La gestion des catastrophes
Discussion avec Margaret Arnold sur la gestion des catastrophes dans les pays en développement.
Il est impossible d’empêcher des événements extrêmes comme des inondations ou des tremblements de terre, mais il est, dans une large mesure, possible de se prémunir contre leurs effets dévastateurs. Margaret Arnold, Chef de l’Unité de la gestion des risques de la Banque mondiale, a répondu en ligne ce 16 mars à diverses questions sur ce qu’il est possible de faire pour limiter les dégâts immenses que peuvent causer des catastrophes naturelles.
Sai Prakash : Existe-t-il un système bien établi pour gérer les effets des catastrophes, tels des tremblements de terre ? Combien de temps faut-il pour a) rétablir les communications ; et b) organiser l’aide alimentaire et médicale. Dans les cas d’inondations et de typhons, pour lesquels on dispose d’un préavis, quelle est la longueur du préavis nécessaire à la préparation des plans d’urgence ? Quelles leçons avons-nous pu tirer des évènements de Jamaïque et deVirginia Beach, etc. en Amérique du Nord ?
Margaret Arnold : Permettez moi d’abord de souligner que la Banque mondiale est un organisme de développement, et par conséquent n’a pas l’habitude d’intervenir dans la phase de secours. Elle apporte son appui à l’après crise ou l’après catastrophe pour aider les efforts de reconstruction et de relèvement. Mais surtout, elle veut aider les pays à mieux se prémunir contre les catastrophe en les aidant à développer leur capacité en matière de protection civile, pour permettre aux gouvernements et autorités locales de mieux répondre à des catastrophes et d’alerter le plus rapidement possible les populations concernées des risques de leur occurrence.
Ramesh Deshpande : En tant que Banque, avons nous récemment évaluer les efforts entrepris par les pays emprunteurs pour mettre en place des politiques et programmes antisinistres ? Quel rôle la Banque joue-t-elle, ou a-t-elle l’intention de jouer, pour accélérer cet effort ? Les travaux en matière de secours aux sinistrés sont-ils intégrés dans le travail de la Banque, notamment en donnant à la gestion des catastrophes la priorité qui lui revient dans les SAP ?
Margaret Arnold : La Banque n’a pas fait une évaluation systématique des efforts entrepris par chacun des pays emprunteurs pour établir des programmes de secours en cas de catastrophe, mais elle l’a fait pour certains. Ces évaluations nous permettent de les encourager à développer leurs capacités de façon à mieux réduire les risques et à mettre en place des programmes de réponse plus solides en cas de catastrophe. Nous considérons que la gestion des catastrophes est une priorité pour les stratégies d’assistance de pays. Je pense avoir déjà mentionné dans une autre réponse nos efforts d’institutionnalisation de la gestion des risques pour qu’elle devienne une partie intégrante des DSRP et des SAP.
Ernest Mothabi : Bonjour. La Banque mondiale donne-t-elle des fonds à des pays qui ont dû faire face à des catastrophes naturelles comme l’Iran ?
Margaret Arnold : Oui, la Banque donne des fonds aux pays qui ont enduré une catastrophe naturelle, tel l’Iran, et nous sommes équipés pour cela. En fait, dans le cas de l’Iran, nous avons à l’heure actuelle deux projets en place, vu que ce pays a déjà été dévasté par un autre tremblement de terre, il y a quelques années. Nous avons donc un premier projet en place, et nous allons maintenant les aider à développer une stratégie de relèvement des effets du récent tremblement de terre. Depuis 1980, la Banque a fourni plus de 40 milliards de dollars en prêts pour des projets liés à des catastrophes naturelles, y compris la reconstruction après une catastrophe mais aussi des programmes de prévention à caractère plus général. Ce montant représente une partie importante des interventions de la Banque, et reflète l’importance qu’elle accorde à la gestion des catastrophes dans les efforts de développement.
