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10 octobre 2017

Changer les règles de l’entreprise : une discussion entre Jim Yong Kim et Hamdi Ulukaya

Le 11 octobre, Jim Yong Kim recevait Hamdi Ulukaya, le dirigeant de l’entreprise Chobani et fondateur de la fondation Tent. L’occasion pour le président du Groupe de la Banque mondiale de s’entretenir avec l’entrepreneur de la mission qui l’anime : réécrire les règles de l’entreprise et de l’activité économique pour garantir le partage de la prospérité et venir en aide aux réfugiés.

La discussion a permis de mettre en lumière le problème des déplacements forcés sous l’angle du rôle du secteur privé et du monde de l’entreprise. Un rôle actuellement très en-deçà de son potentiel selon Hamdi Ulukaya, pour qui la question des réfugiés souffre d’un problème de « marque » et d’image. L’entrepreneur a pointé la nécessité d’aller au-delà des programmes relevant de la « responsabilité sociétale des entreprises » pour inscrire l’intégration des réfugiés au cœur même de leur activité. Hamdi Ulukaya a évoqué l’exemple d’Utica, une ville de l’État de New York célèbre pour son accueil des réfugiés, et retracé le cheminement qui l’a conduit à embaucher lui-même un grand nombre de réfugiés — ces derniers représentent actuellement un tiers des effectifs de son entreprise.

Le dirigeant a également insisté sur le « problème fondamental » que constituent les inégalités de revenu. Également engagé sur ce front, l’employeur propose des salaires deux fois supérieurs à la moyenne locale. Il a également mis en place un programme de partage des profits : chez Chobani, chaque salarié est intéressé financièrement au succès de l’entreprise.


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11 octobre 2017


Admis ou recalés : les systèmes éducatifs font-ils leurs devoirs ?

Investissements insuffisants, mauvais résultats : le secteur de l’éducation est pris dans un cercle vicieux qui s’accompagne aujourd’hui d’une véritable crise des apprentissages. Quelles actions concrètes les pays peuvent-ils engager pour y remédier ? Cette question était au centre de la discussion qui a réuni aujourd’hui responsables publics, experts de l’éducation et dirigeants de la société civile, avec l’objectif de mobiliser tous ceux qui sont concernés par la réussite des systèmes éducatifs. L’enjeu ? Que tous les enfants, où qu’ils soient, puissent réaliser leur potentiel grâce à l’école.

La directrice générale du Fonds Malala, Farah Mohamed, qui animait la discussion, a salué le grand intérêt suscité par cette crise de l’éducation. Une crise aux dimensions multiples, a souligné la directrice générale de la Banque mondiale, en insistant sur la nécessité d’accorder une plus grande importance à la fois à l’accès à l’éducation et à la qualité des enseignements. « La scolarisation n’est pas synonyme d’apprentissage », a rappelé Kristalina Georgieva : de fait, des millions d’enfants ne maîtrisent toujours pas la lecture ou les bases des mathématiques après plusieurs années d’école.

Même dans un pays comme l’Indonésie, qui consacre 20 % de son budget à l’éducation, ces financements ne sont pas suffisants, a expliqué la ministre indonésienne des Finances Sri Mulyani Indrawati, en mettant l’accent sur l’importance d’autres aspects : des politiques publiques rigoureuses et des programmes de formation continue pour les enseignants, mais aussi des parents d’élèves plus investis et actifs, et un meilleur usage des nouvelles technologies pour renforcer la responsabilisation.

Claver Gatete, ministre rwandais des Finances et de la Planification économique, a exposé les difficultés qu’il faut surmonter pour lutter contre l’abandon scolaire, et insisté sur la nécessité de responsabiliser les parents, les administrations locales et les enseignants. Du côté de la société civile, Winnie Byanyima, la directrice générale d’Oxfam International, a souligné l’importance des financements pour l’éducation. Enfin, selon Wendy Kopp, PDG et cofondatrice du réseau Teach for All, il est essentiel de développer un leadership local pour améliorer le fonctionnement des systèmes éducatifs.


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Les perspectives de l’Amérique latine pour 2018 : l’année prochaine sera-t-elle meilleure ?

Selon l’économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Amérique latine et les Caraïbes, l’année 2017 devrait marquer le retour de la croissance dans la région après six années de ralentissement. Ce rebond s’explique en grande partie par la reprise vigoureuse de l’activité économique en Argentine et, dans une moindre mesure, par un redémarrage plus modéré de l’économie brésilienne.

