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Éducation : Investir dans la petite enfance pour combattre la crise mondiale des apprentissages

[Investir dans la petite enfance pour combattre la crise mondiale des apprentissages]

Bienvenue à toutes et à tous. Bienvenue à l'événement de ce jour. Nous sommes ravis de vous avoir parmi nous. Je m'appelle Amanda Devercelli. Je suis responsable mondiale du développement de la petite enfance et co-rédactrice du volume Banque mondiale. 

Aujourd'hui, nous lançons un ouvrage excellent sur le potentiel des enfants et nous avons parmi nous des académiciens et des leaders en éducation. Des chercheurs en provenance de différents milieux, de différentes filières afin de fournir une éducation de qualité à la petite enfance. 

C'est beaucoup, pas digérés, mais ce sont des objectifs importants. Nous avons eu un groupe spectaculaire avec des partenaires et vous allez les entendre. Nous avons d'autres événements qui sont plus spécifiquement conçus et je vais parcourir le programme avec vous. 

Ensuite, nous allons entendre parler de notre économiste en chef pour le développement à la Banque mondiale et ma collègue Magdalena qui va partager les résultats de cet ouvrage. 

Et nous allons ensuite suivre avec une table ronde et un dialogue, une discussion et ensuite nous aurons la clôture.

Nous avons l'interprétation à disposition, en bas de votre écran. 

Vous allez voir une option pour l'interprétation. Vous pouvez sélectionner cette option et choisir le français ou l'espagnol. 

Donc, sans plus attendre, je vais démarrer la vidéo. Merci encore de vous être joints à nous et nous nous réjouissons de cet événement.

Une éducation de qualité pour la petite enfance est l'un des investissements les plus importants qu'un pays puisse faire pour construire des bases d'apprentissages solides pour les enfants. Les lacunes dans l'apprentissage des enfants apparaissent dès leur plus jeune âge et se creusent tout au long de leur vie. Des expériences d'apprentissage précoce, stimulantes et de haute qualité peuvent combler ces lacunes en matière de compétences de base afin d'égaliser les chances des enfants ayant moins d'opportunités. Aujourd'hui, trop d'enfants n'ont pas accès à l'éducation de la petite enfance ou sont inscrits dans des établissements qui ne sont pas de qualité suffisante pour libérer leur potentiel. L'accès à l'éducation de la petite enfance a augmenté de façon spectaculaire au cours des dernières décennies. Aujourd'hui, 62 % des enfants sont inscrits dans un établissement d'éducation de la petite enfance dans le monde. Mais dans les pays à faible revenu, seul 20 % des enfants sont inscrits. Et il existe des inégalités importantes fondées sur le statut socio-économique, le handicap, la géographie et d'autres facteurs. Même lorsque les enfants sont inscrits dans l'éducation de la petite enfance, beaucoup d'entre eux n'apprennent pas en raison des faibles niveaux de qualité. 

Le faible accès et la mauvaise qualité de l'éducation de la petite enfance contribuent à la crise mondiale de l'apprentissage. Aujourd'hui, on estime que 53 % des enfants de dix ans vivant dans des pays à revenu faible ou intermédiaire sont incapables de lire ou de comprendre un texte court. Il existe pourtant des stratégies applicables et fondées sur des données probantes pour offrir un apprentissage précoce de qualité à grande échelle. Le nouvel ouvrage de la Banque mondiale Quality Early Learning Nurturing Children’s Potential, rassemble des experts dans le domaine de l'apprentissage précoce pour partager les preuves des éléments clés d'une éducation précoce de qualité. Chaque chapitre se concentre sur un sujet spécifique et présente des données probantes sur les meilleures façons de soutenir l'apprentissage des enfants et sur la manière de faciliter ces pratiques dans les pays à revenu faible et intermédiaire. À mesure que l'accès à l'éducation de la petite enfance se développe, de nombreux pays ont une occasion unique de mettre en place des systèmes qui garantissent une éducation de la petite enfance de qualité et équitable. Tous les enfants ont une énorme capacité d'apprentissage pendant leurs premières années et méritent des expériences ludiques de grande qualité pour réaliser leur potentiel.

Nous devons nourrir leur capacité en investissant dans une éducation de la petite enfance de qualité qui favorise l'apprentissage précoce pour tous. 

Merci Amanda pour cette introduction. Et laissez-moi vous présenter cet événement. J'aimerais commencer avec des commentaires sur la vidéo et quelque chose que la vidéo n'indiquait pas. C'est sur les investissements que les pays peuvent faire pour l'éducation de la petite enfance. Il est clair que nous comprenons, ceci étant présents ici aujourd'hui. Mais les décideurs politiques dans certains secteurs, les secteurs qui ne traitent pas de l'éducation, de la petite enfance, des personnes dans le domaine de la finance, de l'économie qui comprennent ce sujet. Et il nous faut présenter cet argument aux décideurs politiques et lorsque nous rencontrons ces leaders, j'ai le sens que peut être ceci n'est pas tout à fait compris. 

Les investissements dans le PE peuvent permettre d'égaliser les chances du potentiel des enfants avec une possibilité de redistribuer ces opportunités. Cet ouvrage aussi fait preuve de tout ce qui est fait à travers les pays concernant l'accès pour des opportunités d'apprentissage précoce, de qualité.

Et ici, j'aimerais indiquer quelque chose qui me semble être importante sur la qualité, c'est le concept clé. C'est que le concept qui indique qu'il faut que la qualité doive être au moins aussi bonne que la qualité du temps que les enfants vont passer s'ils n'étaient pas inscrits dans un établissement d'éducation précoce. Nous devons parler aussi du niveau de la qualité que nous aimerions atteindre. Comme je l'ai dit, ceci signifie aussi que nous n'avons pas nécessairement besoin de viser un niveau égal à celui de la Finlande, par exemple. Beaucoup de pays peuvent probablement atteindre ce niveau, mais en fin de compte, il faut aussi viser une qualité à un niveau un peu plus faible. Quand vous pensez à la qualité sur la qualité contrefactuelle, ceci représente aussi le retour en investissement. Et quand l'éducation cible les enfants dans les foyers à ressources plus faibles, et que les parents n'ont pas une éducation aussi bonne, c'est un cas pour investir dans ces foyers en besoin, en termes d'égalité, d'équité.

Donc il ne faut pas nécessairement viser le retour en investissement dans chaque cas. Nous avons ici parmi nous des personnes qui vont partager leur avis et je ne pourrais peut-être sûrement pas rendre justice à tous les chapitres de cet ouvrage. Mais, nous allons commencer par présenter les chapitres les plus importants. 

Et il y a, à mon avis encore un débat un peu erroné sur la question de si les méthodes d'éducation devraient être plus ou moins ludiques pour permettre aux enfants de développer certaines compétences. Et je crois que Hiro Yoshikawa qui est ici avec nous, va pouvoir avoir un dialogue intéressant avec nous. Le deuxième message, c'est que le secteur professionnel joue un rôle très important. Ceci veut dire qu'il nous faut être réaliste sur les capacités en provenance du milieu professionnel, de la structure et encore une fois, un de nos panélistes, Ben Piper, va vous parler à ce sujet. Nous en avons besoin en termes de monitoring, de suivi et de qualité.

J'aimerais rajouter quelques commentaires personnels qui méritent d'être observés, c'est le processus de qualité et la mise à l'échelle.

