capacités techniques, atténuer les risques et améliorer le flux
  • 31:06 de financements privés, particulièrement dans les pays les plus vulnérables
  • 31:10 au changement climatique. Troisièmement : les consommateurs,
  • 31:15 Consomment 60 pour cent du PIB et ils ont besoin de clarté
  • 31:20 quant à la disponibilité de produits et de services
  • 31:23 qu'ils achètent afin de faire des choix en toute connaissance de cause,
  • 31:28 que ce soit grâce à la culture d'aliments, transports dits verts ou emplois verts.
  • 31:38 Maintenir les normes grâce à un étiquetage reconnu
  • 31:42 et respectueux du climat serait transformateur.
  • 31:47 Saisir ce moment d'accélération est une obligation.
  • 31:52 Et pour ce faire, nous devons travailler ensemble
  • 31:55 secteur philanthropique,
  • 31:57 public, privé pour construire ce flux de projets transformateurs à l'échelle
  • 32:03 et qui permettront de faire rapidement la transition vers un avenir durable.
  • 32:08 Mettre à profit les 145.000 milliards d'actifs du monde financier
  • 32:16 d'ici à 2025 sera crucial pour notre succès collectif.
  • 32:22 La Banque Mondiale, le Fonds Monétaire, les banques régionales de développement
  • 32:28 ont un rôle crucial à jouer pour éliminer la barrière des risques
  • 32:33 à l'investissement privé et j'ai bien peur que le moment est venu
  • 32:37 de redresser les manches et s'attaquer à ce plan d'action.
  • 32:43 J'aimerais en particulier vous encourager à voir comment on peut accélérer
  • 32:48 le financement privé grâce à des pools de garanties et
  • 32:55 faire progresser des solutions en examinant la gouvernance et les mandats et améliorer
  • 33:04 les capacités techniques et opérationnelles,
  • 33:06 notamment en préparant des projets d'investissement.
  • 33:10 Grâce à l'action Changement climatique contre la perte de biodiversité et grâce
  • 33:15 à une transition juste plus nécessaire que jamais, m'oblige à nous encourager
  • 33:21 tous, à nous mettre au travail et à résoudre le problème.
  • 33:25 [ASSEMBLÉES ANNUELLES 2021 - WASHINGTON DC]
  • 33:27 [GERD MULLER - Ministre fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement]
  • 33:30 Votre Altesse Royale, mesdames et messieurs.
  • 33:34 Le temps presse pour atteindre l'objectif de 1,5 degré.
  • 33:41 Les défis sont titanesques
  • 33:44 la pandémie de COVID-19, le conflit, la crise climatique.
  • 33:49 Si nous ne faisons rien,
  • 33:52 les températures augmenteront à 2 ou 3 degrés Celsius d'ici à la fin de ce siècle.
  • 34:00 Nous pouvons encore prendre le virage numérique.
  • 34:04 Nous disposons de technologies pour nous permettre de le faire.
  • 34:08 Nous disposons aussi de ressources.
  • 34:11 Beaucoup de pays entreprennent des investissements de masse
  • 34:16 pour reconstruire leur pays, mais très peu
  • 34:22 de ces investissements ciblent des investissements verts et résilients.
  • 34:27 C'est pourquoi nous avons lancé l'initiative avec la Banque Mondiale,
  • 34:32 l'Autriche et le Royaume-Uni pour des investissements résilients.
  • 34:39 L'Union européenne fournira 60 millions d'euros.
  • 34:44 L'initiative appuiera la transformation verte à travers des mesures qui tarifent
  • 34:50 le carbone et les mines, les subventions aux combustibles fossiles,
  • 34:56 ciblera les investissements dans les énergies renouvelables,
  • 35:00 l'infrastructure verte et la solution fondée sur la nature.
  • 35:04 Nous ne pouvons plus différer l'action.
  • 35:09 Il faut prendre des engagements
  • 35:13 en matière d'action climatique pour faire réussir la COP 26 à Glasgow.
  • 35:18 [GLASGOW 55,8600° N - 4,2854° O]
  • 35:20 [FREETOWN, SIERRA LEONE]
  • 35:24 Je suis Moses Alex Cargo à Freetown, en Sierra Leone,
  • 35:31 et vous suivez l'Assemblée Annuelle de la Banque Mondiale.
  • 35:34 [MERIEM GRAY LIVE WASHINGTON]
  • 35:36 Je remercie le ministre Gerd Muller pour son message.
  • 35:41 Je suis avec Stéphane Hallegatte, économiste principal
  • 35:47 du Groupe sur le changement climatique de la Banque Mondiale.
  • 35:51 Stéphane, chaque jour, nous avons des nouvelles dévastatrices
  • 35:59 concernant des sécheresses, des vagues de chaleur ou des ouragans.
  • 36:04 Est-ce que cette nouvelle devrait nous surprendre?
  • 36:06 [Stéphane Hallegatte - Économiste principal - Groupe Changement Climatique Banque Mondiale] Non.
  • 36:07 En fait, on s'y attendait il y a des décennies,
  • 36:11 la moindre évolution du climat peut avoir des effets énormes.
  • 36:18 Les vagues de chaleur et la changement de la pluviométrie
  • 36:25 et les ouragans peuvent avoir de graves effets.
  • 36:31 Mais les pauvres sont les plus touchés.
  • 36:34 Ces événements extrêmes augmentent la pauvreté.
  • 36:38 Les catastrophes naturelles font que 26 millions de personnes
  • 36:43 sombrent dans la pauvreté chaque année.
  • 36:47 Et d'ici 2030, le total de personnes
  • 36:50 qui auront basculé dans l'extrême pauvreté pourrait atteindre 130 millions.
  • 36:56 Puisque la pauvreté extrême, la vulnérabilité, quand on sort les gens
  • 37:01 de la pauvreté, ces gens deviennent moins vulnérables.
  • 37:05 Les riches qui, en plus d'épargne, ont un meilleur accès aux soins de santé
  • 37:09 et à l'inclusion financière, peuvent mieux s'adapter.
  • 37:14 Notre mission de réduction de la pauvreté
  • 37:18 est aussi une mission pour réduire la vulnérabilité de cette population.
  • 37:24 Ça, c'est pour le court terme.
  • 37:25 À long terme, nous devons stabiliser
  • 37:27 le changement climatique et réduire les émissions de carbone.
  • 37:33 [M. Gray] Au sens large, tous les pays se sont engagés à combattre le changement climatique
  • 37:38 en réduisant les émissions et en réduisant la vulnérabilité des populations.
  • 37:43 Alors, par où doivent ils commencer?
  • 37:45 [S. Hallegatte] Premièrement, pour stabiliser le changement climatique,
  • 37:49 il faut réduire les émissions de carbone à zéro.
  • 37:53 On ne parle pas de réduction de 10 ou 20 pour cent.
  • 37:58 Cela peut sembler impossible.
  • 38:02 Certes, c'est difficile, mais nous essayons de faire comprendre
  • 38:06 à tout le monde que c'est possible et plus facile que cela semble.
  • 38:11 Pour cela, il faut diviser le problème en plusieurs parties.
  • 38:15 Commençons par l'énergie qui est importante pour le développement,
  • 38:19 la qualité de vie et la croissance et la productivité.
