Tchat : Le prix des aliments – Combien de tonnes de nourriture gaspillons-nous ?



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TERMINÉ

DATE : Mercredi 5 mars 2014
LIEU : En ligne

Chaque année, des millions de tonnes de nourriture sont gaspillées. Entre un quart et un tiers de tous les aliments destinés à la consommation humaine est jeté ou perdu.

En Afrique subsaharienne, par exemple, où des millions de gens souffrent pourtant de malnutrition chronique, 23 % des aliments produits sont gaspillés. Dans les pays développés, cette proportion peut atteindre jusqu'à un tiers de la production totale de nourriture. Aux États-Unis, une famille moyenne de quatre personnes gâche environ 1 600 dollars de nourriture par an.

Quelle quantité d’aliments produits dans votre pays ou région parvient jusqu’aux rayons de vos supermarchés ? Comment un continent tel que l’Afrique, qui souffre de malnutrition, parvient à gaspiller près d’un quart des aliments produits ? Participez à un tchat en direct avec l'expert José Cuesta, économiste de la Banque mondiale et auteur du rapport Food Price Watch.

Réagissez à l'événement sur Twitter avec le hashtag #gaspillagealimentaire et sur @Banquemondiale.

Cliquez ci-dessous pour revoir le tchat dans son intégralité.

 






