Si vous envoyez de l’argent à vos proches restés dans votre pays d’origine, vous contribuez à ce que les économistes appellent les « remises migratoires ». Pour l’expert de la Banque mondiale Dilip Ratha, les transferts d’argent des migrants sont des « dollars enveloppés d’affection », une planche de salut qui permet aux familles des pays en développement de subvenir à leurs besoins d’alimentation, d’habillement, de logement et d’éducation. Alors que la pandémie de COVID-19 et la crise économique continuent de s’étendre, les envois de fonds des travailleurs migrants vers leurs pays d’origine devraient reculer de 14 % d’ici 2021 par rapport aux niveaux d’avant la pandémie. Voir le communiqué de presse 1er entretien en avril 2020 - Mise à jour d'octobre 2020 Voir aussi l'entretien de décembre 2019
L'accent mis par la Banque mondiale sur l’acquisition des compétences fondamentales exige que les questions relatives aux langues d'enseignement soient placées au premier plan des discussions sur les politiques d’éducation. Des mesures inappropriées en matière de langue d'enseignement entravent l'apprentissage, l'accessibilité, l'équité, la rentabilité et l’inclusivité des apprentissages. Pourtant, un grand nombre d’élèves sont scolarisés dans des systèmes éducatifs utilisant des langues qu'ils maîtrisent mal, et ce dès l’école primaire. Étant donné le nombre important d'élèves au niveau mondial qui reçoivent un enseignement dans une langue qu'ils ne comprennent pas, des progrès considérables pourront être réalisés en rendant les enseignements accessibles dans un petit nombre de langues supplémentaires. Cet événement présente le premier document de politique de la Banque mondiale dédié à la langue d'enseignement et d'apprentissage : « Haut et fort : Enseigner aux enfants dans une ...
Face à COVID-19, la priorité aujourd'hui est de soutenir les systèmes de santé qui sont saturés, et les millions de travailleurs, d'entreprises et de commerces qui sont durement affectés. Toutefois, au-delà de la réponse immédiate, les décideurs publics doivent aussi investir dans la reprise et s'assurer de bâtir un avenir plus résilient et plus durable. Comment aider les pays à répondre à l’urgence tout en investissant dans une reprise durable et résiliente ? Rejoignez-nous le jeudi 11 juin pour suivre une conversation avec Stéphane Hallegatte, économiste principal pour le Groupe sur le changement climatique à la Banque mondiale.
Alors que le coronavirus se propage à travers le monde, il faut agir vite pour aider les pays à y faire face. Une riposte rapide peut permettre d'arrêter la transmission et de sauver des vies, sachant que ce sont les pays les plus pauvres, dont les systèmes de santé sont déficients, qui paient souvent le plus lourd tribut à ce type d'épidémie. Le Groupe de la Banque mondiale mobilise une aide de 12 milliards de dollars pour apporter un appui rapide aux pays confrontés aux conséquences sanitaires et économiques du Covid-19. Il s’est engagé à accompagner les pays pour qu’ils puissent former un plus grand nombre d’agents de santé de première ligne, améliorer l'accès aux soins pour les plus pauvres et renforcer le suivi épidémiologique. Pour détailler le soutien fourni par le Groupe de la Banque mondiale, Réponses d'experts a interrogé le Dr Muhammad Pate, directeur mondial pour la ...
La pandémie de coronavirus bouleverse tous les aspects de notre vie quotidienne. Mais risque-t-elle aussi de limiter l’accès à des aliments sûrs, nutritifs et abordables, en particulier pour les populations les plus pauvres du monde ? Réponses d’experts a interrogé Juergen Voegele pour éclairer ces questions et analyser l’impact de la pandémie sur les chaînes d’approvisionnement alimentaire. Liens utiles : Le Groupe de la Banque mondiale et la pandémie de coronavirus (COVID-19) Série d'interview : Réponses d'expert
Aux quatre coins du monde, les pouvoirs publics ont fermé écoles et universités pour tenter d’endiguer la propagation du coronavirus (COVID-19). Mais, alors que 1,6 milliard d’élèves sont privés d’école, quel sera l’impact de ces mesures sur l’état de l’éducation dans le monde ? Dans un long entretien pour Réponses d’experts, le directeur mondial pour l’Éducation de la Banque mondiale, Jaime Saavedra, fait le point sur ces questions et bien d’autres, tels que le décrochage scolaire, la distribution de repas ou l’enseignement à distance. Liens utiles : Le Groupe de la Banque mondiale et la pandémie de coronavirus (COVID-19) Série d'interview : Réponses d'expert
Quand on parle de situations fragiles ou de conflit, on pense généralement au rôle des Casques bleus ou des ONG. Mais alors que l'extrême pauvreté est de plus en plus concentrée dans des pays en proie à la fragilité, au conflit et à la violence, la Banque mondiale intensifie son soutien avec une hausse sans précédent des ressources financières et humaines dédiées à ces situations particulièrement critiques sur le front de la réduction de la pauvreté et du développement économique. La Banque mondiale s’emploie à aider les pays sortant d’un conflit depuis sa création dans les années 1940 : elle a alloué son premier prêt à la France au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Plusieurs décennies plus tard, elle recentre son attention sur les pays en situation de fragilité, de conflit et de violence, où, selon ses projections, vivront près de la moitié des plus pauvres ...
L’Afrique ne peut pas se transformer sans égalité entre les hommes et les femmes. Alors comment combler le fossé entre les sexes ? Le colloque sur l'état de l’Afrique a tenté de répondre à cette question ancienne et pourtant toujours d’actualité, en s’attachant à l’aborder sous un angle pragmatique. Placée sous le signe de la diversité et de la passion, la discussion était animée par Julie Gichuru. Elle a débuté avec humour par l’allocution d’Hafez Ghanem, vice-président de la Banque mondiale pour la Région Afrique, qui s’est présenté comme un converti au féminisme « sur ses vieux jours ». L'économiste en chef régional Albert Zeufack a pour sa part inscrit le débat dans le cadre plus large des perspectives économiques de l’Afrique subsaharienne et souligné le lien entre les inégalités hommes-femmes et la contre-performance de la croissance africaine, qui devrait afficher en 2019 ...