  • 38:23 Aujourd'hui, 800 millions de personnes n'ont pas accès à l'électricité.
  • 38:28 C'est un grand défi de développement.
  • 38:31 L'électricité ou l'énergie est aussi responsable de 70 pour cent des émissions
  • 38:36 de carbone, donc nous avons une combinaison de défis climatiques et de développement.
  • 38:45 [M. Gray] En regardant les données,
  • 38:47 comment est-ce que différents secteurs contribuent à ce total?
  • 38:53 La courbe qui montre la contribution de l'électricité et de la chaleur.
  • 38:59 [S. Hallegatte] ça fait déjà 16 milliards de tonnes d'équivalent CO2 par an actuellement.
  • 39:04 [Meriem Gray] Maintenant, le transport.
  • 39:08 La courbe est presque droite et monte,
  • 39:13 [Stéphane Hallegatte] L'industrie manufacturière et la construction.
  • 39:17 Certes, ce graphique montre
  • 39:19 que l'électricité et la chaleur sont les plus gros contributeurs.
  • 39:24 Oui, et les trois doivent atteindre le zéro.
  • 39:27 [Meriem Gray] Comment le faire?
  • 39:29 [S. Hallegatte] Nous devons produire de l'énergie sans émettre du carbone.
  • 39:33 On peut le faire un investissement massif en ce moment
  • 39:37 dans les énergies renouvelables et le solaire, les éoliennes, etc.
  • 39:42 Et le coût de cette technologie a tellement diminué
  • 39:45 qu'elles sont moins chères que les carburants fossiles.
  • 39:48 Donc, c'est un investissement à coût abordable.
  • 39:51 Deuxièmement, nous devons abandonner
  • 39:55 les carburants fossiles pour la production d'énergie.
  • 39:59 C'est difficile parce qu'il faut le faire en maintenant la stabilité du système.
  • 40:03 Et il y a beaucoup de communautés qui dépendent du carbone.
  • 40:08 Nous devons les aider à faire la transition
  • 40:10 vers d'autres activités et moyens de subsistance.
  • 40:16 [Meriem Gray] Bon, voilà ce qui concerne l'énergie.
  • 40:19 Et à quoi d'autre?
  • 40:22 [S. Hallegatte] En passant à une énergie neutre en carbone,
  • 40:26 il faudra utiliser plus de bus,
  • 40:29 des voitures électriques et même cuisiner et chauffer nos maisons avec
  • 40:35 l'électricité et quand l'électricité ne sera pas disponible,
  • 40:38 on peut trouver d'autres énergies
  • 40:42 comme l'hydrogène, et cela va aussi régler le problème de pollution.
  • 40:47 C'est ce que nous faisons.
  • 40:49 Nous avançons dans cette direction, mais ce sera plus facile si nous utilisons
  • 40:54 l'énergie de manière efficiente.
  • 40:57 C'est pourquoi je vais parler d'un quatrième plan
  • 41:03 de l'efficacité ou l'efficience énergétique.
  • 41:07 Cela va nous permettre de réduire
  • 41:09 la dépense d'énergie et d'accroître la productivité et les emplois.
  • 41:14 [Meriem Gray] Merci Stéphane. Attendez un moment.
  • 41:18 Un autre voyage à travers le monde et regardons à quoi ressemble
  • 41:22 la transition énergétique dans trois pays très différents.
  • 41:26 TOUR DU MONDE POUR LE CLIMAT INDE
  • 41:30 [NEW DELHI 28,6139° N 77,2090° E]
  • 41:37 [YAMINI AIYAR Présidente et directrice générale, Centre for Policy Research]
  • 41:41 l'Inde s'urbanise rapidement et la partie urbaine
  • 41:46 de l'Inde se trouve au coeur de la croissance de l'Inde.
  • 41:50 Mais cela pose la question de savoir les choix énergétiques qui sont faits
  • 41:55 et il y a des décisions importantes que l'Inde doit prendre dans les dix
  • 41:59 prochaines années pour aborder la transition énergétique.
  • 42:05 Pour participer à une révolution industrielle
  • 42:09 à faible carbone, l'Inde a besoin d'aide.
  • 42:13 C'est une aide technologique et sous forme de coopération financière
  • 42:18 pour se doter de capacités institutionnelles et techniques
  • 42:24 et obtenir le soutien public pour les transitions nécessaires.
  • 42:29 Nous sommes devant un métro, une station de métro.
  • 42:33 Cette station est grandement alimentée par l'énergie renouvelable.
  • 42:39 C'est le type d'énergie que nous devons déployer et cela montre aussi comment
  • 42:45 les systèmes de transports sont placés pour qu'ils soient utilisés.
  • 42:49 Nous devons abandonner la voiture pour utiliser les transports publics.
  • 42:55 Le changement climatique est un défi énorme,
  • 42:59 mais il offre également une grande occasion, celle de réfléchir à la manière
  • 43:07 d'aborder une trajectoire de croissance durable à long terme et inclusive.
  • 43:12 C'est un défi national et mondial.
  • 43:14 Il est donc temps pour la communauté internationale
  • 43:16 de travailler en collaboration.
  • 43:27 [TOUR DU MONDE POUR LE CLIMAT]
  • 43:29 [KENYA - KILIFI 3,5107° S 39,9093° E]
  • 43:32 [Une grande partie du Kenya n'est pas connectée au réseau national.]
  • 43:36 [Le pays connaît un boom des solutions hors réseau]
  • 43:38 [fondées sur les énergies renouvelables.]
  • 43:40 [John Masha Ngowa vivait sans électricité]
  • 43:50 Je suis barbier et mon salon se trouve en ville.
  • 44:04 Nous n'avions pas accès à l'électricité à la maison et dans mon salon.
  • 44:08 [Dans le cadre de son forfait énergie, il s’est vu offrir un rasoir électrique.]
  • 44:13 Maintenant, ce n'est plus le cas grâce à l'énergie solaire.
  • 44:17 Je peux utiliser des machines alimentées
  • 44:20 par l'énergie et l'électricité pour faire mon travail.
  • 44:26 J'utilise l'énergie solaire pour recharger le rasoir.
  • 44:35 Cela m'a permis d'acheter cette machine et de motos employés.
  • 44:42 Cela facilite mon travail.
  • 44:45 Avant, je passais beaucoup de temps à raser un seul client.
  • 44:51 Maintenant, j'ai plus de clients.
  • 44:54 Il a aussi augmenté le nombre d'heures de travail.
  • 45:00 Je peux travailler jusque tard dans la nuit.
  • 45:08 [TOUR DU MONDE POUR LE CLIMAT POLOGNE - KONIN - 52,2230° N 18,2511° E]
  • 45:11 L'avenir des ouvriers de la plus ancienne centrale au lignite
  • 45:14 de Pologne est incertain.
  • 45:16 Avec la transition écologique,
  • 45:18 ses installations charbonnières seront fermées ou converties.
  • 45:21 Les travailleurs et les communautés locales
  • 45:23 espèrent que cette transition sera juste
  • 45:25 et qu’elle leur offrira de nouvelles opportunités.
  • 45:28 La transformation énergétique va affecter l'industrie de la lignée.
  • 45:35 Les employés du groupe ZEPAK, 4,000 personnes.