Je pense qu'il reste encore beaucoup de travail à faire et que nous pourrions peut-être avoir à faire des essais pour voir ce qui fonctionne, ce qui fonctionne moins bien. 

Pour mieux comprendre quels sont les éléments clés pour la mise en œuvre des choses qui assurent le succès de ce programme et pour toucher des centaines de milliers d'enfants. 

En termes de mesurer la qualité, je crois qu’il faut aussi pouvoir mesurer les résultats au niveau des enfants. 

Nous pourrions avoir, comme je l'ai dit, des mesures plus adéquates sur le développement cognitif, le développement linguistique, le développement émotionnel. Par exemple, nous avons des collectes de données dans presque tous les pays en voies de développement. C'est important parce que les personnes tendent à ne pas prioriser cet aspect-là. Mais je crois que c’est ce qu'il faut, c’est sur quoi il faut nous focaliser, c'est le besoin de réduire le retard chez les enfants. Et je crois que ceci est en partie dû au fait que nous sommes coincés dans la question si l'éducation est suffisamment bonne pour les enfants.

Donc, je crois que c'était peut-être un manque de services que nous avons rendu aux enfants.

En ce qui concerne la petite enfance, ici, dans notre bureau, nous sommes en train de finaliser un ouvrage qui documente la magnitude de ce choc de capital humain, y compris la petite enfance et ce que nous offrons aux enfants. Nous savons que les intrants ont souffert au niveau de la sécurité alimentaire, l'accès à la santé et même des écoles qui ont dû fermer, ce qui a amené une certaine souffrance auprès des enfants qui ont dû être exclus du système éducatif.

Mais aussi dans d'autres contextes, au Rwanda par exemple, ces changements, nous avons une itération chez les enfants où les enfants qui grandissent pendant cette pandémie n'ont vraiment pas de chance de pouvoir poursuivre les programmes scolaires. 

Nous devons donc parler et avoir un dialogue avec les décideurs politiques et je me réjouis donc de pouvoir avoir ce dialogue avec vous aujourd'hui. Merci de votre participation. 

Merci beaucoup Norbert. Bonjour à toutes et à tous. Bon après-midi, bonsoir. Je m'appelle Magdalena Bendini, je suis économiste en chef et je m'occupe de la qualité d'éducation auprès de la petite enfance. Au nom de l'équipe je vous souhaite la bienvenue. Je suis ravie d'avoir l'opportunité de partager avec vous cet aperçu rapide de l'ouvrage et de pouvoir mettre en lumière les éléments clés.

Alors premièrement, laissez-moi vous parler de l'ouvrage. 

Diapositive suivante s'il vous plaît. 

Donc, comme Amanda et Norbert l'ont indiqué, cet événement rassemble des experts en ce qui concerne la qualité de l'éducation pour la petite enfance, alors nous nous sommes concentrés sur le fait d’avoir pour chaque chapitre une équipe d'experts en la matière et pour avoir donc des données probantes.

Ces équipes pourraient nous offrir ces données probantes et donc nous aider à comprendre comment faciliter le travail.

Donc, chapitre un : il s'agit de l'apprentissage au cours de la petite enfance et les trajectoires d'apprentissage. Les chapitres 2 à 4 : se concentrent sur la pédagogie et les contenus des programmes d'études. Ceci est pour le chapitre deux. 

Pour le chapitre trois et le chapitre quatre, il s'agit, en particulier, de créer des environnements d'éducation de la petite enfance pour favoriser l'apprentissage précoce et nous avons des experts qui travaillent sur des systèmes de suivi et pour le chapitre six, nous nous dirigeons vers un apprentissage précoce de qualité et des systèmes pour le succès. Ce sont des éléments critiques qui sont discutés dans tous ces chapitres. Pour atteindre la qualité en l’éducation de la petite enfance, c'est un privilège pour moi et le reste de l'équipe de la Banque mondiale d'avoir l'opportunité de partager nos efforts avec vous tous et donc nous sommes vraiment ravis de pouvoir partager ceci avec vous.

On a beaucoup écrit sur les sujets qui font partie de ce volume. La qualité de l’éducation préscolaire montre l'importance de chacune de ces disciplines, la recherche, l’éducation, la psychologie et l'économie entre autres. Les chapitres de ce livre font une synthèse des preuves pour promouvoir l'apprentissage des enfants et montrent comment tout cela peut toucher les pays à revenu bas et intermédiaire.

Comme Norbert disait, la définition de la qualité consiste à ne pas suggérer que le pays doit importer les normes de qualité des autres pays pour assurer la qualité dans les salles de classe, pour que tous les enfants apprennent. Les chapitres montrent aussi comment promouvoir l'apprentissage de la petite enfance dans certaines conditions. Nous n'avons pas de temps pour examiner tous les chapitres dans le détail, mais nous vous invitons à consulter le site web de notre événement ou vous pouvez télécharger les explications de chacun des chapitres. J'aimerais maintenant profiter du temps dont nous disposons pour mettre en évidence sur quelques des messages essentiels du livre. 

Le premier message que j'aimerais souligner ici, présenté dans cette diapositive, c'est ce qu'a dit Robert : équilibrer la quantité et la qualité de l'éducation préscolaire. 

Ce que nous voyons autour du monde montre que cette éducation préscolaire peut lancer les enfants dans le mauvais chemin. Vous voyez les flèches en rouge ici qui montrent que les normes de qualité sont difficiles de mettre les l'échelle.

Nous défendons dans ce chapitre que l'accès à l'éducation préscolaire ne peut pas être élargi et ne peut pas améliorer la qualité n'importe comment. Certaines techniques réduisent la qualité. Cela est vrai pour les pays en développement et les pays développés. Comme le graphique vous montre qu'il n'y a pas une seule voie pour augmenter l'accès avec qualité d'éducation. Différents pays choisissent des voies différentes selon le point de départ pour les pays, les possibilités dont ils disposent et les aspirations. Mais, quelle que soit la voie choisie par le pays, promouvoir l'apprentissage préscolaire doit être une priorité absolue.

Maintenant, le deuxième message clé de ce chapitre dit qu'il est essentiel de donner des priorités, vous savez que les systèmes éducatifs ont des objectifs différents. Ici, on vous montre des aspects à long terme, à court terme. Et au fur à mesure qu'on augmente les possibilités dans cette éducation, il faut assurer une qualité sur le long terme, c'est à dire professionnaliser le personnel éducatif est important. Bien travailler sur le programme holistique pour l’éducation préscolaire, investir dans l'infrastructure qui garantit une pédagogie intentionnelle et adaptée aux enfants et aussi flexible pour l'apprentissage. Et des interactions holistiques entre ces différents secteurs, serait très important à long terme. Il est essentiel que les conditions minimales soient en place pour que les enfants qui vont à l'école aujourd'hui puissent bénéficier de cette éducation de la petite enfance. En effet, un investissement pour atteindre des objectifs à long terme est très important d'établir les priorités de ces investissements pour choisir ceux qui vont mener au succès dans l'apprentissage préscolaire. Donc, il faut bien voir quelle est la capacité des enseignants, améliorer leurs capacités et faire en sorte que l'environnement d'apprentissage soit stimulant et adéquat. Cela ne coûte pas très cher pour donner des résultats et le livre montre quelques exemples dans certains pays sur ce point.

Maintenant, le troisième message de ce chapitre qui se base sur le message précédent, est important d'assurer les conditions minimales d'un apprentissage ludique et en même temps, ces pays doivent investir pour lancer les bases d'un système d'enseignement de qualité à l'échelle. 

