Peut-on manger sainement et bon marché ? Les nouvelles données peuvent guider les politiques agricoles et alimentaires

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Peut-on manger sainement et bon marché ? Les nouvelles données peuvent guider les politiques agricoles et alimentaires

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La sécurité alimentaire est un besoin humain fondamental. Or, 2 personnes sur 5, soit environ 3 milliards d’individus dans le monde, n'ont pas les moyens de se nourrir sainement. Ces derniers mois, la pandémie de COVID-19, les chocs climatiques, la guerre en Ukraine et d'autres facteurs ont fait grimper le coût des denrées : l’inflation alimentaire dépasse les 5 % dans de nombreux pays. Il est urgent d'agir pour combattre l'insécurité alimentaire en 2022.

Cet événement a réuni des universitaires et des experts issus de divers pays et organismes internationaux, qui ont présenté de nouveaux indicateurs de sécurité alimentaire sur le coût et l'accessibilité des denrées, et la manière dont ils peuvent guider les politiques agricoles et alimentaires au niveau mondial et national. Ces indicateurs ont été mis au point par l'université Tufts, l'Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) et la Banque mondiale, en collaboration avec l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), dans le cadre du projet « Food Prices for Nutrition ». Ils figurent dans le rapport annuel phare des Nations Unies sur l'état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde, qui a été lancé le 6 juillet, et permettront d’informer et suivre un large éventail de programmes entrepris aux niveaux mondial, national et infranational, notamment les initiatives visant à éliminer la faim, conformément au deuxième Objectif de développement durable.

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📲 PARTAGEZ : Le 14/07 les experts de @Banquemondiale @FAO @TuftsNutrition et @IFPRI ont présenté les indicateurs #FoodPricesforNutrition sur le coût et l'accessibilité des denrées pour guider les politiques agricoles et alimentaires 

Mot de bienvenue

  • William Masters, codirecteur du projet Food Prices for Nutrition, université Tufts

Allocution d'ouverture

  • Aart Kraay, directeur de la Politique de développement et économiste en chef adjoint, Banque mondiale

Présentation : Les indicateurs Food Prices for Nutrition

  • Nada Hamadeh, chef de programme, Groupe de gestion des données sur le développement, Groupe de la Banque mondiale

Conférence-débat : Le coût et l'accessibilité des aliments en tant que bien public mondial pour guider les politiques agricoles et alimentaires

  • Maximo Torero, économiste en chef, Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)
  • Johan Swinnen, directeur mondial pour la Transformation des systèmes, CGIAR ; directeur général, Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI)
  • Adeyinka Onabolu, conseillère principale Sécurité alimentaire et nutrition, ministère fédéral de l'Agriculture et du Développement rural (Nigéria)
  • Masresha Tessema, directeur de la recherche sur les sciences de l'alimentation et la nutrition, Institut éthiopien de santé publique
  • Malinda Seneviratne, directeur, Institut de recherche et de formation agraire Hector Kobbekaduwa (Sri Lanka)
  • Anna Herforth, codirectrice du projet Food Prices for Nutrition

Allocution de clôture

  • Enock Chikava, directeur par intérim pour le Développement agricole, Fondation Bill & Melinda Gates

Dois-je m’inscrire ? Non, il n'est pas nécessaire de s'inscrire. Toutefois, nous vous encourageons à vous inscrire pour recevoir des alertes de rappel et/ou à ajouter l’événement à votre agenda.
Comment participer ? Pour rejoindre l’événement, il suffit de revenir sur cette page le jour du direct et de cliquer pour lancer le lecteur vidéo. L'événement sera également diffusé en direct sur les réseaux sociaux de la Banque mondiale.
Et si je rate le direct ? L'enregistrement sera disponible sur cette page peu après la fin de l'événement.

En collaboration avec

FAO Tufts University International Food Policy Research Institute

Questions-Réponses avec l'expert

Consultante indépendante

Bienvenue ! La discussion d'aujourd'hui réunira des universitaires et des experts issus de divers pays et organismes internationaux, qui présenteront de nouveaux indicateurs de sécurité alimentaire sur le coût et l'accessibilité des denrées, et la manière dont ils peuvent guider les politiques agricoles et alimentaires au niveau mondial et national.