  • 45:42 Pour que la transition soit juste et efficace, nous devons assurer un emploi
  • 45:47 à ces travailleurs, créer de nouveaux emplois, redonner de nouvelles capacités.
  • 45:54 [Alicja Messerszmidt, Présidente, Syndicat minier Kadra PAK KWB KONIN]
  • 46:04 Il faudrait annoncer bientôt la date
  • 46:07 à laquelle nous allons abandonner le carbone.
  • 46:12 Il faut prévoir aussi le coût
  • 46:13 de la transition pour la communauté locale, qu'il faudra aider.
  • 46:22 La coopération avec les gouvernements locaux, les syndicats, les employeurs
  • 46:27 et la communauté locale est de toute première importance.
  • 46:32 La communauté locale surtout.
  • 46:35 On rappelle l'importance de ce processus
  • 46:39 afin qu'il soit ce que nous appelons juste.
  • 46:42 le climat changer et le réchauffement planétaire ne fait qu'empirer
  • 46:48 et nous devons faire le maximum pour vivre dans un environnement propre et calme.
  • 46:55 Je suis Polonaise, mais je lance un appel au monde entier.
  • 47:00 Prenons soin de notre planète,
  • 47:03 faisant une transition efficace, juste et surtout, qui est un visage humain.
  • 47:10 [ASSEMBLÉES ANNUELLES 2021 - WASHINGTON DC]
  • 47:16 On avait un message de la Pologne montrer que la transition est également
  • 47:22 de convaincre les populations, les communautés.
  • 47:26 nous irons dans trois pays supplémentaires dans quelques moments.
  • 47:31 Bien, je suis Meriem Gray,
  • 47:34 et rappelez vous que vous pouvez partager vos idées
  • 47:38 à l'adresse que vous voyez ici.
  • 47:43 [M. Gray] Notre analyste Stéphane Hallegatte nous rejoindre.
  • 47:49 l'Énergie est essentielle, bien sûr, mais il est d'autres facteurs
  • 47:54 qu'il faut transformer.
  • 47:56 [S. Hallegatte] Pour que les émissions en bas zéro,
  • 47:58 Nous avons besoin que la source de l'émission baisse à zéro.
  • 48:01 l'Énergie est important,
  • 48:02 mais l'alimentation et l'utilisation des terres le sont tout autant.
  • 48:07 Pas mal de gens qui vivent dans la pauvreté
  • 48:09 sont des agriculteurs et la population du monde augmente et nous devons
  • 48:14 alimenter cette population grâce à une nourriture bonne, saine et abordable.
  • 48:22 Et les prix?
  • 48:24 Ces personnes pauvres sont extrêmement sensibles au prix des aliments.
  • 48:28 Il faut le faire en préservant les forêts, les écosystèmes,
  • 48:30 les préserver parce que nous voulons préserver la biodiversité
  • 48:34 et certains des endroits les plus beaux du monde se trouvent dans ces régions
  • 48:39 et les écosystèmes nous aident à capter du carbone de l'atmosphère.
  • 48:45 [M. Gray] Voyons à nouveau les chiffres.
  • 48:49 Nous avons ici ce que l'on voyait auparavant.
  • 48:52 l'Énergie contribue aux émissions mondiales, ajoute en ligne l'agriculture.
  • 48:58 On la voit ici pratiquement
  • 49:00 autant que les manufactures, les usines et l'utilisation des terres et des forêts.
  • 49:09 Stéphane, si vous voyez,
  • 49:11 ce que peut on faire pour réduire les émissions provenant de l'agriculture
  • 49:16 et de l'utilisation des terres?
  • 49:17 [S. Hallegatte] Il faut les voir ensemble,
  • 49:19 car ces deux problèmes sont étroitement liés l'un à l'autre.
  • 49:22 Il n'y a pas de solution magique, mais nous savons
  • 49:26 ce que nous voulons comme résultat.
  • 49:28 Nous devons protéger les forêts, les écosystèmes et si possible,
  • 49:33 leur permettre de croître à nouveau, car c'est cela qui capte le carbone
  • 49:37 de l'atmosphère, mais si on ne fait que cela,
  • 49:40 le risque, c'est l'augmentation des prix et en parallèle, donc,
  • 49:43 il faut augmenter la productivité agricole
  • 49:47 en changeant les pratiques aratoires,
  • 49:49 les pratiques agricoles plus durables, plus efficaces.
  • 49:53 La culture appropriée dans le climat
  • 49:55 approprié au lieu approprié et utiliser les intrants et l'eau de façon
  • 50:00 tout à fait efficace et adaptée aux conditions locales.
  • 50:03 Donc, il faut combiner la productivité,
  • 50:06 une augmentation de la productivité et la protection des écosystèmes
  • 50:10 pour gérer les problèmes de sécurité alimentaire.
  • 50:13 [S. Hallegatte] La protection du climat et l'efficience sera essentielle.
  • 50:19 Il faut aussi éviter de gaspiller de la nourriture, c'est vrai,
  • 50:25 et pour nous mêmes, mais aussi pour protéger l'environnement.
  • 50:29 Quatrième chose, il faut utiliser l'eau
  • 50:32 de façon prudente et protéger les écosystèmes
  • 50:35 qui contribuent au maintien de la qualité de l'eau que nous consommons.
  • 50:39 Et finalement, cinq.
  • 50:41 Et c'est une bonne nouvelle.
  • 50:43 Améliorer notre régime alimentaire pour vivre plus longtemps,
  • 50:48 en meilleure santé et réduire l'impact de l'agriculture sur le climat.
  • 50:53 Donc, des régimes alimentaires sains sont bons pour l'environnement.
  • 50:58 [M. Gray] Revenons à notre voyage autour du monde
  • 51:00 et on a trois personnes qui vont partager leurs solutions d'utilisation
  • 51:05 des terres et problèmes de l'eau.
  • 51:11 [TOUR DU MONDE POUR LE CLIMAT JORDANIE - AMMMAN - 31,9539° N 35,9106° E]
  • 51:21 Notre beau pays est très riche et offre beaucoup de ressources.
  • 51:26 Mais la Jordanie est maintenant deuxième
  • 51:29 ou troisième pays le plus pauvre pour ce qui est des ressources hydriques.
  • 51:33 [ Samer Judeh, Président, JWPC]
  • 51:40 Nous avons assez d'eau pour deux millions de personnes, mais à l'heure actuelle,
  • 51:43 la population dépasse dix millions de personnes.
  • 51:47 Pour ce qui est du changement climatique…
  • 51:49 [La Jordanie enregistrait 8 milliards de mètres cubes de précipitations,
  • 51:53 mais ce chiffre est tombé à 3 milliards en raison du changement climatique.]
  • 51:56 La Jordanie a besoin de cinq à huit milliards métre cube d'eau précipitations,
  • 52:00 mais en raison de la chaleur, l'eau s'évapore.
  • 52:03 L'exemple le plus important est la Mer Morte qui est magnifique,
  • 52:07 mais le niveau de l'eau diminue d'un demi mètre par an,
  • 52:13 Il y a plusieurs solutions qui ont été envisagées par le gouvernement.
  • 52:17 Un succès tout d'abord pour ce qui est du renouvelable.