Toutefois, comme l’a souligné Carlos Végh, la région ne peut pas compter sur une conjoncture extérieure favorable, sachant que les prévisions ne tablent pas sur une économie mondiale très dynamique ni sur une demande soutenue de matières premières. Autrement dit, l’Amérique latine doit générer sa propre croissance et « remettre de l’ordre dans la maison », ce qui imposera dans certains cas des décisions difficiles en matière de dépenses publiques et de gestion monétaire.

Ces enjeux sont au centre du dossier spécial du dernier rapport semestriel de la Banque mondiale sur les perspectives économiques de l’Amérique latine, présenté aujourd’hui par Carlos Végh et intitulé Between a rock and a hard place: the monetary policy dilemma in Latin America and the Caribbean.

Dans ces marchés émergents exportateurs de produits de base, un choc extérieur comme la chute brutale des cours des matières premières place en effet régulièrement les autorités monétaires face à un dilemme : faut-il relever les taux d’intérêt pour défendre la monnaie et juguler les risques d’inflation ou au contraire les réduire pour stimuler l’économie ?

Compte tenu de leur situation budgétaire tendue, les pays ne disposeront guère de marge de manœuvre pour prendre, le cas échéant, les mesures contracycliques nécessaires pour relancer la croissance et/ou soutenir les efforts d’assainissement des finances publiques, ce qui constitue une source d’inquiétude à court terme selon les auteurs du rapport.


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Discussion ouverte avec la société civile

Moment phare du Forum de la société civile, la discussion ouverte avec Jim Yong Kim et Christine Lagarde a eu lieu le mercredi 11 octobre, en marge des Assemblées annuelles 2017 du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. Abdel-Rahman El Mahdi, fondateur et président de l’Initiative de développement soudanaise, a animé les échanges, qui se sont déroulés cette année dans le grand auditorium Preston, afin d’accueillir un nombre de plus en plus grand de participants, signe des relations de plus en plus étroites que la Banque entretient avec les organisations de la société civile (OSC). Plus de 350 organisations étaient présentes, tandis qu’un grand nombre de personnes ont visionné l’événement en ligne, avec une traduction simultanée en français et en espagnol, et que plus de 200 internautes ont réagi sur les réseaux sociaux pendant la diffusion en direct de la discussion. 

Les séances de discussion avec la société civile sont, pour les dirigeants du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), l’occasion d’aborder avec les OSC des sujets d’intérêt commun. Le rendez-vous de mercredi a commencé avec des questions d’ordre général sur le rôle de la société civile dans les activités de la Banque et du FMI, puis la discussion a porté sur divers thèmes : la question de l’égalité hommes-femmes et de l’accès aux financements, les politiques de lutte contre les inégalités, le soutien apporté aux pays victimes de catastrophes naturelles, le contrôle des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans les projets financés par la Banque ou encore le Projet de capital humain. Jim Yong Kim a annoncé à cette occasion que la Banque mondiale allait commencer à assurer le suivi des émissions de GES dans l’ensemble de son portefeuille de projets à partir de l’exercice 2019.​


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12 octobre 2017


Économie numérique et développement

La Banque mondiale a accueilli aujourd’hui un aréopage de pionniers du digital pour un événement consacré aux conséquences de ces technologies sur le développement, avec en fil rouge deux questions cruciales : comment permettre à tous les acteurs de lutter à armes égales et faire en sorte que l’économie numérique profite au développement ? Ce sont d’abord Jim Yong Kim et Joe Gebbia qui ont pris la parole : le président du Groupe de la Banque mondiale s’est entretenu avec le cofondateur d’Airbnb pour explorer des champs d’action communs aux deux organisations, dont notamment le développement d’un tourisme durable inclusif et l’appui fourni à des entrepreneurs des pays en développement pour les aider à accroître leurs revenus et acquérir de nouvelles compétences.

 

Joe Gebbia est revenu sur les débuts de sa start-up, en soulignant combien il est important d’avoir l’utilisateur final en ligne de mire. Le cofondateur d’Airbnb a ainsi attribué le succès de la plateforme communautaire aux efforts entrepris dans la phase de démarrage pour comprendre les préoccupations des clients. Dix ans après, la société compte 4 millions d’annonces dans 191 pays, et continue de développer son modèle. Elle a lancé récemment l’initiative « Open Homes », pour héberger gratuitement des réfugiés ou des personnes sinistrées à la suite d’une catastrophe naturelle.