Mettre en place des systèmes avec des investissements et il n'y a pas de raccourci. Cela exige la planification. Faire le point sur la situation actuelle, les défis à surmonter pour l'éducation de ces enfants et aussi examiner les ressources disponibles, humaines, financières et autres afin de travailler avec des pays qui ont des aspirations énormes. C'est fantastique, bien sûr, mais souvent, ils n'ont pas aligné les ressources locales et cela débouche sur des frustrations ou alors l'inaction de la part de ces pays. 

Donc, connaître bien la situation de départ, connaître les circonstances sur le terrain est essentiel et définir aussi les objectifs à court, moyen et long terme. Les investissements de cette éducation en préscolaire, c'est très important.

Il faut aussi mettre en place des systèmes qui garantissent la qualité de cette éducation. Donc, il faut se concentrer sur les résultats et cela implique faire des adaptations nécessaires. Et bien sûr, le suivi de la qualité aide les pays à connaître ce qui marche bien et quels sont les goulots d'étranglement qu'il faut surmonter aussi. Vous voyez comment on peut arriver à cet enseignement de la petite enfance à l'échelle. Et donc, il faut se concentrer sur les résultats, itérer et adapter au fur et à mesure. 

Donc, j'ai mis en exergue les points principaux de ce chapitre et pour davantage de détails, consultez le site Web de notre événement. Vous pouvez télécharger le volume ou le livre. Nous espérons que cela vous donne une bonne information sur l'éducation de la petite enfance pour renforcer l'apprentissage et pour mettre les enfants sur le bon chemin. 

Maintenant, on donne la parole à Sarah Boucher qui va animer la partie suivante de notre programme.

Merci beaucoup Magdalena, Formidable ! Quel plaisir de me retrouver parmi vous pour commémorer avec vous le lancement de cet important volume élaboré par la Banque Mondiale.

Je suis directrice d'impact pour la Fondation LEGO. La Fondation Lego se concentre sur l'aide aux enfants pour qu'ils atteignent leur potentiel. Il faut réimaginer l'apprentissage, par exemple redéfinir l'aspect ludique pour atteindre les ODD quatre et nous concentrer sur l'idée que tous les enfants doivent avoir accès à des apprentissages ludiques et de qualité dès le plus jeune âge et jusqu'à l'âge adulte. 

Le travail est difficile et c'est pour ça que ce volume est tellement passionnant, parce qu’il nous montre comment y arriver. Je ne vais pas entrer dans plus grand détail ici. Je vais vous présenter les membres du panel, Amanda Devercelli qui est expert mondial de développement de la petite enfance et coéditrice de la publication de la Banque mondiale, Ben Piper, Directeur d'éducation Fondation Bill Gates. Nous avons M. Mauricio Pinel, ministre de l'Éducation d'El Salvador, notre ministre aussi ministre Khady Diop Mbodji, secrétaire générale du ministère de l'Éducation au Sénégal, et nous avons aussi HiroKazu Yoshikawa, professeur de mondialisation et d'éducation à l'Université de New York.

Les membres de la Table ronde ont beaucoup à nous dire. 

Donc, pour commencer, je viens de poser une question Amanda, Amanda nous a fait une bonne présentation sur le livre. Pouvez-vous nous expliquer un peu plus dans votre rôle comme expert mondial de développement de la petite enfance… Lorsque vous regardez le portefeuille de la Banque mondiale, où est-ce que vous voyez que se trouvent les plus grandes possibilités opportunités de pouvoir assurer une éducation de la petite enfance et à l’échelle ? 

Commençons avec les défis par exemple. Le niveau d'apprentissage des enfants dans le monde entier aujourd'hui, si on voulait faire le point. Il faut reconnaître que maintenant, il y a un grand nombre d'enfants qui vont à l'école, mais n'apprennent pas, des enfants qui ne lisent pas à l'âge de dix ans. Plus de la moitié des enfants vont à l'école, on oublie pour le moment ceux qui n'ont pas la possibilité de l'école. La majorité des enfants qui vont à l'école, n'arrivent pas à lire et à écrire à l’âge de 10 ans, ce n’est pas acceptable. Et la Covid n'a fait qu’exacerber ce problème et il y a des estimations qui suggèrent que ce 53 %, en vérité, équivaut à 70 %. 

Donc, quand on veut élargir cette éducation à la petite enfance, il faut reconnaître que cela est une initiative urgente pour lutter contre cette tendance. Il y a une croissance énorme de l'éducation, ces enfants dans le monde entier. Je suis à la Banque depuis 2 ans. Quand j'ai commencé à la Banque, rarement on discutait sur l'éducation de la petite enfance. Mais maintenant, cela est une priorité bien claire pour tous les pays. Et pratiquement, c'est un grand progrès et aucun doute. On fait beaucoup d'investissements pour l'éducation préscolaire. 

Le défi maintenant consiste sur le fait qu'un grand nombre de pays n'ont pas les ressources nécessaires. Comment mener tout cela à l'échelle ? C'est pourquoi il est important de mesurer les résultats. Cela est essentiel pour ce programme. Mais, il faut reconnaître aussi qu’une des grandes opportunités que nous connaissons maintenant, c'est que dans nombre de pays, nous pouvons lancer ce système de l'éducation de la petite enfance de façon correcte. Donc, on pourrait maintenant profiter de cette opportunité pour investir sur la quantité, investir sur les enseignants et le personnel éducatif, ce qui est essentiel.

Investir dans l'implication des familles, des communautés pour mieux comprendre pourquoi l'éducation préscolaire est importante et investir sur le système pour assurer et suivre la qualité. Cela va permettre aux pays de bien sûr assurer une éducation de qualité à la petite enfance. 

Donc, il y a un nombre de défis, bien sûr, mais il y a aussi des opportunités qu'on peut saisir. Et ce que nous devons faire, c'est de traduire tout cela que nous connaissons maintenant en ce que nous devons faire pour assurer ces classes dans la petite enfance et comment mettre tout ça à l'échelle. Il y a des exemples dans le monde entier de pays qui ont choisi cette voie et qui maintenant commencent à avoir des résultats. Il faut parler de ces pays à haute voix et il faut faire comprendre à toutes les parties prenantes que l'investissement dans l'éducation de la petite enfance est un investissement essentiel pour lutter contre la pauvreté et donner à ces enfants toutes les opportunités dont ils méritent et ils ont besoin.

Merci beaucoup. Amanda. Ceci était vraiment très utile pour mieux comprendre tous les défis qui nous sont présentés. Je me demandais si vous pourriez faire un suivi là-dessus et nous donner des exemples de ce que les gouvernements font. Les représentants, par exemple, du gouvernement d'El Salvador du Sénégal pourront nous en parler. 

Est-ce que vous pourriez nous parler surtout du problème des fermetures des écoles pendant la pandémie Covid 19 ? Comment est-ce qu'on peut convaincre les gouvernements de suivre cette méthode ? 

Encore une question fantastique. Je crois qu'il y a beaucoup de choses que nous pouvons faire. Ce que nous faisons à la Banque mondiale, c'est que nous avons un programme intitulé « Les décideurs politiques ».

Nous avons donc des équipes de cinq décideurs qui se rencontrent et qui s'engagent avec d'autres décideurs politiques. Premièrement, il est bon de voir une telle participation à ce niveau-là, sachant que tout le monde est très occupé. Je crois que c'est un signe de l'intérêt que les autres pays portent sur ce sujet et beaucoup des partenaires qui sont présents avec nous aujourd'hui font un travail semblable. 