  • 52:21 Il y a dix ans, plusieurs kilowattheures étaient produits
  • 52:25 [La Jordanie produit plus de 3 000 MW à partir d’énergies renouvelables.]
  • 52:28 à peine et maintenant,
  • 52:29 nous en sommes à une production qui dépasse les 3000 mégawatts provenant
  • 52:32 du solaire, de l'éolien qui donne une énergie propre, verte.
  • 52:37 Cela permet également de réduire les émissions de CO2.
  • 52:41 La seule chose qu'il veut faire, c'est des dépenses pour construire
  • 52:46 les lignes de transmission et nous voulons accélérer.
  • 52:50 Nous le faisons afin de mettre en oeuvre ces solutions de ressources hydriques.
  • 53:00 [TOUR DU MONDE POUR LE CLIMAT NIGER - NIAMEY - 13,5116 ° N 2,1254 º E]
  • 53:06 Nous assistons à des inondations répétitive
  • 53:10 Ils affectent le pays.
  • 53:20 Il y a également une prolifération de maladies climato sensibles.
  • 53:25 On assiste à des cas de choléra, des cas de méningite qui reviennent.
  • 53:31 présentement. Il y a beaucoup d'aléas
  • 53:34 qui affectent les communautés et les systèmes de production.
  • 53:40 Inoussa Dambagi, Coordinateur national
  • 53:43 Projet d'actions communautaires pour la résilience climatique (PACRC)
  • 53:49 Le PACRC - Aide le gouvernement nigérien à renforcer la résilience
  • 53:52 au changement climatique dans les zones rurales.
  • 53:58 Zaï - Ces fosses de plantation aident à retenir l'eau
  • 54:00 et permettent aux agriculteurs de semer sur des terrains sans végétation.
  • 54:03 Résilience des systèmes agro sylvo pastoraux.
  • 54:07 Il y a eu la combinaison de mesures de gestion durable des terres et de l'eau.
  • 54:13 Ces actions ont permis
  • 54:16 d'accroître la productivité, d'accroître les revenus,
  • 54:20 sécurité alimentaire, d'intrants agricoles et d'aliments bétail.
  • 54:25 Ensuite, il y a le réapprovisionnement des stocks à partir des marchés locaux,
  • 54:30 à l'énergie, à des biens de première nécessité
  • 54:34 qui sont fabriqués localement.
  • 54:38 Il est nécessaire de voir une mise à échelle
  • 54:44 avec le succès et les nouvelles avenues qui sont ouvertes par ce projet là.
  • 55:01 [TOUR DU MONDE POUR LE CLIMAT OUGANDA - KYEGEGWA - 0,4818° N 31,0550° E]
  • 55:12 Depuis que j'ai commencé de travailler, nous avons connu
  • 55:16 des sécheresses, 97% des agriculteurs qui dépendent de l'agriculture
  • 55:22 et le changement climatique a eu un fort impact pour tous.
  • 55:26 Annet Nakidde, Ingénieur Agronome
  • 55:27 Annet promeut l’irrigation pilotée par les agriculteurs.
  • 55:31 Ces systèmes les aident à s'adapter aux sécheresses
  • 55:33 et à l'imprévisibilité de la saison des pluies.
  • 55:34 Annette encourage l'irrigation pratiquée par l'agriculteur.
  • 55:42 L'agriculteur prend la décision de ce qu'il souhaite
  • 55:47 et il s'agit d'agriculteurs qui ont vraiment besoin d'irrigation
  • 55:52 parce que ces agriculteurs ont des difficultés.
  • 56:00 Le gouvernement, s'il pousse un petit peu.
  • 56:05 Ces agriculteurs connaîtront davantage de problème.
  • 56:09 Nous avons donc établi ce verger
  • 56:14 de démonstration pour montrer les diverses technologies
  • 56:18 et on peut passer du goutte à goutte à d'autres technologies au tuyau.
  • 56:25 Et c'est l'agriculteur qui décide ce qu'il veut adopter.
  • 56:32 Le défi, par contre, ce sont ces tempêtes énormes
  • 56:37 et nous essayons de replanter ce qui a été détruit.
  • 56:43 Nous n'abandonnerons pas.
  • 56:47 Nous résisterons, nous allons progresser ensemble
  • 56:50 afin que nos agriculteurs connaissent une meilleure vie.
  • 56:55 Certains avaient perdu l'espoir,
  • 56:57 mais maintenant, ils voient que des projets sont possibles.
  • 57:08 Réunions annuelles, Washington Hanoï, Viêtnam
  • 57:13 Vous regardez les réunions annuelles Banque Mondiale et Fonds Monétaire.
  • 57:19 Ces dernières vidéos.
  • 57:23 On a beaucoup parlé de la pénurie d'eau.
  • 57:25 [M. Gray] C'est un secteur particulièrement victime de changements climatiques,
  • 57:30 alors comment les communautés peuvent elles renforcer leur résilience?
  • 57:34 [S. Hallegatte] Toutes les communautés et tous les pays
  • 57:36 vont être affectés par le changement climatique.
  • 57:38 Nous avons déjà vu certains impacts, donc, tous doivent être mieux préparés.
  • 57:42 Que faut il faire?
  • 57:44 Eh bien, comme nous l'avons dit,
  • 57:45 la pauvreté est le gros moteur des problèmes.
  • 57:51 Faire sortir les gens de la pauvreté profonde
  • 57:53 et permettra d'améliorer sa situation, mais ce n'est pas suffisant.
  • 57:57 Il faut aider les individus et les entreprises à s'adapter.
  • 58:02 Personne n'aime être inondé ou perdre ce revenu, mais parfois,
  • 58:08 ils n'ont pas suffisamment d'informations, privés de technologie
  • 58:11 ou d'accès au financement,
  • 58:13 donc, nous devons résoudre les obstacles pour permettre l'adaptation.
  • 58:18 Il y a toujours, bien évidemment,
  • 58:20 des catastrophes naturelles, des impacts, mais il faut donner aux entreprises
  • 58:25 et aux individus des outils leur permettant de se protéger.
  • 58:30 Et il faut penser à l'accès au financement, à des assurances.
  • 58:36 Et il y a aussi la responsabilité
  • 58:39 des gouvernements locaux qui construisent l'infrastructure et offrent des services.
  • 58:44 A l'heure actuelle, il n'y a plus d'excuse.
  • 58:46 On ne devrait rien construire.
  • 58:49 Ni immeubles, ni infrastructure, n'est pas adapté
  • 58:52 aux risque climat d'aujourd'hui, mais aussi à celui de demain.
  • 58:55 Cela est une partie importante
  • 58:57 de l'équation et quatrièmement,
  • 58:59 il faut s'attaquer à l'impact macroéconomique
  • 59:02 de toutes les conséquences du changement climatique.
  • 59:05 Les gouvernements peuvent faire énormément de choses
  • 59:08 en diversifiant leur économie,
  • 59:10 mais aussi en diversifiant l'assiette positive afin qu'ils disposent
  • 59:14 des ressources pour se redresser après un choc.
  • 59:18 Notre invité suivant parler d'adaptation
  • 59:23 et il va nous dire ce qu'il souhaite voir de ce côté là.