Puis les deux hommes ont cédé la place à Philippe Le Houérou. Le vice-président exécutif et directeur général d’IFC, l’institution du Groupe de la Banque mondiale chargée des opérations avec le secteur privé, a exposé brièvement les enjeux de l’économie numérique pour le développement, avant de lancer le débat réunissant plusieurs dirigeants de premier plan : Eric Jing (Ant Financial Services Group), Nandan Nilekani (Infosys), Sue Siegel (GE Ventures), Greg Wyler (OneWeb), Mats Granyrd (GSMA) et Jacqueline Novogratz (Acumen).


Au menu de la discussion : l’importance capitale que revêtent les systèmes d’identification numérique et les technologies mobiles pour faciliter l’accès à de nombreux services (banque, électricité, santé, etc.), mais aussi la question des données personnelles, qui s’est imposée tout au long des interventions. Pour les participants, il est en effet indispensable de faire preuve de plus de prudence en matière de traitement des données et de renforcer la réglementation alors que l’on bascule, après l’Internet des objets, dans une nouvelle ère : celle de « l’Internet de tout » (Internet of Everything), où non seulement les objets mais aussi les données, les processus et les personnes seront connectés. Et de plaider pour un cadre mondial de protection des données personnelles qui garantisse un avenir numérique sans danger pour tous. Le panel a par ailleurs mis l’accent sur les possibilités de collaboration entre entreprises du secteur privé, pouvoirs publics et organisations telles que le Groupe de la Banque mondiale, dans le cadre d’actions qui pourraient fournir des services essentiels tout en générant des profits. Enfin, la discussion a mis en avant la nécessité d’étendre la connectivité et de combler le fossé numérique mondial. À cet égard, les participants ont reconnu la valeur ajoutée de la Banque en ce qu’elle est en mesure de contribuer à la mise en place des infrastructures numériques de base indispensables pour concrétiser le potentiel de cette nouvelle économie au profit de tous et dans le monde entier.


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Technologies et engagement citoyen : nouvelles approches

C’est la directrice générale de la Banque mondiale qui a ouvert la discussion. L’engagement de la Banque mondiale en faveur d’un développement durable et sans exclus implique de promouvoir la participation des citoyens et d’être le porte-voix de la population « dans les hautes sphères du pouvoir », a expliqué Kristalina Georgieva, en invitant le personnel de la Banque à être à l’écoute. Et de souligner qu’il n’est plus possible d’envisager les institutions comme des silos hermétiques sans lien avec les citoyens.


La discussion animée par la journaliste Femi Oke a ensuite réuni un panel de personnalités de divers horizons : un responsable local nigérian venu parler de l’application mobile utilisée dans son État pour permettre aux citoyens de contrôler les projets d’infrastructure publique ; un chargé de programmes qui travaille pour une fondation engagée dans l’amélioration des services publics grâce à l’introduction de mécanismes de responsabilisation ; la directrice exécutive d’une ONG qui s’est donnée pour mission de veiller à ce que les projets de développement associent effectivement et de manière responsable les citoyens à qui ils sont censés bénéficier ; un entrepreneur high tech et philanthrope qui met sur pied des plateformes à l’intention de jeunes déplacés par la guerre ; et la représentante d’une OSC au Brésil qui développe des outils pour répondre aux mouvements sociaux spontanés et appuyer la mobilisation et l’action citoyenne.

Les participants au débat ont notamment évoqué les promesses et les limites des technologies citoyennes à l’heure où l’espace citoyen tend à se rétrécir dans le monde. Ils ont aussi souligné le paradoxe de ces nouvelles technologies qui permettent à des millions de personnes de prendre part à la vie citoyenne tout en contribuant à l’exclusion des millions d’autres qui n’y ont pas accès. C’est pourquoi la technologie ne peut pas se substituer totalement aux outils traditionnels de relation avec les citoyens que sont les réunions publiques, les interventions de proximité ou encore les programmes radiophoniques. Il n’en reste pas moins que les technologies citoyennes jouent un rôle essentiel dans l’« écosystème de la responsabilisation », ont convenu les participants, et qu’elles doivent s’inscrire dans un processus d’innovation itératif qui permette de se demander qui sont les exclus aujourd’hui et comment les atteindre demain. Enfin, le panel s’est penché sur la manière dont on pourrait mieux exploiter les technologies citoyennes pour en faire un espace constructif qui fédère les gens autour des problèmes à résoudre et qui « humanise » leurs relations.