Le projet #FoodPricesforNutrition vise à doter les gouvernements et les agences de données précises pour surveiller les coûts et l'accessibilité financière des régimes alimentaires. Ces outils doivent permettre d'éclairer les interventions et décisions politiques en matière d'agriculture et de systèmes alimentaires. Posez vos questions dès maintenant, notre experte Kristina Sokourenko est là pour y répondre.

Vous pouvez consulter l'édition 2022 du rapport sur l'état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde à l'adresse suivante : www.fao.org/... (en anglais).

Le rapport présente les nouveaux indicateurs de sécurité alimentaire sur le coût et l'accessibilité des régimes alimentaires, élaborés par le projet #FoodPricesforNutrition, dont les membres - l'université de Tufts, la Banque mondiale et l'Institut international de recherche sur les politiques alimentaires - ont organisé l'événement d'aujourd'hui en partenariat avec l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture. Vous pouvez en savoir plus sur le projet en consultant les sites www.worldbank.org/... (en anglais) et sites.tufts.edu/... (en anglais). Pour accéder au nouveau Food Prices for Nutrition DataHub, cliquez ici : www.worldbank.org/... (en anglais)

Modératrice

très belle initiative et merci de nous permettre d'y participer

Eva Golly Epse MADOU 

Juste vous dire merci pour cette belle initiative à l'endroit des personnes vulnérables à faibles en général et particulièrement en Côte d'Ivoire. Abelle BEUBRE (édité par le modérateur)

Abelle

Bsr c'est Khady sané je voulais donner une proposition pour nous les Sénégalais il vaut retourner vers les travaux champêtres et manger local pour avoir une alimentation saine

Anonyme 

@Khady - merci pour votre commentaire. Pour l'instant, nos méthodes se concentrent sur la compréhension du coût d'une alimentation équilibrée sur les marchés - nous ne tenons pas compte de l'accès aux aliments via la culture ou la récolte sauvage. Pour les personnes et les lieux disposant de ressources locales suffisantes, la production et la récolte de légumes, de légumineuses, de fruits, de produits laitiers et d'œufs, de poissons et d'autres aliments peuvent être importantes pour permettre l'accès à une alimentation saine et adéquate en termes de nutriments là où le marché ne le permet pas.

Kristina Sokourenko (Banque mondiale)

La population ivoirienne n'ont une alimentation saine du fait de manque de connaissances de bonne pratiques de son environnement et de sécheresse du sol

La voie de DIEU

@La Voie De DIEU: Merci pour votre commentaire - nos résultats montrent que le coût d'une alimentation adéquate ou saine sur le marché est supérieur à ce que beaucoup de gens peuvent se permettre. Une variété de leviers politiques est nécessaire pour améliorer l'accès et l'abordabilité - et l'utilisation de mesures actualisées pour informer les décideurs politiques des changements dans le coût d'une alimentation équilibrée est une première étape clé.

Kristina Sokourenko (Banque mondiale)

Bonjour chers tous, je voudrais de prime abord dire merci pour cet évènement spécial. Selon mes recherches et les informations que nous avons, en prenant le cas de nos pays Africain l'un des éléments qui bloque l'amélioration des indicateurs est les fret(les frais de transport tellement élevés entreinent une difficulté au niveau des agriculteurs et des grossistes)

Armanda 

En effet, pour réduire le coût d'acquisition d'une alimentation équilibrée tout au long de l'année, il faudra modifier la production et la distribution. Votre commentaire est très important et montre l'intérêt de calculer l'indicateur du "coût d'une alimentation équilibrée" avec des prix infranationaux, afin d'examiner les différences entre les régions et les zones urbaines et rurales. Cela peut être une première étape pour comprendre où et comment les mécanismes de transport peuvent être améliorés, et pour prioriser les ressources à cet effet.