  • 59:26 [ASSEMBLÉES ANNUELLES 2021 - WASHINGTON DC]
  • 59:29 Professeur Saleemul Huq - Directeur du Centre Internationale de Changement Climatique
  • 59:32 Le rapport du Groupe Sixième rapport d'évaluation du GIEC nous a fait savoir
  • 59:38 que nous sommes entrés dans un monde de changements climatiques
  • 59:41 en raison de l'augmentation de la température de plus de un degrés
  • 59:44 centigrades comparé à l'ère préindustrielle.
  • 59:49 Maintenant, nous sommes donc
  • 59:51 dans la période de pertes et de dégâts et nous voudrions
  • 59:54 que nos dirigeants en vue de la COP26, et pas seulement une fois par an.
  • 59:58 D'ailleurs, c'est des mesures qui soient
  • 0:01 à la hauteur des défis que nous confrontant.
  • 0:04 Il n'y a pas assez d'action à l'échelle nécessaire.
  • 0:08 Tous nos dirigeants doivent prendre les choses sérieusement,
  • 0:11 prendre des mesures immédiatement, non pas seulement les leaders politiques,
  • 0:14 mais aussi des leaders d'industrie, des villes, des villages.
  • 0:19 Et chaque citoyen de la planète doit prendre le changement climatique
  • 0:24 au sérieux, car c'est une urgence, une urgence réelle.
  • 0:27 Et nous avons besoin d'action chaque jour
  • 0:30 et partout dans le monde et de tout le monde.
  • 0:33 [GLASGOW 55,8600° N 4,2854° O]
  • 0:42 C'est un excellent message de Saleemul Huq.
  • 0:45 Il soulève la question de savoir comment
  • 0:48 les pays peuvent se permettre ces investissements?
  • 0:52 Ce sont des investissements nécessaires dans les pays qui sont parmi
  • 0:56 les plus pauvres du monde, et tous les pays ont été frappés par la Covid-19.
  • 1:03 Alors, comment financer cette transition?
  • 1:05 [S. Hallegatte] À long terme, c'est un investissement payant pour eux même.
  • 1:10 Quand nous dépensons un dollar,
  • 1:14 nous avait le temps de dépenser quatre dollars à l'avenir.
  • 1:20 Donc, à long terme, ce sera rentable.
  • 1:24 Mais ce qui fait problème, c'est le coût élevé au départ.
  • 1:31 Donc, avant tout, il s'agit d'un défi de financement et nous parlons
  • 1:36 de milliers de milliards de dollars, ce qui est impressionnant,
  • 1:39 mais n'oublions pas que nous investissons déjà
  • 1:42 des milliards de dollars chaque année.
  • 1:44 Il ne faut donc pas investir plus,
  • 1:46 mais mieux investir dans des projets rentables, résilients et durables.
  • 1:54 Comment? Premièrement, les mesures,
  • 1:59 les prix et la réglementation d'une économie sont importants.
  • 2:04 Parlant de nous,
  • 2:05 avons parlé de la réglementation du secteur financier
  • 2:09 et des subventions aux carburants
  • 2:13 qui permettent d'investir dans les carburants fossiles.
  • 2:17 Nous devons faire en sorte que tous les investissements nationaux
  • 2:20 et internationaux, publics et privés, nous conduisent à l'objectif net zéro.
  • 2:27 Lorsque les pays s'engagent à atteindre la neutralité carbone en 2050,
  • 2:34 cela favorise des investissements dans d'autres domaines.
  • 2:38 Mais cela ne suffira pas, pour les pays pauvres touchés par la Covid-19,
  • 2:45 ils auront besoin de ressources de la part des pays riches.
  • 2:51 Il y a aussi des investissements spécifiques.
  • 2:54 Les technologies vertes sont souvent
  • 2:55 considérées comme plus risquées que les technologies classiques.
  • 3:00 Nous devons donc créer des instruments
  • 3:02 à garanties et à faible risque pour encourager le secteur privé à y investir.
  • 3:08 Et le financement de l'action climatique
  • 3:12 permettra de construire des infrastructures essentielles
  • 3:15 et d'aider les pays qui ont du mal à attirer des investisseurs.
  • 3:20 [M. Gray] Nous avons monsieur Alan Jope de Unilever
  • 3:25 et monsieur Chris Sacca, le fondateur et le président de Lowercarbon Capital.
  • 3:31 Nous diront ce qu'ils pensent du défi climatique.
  • 3:36 [Alan Jope] Bonjour et merci de m'avoir donné l'occasion de parler du rôle du secteur
  • 3:41 privé pour transformer l'ambition en réalité.
  • 3:44 Le changement climatique et ses effets préoccupent les entreprises.
  • 3:49 Outre les coûts humains
  • 3:52 et sociaux tragiques, nous assistons à une perturbation
  • 3:56 des chaînes d'approvisionnement avec des effets sur la croissance mondiale.
  • 4:01 Ceci dit, nous sommes toujours dans un monde
  • 4:06 trop chaud de trois degrés, donc à la COP26,
  • 4:11 Le niveau d'ambition doit être à la hauteur du défi climatique.
  • 4:16 Les pays doivent adopter
  • 4:18 des plans nationaux pour se placer sur la trajectoire
  • 4:23 de 1,5 degrés Celsius d'augmentation de la température mondiale.
  • 4:31 Les entreprises doivent faire leur part. À Unilever,
  • 4:35 nos bâtiments sont alimentés à 100% par l'énergie renouvelable.
  • 4:42 Nous avons réduit nos émissions de CO2 par rapport à la référence de 2008.
  • 4:49 Nous investissons aussi dans les solutions climatiques.
  • 4:53 En fait,
  • 4:55 l'atteinte de nos objectifs climatiques réduit aussi nos coûts d'exploitation
  • 5:00 et augmente la résilience de notre chaîne de valeur.
  • 5:04 Mais aucune entreprise ne peut seul faire
  • 5:06 face au changement climatique et la plupart des émissions de notre
  • 5:11 chaine de valeur viennent de l'extérieur de notre chaîne d'opérations.
  • 5:16 C'est pourquoi nous avons
  • 5:19 souscrit à une promesse pour la baisse des émissions de carbone.
  • 5:26 C'est une invitation à nos clients et partenaires.
  • 5:30 Ce type d'approche sectorielle
  • 5:32 peut stimuler l'action du secteur privé pour en amplifier les effets.
  • 5:39 Le rôle du secteur privé dans la transition carbone sera crucial.
  • 5:46 Merci de m'avoir donné l'occasion de m'exprimer sur cet important sujet.
  • 5:51 [ASSEMBLÉES ANNUELLES 2021 - WASHINGTON DC]
  • 5:54 Je suis Chris Sacca, le fondateur de Lowercarbon Capital.
  • 5:59 Nous sommes parmi ceux qui appuient le plus les entreprises
  • 6:03 pour nous aider à faire face à la crise climatique,
  • 6:06 et nous y parviendrons.
  • 6:08 Nous allons décarboniser l'économie mondiale.
  • 6:12 Pensons aux énergies fossiles qui sont aussi difficiles à exploiter
  • 6:18 par rapport à l'énergie solaire, qui est si facile à exploiter.
  • 6:22 Si on regarde les transports, l'énergie et autres, ce sera une bonne chose.
