Réunions de printemps 2018 : Le récap des événements

La nouvelle édition des Réunions de printemps de la Banque mondiale et du FMI vient de se dérouler du 17 au 21 avril 2018 à Washington. Retrouvez tous les événements en résumé et en Replay intégral ci-dessous.

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Les enjeux de l’alimentation de demain

21 avril 2018
  • Lors de la deuxième journée des Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du FMI, le public était particulièrement nombreux dans l’Atrium pour assister au débat sur le thème « Les enjeux de l’alimentation de demain : maximiser les financements pour le développement des filières agricoles ». Les intervenants, issus des secteurs privé et public et du monde du développement, ont discuté des possibilités pour les gouvernements de mobiliser le secteur privé afin de mettre en place des solutions à même de créer de la valeur pour les petits exploitants – donc de les aider à surmonter les difficultés du quotidien –, de soutenir les économies et de progresser vers l’atteinte des objectifs de développement durable.

    Le panel était composé des personnalités suivantes : Mamadou Sangafowa-Coulibaly, ministre de l’Agriculture et du Développement rural de la Côte d’Ivoire, Agnes Kalibata, présidente de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique, Jorge Esteve Recolons, directeur général d’ECOM AgroIndustrial Mexico, David Kamenetzky, Responsable Stratégie et Relations extérieures d’AB InBev, et Hans Peter Lankes vice-président d’ICF pour l’Économie et le développement du secteur privé.

    Modéré par la journaliste internationale Zeinab Badawi, l’événement a attiré un public nombreux et attentif, et généré beaucoup de commentaires pertinents de la part d’internautes du Ghana, du Nigeria et de la Zambie, entre autres. Les intervenants ont notamment évoqué le renforcement de la compétitivité, l’élargissement de l’accès à des financements abordables et à la mécanisation, ainsi que le rôle de la technologie dans le secteur agroalimentaire. 

    Le sujet de l’accès à des financements abordables a été au cœur des discussions. Rappelant que les petits exploitants ont besoin d’équipements mécaniques modernes pour améliorer leur productivité et leurs rendements, Mme Kalibata a souligné que les entreprises présentes dans la salle disposaient des technologies et de l’expertise nécessaires à ces agriculteurs. Ce fut là l’un des exemples de l’importance de la maximisation des financements pour le développement, par la mise en relation de petits exploitants et du secteur privé pour améliorer la production agricole et favoriser une prospérité partagée.

L’état de l’Afrique

21 avril 2018
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    Le colloque 2018 sur l'état de la région Afrique a fait salle comble. Les intervenants à ce débat vif et passionné, en majorité des femmes, représentaient les secteurs public et privé, la jeunesse et le monde universitaire. Les jeunes en particulier ont appelé avec force à une réelle collaboration pour créer des écosystèmes propices à la recherche et à l’innovation pour favoriser la croissance.   

    Cet événement a rassemblé plus de 560 participants, un nombre jamais atteint auparavant, et il était pour la première fois retransmis en direct sur la chaîne de télévision CNBC Africa, diffusée dans les grandes capitales du continent. Le débat portait sur l’exploitation de technologies et d’innovations d’avant-garde dans les secteurs de l’agriculture et de l’énergie pour favoriser le développement du capital humain et la croissance économique.

    En 2017, l’Afrique a affiché une croissance de 2,6 %, en hausse par rapport au taux de 1,5 % de 2016. Les études économiques prévoient une croissance de 3,1 % en 2018, puis de 3,6 % en 2019 comme en 2020. Outre ces tendances significatives mises en évidence dans la dernière édition du rapport Africa’s Pulse, les panelistes ont souligné qu’une réelle collaboration entre toutes les parties prenantes était indispensable pour garantir une croissance durable. La création par les responsables politiques d’environnements favorables et l’innovation technologique continue, notamment, sont deux grands leviers qui favorisent la croissance.     

    Les intervenants au débat ont aussi insisté sur l’impact de l’essor des technologies numériques et réaffirmé l’importance d’un meilleur accès aux financements pour les développer encore.  Autre élément du débat : la nécessité de concevoir des écosystèmes évolutifs pour faciliter la collaboration entre innovateurs, secteur privé, pouvoirs publics et autres parties prenantes. Ces écosystèmes, ont-ils affirmé, constitueront le fondement de l’élargissement des marchés régionaux, condition indispensable à une croissance durable. Les panelistes ont enfin rappelé que, bien que cet aspect soit souvent négligé, la production de données est un élément essentiel à tous les niveaux des écosystèmes, depuis le consommateur jusqu’au distributeur. 

Le développement du capital humain : un projet pour le monde

21 avril 2018
  • Il y a quelques mois, le président du Groupe de la Banque mondiale annonçait le lancement d’un projet pour le capital humain. Aujourd’hui, deux dirigeants mondiaux l’ont rejoint à Washington pour plaider en faveur d’un impératif urgent et prioritaire : les pays en développement doivent investir plus et mieux dans la population pour se préparer à l’économie de demain. 
    Aux côtés de Jim Yong Kim, le fondateur de Microsoft et coprésident de la Fondation Gates, Bill Gates, et Penny Mordaunt, secrétaire d'État au Développement international du Royaume-Uni, pour une discussion animée par le journaliste Ali Velshi (NBC News et MSNBC). 
    Face aux mutations rapides de la technologie et du marché du travail, la clé des progrès futurs réside dans une mesure incontournable : il faut investir dans la population, par l’éducation, la santé, la nutrition, la protection sociale et l’emploi. Tel a été le message implacable porté par les trois intervenants.  
    Chacun a apporté son éclairage sur des questions fondamentales : pourquoi est-il important de se doter d’un nouvel indice pour mesurer la qualité des investissements dans l’humain en relation avec la croissance économique ? Et comment financer ces investissements à fort impact ? Et de conclure que le développement du capital humain est incontestablement un projet pour le monde, qui passe par l’effort collectif des donateurs internationaux, des dirigeants nationaux et des citoyens.