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Admis ou recalés : les systèmes éducatifs font-ils leurs devoirs ?

11 octobre 2017 | 15h30 - 16h30 ET, 19h30 À 20h30 GMT
Auditorium Preston, siège de la Banque mondiale

Investissements insuffisants, mauvais résultats : le secteur de l’éducation est pris dans un cercle vicieux qui s’accompagne aujourd’hui d’une véritable crise des apprentissages. Quelles actions concrètes les pays peuvent-ils engager pour y remédier ? Cette question était au centre de la discussion qui a réuni aujourd’hui responsables publics, experts de l’éducation et dirigeants de la société civile, avec l’objectif de mobiliser tous ceux qui sont concernés par la réussite des systèmes éducatifs. L’enjeu ? Que tous les enfants, où qu’ils soient, puissent réaliser leur potentiel grâce à l’école.

La directrice générale du Fonds Malala, Farah Mohamed, qui animait la discussion, a salué le grand intérêt suscité par cette crise de l’éducation. Une crise aux dimensions multiples, a souligné la directrice générale de la Banque mondiale, en insistant sur la nécessité d’accorder une plus grande importance à la fois à l’accès à l’éducation et à la qualité des enseignements. « La scolarisation n’est pas synonyme d’apprentissage », a rappelé Kristalina Georgieva : de fait, des millions d’enfants ne maîtrisent toujours pas la lecture ou les bases des mathématiques après plusieurs années d’école.


Même dans un pays comme l’Indonésie, qui consacre 20 % de son budget à l’éducation, ces financements ne sont pas suffisants, a expliqué la ministre indonésienne des Finances Sri Mulyani Indrawati, en mettant l’accent sur l’importance d’autres aspects : des politiques publiques rigoureuses et des programmes de formation continue pour les enseignants, mais aussi des parents d’élèves plus investis et actifs, et un meilleur usage des nouvelles technologies pour renforcer la responsabilisation.

Claver Gatete, ministre rwandais des Finances et de la Planification économique, a exposé les difficultés qu’il faut surmonter pour lutter contre l’abandon scolaire, et insisté sur la nécessité de responsabiliser les parents, les administrations locales et les enseignants. Du côté de la société civile, Winnie Byanyima, la directrice générale d’Oxfam International, a souligné l’importance des financements pour l’éducation. Enfin, selon Wendy Kopp, PDG et cofondatrice du réseau Teach for All, il est essentiel de développer un leadership local pour améliorer le fonctionnement des systèmes éducatifs.

Intervenant(s)

Directrice générale de la Banque mondiale

Ministre des Finances, Indonésie

Ministre des Finances et de la Planification économique du Rwanda

Directrice générale d’Oxfam International

PDG et co-fondatrice, Teach For All 

Directrice générale, Malala Fund (modératrice)