Envois de fonds

9 Avril 2009
EXPERTS
  • Économiste principal, Migrations et envois de fonds, Groupe des perspectives de développement, Banque mondiale

Selon la dernière enquête de la Banque mondiale, les envois de fonds vont subir une baisse plus importante que prévu – de 305 milliards de dollars l'an dernier à un montant qui devrait approcher, en 2009, les 290 milliards de dollars. Cependant, malgré cette diminution, le montant des envois de fonds devrait toujours être supérieur à l’aide officielle au développement, située généralement autour de 100 milliards de dollars, ainsi qu’aux flux de capitaux privés, dont le montant devrait chuter de moitié en 2009. Selon l’économiste Dilip Ratha, qui dirige l’équipe Migration et Envois de fonds à la Banque mondiale, les envois de fonds sont résilients car de nombreux migrants, peu susceptibles de quitter leur pays adoptif, continueront à envoyer de l’argent chez eux.

Mercredi 8 avril, Dilip Ratha, expert des questions d’envois de fonds à la Banque mondiale, a répondu en direct à vos questions lors d’un forum internet.

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Transcription

Helena Swanson-Nystrom :
Est-ce que certains gouvernements vont être obligés d’intervenir dans des domaines habituellement financés par les envois de fonds familiaux (comme l’éducation ou la santé) ? Et de quelle façon les politiques de développement vont-elles évoluer si les niveaux d’envois de fonds continuent à baisser ?

Dilip Ratha :
Excellente question !
De temps à autre, nous nous trouvons confrontés à ce phénomène, en particulier à la suite de catastrophes naturelles. Par exemple, après le passage de l’ouragan Mitch, en Amérique centrale, ou après le récent cyclone en Birmanie, les migrants installés à l’étranger ont massivement envoyé des fonds à leur famille sinistrée tandis que l’aide du gouvernement ne progressait que lentement et soulevait des critiques. Ceci dit, les envois de fonds ne bénéficient qu’aux familles qui ont des parents à l’étranger. Ils ne peuvent aider toutes les familles sinistrées après une catastrophe. Ceci s’applique également aux périodes normales : les envois de fonds ne bénéficient qu’aux familles qui ont des parents à l’étranger. Et le nombre de ces familles reste limité : les migrants internationaux ne représentent que 3 % de la population mondiale. Il ne faut donc pas s’attendre à ce que des fonds privés tels que les envois de fonds répondent à des besoins publics. C’est la raison pour laquelle les fonds publics restent nécessaires.

Il est plus difficile de répondre à la seconde partie de votre question, à savoir, de quelle façon les politiques de développement vont-elles évoluer si les niveaux d’envois de fonds continuent à baisser. Il est évident qu'une baisse des flux de transfert de fonds en monnaie forte aurait pour effet de créer une insuffisance de financement extérieur dans de nombreux pays dépendants des envois de fonds, plus particulièrement les pays petits et pauvres. De la même façon, dans la mesure où les envois de fonds servent de filet de sécurité dans un nombre considérable de familles pauvres, une baisse de ces flux pousserait les gouvernements à prendre des mesures.

 


Prime Sarmiento :
1. L’économie des Philippines devrait rester solide grâce à l’afflux régulier d’envois de fonds. Cependant, la pauvreté demeure un problème. Est-ce que les envois de fonds peuvent aider à endiguer la pauvreté ?

2. Qu’en est-il de la proposition de mettre sur pied une institution internationale consacrée aux envois de fonds ?

Dilip Ratha :
Les envois de fonds aident à réduire la pauvreté dans les foyers qui en sont bénéficiaires et peut-être même dans des foyers du voisinage. Cependant ils ne peuvent se substituer aux efforts de plusieurs générations pour renforcer la croissance et l’emploi dans le pays d’origine.