Je crois que nous augmentons aussi les financements pour l'éducation pour la petite enfance. Les investissements des banques dans l'éducation précoce en tant que pourcentage de notre portefeuille en éducation, ont plus que doublé, donc, nous sommes passés de 500 millions à 1 milliard de dollars. 

Donc, nous avons en plus que doublé la taille de ces investissements. Nous avons vu une croissance aussi entre les secteurs sur les investissements, par exemple en santé, en nutrition, ainsi que toutes les autres choses dont nous savons que les enfants bénéficieront. Donc, ce n'est pas un seul secteur qui pourra tout faire dans le soutien de l'éducation, de la petite enfance.

Mais, il faut trouver des moyens de trouver des partenariats, de former des partenariats, de construire des ponts entre les différents secteurs, comme par exemple engager les différentes familles. Nous avons des programmes concernant l'engagement dans les foyers, ce que les parents peuvent faire à domicile, ce qui est très important, nous le savons, et se focaliser sur les enfants les plus démunis.

Nous avons des exemples du Pérou ou du Chili par exemple sur leurs programmes à domicile, qui soutiennent, qui appuient ces enfants et qui peuvent donner l'accès à ces familles exclues. 

Oui, c'est fantastique. J'aimerais aussi reprendre un certain point que vous avez mentionné. Nous avons parlé de financements, mais il y a des défis au sein des foyers. 

Je vais me tourner vers Ben Piper, qui est responsable de l'éducation à la Fondation Gates. Il va vous parler de l'importance de cet investissement. Vous avez des années d'expérience sur l'éducation pour la petite enfance. Pourriez-vous nous parler de ce que vous avez appris sur la mise en œuvre pour le renforcement du personnel éducatif pour la petite enfance ? Et comment atteindre cet équilibre entre les différents partenaires, les éducateurs et les autres parties prenantes ? 

Merci beaucoup. Félicitations à vous tous pour le lancement de cet ouvrage. En ce qui concerne le mariage de la mise en œuvre, j'aimerais juste souligner que pour le chapitre numéro trois, qui est le chapitre préféré pour Magdalena et ses collègues concernant le rôle du personnel éducatif et les connexions entre les chercheurs dans le secteur privé et les académiciens experts avec qui nous avons pu dialoguer pour concevoir ce chapitre. 

Ils savaient déjà que ce que nous pouvions espérer atteindre, c'est que la demande soit encore renforcée pour ces nécessités. 

Et il y avait clairement un manque de participation au niveau de le PE. Il nous fallait réfléchir sur à qui nous adresser, avec qui discuter concernant les réalités et les enseignants, le rôle des enseignants. Donc, c'était intéressant d'avoir une comparaison entre le point de vue académique et le point de vue du secteur privé pour pouvoir avoir des suggestions sur des actions rapides que nous pouvons prendre.

En ce qui concerne le personnel éducatif et le rôle qu'il joue, en particulier notre stratégie portait sur quatre domaines. 

Donc, attirer les candidats adéquats, préparer ces candidats avec les compétences et les besoins, les appuyer avec une formation continue, une formation professionnelle et assurer, garantir des conditions standards. 

Donc, d'un côté, nous avions les décideurs politiques et de l'autre les académiciens. Nous nous sommes rendu compte combien il est difficile de pouvoir trouver ces méthodes pour aider et renforcer le développement de ces deux secteurs. Je crois que le chapitre et le travail que nous suggérons pour les stratégies dépendent de la qualité du système de mise en œuvre et c’est comment les pays répondent à cette épreuve, le besoin de ces développements professionnels. 

Et nous nous posons la question du comment établir ces formations ?

L'évidence démontre qu’il faut pouvoir avoir un niveau de qualité pour que les enseignants puissent mettre en pratique leurs compétences et dans les salles de classe où les pratiquent au quotidien. Tout ceci dépend, comme je le dis, du contexte spécifique de chaque pays ou vous avez une dans certains cas, des proportions très faibles au niveau du personnel éducatif et donc il n'y a pas le même niveau de préparation. Dans tous les contextes, il y a des contextes ou en revanche qui ou le personnel est très bien formés ou les compétences sont bonnes et donc à la base dans les deux cas, quand vous avez un personnel très bien formé ou pas si bien formé, les compétences sont le point focal pour établir notre stratégie et nos méthodes. 

Donc, il y a des connexions encourageantes entre la recherche et la mise en œuvre et nous encourageons les pays afin de pouvoir aussi opérer au niveau du terrain et ainsi que les éducateurs pour qu’ils puissent avoir des objectifs plus réalisables. 

Merci à vous. Merci d'avoir partagé vos points de vue avec nous. Ce qui me frappe dans vos commentaires, c'est que ça remonte à ce que Norbert nous a dit tout à l'heure concernant un processus de qualité. Et c'est vraiment lié à ce qu'Amanda a dit aussi sur l'importance et l'intérêt à travers les pays pour accomplir plus au niveau du partage des connaissances. 

Donc, il faut que je vous demande dans votre rôle actuel pour cette fondation pour les enfants, qu'est-ce que l'investissement dans les PE représente pour vous ? 

Alors oui, je pense que ce qui est très encourageant dans cette stratégie mondiale pour l'éducation est focaliser sur l'amélioration des résultats d'apprentissage pour les enfants âgés de dix ans. 

Donc, les enfants qui n'ont pas ces compétences minimales et le pourcentage faible des enfants qui arrivent à lire et à écrire à cet âge-là, donc, toutes ces compétences je crois, si nous regardons de l'avant, ceci démontre que nous avons eu un retard causé par la pandémie de la Covid.

Donc, dans les années à venir, dans une année ou plus ou dans quelques années, nous allons pouvoir déjà observer des améliorations et une amélioration du développement du capital humain. 

Et donc, c'est vraiment important de nous tourner vers les contextes spécifiques des pays. 

Investir dans cette éducation de la petite enfance de qualité, il s'agit de parler principalement de plus que tout ceci. C'est que les enfants puissent avoir des compétences dans des variété de sujets, qu'ils ne soient pas nécessairement évalués dans tous ces domaines. Mais, pour moi et pour nous tous, il n'est pas juste que neuf sur dix enfants en Afrique subsaharienne abandonnent leur parcours scolaire. 

Et il y a des écarts entre les pays qui s'accentuent et les enfants de la classe moyenne dans les villes, les plus importantes ont un meilleur accès aux écoles et de manière générale la qualité de l'enseignement est moins bonne dans les zones plus pauvres. 

Donc, il nous faut aider les pays qui sont en besoin sur ces questions. Nous sommes une organisation philanthropique. Nous n'allons pas rentrer en compétition avec les investissements. Il est très important de pouvoir engager des enseignants compétents et de bonne qualité. Comment les choisir, comment les appuyer. Et donc, tout ceci a un effet amplificateur sur tout le reste de la qualité.

Pour nous, dans notre stratégie à la Gates Foundation, les enseignants et l'enseignement est un point focal pour nous. Ces questions ne sont pas simplement là dans le chapitre de cet ouvrage, mais c'est quelque chose qui nous préoccupe de manière continue. 

Donc, comment les enseignants sont appuyés, comment ils sont formés, auront un impact sur les résultats des apprentissages auprès des enfants. 

Et donc nous nous réjouissons de pouvoir entendre nos partenaires parler en plus de détails. Donc, comment avoir une meilleure des meilleurs résultats en provenance des enfants ? 