  • 6:28 Mais la réduction de l'énergie,
  • 6:32 l'investissement dans les énergies vertes ne suffit pas.
  • 6:36 Il faut aussi réduire les émissions qui sont déjà dans l'atmosphère.
  • 6:41 Nous devons donc faire du captage du carbone
  • 6:44 et si nous le faisons, nous allons rééquilibrer la planète.
  • 6:48 Voici le problème.
  • 6:50 Nous ne pouvons pas agir
  • 6:52 à l'ampleur et à la vitesse nécessaires pour éviter une catastrophe.
  • 6:57 Écoutez, tous ceux qui vous disent que vous pouvez le faire rapidement
  • 7:01 ne comprennent pas la réalité.
  • 7:03 Il faut donner du temps à la planète.
  • 7:05 Comment ?
  • 7:06 Il y a des investissements possibles rapidement et à faible coût.
  • 7:13 Et ils représentent notre seule chance d'éviter la tragédie
  • 7:17 jusqu'à parvenir à une économie verte.
  • 7:21 Des centaines de millions de vies des personnes les plus vulnérables sont en jeu.
  • 7:27 La plupart d'entre nous peuvent éviter les effets des changements climatiques.
  • 7:33 C'est un privilège.
  • 7:35 Ce privilège doit s'accompagner d'une responsabilité morale
  • 7:39 envers ceux qui ne peuvent pas faire la même chose.
  • 7:43 Oui, nous devons agir pour réduire les émissions à long terme.
  • 7:48 Mais avant cela, nous pouvons investir dans la science,
  • 7:52 surtout en aidant les scientifiques qui se trouvent dans les pays les plus à risque.
  • 7:57 Nous le leur devons et nous le devons les uns aux autres.
  • 8:01 [GLASGOW 55,8600° N 4,2854° O]
  • 8:08 [M. Gray] Nous avons déjà eu des nouvelles
  • 8:11 du Vietnam, de l'Inde, du Kenya, de la Jordanie et de l'Ouganda.
  • 8:16 Maintenant, nous allons passer au Brésil et au Cameroun.
  • 8:22 [TOUR DU MONDE POUR LE CLIMAT BRÉSIL - SÃO PAULO - 23,5558° S 46,6396° O]
  • 8:31 Au Brésil, nous constatons
  • 8:36 la rareté de l'eau potable, des inondations sans précédent,
  • 8:40 [Crédit photo : Archive/Agencia Brasil] des sécheresses, l'augmentation
  • 8:43 du niveau de la mer, et l'insécurité qui augmente.
  • 8:48 [Crédit photo : Igua Saneamento] Dans le nord est du Brésil,
  • 8:50 les zones arides et semi-arides
  • 8:52 deviennent de plus en plus victimes,
  • 8:56 et souffriront encore plus de la réduction des ressources hydriques
  • 9:02 pour les activités quotidiennes.
  • 9:05 C'est un défi qui touche tout le monde et la solution doit être collective.
  • 9:10 Les entreprises, les pouvoirs publics et la société civile
  • 9:13 doivent comprendre l'importance
  • 9:16 de prendre au sérieux le changement climatique,
  • 9:19 car notre existence en dépend.
  • 9:23 Nous devons travailler ensemble en équipe
  • 9:27 pour sensibiliser et rendre l'action climatique possible.
  • 9:35 L'un des moyens d'accélération de l'action climatique
  • 9:41 consiste à faire du changement climatique
  • 9:44 une partie intégrante du programme des entreprises.
  • 9:48 Il est important que les entreprises d'assainissement
  • 9:52 comprennent leur importance,
  • 9:55 et travaillent avec d'autres industries.
  • 9:57 Nous devons comprendre le lien entre les entreprises et la nature,
  • 10:02 et surtout, par extension,
  • 10:05 entre développement durable et préservation de l'environnement.
  • 10:10 Une économie sobre en carbone
  • 10:11 peut contribuer à la richesse, à la sécurité et à la prospérité de tous.
  • 10:32 En 2030, nous devrons réduire de 45% les émissions de carbone,
  • 10:37 et limiter à 1,5° l'augmentation des températures dans le monde.
  • 10:46 Pour cela, il faut agir ensemble.
  • 10:48 Seul, nous pouvons aller vite, mais ensemble, nous pouvons aller loin.
  • 10:54 Premièrement, nous devons sensibiliser les populations à l'action climatique,
  • 11:01 et sensibiliser leurs enfants.
  • 11:04 Nous devons encourager et investir
  • 11:07 dans l'économie circulaire, qui est importante,
  • 11:10 et aussi dans des solutions durables.
  • 11:13 Au Cameroun, nous avons
  • 11:16 une solution qui transforme les déchets de banane en substance renouvelable.
  • 11:27 Cela permettra de réduire la déforestation et d'autonomiser les femmes rurales.
  • 11:32 Merci.
  • 11:34 [GLASGOW 55,8600° N - 4,2854° O]
  • 11:42 C'est vraiment enthousiasmant de voir le potentiel
  • 11:49 d'une économie sobre en carbone.
  • 11:53 Toujours en regardant vers la COP 26,
  • 11:57 nous avons demandé à Alok Sharma, le président de la COP 26,
  • 12:01 de nous parler de ce qui se passera dans quelques jours.
  • 12:06 [Alok Sharma] Le monde entier se réunira à Glasgow à l'occasion de la COP 26.
  • 12:11 C'est l'une des plus importantes conférences sur le climat à long terme,
  • 12:18 parce que le défi est de limiter l'augmentation des températures à 1,5° C.
  • 12:26 C'est ce qui a été dit dans l'accord de Paris.
  • 12:31 Atteindre cet objectif nécessite des financements,
  • 12:34 dont la présidence britannique dans la COP
  • 12:40 qui essaie de financer l'action climatique.
  • 12:45 Toute grande banque multilatérale
  • 12:48 s'engage à consacrer 30 à 50% de ses prêts à des projets verts.
  • 12:54 Et nous voyons aussi des progrès en matière d'adaptation.
  • 12:59 La Banque Mondiale va équilibrer les prêts d'adaptation et d'atténuation.
  • 13:06 Les banques de développement
  • 13:07 trouvent de nouvelles solutions pour assurer une transition juste.
  • 13:12 Presque toutes les banques multilatérales de développement se sont engagées
  • 13:16 à aligner leurs investissements d'ici 2025,
  • 13:23 et la Banque mondiale donne plus de ressources aux pays
  • 13:27 pour stimuler une reprise verte dans le monde.
  • 13:30 Certes, il y a eu des progrès, mais il reste beaucoup à faire,
  • 13:35 surtout en matière d'utilisation des fonds publics,
  • 13:38 pour mobiliser le financement climatique
  • 13:41 à la plus grande ampleur jamais vue.
  • 13:45 J'invite toutes les BMD,
  • 13:48 les pays et les entreprises à venir à la COP 26
  • 13:52 en s'engageant à mobiliser plus,
  • 13:55 à agir plus et à financer plus
  • 13:58 pour stimuler l'action nécessaire au cours de cette décennie,
  • 14:02 pour maîtriser le changement climatique.
  • 14:04 Merci.
  • 14:11 Je remercie Alok Sharma de nous avoir permis de regarder vers l'avenir.