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13 octobre 2017


Facebook Live : Entretien avec Marie-Claude Bibeau

Revivez le Facebook Live sur l'importance de renforcer le pouvoir des femmes si l'on veut réduire les inégalités et mettre fin à l'extrême pauvreté. Avec la ministre canadienne du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau.


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Sommet sur le capital humain

Il faut investir dans le capital humain parce que c’est une priorité pour le développement dans le monde et parce que l’économie l’exige : c’est par ce plaidoyer impérieux que le président du Groupe de la Banque mondiale a ouvert un sommet axé sur l’action.


L’action était en effet au cœur de cet événement phare des Assemblées annuelles de la Banque mondiale, qui a offert à plusieurs dirigeants de premier plan une tribune pour prendre des engagements et faire connaître les actions qu’ils entreprennent à l’échelle de leur pays et/ou du monde pour investir dans la ressource humaine.

La recherche montre aujourd’hui que le capital humain est l’une des voies essentielles pour mettre fin à l’extrême pauvreté et augmenter la richesse nationale et la croissance économique. Il faut encourager les investissements dans la population, et c’est pourquoi le Groupe de la Banque mondiale a lancé un « Projet sur le capital humain » destiné à accélérer les efforts dans ce sens, comme l’a expliqué le président Jim Yong Kim lors de son discours à l’université Columbia la semaine dernière.

Le Sommet sur le capital humain s’est attaché à mettre en lumière plusieurs grands axes d’action fondamentaux : la petite enfance, la nutrition, la couverture santé universelle, la qualité de l’éducation, les compétences et l’emploi, les jeunes, et les femmes et les filles.

L’événement était animé par Lerato Mbele, présentatrice de l’émission Africa Business Report sur BBC World News, avec à la tribune : Paul Kagame, président de la République du Rwanda ; Luis Caputo, ministre des Finances de l’Argentine ; Amadou Gon Coulibaly, Premier ministre de la Côte d'Ivoire ; Sri Mulyani Indrawati, ministre des Finances d’Indonésie ; Priti Patel, secrétaire d’État au Développement international (DFID) du Royaume-Uni ; Lilliane Plouman, ministre de la Coopération au développement des Pays-Bas ; et Tone Skogen, secrétaire d’État au ministère des Affaires étrangères de la Norvège.


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14 octobre 2017


Facebook Live : Entretien avec Pierre Moscovici

Revivez le Facebook Live sur la fiscalité équitable avec le commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici.


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Promouvoir la croissance des entreprises féminines

En donnant un coup de projecteur sur la réussite de trois entrepreneuses, le Groupe de la Banque mondiale s’est attachée à mettre en lumière les obstacles auxquels se heurtent les femmes qui souhaitent monter et faire grandir leur entreprise.


Ces trois femmes, ce sont Nour Al-Hassan, fondatrice d’une société de traduction qui a démarré avec deux employés et en compte désormais plus de 200, Win Win Tint, qui a transformé le supermarché familial en une enseigne de distribution moderne et de premier plan, et Anta Bathily, qui a gravi les échelons de l’entreprise avicole paternelle jusqu’à piloter sa diversification dans d’autres sphères de l’agroalimentaire.

Le problème des femmes entrepreneurs, c’est l’accès aux financements, mais pas seulement, ont indiqué les personnalités réunies aux côtés du président Jim Yong Kim. Les femmes sont également pénalisées parce qu’elles ne sont pas suffisamment accompagnées et qu’elles n’ont pas accès à la technologie ni à l’information.

Invitée spéciale de l’événement, la conseillère du président des États-Unis Ivanka Trump a apporté un soutien déterminant à l’Initiative de financement en faveur des femmes entrepreneurs (We-Fi), un nouveau dispositif appuyé par 14 pays et dont l’objectif est d’éliminer les inégalités et les barrières injustes qui pénalisent les entrepreneuses. L’initiative We-Fi, qui a tenu sa réunion inaugurale cette semaine, est désormais officiellement opérationnelle. Il s’agit du premier dispositif de financement majeur axé sur une approche globale pour soutenir les entreprises féminines en mobilisant à la fois le secteur public et le secteur privé.


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