Lekha Ratnayake : Nous parlons de réponse à la catastrophe, mais beaucoup de dégâts pourraient être évités par une meilleure planification avant son occurrence. Quelles sont les mesures prévues pour les pays asiatiques en développement pour aider leur préparation à des situations d’urgence ?
Margaret Arnold : La Banque mondiale renforce à l’heure actuelle son assistance aux pays asiatiques en matière de prévention et de protection civile. Dans le passé, la Banque mondiale avait traditionnellement fourni de l’aide pour la reconstruction après un événement extrême. Plus récemment, nous essayons de mettre plus l’accent sur la prévention des catastrophes et la réduction des risques qui doivent devenir composantes à part entière des efforts de développement. Par exemple, en Asie, parmi les projets sur lesquels nous travaillons, je citerai le développement d’une stratégie pour la région Asie de l’Est et Pacifique visant à identifier des prêts à mettre en place une approche « proactive » pour atténuer les risques posés par les catastrophes. Nos analyses de pays aux Philippines et au Cambodge veulent identifier la façon dont ces pays peuvent renforcer leur capacité à réduire les risques auxquels ils sont exposés. Nous avons également un projet au Vietnam. Il y a également plusieurs efforts entrepris en Asie et dans d’autres régions également qui poursuivent des approches « proactives » pour se préparer à des catastrophes et pour faire de la réduction de risques une partie intégrante de nos activités de développement.
Tauheed Ahmed : Je suis un ancien de la Banque mondiale, et au cours des trois dernières années, j’ai effectué plusieurs consultations dans le domaine de la gestion des urgences (gestion des risques et préparation pour la continuité des activités d’affaires). Je voudrais savoir si votre département met gratuitement à la disposition du public des brochures sur a) les étapes à caractère préventif (par exemple, des codes de la construction, réglementation en matière de sécurité sur les lieux du travail, etc.), et b) les procédures d’urgence en réponse à différents types de crises ? Vos publications dans ce domaine sont-elles protégées par des copyrights, ou peuvent-elles être librement utilisées par des consultants dans ce domaine ? Merci beaucoup. Tauheed Ahmed.
Margaret Arnold : Nous n’avons pas de publication dans le domaine du secours d’urgence, mais nous disposons de plusieurs ressources pour les types de réponses envisagées par la Banque mondiale. Tout ce que nous utilisons, ainsi que les outils développés en permanence par notre unité pour le personnel de la Banque mondiale et pour celui de nos pays clients, est disponible sur le site Web www.worldbank.org/hazards. Nous sommes également partie prenante dans un programme de partenariat, le Provention Consortium, dont le site Web, www.proventionconsortium.org, contient également de nombreuses ressources dans ce domaine, par exemple, des codes destinés à la construction d’hôpitaux visant à les rendre plus résistants aux séismes, un manuel d’évaluation des dégâts et des besoins, des termes de référence pour des équipes de réponses aux catastrophes, etc. De nombreuses ressources sont donc disponibles et d’autres sont en cours de développement.
Shagun Mehrotra : J’ai deux questions : Question 1 – Le don pour la recherche appliquée 047 IND de la Banque mondiale et de Provention a permis de démontrer l’efficacité considérable du marketing social dans la réduction de risques au niveau communauté, à Porbandar, en Inde. Envisagez-vous de généraliser l’utilisation du marketing social comme moyen de faire connaître et d’intégrer une gestion de risques à base communautaire dans d’autres régions en développement ? Question 2 – Selon vous, faut-il intégrer la gestion des risques dans le processus DSRP de la Banque ? Cette intégration ferait en effet de la gestion des risques une partie intégrante des politiques nationales de réduction de la pauvreté.