En ce qui concerne votre seconde question, j’ai réellement le sentiment qu’une sorte de guichet unique est nécessaire. Son rôle serait de planifier les envois de fonds et les migrations, mais aussi de rechercher comment réduire les coûts des envois de fonds en introduisant les nouvelles technologies et en favorisant des effets de levier sur les envois de fonds. Il pourrait également faciliter l’accès des foyers aux financements ainsi que l’accès des institutions et des pays au marché de capitaux. En ce qui concerne l’aide officielle (environ 100 milliards de dollars), il existe des dizaines d’institutions ; plusieurs sont tournées vers l’investissement direct à l’étranger (IDE) ; cependant, seuls quelques individus se préoccupent des envois de fonds.



John Weiss :
Bonjour Dilip. Il semble que partout dans le monde, de très nombreuses organisations, y compris deux ou trois groupes au sein de la Banque mondiale, travaillent sur les migrations et les envois de fonds. Beaucoup de vos données (telles que celles portant sur les migrations et les envois de fonds) donnent l‘impression d’être une compilation de données fournies par d’autres groupes.

En quoi votre groupe se différencie-t-il des autres ?
Merci.

Dilip Ratha :
Jusqu’à ce les envois de fonds soient “découverts” et qu'ils apparaissent comme le lien le plus tangible, et peut-être le moins controversé, entre migration et développement, peu d’institutions, à ma connaissance, avaient pris la peine de considérer la migration comme un aspect du développement. À la Banque mondiale, nous travaillons surtout sur le développement, et nous sommes persuadés qu’il est possible de tirer un profit non négligeable de la migration afin d’améliorer les revenus du développement. Nous travaillons en collaboration étroite avec des experts, ainsi que d’autres institutions dans le monde entier, afin de mieux comprendre les liens qui existent entre migration et développement.


Kartik Mehta :
Bonjour Dilip. J’aimerais vous poser les questions suivantes :

1. Les États-Unis ont décidé d’autoriser des envois de fonds plus importants vers Cuba. Quelles sont les conséquences possibles d’une telle décision ?

2. Est-ce que certaines formes alternatives de technologie ont progressé ?

3. Existe-t-il des couloirs où selon vous, les envois de fonds ont augmenté par rapport à l’an dernier ?

4. Avez-vous remarqué une hausse de la concurrence tarifaire qui serait due à la baisse récente des envois de fonds ?

Dilip Ratha :
1. Je suis favorable à la récente décision des États-Unis de permettre les envois de fonds vers Cuba.

2. Bien que les envois de fonds via le téléphone mobile soient très prometteurs, les régulations de l’AML/CFT (LBC/FT, Lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme) restreignent leur développement sur le marché frontalier. Les programmes à cartes, en particulier les cartes à valeur stockée, semblent bien fonctionner.

3. La croissance des envois de fonds s’est avérée positive dans le couloir situé entre le Moyen-Orient et l’Asie du Sud. Les envois de fonds intérieurs en Chine et en Inde devraient également bien résister.

4. J’ai remarqué une augmentation de la concurrence tarifaire, mais ce n'est pas nécessairement lié au ralentissement des flux de transfert de fonds que la crise a provoqué. Sans aucun doute, le marché est en train de devenir plus compétitif. Il s'agit d’un changement structurel et non d’un phénomène à court terme.


Liliana Carvajal :
Je vous écris depuis le Bureau du Rapport mondial sur le développement humain du PNUD.

Nous sommes actuellement en train d’écrire notre prochain rapport sur la migration. Pour cela, nous utilisons beaucoup les données disponibles sur les envois de fonds, fournies par vous, et nous ne manquons pas les mises à jour. Nous sommes très heureux de disposer de cette mine d’informations, et tenons à vous féliciter, vous et votre équipe, pour ce travail considérable.

Nous avons une question concernant les données récemment publiées sur les flux d’entrée et de sortie (mars 2009). Nous souhaiterions comprendre un peu mieux quelle est la différence entre les valeurs mondiales totales pour les flux d’entrée (397 047) et les flux de sortie (248 283). Nous avons également remarqué que cette différence augmente au cours des années ; la différence entre les deux totaux était en effet de 16% en 2000, contre 33% en 2007.
Nous vous serions reconnaissants de nous aider à comprendre pourquoi.
Merci beaucoup. Nous espérons avoir de vos nouvelles bientôt.