Oui, certaines de ces questions que vous présentez, c'est intéressant de voir comment votre fondation pourra soutenir, appuyer ce genre de questions.

Vous avez aussi touché sur un sujet dont nous allons parler plus tard. Mais j'aimerais aussi parler du niveau pratique concernant les enseignants et j'aimerais me tourner vers nos panélistes qui nous donneront une perspective de leurs pays. 

Alors je vais me tourner vers vous, Monsieur Mauricio Pineda en El Salvador. Pourriez-vous nous parler sur la raison pour laquelle vous investissez dans l'éducation de la petite enfance ? Pour démarrer, pourriez-vous commencer nous parler de ceci ? 

Oui, bonjour à toutes et à tous et félicitations.

Félicitations à tous ceux qui ont participé et qui participent à ce lancement. C'est un grand plaisir pour moi que de pouvoir participer à cet événement. S'agissant de votre question, maintenant, c’est à ceux qui participent à l'éducation de toute une génération de citoyens de penser à l’avenir.

Les pays se trouvent maintenant devant une opportunité unique puisque le taux de fécondité est à la baisse. Donc nous avons la possibilité de faire une contribution socioéconomique nécessaire dans le pays. L’éducation de la petite enfance, des enfants qui va entre cinq et sept ans, c'est à dire pendant la petite enfance de 6 300 000 Salvadoriens, 860 000 ont moins de sept ans. Dans les cinq ans à venir, cette population va passer à 700 000 d’un total de 6 500 000 habitants. C’est que cela montre l'importance de l’éducation de la petite enfance. 

Pendant l'année scolaire 2020, ces enfants en grand nombre ont participé au système éducation. Le ministre de l'éducation et le Gouvernement d’el Salvador ont lancé le programme d'éducation des enfants entre zéro et trois ans d'âge.

Il s'agit de l'éducation de base pour les enfants de bas âge. 

Comme nous savons, les enfants doivent être stimulés de façon éducative à travers des expériences ludiques et la communication et la lecture, tout cela avec affection. Certainement si cela n'est pas bien fait, ça peut avoir un effet négatif sur le développement des enfants. La consolidation des capacités, des compétences intellectuelles, l'intégration sociale des enfants et la régression émotionnelle résultent de manque d'attention, de motivation, de stimulation. 

C'est un défi pour notre pays car les adultes, quelquefois, doivent bien sûr aller travailler loin de la maison. C'est une situation qui est particulièrement mauvaise pour les enfants dans les familles de bas revenus. Nous voulons briser ce cycle néfaste et assurer aux prochaines générations des citoyens avec une bonne éducation toute la vie. 

Donc, cela implique l'éducation de la petite enfance, entre autres. Je vais en revenir tout à l'heure. 

Vous dressez un tableau très clair. Le problème démographique que vous confrontez maintenant et votre réponse. Monsieur le ministre, pourriez-vous nous dire un peu plus sur les défis confrontés, qu'est-ce qui vous passionne le plus dans cette situation ? 

Merci. Comme je le disais tout à l'heure, le ministère de l'Éducation, ensemble avec le gouvernement, avec l'appui du cabinet de la Première dame ont décidé de briser ce cycle négatif en matière d'éducation et la Première dame a lancé une politique ensemble avec l'Unicef sur la politique globale pour le développement de la petite enfance. 

C'est une politique qui vise à faire en sorte que les enfants atteignent leur potentiel de développement avec des soins de santé, nutrition, éducation, apprentissage, protection par le biais de stratégies telles que les programmes et les actions intersectorielles, avec un impact sur le développement à long terme pour donner à chacun la possibilité d'avoir une vie de meilleure qualité. 

Bien sûr, la mise en œuvre de cette politique qu'on appelle « Crecer juntos » est un défi et mon ministère a bien été confronté à ces défis en matière d'éducation, de soins à l'enfance, de nutrition, de protection. Quelques des piliers principaux de cette politique, c'est dans la Constitution de notre pays et les droits de l'enfant. La politique « Crecer juntos » vise le développement global de la petite enfance comme étant un droit de chacun des enfants qui est né à El Salvador. Cela peut avoir un impact important sur le développement global de l'enfance. 

Nous voulons aussi avoir un impact positif sur les ODD respectifs. L'approche que nous avons choisie est la suivante : droit de genre, développement global, inclusion dans le cycle de vie avec une approche qui comprendra toute la vie. Le ministère de l'Éducation participe de façon importante tant sur le pilier de l'éducation et nous espérons que d'ici 2030, il va y avoir une diminution de retard de développement des enfants de 0 à 7 ans d'âge. Nous faisons tout pour atteindre ce résultat. Nous sommes un de très peu pays de la région qui avons augmenté le budget de l'éducation pendant la pandémie. Nous voulons l’éducation de tous pour faire en sorte qu’il va y avoir un meilleur pays, un meilleur El Salvador pour les générations à venir. Merci beaucoup et je vous redonne la parole. 

Merci beaucoup monsieur le Ministre, vous nous avez donné une idée très complète de cette politique que vous avez décrite et nous vous félicitons de cette entreprise tellement ambitieuse que vous avez choisie.

Nous allons croiser l'Atlantique et maintenant nous irons au Sénégal et nous allons parler au Secrétaire Général. 

Monsieur le Secrétaire Général, pourriez-vous nous donner une idée du contexte dans lequel se trouve l'éducation de la petite enfance dans votre pays et pourquoi est-ce que vous avez décidé d'investir dans l'éducation de la petite enfance au Sénégal ?

Merci beaucoup madame la modératrice. 

Merci à la Banque Mondiale de me donner l'opportunité de partager avec les autres pays notre expérience. Cela participe du partage de connaissances qui va directement dans le cadre du renforcement de capacités. 

Et féliciter aussi pour ce volume, cet ouvrage très important qui va servir de référence désormais dans l'élaboration de nos politiques et de nos stratégies en matière de développement de la petite enfance. 

Où trouver la réponse à votre question ? Il faut remonter au niveau du Sénégal, au Plan Sénégal émergent. Donc, à travers laquelle notre pays s'est fixé un objectif de nous inscrire dans la trajectoire de l'émergence vers l'horizon 2035. 

Ce programme de développement dans son axe 2 vice le renforcement de capital humain, à travers notamment la promotion d'une offre éducative de qualité. Parce que, comme vous le savez, qui parle de développement, qui parle d'émergence passe forcément à des ressources humaines de qualité et ces ressources humaines qui vont permettre d'avoir un capital humain pour porter donc l'émergence. Or, améliorer les résultats dans le domaine du développement de la petite enfance équivaut à améliorer considérablement le capital humain et à adresser donc plusieurs des contraintes de développement économique et social.

En effet, comme vous l'avez dit, mes prédécesseurs y sont revenus, les expériences de vie des enfants pendant les premières années établissent les fondations pour les premiers apprentissages, mais aussi permettent d'assurer la réussite pour les apprentissages ultérieurs. La force de ces fondations précoces impacte le développement des aptitudes donc déterminent les résultats ultérieurs. 

C'est pour dire aussi partager ce qui était déjà annoncé tout à l'heure, un développement positif ou négatif pendant cette période a des implications profondes. Des implications importantes sur le bienêtre, la préparation à l'école et la réussite dans la vie. 

