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Récap des Réunions de printemps 2019

Retrouvez ci-dessous un résumé de chaque événement avec le lien vers les enregistrements pour regarder le Replay en intégralité.

Notre mission est plus urgente que jamais

14 avril 2019

  • Les dernières prévisions mondiales indiquent un léger ralentissement de l'activité économique, avec un risque de dégradation persistant. La progression des échanges commerciaux dans le monde marque le pas, tandis que les perspectives d’investissement sont devenues moins favorables. Or, il s’agit de deux moteurs essentiels de croissance, de productivité, d’innovation, de création d’emplois et de développement durable. Les faiblesses liées à l’endettement persistent et l’incertitude entourant les politiques publiques pèse sur la confiance. Dans ce contexte, il est important que les pays en développement adoptent des politiques génératrices de croissance tout en maîtrisant les risques et en protégeant les populations les plus vulnérables. Et le Groupe de la Banque mondiale, en association avec le Fonds monétaire international (FMI), est en mesure d’aider les pays à faire face à ces difficultés.

    C’est l’un des principaux messages qu’il faut retenir du communiqué publié par le Comité du développement à la clôture des Réunions de printemps 2019 du Groupe de la Banque mondiale et du FMI à Washington. Lire la suite.

GovTech : promouvoir une administration simple, efficace et transparente au service de la population

13 avril 2019

  • Le rythme des mutations technologiques et les attentes grandissantes des citoyens rendent de plus en plus indispensable l’innovation numérique dans les administrations. Le Groupe de la Banque mondiale, au même titre que d’autres parties prenantes, joue un rôle capital pour l’accès des pays en développement aux connaissances, aux solutions et à l’expertise nécessaires à la transformation numérique des services publics.

    Ces enjeux étaient au cœur de l'événement organisé par le Groupe de la Banque mondiale le 13 avril : GovTech : promouvoir une administration simple, efficace et transparente au service de la population.

    Ceyla Pazarbasioglu, vice-présidente de la Banque mondiale pour la Croissance équitable, la finance et les institutions, et Daniel Korski, directeur général de la société de capital-risque Public, ont ouvert l'événement avec une discussion informelle.


    Ceyla Pazarbasioglu et Daniel Korski

    « Les données sont le nouvel or noir : elles ouvrent de nombreuses perspectives, mais s’accompagnent aussi de risques importants. Nous devons édifier un réseau de base pour faire en sorte que la numérisation des services publics soit effectivement profitable », a souligné Ceyla Pazarbasioglu.

    Grâce à la technologie, s’est félicité Daniel Korski, l’innovation commence enfin à modifier les modalités de la délivrance des services publics.

    « La technologie est capable de suivre la manière dont les services sont rendus à la population et les résultats obtenus avec une facilité sans précédent », a expliqué Daniel Korski. « Et plus nous nous acheminerons vers un système ouvert et transparent, plus il nous sera facile de détecter les cas de corruption ou les dysfonctionnements. »

    L'événement s’est poursuivi avec un panel d'experts réunissant des innovateurs technologiques, des responsables publics et des partenaires de développement.

    « Au fur et à mesure que nous avançons dans l'ère numérique, le risque est grand de creuser encore davantage les fractures qui existent déjà et d’en créer de nouvelles », a mis en garde Matthew Rycroft, secrétaire permanent au département britannique du Développement international. « Nous devons faire de la révolution digitale un levier pour favoriser les populations qui risquent, plus que les autres, d’être laissées pour compte, à savoir notamment les femmes, les filles et les personnes handicapées. » De fait, la GovTech n’est pas une fin en soi.

    Selon Yasodara Córdova, chercheuse à la Digital Kennedy School (université Harvard), où elle travaille sur les enjeux des données et de la désinformation, la participation citoyenne est cruciale pour garantir des services publics numériques démocratiques. Et de souligner l’importance des organisations de base (comités de pilotage, associations citoyennes...) qui, sur le terrain, sont indispensables pour faire en sorte que la GovTech profite à tous.