Dilip Ratha :
C’est probablement vrai pour tous les éléments de la balance des paiements prenant en compte les exportations et les importations mondiales (ce qui tend directement à prouver l’existence d’une vie extraterrestre). Généralement, les flux d’entrée sont mieux enregistrés que les flux de sortie. De même, il existe souvent une confusion entre les envois de fonds des particuliers et les transferts de petits montants issus du commerce, du tourisme, de l’investissement ou encore de dons caritatifs privés. Les pays se conforment à des normes différentes dans l’élaboration de leurs rapports – certains (comme l’Afrique du Sud) tiennent à noter tous les flux qui transitent par leurs frontières, sans seuil minimum. D’autres (comme le Japon ou les pays d’Europe communautaire) ont fixé des seuils élevés, en-dessous desquels les transactions d’envois de fonds n’ont pas à être enregistrées. Enfin, il existe des flux informels qui dans leur majorité ne sont pas enregistrés.

 


Jitendra Panda :
Voici mes questions :
1: De quelle façon les envois de fonds des migrants affectent-ils l'économie, à la fois celle des pays hôtes et celle de leur pays d’origine ?

2: Est-ce qu’il existe des données/des études qui expliquent comment les envois de fonds sont utilisés par les familles de migrants dans le pays d’origine ?

3: A-t-on pu établir une relation entre les envois de fonds et la montée du terrorisme ?

Dilip Ratha :
1. Veuillez consulter mon blog à l’adresse suivante : http://peoplemove.worldbank.org/en/content/remittances-reduce-poverty, et lire l’article « Tirer profit des envois de fonds pour le développement ».

En ce qui concerne les conséquences des envois de fonds sur les pays hôtes, des recherches conduites pour le rapport 2006 des Perspectives économiques mondiales portant sur les implications économiques des envois de fonds et des migrations, ont démontré que les migrations bénéficiaient aux pays d’origine, aux pays de destination et aux migrants eux-mêmes - une solution trois fois gagnante.

2. Dans les familles plus pauvres, les envois de fonds sont souvent destinés à la consommation. Mais dès lors que les besoins basiques de consommation sont satisfaits, les transferts de fond servent à financer l'éducation, la santé, le logement et de petits investissements économiques. Des études ont montré qu’il existait peu de différences entre l’utilisation d’envois de fonds par les foyers qui en sont bénéficiaires et l’utilisation d’un revenu supplémentaire par les foyers qui ne reçoivent pas d’envois de fonds. Cependant, je pense que l’argent des envois de fonds possède une valeur ajoutée. La valeur ajoutée provient du migrant lui-même, qui se sent étroitement concerné par la manière dont le bénéficiaire va dépenser les fonds qu'il a envoyés. Les envois de fonds arrivent souvent accompagnés d'instructions qui précisent comment les utiliser.

3. Pas que je sache.



Jawwad Rizvi :
Ma question porte spécifiquement sur les pays du tiers monde. Je travaille comme journaliste pour The News et j’écris des articles ayant trait au commerce, à l’industrie et à la finance. J'aimerais savoir comment la récession économique mondiale actuelle va affecter la croissance des nations du tiers monde, en particulier le Pakistan, l'Inde et le Bangladesh.

Un grand nombre de citoyens de ces pays travaillent à l’étranger et envoient régulièrement une grande quantité de fonds à leurs familles, qui en sont souvent dépendantes.

Avec le scénario actuel, de nombreuses personnes qui travaillaient au Moyen-Orient sont rentrées dans leur pays au fur et à mesure que les entreprises fermaient – jusqu’à quand cette tourmente va-t-elle durer ? Que vont faire ces personnes face au chômage et comment vont-elles pouvoir nourrir leurs familles ?