Au niveau du Sénégal plus particulièrement, nous investissons dans le préscolaire. Parce que la préscolarisation impacte positivement la scolarité au niveau du primaire. On a vu que là où les enfants sont bien préparés dans l'apprentissage précoce au niveau du préscolaire, nous avons vu la plus-value apportée pour la réussite au niveau du primaire. 

En effet le fait d'avoir bénéficié de cette éducation préscolaire et d'avoir effectué une meilleure scolarisation, on voit que ces enfants accèdent beaucoup plus facilement à la connaissance que les autres qui n'ont pas eu cette chance.

Cela veut dire qu'au niveau du Sénégal donc, le fait d'investir a tenu sur les décrochages précoces mais aussi favorise la réussite scolaire. Nous avons fait une analyse sur les investissements financiers qui ont été faits et qui vont prendre presque trois ans, nous avons investi un budget de 760 milliards sur le préscolaire. Et nous avons vu qu'au niveau des redoublements, nous avons eu 30 % de redoublements et au niveau des abandons 10 %. 

Et cela de la part du budget donc imparti pour cela, donc sur les 700 milliards, nous avons vu qu'il y a 150 milliards qui sont perdus presque parce qu'il y a eu ce pourcentage très important d'abandon au niveau des élèves. Pour montrer l'importance d'une bonne préparation des enfants au préscolaire, le Sénégal a compris cela. C'est la raison pour laquelle nous avons plusieurs structures qui œuvrent dans le développement de la petite enfance au niveau de l'éducation préscolaire. Nous avons le ministère de l'Éducation, mais nous avons aussi d'autres entités ministérielles pour donner l'importance que le préscolaire relève d'une responsabilité partagée. 

Nous avons développé au Sénégal ce qu'on appelle le développement intégral, donc, c’est plusieurs interventions en plus de l’éducation, il y a le développement au niveau de la santé, au niveau de l'éveil pour qu’on puisse véritablement avoir des enfants bien éduqués et dans un environnement propice qui puisse leur permettre de réussir les premiers apprentissages à l'école élémentaire. 

Donc, le Plan Sénégal accorde une importance, même si, au niveau de la part du budget globalement réservé, nous avons encore beaucoup de difficultés. C'est une part très infime, très petite du budget qui est encore donnée à la petite enfance, mais nous sommes en train de bénéficier d'un appui de nos partenaires, donc, comme la Banque mondiale et d'autres partenaires, la coopération coréenne, qui sont en train donc de compléter ce budget, donc donné par l'Etat, le budget domestique. Donc, ces partenaires sont en train de nous aider pour qu'on puisse faire face à nos ambitions, mais aussi notre objectif stratégique d'atteindre 50 % d'enfants pour la préscolarisation. Nous en sommes à 17 ou 18 % et nous voulons aller en 2030 à 50 % d'enfants préscolarisés. Et ce qui pourra être une bonne base pour aller vers une amélioration de la qualité de l'éducation pour ces enfants.

Merci 

Est-ce que vous pouvez mettre « original audio » ?

Vous entendez maintenant ? je vais en anglais ?...

Ça marche maintenant, …

Mais ça ne marche pas tellement bien maintenant. Je ne sais pas si le personnel technique peut nous aider par le biais du tchat et pour nous dire quoi faire.

Alors madame. Madame Mbodji.

Vous pouvez choisir « Original audio ». 

Original audio, vous voyez les 4 options… Sélectionnez « Original audio » 

Ce que je vais faire et je vous présente mes excuses. Ibrahima, vous m'entendez ? Pourriez-vous m'aider sur WhatsApp pour résoudre ce problème avec madame Mbodji ? Parce qu'elle a des points très importants à partager et nous aimerions l'entendre et présenter ses points clés. 

J'aimerais juste présenter ces points en anglais.

Pour m’assurer que tout le monde puisse en prendre connaissance. Si plus tard, nous pourrons revenir vers auprès de madame Mbodji en attendant juste certains points que j'aimerais surligner. 

Madame Mbodji a beaucoup parlé de comment le Sénégal a augmenté son budget en investissement pour l'éducation de la petite enfance. Elle a parlé des parcours, des voies pour ces investissements. J'ai pu travailler avec l'équipe de madame Mbodji. Ils ont des centres de développement, d'apprentissage précoce. Ils ont des écoles pour le PE et beaucoup d'autres approches qu'ils mettent en œuvre pour activer ces différents éléments. Elle a aussi parlé du rôle des partenaires et de comment le gouvernement sénégalais travaille en partenariat avec des partenaires différents, y compris la Banque mondiale et les agences de développement. 

Elle a parlé des objectifs ambitieux d'aller du niveau actuel de 18 % jusqu'à 50 % d'ici 2030. C'est ambitieux mais ce sont des objectifs réalisables et donc le point sur la focale, sur la qualité et l'augmentation des investissements. 

Merci. Je voulais juste partager ceci au nom de madame Mbodji. 

Sara à vous. 

Merci Amanda. Je me demande si madame Mbodji, je peux vous poser encore une question, est-ce que vous m'entendez madame Mbodji ?

Alors je crois qu'on va passer à Hiro et donc on reviendra vers vous plus tard, je me réjouis d'avance.

En attendant, je vais me tourner vers l'Hiro.

J'aimerais parler, soulever quelque chose dont Ben a parlé. 

Vous avez parlé des effets des politiques et des programmes publics liés à la petite enfance sur le développement des enfants et nous savons combien ceci est important pour vous avec votre expertise. Pourriez-vous nous parler peut-être de ce que nous savons sur ce que les investissements dans le PE ont pu accomplir au niveau de DED ? Et si vous pourriez parler des contextes de fragilité, de conflits et de violence. Nous aimerions avoir vos points de vue sur comment réfléchir sur l'éducation de la petite enfance ? 

Oui, bien sûr. Tout premièrement, félicitations pour cet ouvrage. Magdalena, Amanda et tous les auteurs. Ce sont des ressources fantastiques qui rassemblent toutes les leçons sur les mises en œuvre et les mises à l'échelle basées sur les données probantes pour concevoir des stratégies. Il est bon de voir tous les résultats émanant de tous ces pays et c'est très prometteur.

Je pourrais dire plusieurs choses sur le fait que, un apprentissage de qualité est moins accessible pour les populations en besoin. Et avec ceci, nous nous apercevons quand nous nous dirigeons vers des programmes universels. Nous devrions commencer à voir cette mise à l'échelle pour les populations qui sont à la traîne. Et en ce qui concerne ces populations, je dirais que nous voyons ceci surtout au niveau économique à travers le monde. Ces questions sont mêlées ou aussi sont liées aux populations qui se trouvent dans des régions lointaines déconnectées des centres. Donc, quand nous parlons des désavantages, il faut être spécifique, mais en ce qui concerne les la qualité de l'éducation, il est clair que celle-ci est moins accessible pour ces populations.

L'éducation à l'échelle ne peut exister que dans ces circonstances. Et nous avons des preuves émanant de pays comme les États-Unis qui démontrent que les résultats pourraient être encore pire concernant les foyers pauvres. Donc, c'est très important de réfléchir à cette question de qualité.

Ceci est très souvent précédé, accompagné de besoins, donc de garde pour les enfants, donc, ceci représente encore un défi, rajouté à celui de la qualité de l'apprentissage.

J'aimerais aussi vous parler des disparités sur les facteurs sociaux. 

Premièrement, le développement de la petite enfance comprend aussi le soutien, l'appui pour le personnel qui joue un rôle dans la garde des enfants.