Kristina Sokourenko (Banque mondiale)

Aussi avons nous besoin d'une formation des jeunes qui veulent réellement participer a l'amélioration de nos indicateurs, et l'accès facile aux financements

Armanda

@Amanda - merci pour ces points importants. Nous sommes tout à fait d'accord, la formation est une étape importante pour développer l'expertise et la capacité des pays à calculer ces indicateurs avec les données existantes (provenant des organisations statistiques nationales, des ministères et d'autres agences). Notre équipe de Food Prices for Nutrition fournit une assistance technique et organise des ateliers de formation dans les pays à cette fin. Nous disposons d'outils accessibles au public que les parties prenantes peuvent utiliser pour calculer ces indicateurs de sécurité alimentaire à partir des données de leur propre pays. Veuillez consulter notre site web pour en savoir plus: sites.tufts.edu/... (en anglais)

Kristina Sokourenko (Banque mondiale)

Pourrez-vous partager la présentation de Nada ?

Anonyme

@Anonyme: Oui ! Voici le lien pour télécharger la présentation de Nada live.worldbank.org/... (en anglais)

Modératrice

Nous suivons à présent la table ronde, animée par Anna Herforth, Codirectrice du projet Food Prices for Nutrition à l'université Tufts. Vous trouverez ci-contre plus d'informations sur tous nos intervenants.

Quel précautions en tant que sponsor de l'agriculture pouvez vous prendre pour lutter contre c'est fléau

Serge mpoyi mutombo 

Pourquoi je le dis réponse culturelle,.... ? Si je prends le cas simple du Congo Brazzaville l'alimentation de la population est à 90% malsaine pour la simple raison que l'importation des produits alimentaires est le flambeau et à ce jour toutes influences sont applicables et aujourd'hui du jour au lendemain les revenus mensuels qui n'ont pas augmenté doivent répondre à une hausse de prix obligatoire ayant pour cause Covid 19, guerre Ukraine.... C'est à ce propos que je dis un retour à la consommation locale est très importante pour palier à ce problème. Aujourd'hui notre organisation réunit à mis au point des recettes de cuisine nutritive et accessibles à moindre coût afin de contribuer et répondre cette question tout en favorisant une bonne alimentation. Ces aliments sont à base de manioc, courge, pâte d'arachide, maïs, légumes et fruits, poissons et viandes locaux et sont présentés sous forme de sandwich prêt à la consommation. La quantité et la qualité vont de pairs. Notre question est de savoir vers quelle organisation pouvons aller afin de promouvoir ces aliments nutritifs au niveau national, continentale et mondiale ?

Anonyme

@Serge mpoyi mutombo - merci pour votre commentaire. L'agriculture et le développement rural devraient donner la priorité à la réduction des coûts des légumes et des fruits, ainsi que des aliments riches en protéines, y compris les produits laitiers. Plus largement, la réduction du coût d'acquisition, tout au long de l'année, de quantités suffisantes pour répondre aux besoins alimentaires nécessitera des changements importants dans la production et la distribution. Les actions publiques et privées nécessaires pour réduire les coûts varieront selon le lieu et le type d'aliments. L'accès à des approvisionnements provenant de sources diverses au sein des pays et entre eux est également important pour surmonter les contraintes liées aux ressources locales et gagner en résilience face aux chocs en tout lieu. Enfin, les actions visant à améliorer le stockage et le commerce, combinées aux actions visant à améliorer la production et la distribution, peuvent soutenir une évolution rapide des systèmes agricoles et alimentaires qui mettront à portée de main une alimentation équilibrée.

Kristina Sokourenko (Banque mondiale)

Restez à l'écoute pour la table ronde "Peut-on manger sainement et bon marché ? Les nouvelles données peuvent guider les politiques agricoles et alimentaires", animée par Anna Herforth, Codirectrice du projet Food Prices for Nutrition à l'université Tufts. Vous trouverez ci-contre plus d'informations sur tous nos intervenants.

Modératrice

Tenez-vous compte des différences culturelles dans la consommation alimentaire à travers le monde ?

Anonyme 

@Anonyme: C'est une excellente question. En effet, les différences et les préférences culturelles sont essentielles pour calculer l'indicateur du coût d'une alimentation équilibrée dans chaque pays. Pour ce faire, les ensembles de données sur les prix des aliments dans chaque pays peuvent fournir des informations importantes sur les aliments les moins coûteux sur les marchés locaux, et aider à déterminer la réalité exacte de l'accès et de l'accessibilité financière aux aliments nutritifs. En outre, les recommandations alimentaires nationales (FBDG) fournissent des conseils et des principes spécifiques au contexte sur les régimes et les modes de vie sains, qui reposent sur des preuves solides et répondent aux priorités de santé publique et de nutrition d'un pays.