Lire les questions déjà posées par les autres participants
Claire P.
France
Je ne crois pas que le problème se situe en bout de chaîne, au niveau du consommateur, mais plutôt dès le départ, chez le producteur. Comment l'aider à réduire le gaspillage des denrées périssables? Serait-t-il envisageable de créer un organisme de recyclage des produits périssables, dans chaque région du monde, afin d'aider les producteurs/agriculteurs à trouver des consommateurs par des circuits alternatifs à la grande distribution et aux marchés locaux ? Si tout ne peut pas être consommé par les humains, une partie de ces produits pourraient servir à nourrir les animaux, ou à créer du carburant ? Comment la Banque mondiale peut-elle aider les producteurs, gros et petits, partout dans le monde, à trouver des solutions rentables?
GARBA Moussa
France
La question n'est pas le gaspillage des aliments par les africains. les terres sont fertiles en Afrique. J'aimerai savoir pourquoi la banque mondiale ne met pas suffisamment de moyens pour aider les pays africains à produire plus par les moyens technologiques à savoir en les donnant les tracteurs, les engrains nécessaires mais aussi à les aider pour conserver leurs récoltes? le gaspillage des aliments par les fermiers ne sont pas des actes intentionnels, tout juste ils ont du mal à les conserver convenablement aux dépens des aléas climatiques
Anonyme
Tchad
quel contrôle la banque mondiale effectue sur les dirigeants et les gestionnaires des ressources alimentaires?
Bolendea
Congo, République démocratique du
Moi je connais la cause. D'abord les routes sont mauvaise pour l'acheminement des produits agricoles vers les marchés et l'insuffisance des moyens d'évacuation sur route et par voie fluviale. En gros, l'état congolais doit investir dans le domaine des transport pour commencer à se commercialiser ET après alléger les routes en élargissant le moyen d'évacuation par le train.
ahmed
Côte d'Ivoire
je pense que c'est au producteurs eux memes de reduire le prix de leur produit afin que les consommateurs puisse diminuer la gaspillage de tout circontance que se soit au niveau des commerçant ou des acheteur tout ce que nous avons besoin c'est la lutte contre la cherté de la vie et la pauvreté aussi la souffrance .
M. Sidiki BOUARE
Mali
J'aimerais savoir la suite du G20 agricole qui s'est tenu à Paris pour la première fois le 11 juin 2011 sous la houlette du président Sarkozy.
rahantavololona
Madagascar
Bonjour. Je pense que le problème c'est pas le gaspillage en Afrique mais le moyen et la technique de conservation qui manquent. Est ce que c'est vraiment du "gaspillage"?
Zoulkifilou Guein Dhulkifl
Bénin
Comment expliquer que 23% des aliments produits en Afrique soient gaspillés? Quelles sont les raisons?
Fays Mahamat Allamine
Tchad
Au Tchad, en saison pluvieuse, le lait est jeté par terre ou transformé en lait caillé vendu à vil prix. Quant à la tomate, après le marché, on jette les restes, alors que paradoxalement chaque jour on achète la tomate en sachet importé
Andry Ybe
Madagascar
Pour les pays comme l'Afrique, y a-t-il des "gaspillages alimentaires" ou plutôt des pertes au niveau des récoltes, stockage? Pouvez-vous m'envoyer des documents ou des études réalisées sur l’Afrique ou plus particulièrement pour Madagascar ?
Grace Balemba
Congo, République démocratique du
1 personne sur 7 souffre de la faim dans le monde. Etant donné cet incroyable paradoxe, quelles sont les stratégies que la Banque mondiale prévoit pour lutter contre ces pertes alimentaires?
Aina Rajaonarison
Madagascar
Les sociétés (supermarchés) devraient avoir une prévision d'approvisionnement pointue pour que, avant chaque date de péremption des aliments, ces aliments puissent être acheminés vers les "pauvres" . Pour les pays en voie de développement, il faut encourager et augmenter l'agriculture et l'élevage bio, afin qu'ils puissent avoir une autosuffisance et être autonome. Il faut tirer des leçons des échecs des pays développés sur la politique de l'alimentation!
clement Mukanya
Congo, République démocratique du
pénurie et gaspillage sont les deux termes qui se rencontrent en Afrique. ce sont deux extrêmes qui suffisent pour indiquer tous les déficits de planification et de gestion. j'aimerais savoir sur quels déterminant on peut agir pour réduire ou minimiser ces deux extrêmes ?
WAGA Blaossala
Cameroun
Le véritable gaspillage se fait au moment même de la récolte. Les produits sont vendus immédiatement à des vils prix aux commerçants pour satisfaire les besoins de scolarité, de santé et payer les dettes. Les mêmes produits leur sont revendus très chers pendant la période difficile. Comment faire pour sensibiliser les paysans à conserver les produits de la récolte pour attendre au moins la période de soudure?
Fethi Thabet
Tunisie
Peut on donner des pourcentages de pertes des produits alimentaires durant chaque étape ou maillon de la chaîne d'approvisionnement agricole ? Par exemple pour certains pays ou pour certains produits, comme les céréales etc. Merci
Thierry RAZANAKOTO
Madagascar
Un pays qui n'arrive pas à assurer sa consommation domestique ne gaspille pas,il accuse des pertes. Il n'arrive seulement pas à gérer les différents paramètres (accès, disponibilités etc) pour assurer sa sécurité alimentaire. Comment un pays touché par différents types d'aléas naturels pourrait faire face à l'insécurité alimentaire?
Maimouna Diop Ly
Sénégal
je pense que la grande problématique, c'est aussi l'acheminement des denrée vers les centres commerciaux à temps surtout pour les projets périssables comme les produits maraîchers. Il faudrait aussi que les méthodologies de transformation rapide des aliments soient développées partout où les transports dues à l'état des routes n'est pas performant. L'accès au marché est aussi un grand problème pour certains producteurs notamment les micro entreprises de production qui reçoivent des fonds des partenaires mais ne sont pas suffisamment guidées pour écouler leur marchandise. Je ne pense pas par contre qu'il y'ait du gaspillage en Afrique Sub Saharienne au niveau des ménages. La plupart des ménages n'ont plus accès à deux repas par jour. Par ailleurs l'alimentation relève d'une approche multisectorielle et doit être traitée si nous cet angle si nous voulons éviter le gaspillage. Tous les secteurs concernés doivent être mis ensemble, transport, industrie, commerce, agriculture, santé, etc
Association santé pour tous
Cameroun
Le gaspillage est - il le résultat d'un manque de capacité d'obsorption de la production ou la conséquence d'une mauvaise distribution ou alors tout simplement un déficit dans la transformation de celle- ci en produit durable capable de faire l'objet d'une distribution à grande échelle entre les zones en déficit/excédent?
KEGLOH
Togo
C’est un paradoxe si on considère les statistiques précédentes sur la faim et la malnutrition un peu dans le monde. Les causes sont multiples selon chaque région : En Afrique subsaharienne par exemple, les produits agricoles non transformés sont plus perdus ; surtout si leur durée de marché est très courte. Il faut une technologie efficiente, pour permettre de conserver ces produits. Aussi les produits locaux proposés aux consommateurs sont relativement chers ; alors que ce sont des produits pas assez diversifiés ; dont bon nombre de consommateurs peuvent fabriquer eux-mêmes. Ceci entraine la mévente de ces produits. On note aussi la concurrence des produits importés. Les transformateurs africains doivent faire un effort pour proposer des produits au niveau de revenu de leurs populations ; améliorer la qualité, la présentation de ces produits ; la qualité des emballages ; pour aider leurs Etats à réduire l’importation des produits alimentaires. Considérant ce qui se fait dans les pays occidentaux, je pense qu'il y a certains produits qui ne répondent a aucun besoin exprimé par les consommateurs ; on à l’impression que les fabricants de ces produits pensent que l’offre crée sa propre demande. Malgré la publicité qui est faite autour, il y en a qui vont continuer leur cycle dans les poubelles. Je pense qu’il faut relativiser la production au niveau de la demande ; prendre des initiatives en Afrique en faveur de la consommation locale qui est pourvoyeur d’emploi. Il faut revoir aussi la distribution spatiale des produits des zones d’abondance vers là où il y a les besoins et la faim.
Isaac
Togo
je n'ai pas vu la vidéo mais je veux intervenir sur la base des réactions des internautes. La vidéo parle certaine du gaspillage des aliments en lien avec la hausse des denrées alimentaires. Tout le monde le reconnait, il y a gaspillage de l'aliment d'abord à travers (i)les pertes post récolte ensuite (i)les pertes dues au respect scrupuleux des délais de péremption. comme on peut le constater la première se fait au niveau des producteurs pour les diverses raisons que nous connaissons (problème de conservation d'infrastructure etc)et le second dans les zones de consommations. nous pensons qu'il faille faire des efforts à tous les niveaux. au niveau des producteurs il s'agira de faire la construction d'infrastructure de conservation et d'acheminement des produits des zones de production vers celles de consommation, aussi il faudra mettre en relation les producteurs avec les entreprises et créer des filières fortes. au niveau des zones de consommation, la réflexion doit être de transformé et de mettre dans les rayons les produits dont on a besoin. les services de statistiques sont bien développés dans les pays occidentaux, il faudra sur la base des données sur 10ans estimé le volume de consommation nationaux pour éviter les surproductions qui entrainent par la suite le taux élevé de péremption. Maintenant la dernière partie de ma réflexion c'est par rapport au prix des produits alimentaires. il faut qu'on admette que le prix au producteur doit permettre égalment à ce dernier de vivre décemment de payer ses frais de santé et de scolarisé son enfant. eh bien la question est de savoir combien de producteurs arrivent déjà dans nos pays africains à pouvoir s'offrir un habitat adéquat à manger correctement, à se payer les vacances?