Comme madame la Secrétaire du Sénégal l'a mentionné, je dirais aussi que nous avons besoin de d'investissement en éducation primaire. 

Il y a des preuves, des données probantes qui existent en provenance de ces pays concernant les investissements en éducation primaire et ceci nous aidera à compléter, à complémenter les investissements pour la petite enfance. 

Ensuite, nous avons la question des langues et ainsi que des contextes de conflits et de violence. 

Je crois que donc, dans ces contextes-là, la personne qui a la garde des enfants joue un rôle encore plus important dans cette situation de violence. Il y a eu beaucoup de d’innovation pendant la crise de la Covid, dont pourrons nous servir. Et ainsi que les enseignements sur la priorisation de la santé mentale qui devraient aussi accompagner ces démarches. Ce que nous a appris la COVID, c'est qu'il nous faut prioriser la santé et rester en contact avec les personnels soignants et le soutien, l'appui pour les enseignants. Donc, s'il y a des écarts dans ce cadre de travail, je dirais qu’il faudrait mettre plus d’investissement sur ce rôle du personnel soignant. 

En ce qui concerne les ressources culturelles pour les populations déplacées, nous avons des interventions, un besoin en interventions de qualité également. 

Merci beaucoup Hiro. Ceci nous donne vraiment une réponse tout à fait complète par rapport à ce que nous avons entendu de El Salvador. 

J'aimerais aussi peut être reprendre sur une question en provenance de nos auditeurs. 

Est-ce que vous pourriez approfondir sur le rôle des parents pour le soutien de l'apprentissage précoce ? Pourriez-vous nous parler de ce qui est important pour vous dans ce domaine ? 

Oui, bien sûr. Je crois qu'il est important de penser au nombre d'heures où est-ce que les enfants passent la plupart de leur temps au quotidien ? Et c'est là que nous devons nous concentrer, surtout pendant les premières 1000 jours de leur vie.

Et il nous faut appuyer le personnel soignant et les personnels de garde de ses enfants.

Ensuite, nous avons aussi la classe de 3 à 6 ans et de l'école primaire où nous continuons à devoir appuyer le rôle du personnel. Nous avons vu des enseignants travailler avec des petits groupes de parents et transférer leurs méthodes et leur stratégie éducatifs aux parents. C'est quelque chose qui se passe par exemple avec le programme au Liban qui a été mis en œuvre par les partenaires de l’IRC. 

Il y a donc des innovations sur comment communiquer avec les parents, comment leur envoyer les manuels éducatifs. Il y a des manières de pouvoir contacter les parents et de leur fournir des textes, avec des illustrations, des différents manuels. Il y a aussi le rôle de la radio et le rôle de l'audio qui peut être important en allant de l'avant en ce qui concerne le bienêtre mental, mais aussi l'écoute active et répondre aux besoins des parents ainsi que de faciliter à tous ces aspects. 

Merci beaucoup pour cette réponse complète, Hiro. Je vais revenir vers auprès de madame Mbodji, madame la Secrétaire, pour poser cette question. Je sais que nous n'avons pas la vidéo, mais nous vous entendons. Madame la secrétaire, pourriez-vous nous parler un peu des défis dont vous faites face dans le contexte du Sénégal et nous parler de ce qui vous réjouit ?

Merci beaucoup. Je voudrais vérifier, est ce que la traduction a suivi ? Est-ce que vous avez la traduction maintenant ?

Est-ce que vous avez la traduction maintenant ?

Oui, oui, oui, ça marche. Non, merci.

Je suis désolé pour tout à l'heure. Donc, merci beaucoup sur le débat des chances.

Concernant le cas spécifique du Sénégal, pour dire que nous avons encore pour le préscolaire, pour la petite enfance des défis persistants. Et ces défis persistants concernent l'accès, je pense que, comme je l'ai dit tout à l'heure dans ma première intervention, nous avons encore beaucoup d'efforts à faire pour atteindre un taux normal de l'éducation préscolaire, pour la petite enfance. Nous sommes à 17 % pour cette année, mais nous voulons aller à 50 % en 2030. 

L'autre défi, c'est le financement. Nous avons à ce jour, pour le budget global du ministère de l'Éducation, moins de 2 %, donc du budget qui est imparti pour financer l'apprentissage précoce. C’est très insuffisant par rapport à nos ambitions. Nous avons aussi un autre défi lié à la qualité et c'est normal. Nous avons peu d'investissement sur le plan budgétaire. Au niveau de la qualité, nous avons des difficultés, même si actuellement une partie soutenue, comme je l'ai dit par nos partenaires et c'est ça qui nous a permis de revoir nos curriculums parce que c'est important au niveau de la petite enfance, de revoir le curriculum dans le programme d'éducation.

Et nous avons aussi un défi lié à l'environnement des apprentissages. Au niveau du Sénégal, nous sommes en train de développer ce qu'on appelle le préscolaire communautaire. 

Vous l’avez posé la question tout à l’heure. Comment faire pour mobiliser et impliquer la communauté pour soutenir les efforts du gouvernement dans le développement du préscolaire ? Et c'est des formules que nous sommes en train de développer et soutenues aussi toujours par les programmes que nous avons avec nos partenaires. Nous sommes en train aussi de réfléchir sur les outils, les outils didactiques, le matériel didactique et les manuels aussi nous préoccupent, ils constituent un défi. Il nous faut équiper les élèves et pour cela, nous avons développé un programme soutenu par la Banque mondiale parallèlement à l'intervention avec nos projets avec le ministère de la Famille. Donc, cette intervention spécifique nous a permis de manière considérable, de doter les apprenants, les élèves, les parents dans les familles des manuels, d'outils qui leur permet de mieux apprendre et d'être soutenus par les parents à la maison.

Je pense que ça peut être un élément manquant dans l'éducation au niveau de la petite enfance. Et nous avons aussi travaillé sur la chaîne de distribution des manuels. 

Comment faire pour que les manuels arrivent à l'élève ou que le manuel arrive aux tous petits ? Je pense que là aussi, nous avons modélisé un dispositif avec l'appui de la Banque mondiale qui va nous permettre véritablement que cet intrant important que constitue le manuel, que ça puisse aussi compléter toutes les autres stratégies que nous posons.

Et je termine sur la formation des enseignants. Je pense que là aussi, c'est un défi persistant sur lequel nous sommes aussi en train de travailler. C'est important que les enseignants soient bien préparés, que les enseignants soient bien outillés pour pouvoir faire prendre en charge les besoins liés donc aux spécificités de la petite enfance. Et c'est pourquoi nous sommes en train de travailler sur un référentiel de compétences au niveau des centres de formation d'enseignants pour les équiper, les préparer à mieux intervenir. Donc, au niveau du Sénégal, nous avons ces axes sur lesquels nous sommes en train de travailler tout en accordant cette grande importance à l'éducation de la petite enfance. 

Merci beaucoup.

Merci beaucoup de nous avoir présenté ce contexte pour le Sénégal en pensant plus, en réfléchissant plus au rôle de la famille et du domicile. 

Je ne sais pas s'il nous reste du temps pour une dernière question. J'aimerais vérifier si nos collègues modérateurs ont pu voir des questions et si nous avons le temps d'en prendre encore une dernière. 

Je ne vois pas de questions apparaître, donc je vais faire quelques remarques avant de me tourner vers Omar Arias qui est le dirigeant du pôle en éducation. 

