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Assemblées annuelles 2018 : Résumé des événements

Rassurez-vous ! Si vous n’avez pas été en mesure de suivre l’intégralité des Assemblées en direct, cette page vous permet de revivre tous les moments forts, les discussions d’experts et les débats de haut-niveau, en replay.

Atténuer les risques de famine

13 oct 2018


  • Des dirigeants de pays en situation d’insécurité alimentaire étaient réunis à Bali, aux côtés des représentants de la Banque mondiale et des Nations Unies, pour se pencher sur les modalités du premier partenariat mondial mis en place pour prévenir les famines.

    Lancé lors de l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre dernier, le Famine Action Mechanism (FAM) a pour objectif de mobiliser des technologies novatrices et des financements rapides, tout en assurant une collaboration étroite sur le terrain. Ce partenariat innovant illustre l’approfondissement de la relation entre les acteurs de l’humanitaire et du développement face à la nécessité de s’attaquer à l’extrême pauvreté dans ses multiples dimensions.

    Les participants à l’événement ont salué la démarche proactive et collaborative du FAM, et appelé ses promoteurs à mieux exploiter les données et les technologies disponibles afin d’améliorer les systèmes de prévision et à favoriser une mobilisation efficace des financements.

Réinventer le développement grâce au numérique

12 oct 2018

  • L’innovation numérique avance à pas de géant, ouvrant un vaste champ de possibles aux individus, aux entreprises et aux pouvoirs publics. Comment les pays en développement peuvent-ils exploiter au mieux ces transformations au profit de la croissance économique et de leur population ? Comment promouvoir l’essor de plateformes numériques sûres et inclusives dans des domaines comme le commerce électronique, la banque en ligne, la digitalisation des services publics ou encore l’identification numérique ? Ces questions étaient au cœur d’un événement en deux temps qui a d’abord donné lieu à un tête-à-tête entre Jim Yong Kim et Jack Ma, avant de se poursuivre par une discussion réunissant des personnalités de premier plan.

    Au cours de leur conversation, le président du Groupe de la Banque mondiale et le cofondateur et président du géant chinois du commerce en ligne Alibaba se sont penchés sur le potentiel que recèle le numérique pour les pays clients de la Banque mondiale : la révolution digitale pourrait-elle constituer une trajection de développement pérenne et comment concrétiser ce potentiel ? Fort de son expérience en la matière, Jack Ma s’est attaché à éclairer la manière dont les entrepreneurs du numérique pouvaient, dans le monde entier, et en particulier en Afrique, surmonter les obstacles au développement de leur activité et contribuer à bâtir une économie digitale dynamique. Mais, comme l’a aussi souligné le fondateur d’Alibaba, les pays doivent accorder une importance cruciale à l’infrastructure internet, à l’entrepreneuriat et à l’éducation pour réussir à tirer pleinement parti du développement numérique.

    Jim Yong Kim et Jack Ma ont ensuite cédé la place à un panel de dirigeants mondiaux et pionniers des nouvelles technologies. La secrétaire d'État britannique au Développement international, Penny Mordaunt, est revenue sur les moyens mis en œuvre par le Royaume-Uni pour optimiser l’impact de ses programmes d’aide dans le monde en exploitant les technologies « disruptives ». Pour le ministre des Finances de Singapour, Heng Swee Keat, il est indispensable que les pays renforcent leur capital humain, en améliorant l’éducation et la formation, pour se préparer au monde digital de demain, tout en veillant à ce que les machines accompagnent le travail des hommes plus qu’elles ne s’y substituent. Nandan Nilekani, principal architecte du système d’identification numérique indien, a témoigné avec puissance du potentiel des plateformes numériques pour favoriser l’autonomie individuelle et faciliter l’accès à des services essentiels. À la tête d’une association qui regroupe plus de 800 opérateurs de téléphonie mobile dans le monde, Mats Granryd s’est dit en faveur d’une réglementation plus souple du secteur. Car les entrepreneurs du numérique ont besoin d’espace et de flexibilité pour pouvoir innover, a souligné le directeur général de la GSMA, à l’instar de plusieurs autres participants au débat. Selon Nicolas Miailhe, cofondateur et président du think tank The Future Society, le développement numérique passe par des partenariats fructueux entre les secteurs public et privé, et repose sur l’établissement d’un cadre de gouvernance capable de suivre le rythme de l’innovation au XXIe siècle.

    De cet événement, qui a permis d’esquisser les contours de l’avenir du développement numérique à travers divers points de vue, on peut tirer un message simple et clair : s’ils veulent exploiter pleinement le potentiel des technologies numériques au service de leur développement, les pays doivent poser les bases de l’économie digitale et s’adapter à des changements qui vont devenir la norme, en favorisant l’innovation et l’entrepreneuriat.

    Revivre la conversation entre Jim Yong Kim et Jack Ma à partir de 5:30

Comment développer l’investissement à impact positif ?

12 oct 2018


  • Mobiliser des capitaux publics et privés pour financer des investissements qui rapportent tout en produisant un impact social, économique ou environnemental positif et mesurable : cette tendance émergente a de quoi séduire. Or, en dépit de l’intérêt qu’elle suscite et de l’essor des nouveaux produits qui s’en réclament, il n’existe pas de règle commune pour la gestion des investissements « à impact » ni de systèmes d’appui. Cette situation génère de la complexité et de la confusion chez les investisseurs, tandis que la distinction est brouillée entre les investissements à impact et les autres formes d’investissement responsable.

    Pour y remédier, la Société financière internationale (IFC), en consultation avec un groupe resserré de parties prenantes extérieures (gestionnaires et détenteurs d’actifs, fonds de placement, banques de développement et institutions financières) a élaboré des principes rassemblés dans un document intitulé Investing for Impact: Operating Principles for Impact Management (a). La version pour consultation de ce document a été présentée à Bali le 12 octobre 2018 à l’occasion d’une rencontre de haut niveau (a) réunissant des représentants du secteur privé et des décideurs à la pointe de cette nouvelle génération d’investissements.