Margaret Arnold : Oui, nous pensons que le marketing social est un outil essentiel pour éveiller les consciences et éduquer le public sur l’importance de la gestion des risques. C’est pourquoi, en liaison avec ce programme de dons pour la recherche appliquée, nous avons programmé cette année des événements visant à faire mieux connaître les projets les plus prometteurs du programme de dons. En consultant le site Web de ProVention Consortium, vous trouverez plus de détails sur ces différents sujets qui vous permettront de comprendre où nous en sommes aujourd'hui. Oui, nous sommes convaincu qu’il faut intégrer la gestion des risques dans le processus DSRP et nous discutons avec la direction de la Banque sur une approche systématique qui permette de le faire. Déjà, plusieurs DSRP abordent la question de la gestion des risques, et vous en trouverez des exemples sur le site Web de notre unité. De plus, nous participons à la confection de DSRP d’autres pays qui sont particulièrement vulnérables aux catastrophes, de façon à y intégrer la gestion des risques.
John Salter : En écoutant la Banque, nous avons l’impression d’un passage de l’affrontement du danger à la gestion des risques, de la vulnérabilité vers la capacité de récupérer. S’agit-il de vœux pieux, ou y a-t-il une réalité derrière le discours ? En résumé, vu que l’impact des catastrophes va en grandissant, faut-il aujourd'hui partir de l’hypothèse que les simples mesures de protection sociale sont insuffisantes, et que par conséquent il est indispensable que les communautés apprennent à compter sur elles-mêmes ? Au revoir et bonne chance dans vos efforts.
Margaret Arnold : Je pense que nous avons dépassé le stade du discours. L’unité de gestion des risques, qui s’appelait auparavant Facilité de gestion des sinistres, travaille depuis 1998 à encourager une approche proactive à la réduction de risques et à faire comprendre au personnel de la Banque et à celui de nos pays clients que la gestion des risques n’est pas un problème humanitaire mais bien une question de développement. De nombreux pays s’appliquent aujourd'hui à mettre en place des approches proactives, qui se démarquent des approches purement réactives du passé. Le rythme du développement dans ce domaine s’est considérablement accéléré. Par conséquent, je suis personnellement très optimiste quant à l’intégration de cette approche dans la Banque, exactement comme la problématique de l’environnement s’y est intégrée il y a de cela quelques années. La problématique de la gestion des risques va, j’en suis sure, devenir une dimension obligatoire du travail de développement de la Banque mondiale.
Gérard Madodo : Burundi : 1. Quelle approche l’Unité de la gestion des catastrophes de la Banque mondiale pourrait emprunter pour atteindre les populations les plus vulnérables ? L’expérience montre en effet que les gouvernements n’inscrivent pas dans les priorités nationales la prévention des catastrophes et la réduction des risques qui y sont liés.
Margaret Arnold : C’est une très bonne question. Ce sont souvent les populations les plus pauvres qui sont les plus affectées par les catastrophes chez nos clients. Il s’agit donc d’une priorité pour nous. Nous essayons d’aborder la réduction des risques à tous les niveaux, de façon à assurer que le gouvernement lui-même en fasse une priorité mais également qu’il travaille au niveau local et au niveau communautaire pour développer parmi les communautés une capacité de réduction des risques. Parmi les exemples, je voudrais citer ce projet en Inde qui comprend une composante réduction des risques dus aux catastrophes par le biais du matériau pédagogique destiné aux enfants de l’enseignement fondamental. Nous appuyons également des activités permettant d’étudier la façon dont la micro-finance et la micro-assurance peuvent aider les communautés pauvres à mieux répondre à des situations de crise, et à empêcher la destruction complète de leurs actifs par une catastrophe naturelle. En effet, de nombreuses communautés perdent très souvent tout à cause d’événements dont l’importance est trop petite que pour faire les devants de la scène nationale ou internationale, mais qui ont sur ces communautés des effets profondément dévastateurs. C’est pourquoi nous essayons de travailler à tous les niveaux pour aider les plus vulnérables.
Gérard Madodo : Burundi : Merci pour avoir pris l’initiative d’ouvrir un débat sur la nécessité de prévenir les catastrophes, mais il faut assurer que les représentations résidentes de la Banque mondiale dans les pays prennent votre relais pour que les autorités à tous les niveaux prennent conscience du problème.