  • 14:18 Pour apprendre plus sur l'action de la Banque Mondiale
  • 14:21 en matière de climat à l'approche de la COP 26,
  • 14:24 allez sur le site liveworldbank.org.
  • 14:31 [M. Gray] Nous sommes à nouveau avec Sri Sridhar.
  • 14:33 Vous avez suivi ce qui se passait sur les médias sociaux.
  • 14:40 [Sri Sidhar] Il y a des commentaires du monde entier sur le Venezuela, l'Arabie saoudite,
  • 14:45 l'Inde, le Royaume-Uni, le Mexique, la Jordanie, l'Allemagne et les Etats-Unis.
  • 14:52 Mais de quoi nous parle-t-on ?
  • 14:54 L'impact du climat.
  • 14:56 Là où ils vivent, mais aussi penser à des solutions,
  • 15:01 un projet pour lutter contre le changement climatique,
  • 15:04 et nous avons suivi la conversation sur les diverses plateformes,
  • 15:08 et je vous donne une idée de ce que pensent les gens.
  • 15:14 Scott Campbell dit :
  • 15:16 "L'action climat est la plus importante pour parvenir à une reprise résiliente.
  • 15:23 L'inaction entraînera l'aggravation des problèmes climatiques."
  • 15:30 Rasopilo nous dit :
  • 15:32 "La crise climatique à Madagascar est l'effet essentiel des feux de forêt.
  • 15:37 La seule solution est une agriculture durable et le reboisement."
  • 15:42 Sur Instagram, on nous dit :
  • 15:45 "Les émissions de gaz à effet de serre commenceront à diminuer
  • 15:47 dès que les industries prendront des mesures.
  • 15:53 Et je crois que ceci nous mène à notre sondage d'aujourd'hui.
  • 16:00 [M. Gray] En effet, vous avez les résultats.
  • 16:03 [S. Sidhar] Je vous le rappelle, 472 personnes ont participé, et la question était :
  • 16:09 Quand pensez-vous que les émissions vont commencer à diminuer ?
  • 16:12 Elles ont déjà diminué, en 2030, en 2050 ou jamais.
  • 16:18 Avant de vous révéler la réponse, voyons comment les gens ont voté
  • 16:25 22,3% disent qu'il y a déjà une réduction.
  • 16:30 37,4% disent qu'elles diminueront d'ici à 2030,
  • 16:35 24,1% en 2050,
  • 16:37 et 16,2% de personnes pensent que les émissions ne diminueront jamais.
  • 16:43 Et vous ?
  • 16:44 [M. Gray] Moi, j'allais dire "Jamais", mais la question est délicate.
  • 16:49 [Sri Sidhar] La réponse à la question est la A :
  • 16:54 Les émissions ont déjà commencé à diminuer.
  • 16:57 Cela reflète bien sûr le moment présent.
  • 17:07 [M. Gray] Ce chiffre reflète à mon avis la tendance à la baisse
  • 17:13 due à la Covid, à la pandémie,
  • 17:17 mais il faudrait aussi réduire
  • 17:19 les émissions qui n'aient pas un impact négatif sur les communautés,
  • 17:23 sur leur viabilité et sur la viabilité de leur subsistance à plus long terme.
  • 17:29 Merci.
  • 17:31 Depuis Islamabad,
  • 17:33 vous regardez les Réunions Annuelles Banque Mondiale - Fonds Monétaire.
  • 17:45 Depuis la Papouasie-Nouvelle-Guinée,
  • 17:47 vous regardez les Réunions Annuelles Banque Mondiale - Fonds Monétaire.
  • 17:52 [M. Gray] Bien.
  • 17:56 Je donne à nouveau la bienvenue à Axel Van Trotsenburg,
  • 18:00 directeur général des opérations,
  • 18:03 et notre conseiller principal, Stéphane Hallegatte.
  • 18:08 Axel, ma première question est pour vous.
  • 18:11 Vous nous avez dit auparavant que les événements sont liés,
  • 18:16 le changement climatique a des répercussions,
  • 18:19 mais la Banque a relié ces deux facteurs depuis longtemps.
  • 18:24 Quels sont les résultats dans la pratique ?
  • 18:30 [A. Van Trotsenburg] Nous avons élargis nos programmes de pays,
  • 18:33 qui doivent être tout à fait adaptés aux situations de chaque pays.
  • 18:37 Dans l'ensemble,
  • 18:39 nous avons augmenté notre financement climat au cours des cinq dernières années,
  • 18:45 à hauteur de 83 milliards de dollars
  • 18:47 et nous voulons l'augmenter de 50 % au cours des cinq prochaines années.
  • 18:52 Cela, bien sûr, se traduit par des défis,
  • 18:55 que vous soyez dans un pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire.
  • 18:58 Voyons l'Afrique.
  • 19:00 L'Afrique ne produit pas, par exemple, à grande échelle, des gaz à effet de serre.
  • 19:08 Mais ils sont affectés de façon disproportionnée par les conséquences.
  • 19:12 Voyons le Sahara.
  • 19:13 Donc, il faut des solutions adaptées
  • 19:16 aux personnes qui vivent dans ces zones, ou dans des zones urbaines ailleurs.
  • 19:23 L'urbanisation est massive et les émissions le sont tout autant.
  • 19:27 Que pouvons-nous faire ?
  • 19:28 Et bien, en transformant les systèmes de bandes de transport, par exemple.
  • 19:33 Il faut traduire tout cela en projets concrets,
  • 19:38 et en politique, bien sûr.
  • 19:42 Pensons aux subventions aux carburants qui promeuvent
  • 19:48 l'achat de carburants,
  • 19:52 Bien sûr, les subventions ont un effet positif.
  • 19:54 Mais il faut voir quel carburant a été utilisé.
  • 19:57 Donc il y a une série d'interventions qui peuvent apporter une différence.
  • 20:00 Seuls, nous ne pouvons pas le faire.
  • 20:02 Le changement climatique est une responsabilité mondiale,
  • 20:07 et ce n'est qu'ensemble que nous pourrons nous y attaquer.
  • 20:11 Bien sûr, la COP 26 fait passer des caps, rassemble la communauté mondiale.
  • 20:17 Nous en faisons partie, bien sûr, dans l'optique multilatérale,
  • 20:21 mais nous devons travailler avec les gouvernements et le secteur privé,
  • 20:25 avec les organisations multilatérales,
  • 20:27 car ce n'est qu'ensemble que nous y parviendrons.
  • 20:31 [M. Gray] Question suivante pour Stéphane.
  • 20:36 Nous avons eu plusieurs très bonnes questions du public.
  • 20:41 Voyons la question de Fotios Kalantzis, au Luxembourg.
  • 20:46 [F. Kalantzis] Ma question est la suivante :
  • 20:47 Comment pouvons-nous nous assurer
  • 20:49 que la transformation nécessaire pour nous adapter au changement climatique
  • 20:52 ne mènera pas à une augmentation des inégalités au sein des pays et secteurs,
  • 20:57 ou entre pays et secteurs ?
  • 20:59 [M. Gray] Stéphane.
  • 21:01 [S. Hallegatte] Question très importante, bien évidemment.