    « L’État autrichien a commencé à numériser certains services depuis de nombreuses années », a témoigné Harald Waiglein, directeur général en charge de la politique économique et des marchés financiers au ministère autrichien des Finances. « La priorité, à présent, est de simplifier les choses pour les usagers. »

    « Nous accordons beaucoup d’importance à l’administration en ligne à l’heure où nous nous efforçons de nous engager dans la quatrième révolution industrielle et de réduire le niveau de pauvreté », a indiqué pour sa part le directeur de cabinet du gouvernement vietnamien Mai Tien Dung. Et l’enjeu est de ne laisser personne au bord du chemin, a poursuivi le ministre, en soulignant que c’est précisément tout l'intérêt de la GovTech, en particulier pour les populations des pays en développement.

    « S’ils sont correctement mis en œuvre, un grand nombre des éléments du cloud et de l’open data pourraient permettre aux États de faire un grand bond en avant », a souligné Peter Selfridge, responsable mondial en charge de l’administration numérique chez SAP.

    Partenariats, participation, protection de la vie privée, écosystèmes numériques, changement climatique, responsabilisation des pouvoirs publics : autant d'aspects sur lesquels les experts ont tenu à mettre l’accent en conclusion de la discussion.

    Cet événement est disponible en replay. Nous vous invitons à nous faire part de vos commentaires et à poursuivre la conversation sur Twitter avec le hashtag #GovTech.

L’état de l’Afrique : le rôle de la coopération régionale pour lutter contre la fragilité

13 avril 2019

  • C’est sur une note musicale que s’est ouverte l’édition 2019 de la conférence-débat sur l’état de l’Afrique, avec une performance du compositeur, poète et artiste hip hop Menes la Plume. L’artiste militant réfugié au Malawi a notamment livré une interprétation personnelle de Malaika devant un auditoire nombreux et conquis.   

    Dans son allocution liminaire, le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique a mis l’accent sur la nécessité d’une coopération régionale face à des défis profonds qui, à l’instar des problèmes de fragilité en particulier, ont des conséquences qui ne connaissent pas de frontière. Hafez Ghanem a également insisté sur l’importance du développement numérique pour la transformation des économies africaines, en mettant en avant la capacité de la jeunesse à s’emparer des nouvelles technologies pour trouver de nouvelles solutions. Et de citer l’exemple d’un jeune Malien qui est venu au secours d’une jeune fille amputée de la main en fabriquant une prothèse avec une imprimante 3D.  En outre, a ajouté l’économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique Albert Zeufack, la révolution numérique pourrait apporter au continent une hausse annuelle de la croissance de pratiquement deux points de pourcentage et permettre un recul de la pauvreté de quasiment un point de pourcentage par an. 

    Avant de prendre la parole, le Premier ministre somalien, lui-même un ancien réfugié, a tenu à saluer en personne Menes la Plume, dans un intense moment de solidarité. Hassan Ali Khayre a dit combien il était important d'exercer un leadership crédible et d’instaurer une croissance inclusive, en soulignant que l’exclusion des femmes et des jeunes entraînait une perte de productivité de 50 %.  

    Aichatou Boulama Kané, ministre du Plan du Niger, a également fait valoir le rôle capital des femmes et des communautés dans l'avènement de changements durables dans les pays fragiles, tandis que le ministre camerounais de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Mey, a indiqué qu’il était indispensable de soutenir les personnes déplacées et les réfugiés pour permettre aux pays d’accueil d’aller de l’avant.  

    Enfin, selon Nana Apenem Dagadu, de l’ONG Save the Children, il est crucial d'améliorer et promouvoir la santé sexuelle et génésique au niveau individuel, communautaire et régional afin de favoriser l'émancipation des femmes et d’agir sur les causes de la fragilité.