Margaret Arnold : L’Unité de la gestion des risques est une unité centrale de la Banque mondiale dont l’appui et les conseils techniques dans le domaine de la réduction des risques dus aux catastrophes sont destinés à tous nos services et représentations. Nous travaillons de façon très étroite avec nos représentations résidentes dans les pays pour analyser en détails la capacité des gouvernements en matière de réduction des risques et pour encourager le développement de stratégies de gestion des catastrophes dans ces pays. A l’heure actuelle, les régions de la Banque où nous sommes les plus actifs sont l’Amérique Latine et les Caraïbes, la région Asie de l’Est et Pacifique, ainsi que la région Europe et Asie Centrale. Mais nous devenons progressivement plus actifs dans plusieurs autres régions et pays. Il s’agit donc d’une discipline en pleine expansion dans la Banque et nous pensons que cette expansion ne fera que se poursuivre dans le futur.
Ozlem Albayrak : Je vis dans un pays, la Turquie, qui est la victime de nombreux types de catastrophes naturelles. Je travaille sur des projets de développement de logiciels destinés à être utilisés pour la gestion des catastrophes et la protection civile. Disposez-vous d’un système d’information susceptible de mesurer l’efficacité de la gestion des catastrophes ? Il est évident que de tels systèmes de logiciels ne peuvent pas empêcher que ces sinistres se produisent, mais néanmoins ils peuvent aider à en minimiser les effets nuisibles. Merci d’avance. Dr. Ozlem Albayrak.
Margaret Arnold : Nous ne possédons pas à l’heure actuelle un seul instrument normalisé qui nous permette de mesurer l’efficacité des systèmes d’information. Comme je l’ai déjà dit, nous évaluons la capacité des pays en matière de gestion des risques, et nous travaillons avec plusieurs partenaires sur la façon d’élaborer des instruments permettant d’évaluer les coûts et bénéfices des investissements visant à atténuer les effets des catastrophes. C’est dire toute l’importance que nous attachons à une quantification de la prévention des catastrophes. La capacité d’en quantifier les avec pour objectif les bénéfices nous aidera à convaincre nos collègues travaillant dans les missions résidentes et nos partenaires dans nos pays clients qu’il est économiquement préférable pour eux d’investir dans la prévention plutôt que d’attendre d’avoir été sinistré par une catastrophe pour y répondre.
Lolo Mkhabela : Les communautés les plus pauvres sont souvent les plus vulnérables, particulièrement dans les pays les moins développés, que le risque soit le VIH/SIDA, la sécheresse, les inondations, etc. Ces communautés souvent perçoivent mal ce qui constitue les risques. Comment peut-on aider ces communautés à réaliser que la façon dont ils vivent aujourd’hui compromet leur avenir dans une situation où ils n’ont pas la maîtrise des choix.
Margaret Arnold : Vous avez certainement raison de dire que les communautés pauvres sont confrontées à de multiples risques, et que pour elles, le risque encouru du fait d’une catastrophe naturelle n’est qu’un parmi d’autres. La priorité souvent secondaire donnée aux risques de catastrophes naturelles est, à mon avis, due au fait que la plupart des gens tendent à les considérer comme des cas fortuits, indépendants de la volonté humaine, qui échappent à tout contrôle, et au fait qu’ils ne réalisent pas, en particulier dans les communautés pauvres, qu’ils peuvent se protéger contre ces risques par des techniques peu onéreuses de construction ou simplement en construisant dans des endroits moins vulnérables. Souvent, les communautés pauvres sont chassées dans des zones encore plus vulnérables tels que des lits de rivière ou des pentes rendues dangereuses par une déforestation effrénée pour satisfaire aux besoins de construction. Il faut donc souligner combien le rôle de l’éducation et de la prise de conscience est essentiel, pour s’assurer que ces communautés mesurent les risques auxquels elles sont confrontées et qu’elles comprennent comment elles peuvent les réduire pour protéger leurs moyens d’existence. Je pense qu’à la suite d’un sinistre, elles comprennent certainement comment leurs moyens d’existence peuvent être affectés très directement, mais nous devons les aider à prendre des mesures préventives avant que le sinistre ne se produise.