Kristina Sokourenko (Banque mondiale)

Disposez-vous de données ventilées, par exemple par tranche d'âge, afin de rendre compte de la situation des enfants ?

Anonyme

Merci pour votre question. L'indicateur du coût d'une alimentation équilibrée est calculé comme le coût quotidien pour un individu adulte, à un moment et dans un lieu précis. La désagrégation par groupe d'âge est une considération importante pour la recherche. Toutefois, l'utilisation de critères nationaux (tels que les recommandations alimentaires) peut s'avérer difficile car les besoins en nutriments et en calories varient considérablement d'un groupe d'âge à l'autre, en particulier chez les nourrissons, les jeunes enfants et les adolescents. Le coût et la composition des régimes alimentaires complets qui répondent à tous les besoins en nutriments de chaque population n'ont pas encore été quantifiés au niveau mondial.

Kristina Sokourenko (Banque mondiale)

Quels sont les critères pour être sélectionné comme pays prioritaire ?

Eugene H. M.

@Eugene H. M.: Merci pour votre commentaire. Bien que notre équipe soit actuellement en partenariat avec neuf pays pour fournir une assistance technique, nous disposons de nombreuses ressources accessibles au public et sommes toujours à la recherche de nouveaux moyens de collaboration. Veuillez contacter [email protected] si vous souhaitez travailler avec le projet Prix des aliments pour la nutrition dans une capacité similaire dans votre pays ou organisation.

Kristina Sokourenko (Banque mondiale)

Pourquoi les activités agricoles, en particulier l'agriculture, sont-elles très coûteuses dans les pays à faible revenu ? Ceux-là mêmes qui en ont besoin pour survivre ?

Ezicuk 

@Ezicuk: Nous vous remercions pour ce commentaire. En effet, il existe de nombreux obstacles à l'amélioration de l'accès à une alimentation équilibrée - l'agriculture et le développement rural jouant un rôle important. Le contexte de chaque pays est unique, de même que les opportunités - et faire la distinction entre l'accessibilité financière et les autres causes des régimes alimentaires malsains est une étape clé vers de meilleurs résultats.

Kristina Sokourenko (Banque mondiale)

A ce sujet mondial nécessite une réponse d'ordre culturelle, national, régionale, continentale.

Anonyme

bonsoir moi je pense que l'accent devra être mis sur la sensibilisation et la formation de la jeunesse, mieux les jeunes seront former et mieux outiller , ils pourront mieux participer à l'amélioration de nos pratiques alimentaires, aussi réviser les coûts afin que chaque personne ai accès facilement à une alimentation saine. merci

eva madou

@Eva Madou: Nous apprécions votre commentaire - en effet, l'engagement pour la formation et l'investissement dans notre jeunesse est important, et très nécessaire dans chaque partie du système alimentaire. L'équipe Food Prices for Nutrition fournit actuellement à de nombreuses parties prenantes des outils de suivi du coût et de l'abordabilité des alimentations équilibrées, afin de les aider à orienter le changement dans l'agriculture, les systèmes alimentaires et la nutrition. Nous sommes ouverts aux idées sur la façon d'étendre notre portée et de travailler avec des publics divers pour améliorer l'accès à une alimentation équilibrée.

Kristina Sokourenko (Banque mondiale)

Merci de nous avoir suivis ! Pour en savoir plus, n'oubliez pas que vous pouvez consulter l'édition 2022 du rapport sur l'état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde à l'adresse suivante : www.fao.org/... (en anglais). 

Et pour être tenu informé de nos événements à venir, pensez à vous abonner à notre système de notification. Nous vous préviendrons lorsque de nouveaux événements seront programmés.

À bientôt pour de nouveaux événements en direct sur Banque mondiale Live !

Modératrice

Résultats du quiz

Quel pourcentage de personnes dans les pays à faible revenu ne peut pas se permettre une alimentation saine ?

90% (bonne réponse)
 
100% (27 votes)
70%
 
0% (18 votes)
50%
 
0% (6 votes)
30%
 
0% (4 votes)
Nombre de votes : 55