Une autre question est liée au célèbre, bien que non légal, canal d’envois de fonds, très populaire dans le monde entier et connu sous le nom de Hundi ou Hawala (référence). – Comment la Banque perçoit-elle ce canal, sachant qu’il s’agit pour le travailleur émigré d’une manière rapide d’envoyer de l’argent à sa famille.

 

Dilip Ratha :
Bien que le nombre de nouveaux migrants semble être beaucoup moins important cette année que l’an dernier, le nombre de migrants retournant dans leur pays d’origine reste relativement limité, comparé au nombre de migrants vivant en Asie du Sud et dans d’autres parties du monde. Je ne pense pas que le nombre de migrants déclinera de sitôt.

En ce qui concerne votre seconde question sur les canaux légaux d’envois de fonds, je pense que les personnes utilisent les réseaux Hundi et Hawala, non parce qu’elles veulent transgresser la loi, mais parce que les réseaux formels sont soit inaccessibles, soit trop chers. Par ailleurs, les contraintes sociales liées à la mobilité des femmes bénéficiant d’envois de fonds sont parfois telles que ces fonds doivent leur être remis à leur domicile.

Au niveau d’une famille, les conséquences des envois de fonds sur le développement sont importantes, que les fonds passent par des canaux formels ou informels. Cependant, au niveau macro-économique, les canaux Hundi ou Hawala sont toujours associés à la fuite des capitaux, principalement parce que le pays qui reçoit les fonds a mis en place un contrôle des échanges.



Sergio Vieira :
Cher M. Dilip Ratha, j’ai deux questions à vous poser :

- En 2008, le niveau des envois de fonds a augmenté plus rapidement dans certaines régions, nous pouvons comparer par exemple l’Asie du Sud et l’Est asiatique avec l’Amérique latine et les Caraïbes. Pouvons-nous considérer que le caractère contre-cyclique des envois de fonds varie selon les régions ?
Quels facteurs peuvent expliquer de telles différences ?

- Dans les Perspectives pour 2009, dernière version révisée, vous estimez que les envois de fonds devraient chuter de 5 à 8%. La résilience des flux d’envois de fonds semble bonne face à la crise actuelle, en particulier si l'on considère que celle-ci sévit simultanément dans les pays émetteurs et dans les pays récepteurs. La résilience actuelle des envois de fonds est-elle uniquement un phénomène à court terme ? En particulier, si les conditions du marché du travail continuent à se détériorer de manière significative pour les immigrants dans les pays hôtes, toutes choses étant égales par ailleurs.

Dilip Ratha :
Vous avez raison, le caractère contre-cyclique des envois de fonds varie selon les pays. Il dépend habituellement du niveau de revenu des bénéficiaires des transferts. Dans les foyers plus pauvres, les envois de fonds sont destinés avant tout à la consommation, tandis que les foyers relativement plus riches cherchent également à investir. Les envois de fonds tendent à être plus contre-cycliques lorsqu’ils sont destinés à des fins de consommation plutôt que pour l'investissement. Ceci, dans une large mesure, peut expliquer les différences régionales dans ce domaine.

Nous avons déjà évoqué sur notre blog les raisons de la résilience des envois de fonds, avec l’article « Les envois de fonds devraient chuter de 5 à 8% en 2009 ». Si l’on compare la résilience des envois de fonds à court-terme et à long terme, alors vous avez raison de penser que les transferts pourraient diminuer encore si la crise s’aggrave ou si elle dure plus longtemps. Ceci dit, la diminution des envois de fonds sera toujours moins importante que la diminution des flux de capitaux privés dans les pays en développement. De la même façon, il est intéressant de noter que si les envois de fonds se maintiennent, c’est principalement parce que le nombre de migrants lui-même reste stable. Et les migrants ne transfèrent qu’une petite partie de leur revenu.



Otabor Isaac :
« Les envois de fonds sont résilients parce que de nombreux migrants, peu susceptibles de quitter leur pays adoptif, continueront à envoyer de l’argent chez eux », affirme l’économiste Dilip Ratha.