Manuel Lluberas : Quelle est la position de la Banque en ce qui concerne les problèmes liés aux insectes à la suite d’un sinistre ?
Margaret Arnold : La Banque a eu dans le passé des projets qui ont permis d’aider les pays dans leur lutte antiacridienne suite à des invasions de sauterelles ou autres insectes, essentiellement en Afrique sub-saharienne. Par conséquent nous considérons que ce type de situation fait également partie de notre mandat en terme de gestion des catastrophes naturelles, même si nous avons passé plus de temps sur d’autres types de catastrophes naturelles, tout simplement parce que leur fréquence est plus élevée.
Kathryn : J’ai lu tout récemment un article qui parlait du rôle de la Banque mondiale dans la solution à la crise de l’eau. Quelles sont les choses que fait à l’heure actuelle la Banque mondiale pour aider les pays qui souffrent aujourd’hui d’un manque d’eau potable à la suite d’inondations ou de sécheresse. Merci de prendre le temps de me répondre.
Margaret Arnold : l’approvisionnement en eau est une problématique très générale, mais en ce qui concerne des situations d’inondations et de sécheresse, je puis vous assurer que la Banque mondiale est très active dans ce domaine et aide les pays qui ont à y faire face. Les sécheresses et les inondations sont en fait les deux sinistres les plus fréquents chez nos pays emprunteurs, et nous avons dans le passé consacré des montants importants à des investissements dans des projets de reconstruction et de relèvement suite à des inondations et sécheresses catastrophiques. Nous encourageons également une approche plus proactive à la prévention des inondations et de la sécheresse. Par exemple pour prévenir les risques liés à la sécheresse, cette approche encourage des choses telles que la diversification des cultures et l’utilisation de variétés plus résistantes à la sécheresse, et également des stratégies permettant aux communautés rurales de diversifier leurs revenus lorsqu’elles sont victimes de la sécheresse. En ce qui concerne les inondations, nous appuyons des mesures à la fois structurelles et non structurelles, par exemple, des digues et des plantations de mangroves dans les zones côtières pour mieux maîtriser les tempêtes et les inondations. Parmi les mesures non structurelles, on notera la préparation, l’éveil des consciences et l’éducation du public. Nous sommes donc très actifs dans ce domaine. Nous avons plusieurs exemples spécifiques. Je vous recommande de consulter notre site Web, www.worldbank.org/hazards, sur lequel vous trouverez tous les projets de la Banque mondiale dans tous nos pays clients qui ont trait d’une façon ou d’une autre à la gestion des risques. Vous pourrez cliquer sur n’importe quel pays pour voir ce qui s’y passe et quels y sont les projets.
Yelmi : Comment peut-on lutter et prévenir l’apparition de maladies infectieuses pendant et après des inondations ?
Margaret Arnold : la prévention des maladies infectieuses est certainement un domaine prioritaire pendant et après des inondations. Il est important de s’assurer qu’il existe des plans d’approvisionnement des communautés affectées en eau salubre et potable. Dans la plupart des cas, leur mise en œuvre intervient au moment de la phase des secours d’urgence qui implique avant tout d’autres partenaires de la Banque comme la Croix Rouge ou d’autres agences d’aide d’urgence, qui interviennent au tout début de la période de réponse. L’appui de la Banque mondiale vient ensuite pour essayer de rétablir rapidement des systèmes opérationnels d’approvisionnement en eau et de réparer les dégâts à leurs installations. L’Organisation panaméricaine de la santé, qui a beaucoup travaillé dans ce domaine, pourra vous fournir plus de détails dans ce domaine, et je vous recommande de visiter leur site Web où vous trouverez des réponses à toutes les questions d’ordre sanitaire pendant et après les sinistres.
Merci d’avoir participé à cette discussion.