  • 21:03 Mais il faut commencer par le changement climatique
  • 21:05 et le fait que si nous n'agissons pas,
  • 21:08 le changement climatique à lui seul augmentera les inégalités entre pays.
  • 21:12 Nous voyons que les pays pauvres sont plus affectés,
  • 21:14 et au sein des pays où les gens pauvres sont affectés de façon disproportionnée.
  • 21:19 Donc il faut mettre en place des politiques pour corriger cet impact
  • 21:27 L'action peut augmenter les inégalités ou non.
  • 21:32 Cela dépend de la conception, par exemple les subventions aux carburants fossiles.
  • 21:36 Si on augmente le prix de l'énergie,
  • 21:38 cela a des répercussions négatives pour les gens pauvres,
  • 21:41 mais on peut aussi...
  • 21:44 Le gouvernement peut utiliser le fruit de l'impôt
  • 21:47 pour protéger les plus pauvres ou améliorer leur sort.
  • 21:50 Des pays comme l'Indonésie et la Jordanie l'ont fait :
  • 21:53 améliorer les incitations à la réduction des émissions,
  • 21:56 tout en aidant les personnes les plus pauvres
  • 21:58 pour réduire les inégalités.
  • 22:01 On peut faire les deux choses à la fois,
  • 22:03 si c'est bien conçu.
  • 22:05 [M. Gray] Merci Stéphane.
  • 22:06 Nous avons une autre question de Gabriel Babady.
  • 22:10 Voyons, Axel.
  • 22:12 [G. Babady] Gabriel Babady, de Chun Chon, République de Corée.
  • 22:20 Comment les pays développés peuvent-ils contribuer à l'action climat ?
  • 22:26 [M. Gray] Axel.
  • 22:29 [A. Van Trotsenburg] Eh bien, ils peuvent prendre des mesures, évidemment.
  • 22:35 Pensons aux pays qui n'ont pas encore d'électricité.
  • 22:44 Alors comment trouver une stratégie qui permet d'accéder à l'électricité?
  • 22:50 Bien sûr, en choisissant des énergies renouvelables,
  • 22:53 et là, c'est une situation dont tout le monde sort gagnant.
  • 22:57 Stratégie basée sur le renouvelable,
  • 23:00 tout en ayant accès à l'électricité. C'est un exemple.
  • 23:04 Autre chose, je l'ai déjà dit : la désertification.
  • 23:10 Il y a des possibilités,
  • 23:11 grâce à l'implication des communautés, particulièrement des femmes,
  • 23:17 de concevoir des projets,
  • 23:22 qui permettent une agriculture durable tout en protégeant les zones boisées.
  • 23:27 Donc, il faut concevoir les projets de façon convenable.
  • 23:30 Et alors, les communautés peuvent contribuer directement.
  • 23:35 Autre leçon importante : nous devons impliquer les communautés.
  • 23:40 Tous les membres des communautés.
  • 23:42 Ce n'est pas le gouvernement à lui seul,
  • 23:45 ou l'un ou l'autre acteur qui peuvent arriver à une solution, non ?
  • 23:49 Tout le monde doit s'impliquer.
  • 23:51 C'est la clé du succès en Afrique, et dans les pays à faibles revenus.
  • 23:55 [M. Gray] Stéphane.
  • 23:56 Question suivante du Nigeria.
  • 24:02 Akawé nous demande comment les jeunes pourront-ils être chefs de file ?
  • 24:09 Ils sont engagés dans l'action contre le changement climatique, mais...
  • 24:15 Comment ne pas se décourager ? Comment maintenir leur esprit positif ?
  • 24:21 [S. Hallegatte] Les jeunes d'aujourd'hui sont bien informés,
  • 24:23 très sensibles au challenge du climat,
  • 24:27 et n'ont pas besoin de moi pour leur dire ce qu'il faut faire.
  • 24:30 Mais concernant le découragement,
  • 24:34 c'est un peu ce que nous essayons de faire grâce à une réunion comme celle-ci :
  • 24:37 faire comprendre que le changement est difficile, ambitieux, mais possible,
  • 24:41 et que nous savons où aller, où il faut aller.
  • 24:44 Nous avons des stratégies pour parvenir à une émission zéro.
  • 24:47 L'un des gros obstacles, c'est le découragement.
  • 24:51 Une école secondaire a posé la question aux élèves
  • 24:53 de savoir si on parviendrait à réduire les émissions à zéro.
  • 24:57 Aucun élève n'a dit oui.
  • 25:00 Si on y croit pas, on ne le fera pas. C'est évident.
  • 25:03 Donc c'est un vrai défi, mais nous avons des solutions.
  • 25:05 C'est à cela qu'il faut penser.
  • 25:07 Et nous devrions être en mesure de le faire si nous nous y mettons.
  • 25:14 Si vous pensez à l'éradication de la pauvreté,
  • 25:16 qui est dans nos grands objectifs également,
  • 25:18 et c'est la même chose, si vous pensez, si vous croyez qu'on peut le faire,
  • 25:22 nous pourrons le faire au cours de la prochaine décennie.
  • 25:24 [M. Gray] Merci. Merci Stéphane, merci Axel.
  • 25:27 Merci de nous avoir rejoint aujourd'hui.
  • 25:30 Et bien, j'espère que ce voyage que nous avons fait vous aura plu.
  • 25:36 Nous voulons parler de solutions
  • 25:38 qui nous aident à nous attaquer à la crise du climat.
  • 25:42 Bien sûr, il reste encore énormément de choses à faire,
  • 25:49 et je reviendrai demain avec la dernière réunion publique,
  • 25:52 pendant les Réunions Annuelles
  • 25:54 sur le rôle du commerce à l'appui de la croissance économique.
  • 25:58 live.wordbank.org
  • 26:03 Et nous avons demandé aujourd'hui à de jeunes militants, champions du climat,
  • 26:09 qui ont participé au Sommet du Climat des Jeunes,
  • 26:13 de nous dire ce qu'ils pensaient de la COP 26 qui va avoir lieu à Glasgow.
  • 26:27 Cher leaders,
  • 26:31 le monde vous regarde.
  • 26:36 Je veux que vous preniez des décisions lors de la COP 26 pour résoudre ce chaos.
  • 26:42 Augmentez le financement pour l'adaptation et pour l'atténuation.
  • 26:48 Je veux voir donner des milliards de dons aux pays en développement.
  • 26:52 Je veux que vous vous engagiez pour atteindre 1,5°.
  • 26:57 Entendez la voix des femmes,
  • 26:59 créez une nouvelle vie normale et utilisez la diplomatie.
  • 27:04 Je veux voir de nouvelles perspectives
  • 27:07 pour les communautés autochtones et locales.
  • 27:09 Il faut les prendre dans les NDC.
  • 27:14 Vous devez placer les plus vulnérables au cœur de votre décision.
  • 27:18 Je veux voir l'action de l'ambition
  • 27:22 créer un avenir plus durable ensemble en promouvant la justice sociale.
  • 27:28 Il est trop tard pour détourner les yeux.
  • 27:33 Nous vous regardons, regardez-nous.
  • 27:36 Prenez des décisions de conscience.
  • 27:40 Montrez-nous ce qu'est l'action véritable.
  • 27:45 Les yeux du monde sont tournés sur la COP 26.

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