J'ai été vraiment frappé de la richesse de cette conversation. Nous avons commencé avec Amanda qui a parlé du momentum et de comment est-ce que nous concevons ceci en ce qui concerne l'éducation de la petite enfance et comment nous pouvons approfondir dans ce domaine et comment est-ce qu'on peut accomplir tout ceci ? 

Ben ensuite nous a parlé de la recherche pratique, sur comment réfléchir à nous connecter sur ces gains et l'efficience. Et nous avons aussi entendu parler du ministère et madame Mbodji et les ministres qui nous ont parlé du rôle des parents, du personnel éducatif au sein des différentes démographies et de comment pouvoir impliquer plus de partenaires. 

Et finalement, nous avons entendu Hiro nous parler de cette idée qui a commencé avec Norbert et Amanda, sur l'importance de l'éducation précoce, l'apprentissage précoce et du rôle des familles qui sont dans le besoin et qui sont peut-être mis de côté.

Et ceci me donne vraiment l'envie de lire cet ouvrage et j'aimerais féliciter les auteurs, les co-rédacteurs et toute l'équipe qui a contribué dans cet ouvrage. 

Et je vais me tourner maintenant vers Omar pour ces dernières remarques et clôturer. 

Merci beaucoup. Merci à vous Sara pour votre travail incroyable en tant que modératrice. 

C'était une conversation très enrichissante avec toutes ces paroles, surtout vos remarques finales. Ce que je vais essayer de faire, c'est peut-être de m'éloigner de mon rôle en tant que manager, mais sur l'éducation tertiaire et l'éducation de base pour établir des liens entre tout ce qui a été dit, avec les enseignements que nous avons tirés de nos échecs en éducation dans l'éducation mondiale.

Tout le monde sait que nous nous trouvons dans une crise éducative depuis un moment maintenant et la Covid a simplement amplifié, exacerbé cette crise. 

Donc, je crois qu'il y a plusieurs enseignements à tirer de cette expérience d'éducation de base et le lien avec le PE. La première, c'est qu’il nous faut à tout prix éviter l'expansion de cette couverture sans la qualité.

Dans la présentation de Magdalena avec les diapositives, il y a dans cet ouvrage un chapitre sur la voie que nous pouvons choisir et je dirais avec sûreté, c'était le premier point, il est préférable de pouvoir établir cette couverture de manière plus graduelle en assurant la qualité, tout premièrement. 

Et les panélistes l'ont très bien dit là, une éducation de la petite enfance de mauvaise qualité peut être bien pire. Donc, c'est très important. 

Et ensuite les défis. Comme Norbert l'a dit tout au début, ceci doit être à l'échelle avec la qualité. Et ceci a été très bien dit ici dans la présentation de l'ouvrage, il s'agit de l'importance de l'engagement, d'un engagement durable politique. Et nous avons appris des pays qui ont eu du succès avec leur programme, par exemple cette expérience au Brésil ou au Kenya. Ces exemples démontrent qu'il est essentiel de garantir la continuité des investissements.

Pour pousser des réformes durables, ceci va à l'encontre de certains horizons politiques. Très probablement, et c'est difficile d'accomplir ceci dans beaucoup de pays alors que les ministères sont en changement constant. Donc, il nous faut vraiment nous focaliser là-dessus. 

Je crois que pour accomplir ceci, la deuxième leçon, c'est le besoin absolu de mesurer les résultats et ce qui guide, ce qui pousse ces résultats en tant que société, du point de vue collectif, il faut nous assurer que les politiciens et les décideurs politiques investissent les montants nécessaires. 

Avoir des objectifs et des cibles nous aide aussi à mesurer ces résultats. Et dans l'éducation de base, nous avons la moitié des pays qui ne mesurent pas les apprentissages Je crois que c'est une tragédie qui ne doit pas être répétée. 

Ensuite, troisième leçon il nous faut à tout prix prioriser la mise à l'échelle. Nous savons qu’avons besoin de développement professionnel et une chose peut-être dont nous n'avons pas parlé ou pas suffisamment parlé aujourd'hui. Et nous avons en fait un nouveau rapport mondial sur les enseignants qui se focalise là-dessus, c'est en fait, en fin de compte le professionnel, le développement professionnel du corps enseignant doit pouvoir se diriger vers quelque chose de durable pour que les enseignants puissent adopter ces pratiques dans la salle de classe, des changements de comportement, tout ce qui est à faire avec la vie au quotidien. Tout ceci peut être amélioré et la manière dont ce programme, ces programmes sont conçus peuvent aider à accomplir ceci pour les enseignants. 

Il y a trois principes, encore une fois, concernant ce rapport, en ce qui concerne les politiques pour les enseignants et le développement professionnel pour pouvoir réussir à avoir une meilleure chance d'être mis en œuvre.

La leçon finale et ce n'est pas la moins importante, mais il s'agit de politiques efficaces mises à l'échelle et de comprendre comment les systèmes peuvent atteindre leurs objectifs pour mettre ces politiques à l'échelle, la couverture a déjà été amplifiée, mais nous pouvons bâtir de manière graduelle sur la qualité et je devrais dire qu'il faut que nos bureaucraties doivent pouvoir mettre ceci en œuvre. Je crois que c'est une leçon finale sur laquelle il faut que nous travaillions. 

La bonne nouvelle, c'est qu'il y a beaucoup d'intérêts auprès des pays. Si je vous donne des données de notre portefeuille, nous avons eu le double en ce qui concerne l'intérêt et les demandes pour le soutien des éléments, des politiques de l'éducation, de la petite enfance. 

Nous espérons que cet ouvrage et la discussion d'aujourd'hui de ce panel fantastique vont réussir à avoir plus d'impact sur les objectifs. 

J'aimerais, encore une fois, remercier le panel, les auteurs de l'ouvrage. 

Ça a été un effort de longue haleine et c'est pourquoi je suis ravi de voir ceci conclure dans des résultats positifs et finalement un grand merci à la Fondation LEGO et le partenariat pour le Fonds financier. 

Et j'aimerais avec ceci remercier toutes les personnes connectées aujourd'hui et restez à l'écoute.

Bonne soirée et bonne fin de journée. 


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Pourquoi est-il important d’investir dans une éducation de qualité dès la petite enfance ? Retrouvez-nous pour une discussion qui mettra en lumière la manière dont les décideurs publics, les chercheurs, les bailleurs de fonds et les professionnels de terrain s’emploient à améliorer la qualité de l’éducation chez le jeune enfant : quelles sont les difficultés et les réussites dans la mise en place à long terme d’un système d'éducation de la petite enfance opérant et équitable dans les pays ? Et comment hiérarchiser les interventions et les investissements à court et à moyen terme ?

L’événement sera aussi l’occasion de présenter une nouvelle publication intitulée Quality Early Learning: Nurturing Children’s Potential. Cet ouvrage, qui mobilise les contributions d’universitaires et d’experts de premier plan dans le domaine du développement du jeune enfant et des premiers apprentissages, dresse un état des connaissances sur les dimensions d’une éducation de la petite enfance de qualité et apporte des recommandations pour leur mise en œuvre. Chaque chapitre porte sur un aspect spécifique et comporte un inventaire de données factuelles, qui s’accompagne de suggestions pratiques pour guider la mise en œuvre de politiques dans les pays à revenu faible et intermédiaire. L’objectif est de démontrer aux lecteurs qu’il existe des stratégies réalisables et fondées sur des données probantes pour assurer une éducation de la petite enfance de qualité à grande échelle.

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