S’il vous plaît, quels sont les facteurs décisifs qui amènent des migrants à rester dans leur pays adoptif, alors que les personnes nées dans le pays perdent leur travail ?

De la même façon, comment peut-on expliquer que des migrants continuent à envoyer de l’argent dans leur pays d’origine, alors que certains d’entre eux ont connu/ou connaissent des baisses de salaire.

Dilip Ratha :
Nous avons déjà répondu à cette question dans notre blog, avec l’article « Les envois de fonds devraient chuter de 5 à 8% en 2009 ».

Pour résumer rapidement, les migrants essayent de rester dans le pays hôte malgré un marché du travail maussade et des salaires en baisse, parce que la situation est souvent pire dans leur pays d’origine.
Ils essaient d’amortir les effets d’une diminution de salaire, le cas échéant, en économisant un repas ou en partageant un logement. Ils ont ainsi la possibilité de continuer à envoyer de l'argent, sachant que chaque dollar économisé est très utile à la famille restée au pays.

Par ailleurs, le durcissement du contrôle de l’immigration auquel on assiste dans de nombreux pays n’incite pas les migrants à rentrer chez eux. Ils savent qu’ils ne pourraient pas revenir si facilement une fois que la situation économique se serait améliorée.

Enfin, dans les pays hôtes, eux-mêmes en proie à la crise et confrontés à un marché du travail maussade, les employeurs décident des embauches et des licenciements au cas par cas. De sa propre initiative, aucun employeur ne souhaite embaucher que des travailleurs originaires du pays et ne licencier que des travailleurs migrants. Il aurait plutôt tendance à mettre en balance la contribution du travailleur et le coût de son embauche pour prendre une décision d’embauche ou de licenciement. Les travailleurs migrants coûtent habituellement moins cher, ils sont plus flexibles et plus productifs. Un employeur dont les revenus sont en baisse n’a aucun intérêt à licencier uniquement des travailleurs migrants. J’ai répondu à la première partie de votre question.



Helka Repo :
Je souhaiterais connaître votre opinion sur les sujets suivants :

1. Comment pouvez-vous penser que les envois de fonds vont bénéficier au développement des pays les moins développés alors que la plupart de ces flux financiers semblent être des envois entre familles et utilisés pour des besoins privés et à court terme ?

2. Qu’est-ce qui pourrait ou devrait être fait, au niveau des institutions, pour que les envois de fonds bénéficient aux entreprises sur une plus large échelle ?

3. Les envois de fonds pourraient compenser les devoirs/ responsabilités assumés ordinairement par les États. Êtes-vous sensible à cette problématique ?

4. Je pense utiliser la documentation de l’Union africaine dans le cadre de mes recherches (pour un mémoire) concernant les discours et les politiques de la diaspora. Selon vous, quel est le rôle de l’Union africaine dans ces domaines ? Merci.


Dilip Ratha :
Pour les réponses aux questions 1 et 3, voyez ma réponse à Helena Swanson-Nystrom.

Pour la question 2, je vous suggère de jeter un œil à l'article sur les envois de fonds des migrants, sur mon blog intitulé « People move ». Cet article possède également un lien avec l’ordre du jour international des envois de fonds. Ainsi que je l’explique dans l’article, les envois de fonds peuvent favoriser l’accès des familles aux finances et un accès des institutions et du pays aux capitaux. Si l’on réduisait les coûts des envois de fonds, des milliards de dollars supplémentaires pourraient être envoyés vers les pays en développement. Ainsi, ces petites sommes d’argent, envoyées par des millions de migrants, peuvent avoir des conséquences importantes sur le développement.

En ce qui concerne votre dernière question, l’Union africaine a identifié la diaspora africaine comme étant la 6ème communauté économique régionale d'Afrique. L’Union africaine peut tirer parti de la diaspora pour faire progresser le développement en Afrique.